> Patrick Honnoré (Traducteur)
> Sae Cibot (Traducteur)

ISBN : 2203373342
Éditeur : Casterman (2005)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 56 notes) Ajouter à mes livres
On ne sait presque rien de lui. Il travaille dans le commerce, mais ce n'est pas un homme pressé ; il aime les femmes, mais préfère vivre seul ; c'est un gastronome, mais il apprécie par-dessus tout la cuisine simple des quartiers populaires... Cet homme, c'est le gourm... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Readingintherain, le 25 avril 2012

    Readingintherain
    On s'assoit tranquillement dans un large canapé, après avoir dîné rapidement d'un quelconque plat préparé, un peu gêné d'attaquer un album appelé Le gourmet solitaire avec ce genre de nourriture dans l'estomac. Une légère somnolence, provoquée par le début de la digestion, engourdit les membres et le cerveau. On se cale confortablement contre le dossier, on teste plusieurs positions de jambes, croisées, repliées, en l'air…
    Puis on attaque. Ah, une introduction du traducteur…
    Et puis tout de suite on se jette dans l'histoire, dans le quotidien de cet importateur de produits de mode qui, de déjeuner solitaire en dîner en face à face avec lui même, nous dévoile le bonheur qu'il y a à prendre son temps, à se laisser porter par ses sensations sans chercher à les dominer.
    Il ressort un grand calme de l'album, sans doute aidé par le dessin simplissime et pourtant si évocateur de Taniguchi, qui croque en trois traits une émotion, un souvenir, une passion. L'écriture de Masayuki Kusumi est rythmée, lente, on pourrait même dire chaloupée. Elle happe le lecteur dans un tourbillon de râmens et de chagrins d'amour, de nouilles sautées et de ciel bleu. On s'attarde sur les visages, les expressions, les histoires des divers personnages, on essaye d'entrer dans les petits restaurants, de changer les yens en euros. On rentre dans l'album, en fait, alors qu'on avait peut-être craint de s'ennuyer : la succession des repas de midi d'un homme d'affaires, ce n ‘est pas forcément palpitant.
    Et puis on tourne la dernière planche, on survole rapidement la nouvelle qui clôt l'histoire, on ferme l'album… Et si on a de la chance, s'il est encore une heure avouable, on fonce vers le premier restaurant japonais parce qu'on a faim !

    Lien : http://www.readingintherain.com/2012/04/le-gourmet-solitaire-taniguc..
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    • Livres 3.00/5
    Par Ubikson, le 14 mai 2012

    Ubikson
    Un album très étrange...
    Le gourmet solitaire regroupe un certain nombre de mini-nouvelles, d'historiettes, je ne sais même pas comment appeler ça puisqu'il n'y a pas vraiment d'histoires !!
    En gros, Le gourmet solitaire est toujours seul, mais il mange. D'où son nom en fait. Oubliez les histoires d'amour, les courses-poursuites, les fusillades, ici on mange.
    Quel intérêt alors ?
    Il suffit simplement de savoir que c'est Taniguchi qui raconte, et pas Jean-Pierre Coffe. le livre est surtout pour découvrir la cuisine asiatique, mais attention, on n'explique pas comment découper le fugu, on savoure...
    Le gourmet solitaire aime manger, et, au travers de ces histoires qui font à peine 4-5 pages chacune, on découvre un plat, une façon de manger, une habitude culinaire de nos amis du bout du monde...
    Et rien que pour ça, lire une histoire après un bon repas nous offre un digestif relaxant.
    Un manga curieux, mais à lire au moins une fois si on aime satisfaire ses yeux et ses papilles !!
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    • Livres 5.00/5
    Par soukee, le 16 mars 2011

    soukee
    Le personnage de cette bande dessinée est un solitaire dont on apprend le minimum : il travaille dans le commerce d'articles de mode, est célibataire et vit à Tokyo.
    Au fil de ses déplacements professionnels, il déambule dans les quartiers de la mégalopole et de ses alentours. A chaque fois, c'est l'occasion pour lui de déjeuner dans un lieu différent, goûtant aux spécialités de la maison, découvrant de nouvelles saveurs, ou se laissant emporter par l'attitude des habitués...
    C'est simple : ouvrir cette BD, c'est s'exposer à avoir faim immédiatement ! Jiro Taniguchi fait faire à son lecteur un vrai marathon culinaire des spécialités japonaises, en poussant le vice jusqu'à les dessiner ! A chaque début de chapitre, le titre du plat que son personnage va découvrir au détour d'une ruelle.
    La plume de Taniguchi nous emporte dans cette ode à la gastronomie japonaise et finalement, qu'importe la vie de son personnage, l'important réside dans son rapport à ses petites gargotes dans lesquelles il s'arrête et les petites merveilles qu'il y découvre.
    On prend plaisir à prendre le temps, comme lui, de déguster chaque vignette, de le voir savourer chaque assiette et se laisser porter par l'ambiance du lieu.
    Encore une fois une lecture vraiment délicieuse (facile, je sais...) que je vous conseille avidement !

    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2011/03/16/20572145.html
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  • Par Yaneck, le 03 mai 2011

    Yaneck

    J'ai la chance d'avoir accès aux médiathèques de Grenoble, la ville où je vis. J'y prends beaucoup de bandes dessinées, et pour une fois, j'en ai choisi une avec la ferme intention d'en parler ici.
    Cette œuvre que j'ai choisie, elle m'avait été conseillée par un ami, je faisais ainsi d'une pierre deux coups. C'est un manga, histoire de contribuer un peu à la diversité de cet endroit.

    Une œuvre très particulière, très éloignée des clichés habituels du genre. Pas d'éclaboussures de sang, ni d'adolescentes évaporées. Juste le journal de bord d'un « gourmet solitaire ». Cet homme, on ne sait pas grand-chose de lui. Il est grossiste, il vend des marchandises à des professionnels. Lesquelles, on ne sait pas. En tous cas, il a des clients à travers tout le Japon. Mais ce n'est pas là la chose importante. On ne sait même pas comment il s'appelle. Pas important non plus.
    Ce qui est important, c'est que cet homme est un gourmet. Il aime manger, il aime découvrir en mangeant. Chaque escale dans un restaurant est une histoire à part entière. Il y a quelque chose du haïku, dans ce livre, ces poèmes traditionnels japonais (que vous trouverez par ailleurs LA, pour ce qui est de mes créations personnelles en la matière). Chaque histoire capte l'essence d'un moment, d'une rencontre entre un homme, un lieu, et un plat. Ce livre est une quête du moment parfait, de l'harmonie.

    Ce livre, c'est aussi pour nous occidentaux, une découverte. Découverte du Japon contemporain, découverte de faits culturels, éloignés des clichés et des poncifs. Nous y apprenons par exemple que la nourriture est servie suivant deux possibilités : soit qu'elle accompagne l'alcool, soit pour elle-même. Suivant que vous êtes dans l'une ou l'autre des situations, on ne vous servira pas du tout les mêmes plats.

    Masayuki Kusumi est l'auteur de ces histoires. Le gourmet solitaire lui ressemble un peu. Une poste-face de sa main nous éclaire sur leurs différences, mais aussi sur leur point commun. Tous deux sont ouverts à la découverte, tous deux aiment et attendent la rencontre.
    C'est Jiro Taniguchi qui met tout cela en image. J'ai déjà parlé de lui via Kaze No Sho, mais vraiment, c'est un auteur que j'affectionne. C'est un dessinateur complet. A l'aise sur les décors et les architectures, il est tout autant capable de traduire avec vérité les émotions de ses personnages. le tout avec un trait simple, précis, efficace.

    « Le gourmet solitaire » est réservé aux amateurs de récits atypiques. Il ne s'y passe rien, il n'y a pas d'histoire. Seuls ceux qui ont l'esprit de découverte pourront trouver le sens de tout cela.

    Lien : http://www.chroniquesdelinvisible.com/article-16940989.html
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    • Livres 4.00/5
    Par pbazile, le 30 octobre 2009

    pbazile
    Un livre étonnant. Notamment par le traitement en BD.
    Le scénariste aime manifestement tester les restaurants traditionnels japonais et a inventé un "héros", astucieusement représentant de commerce qui, atterrissant régulièrement dans des quartiers des villes japonaises plus ou moins probables pour lui mais existant réellement, cherche à y manger le mieux possible.
    Ca donne une oeuvre à la limite de l'autobiographie, mais surtout une très bonne introduction à la gastronomie japonaise ainsi que, comme souvent chez le dessinateur, une bonne part d'éthnologie du japon moderne.
    On voyage. C'est plutôt plaisant même si une histoire, même archi prétexte et cousue de fil blanc, n'aurait pas forcément été de trop.
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 30 janvier 2012
    On retrouve dans ce manga la tonalité nostalgique propre à Taniguchi, la méditation sur le temps qui passe et le moyen d'en ralentir le cours, le tout servi par un dessin net et apaisé...
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par colimasson, le 21 juin 2011

    Pour exprimer la différence entre les gens de Tôkyô (région du Kantô) et les gens d’Ôsaka (région du Kansaï), les français ont souvent recours à la comparaison entre Paris et Marseille. Les gens d’Ôsaka seraient les « Marseillais » du Japon, plus joviaux, expansifs, directs… que les Tokyoïtes, supposés plus timorés, coincés, moins francs du collier. De fait, la culture d’Ôsaka est avant tout une culture du commerce, basée sur les relations de séduction de marchand à client.
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  • Par colimasson, le 21 juin 2011

    La différence entre une anguille grillée sur du riz servie dans un bol et celle servie dans une boîte laquée, c’est que la portion d’anguille est plus petite. J’ai du riz en trop. Hum… Mais je fais passer mes œufs de saumon sur le riz, ce qui me donne un bol d’œufs de saumon ! Ca tombe bien, finalement : qui dit moins d’anguille, dit moins de sauce, et donc plus de riz resté nature !
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  • Par colimasson, le 21 juin 2011

    Finalement… Ces femmes… Elles ont mangé à cinq heures ! Leur mari rentre du boulot, les gosses reviennent de l’école, maman prépare à manger, mais elle n’y touche pas. J’imagine qu’elle leur dit : « J’ai pas très faim »… Et ce qu’elle a fait de son après-midi, c’est son secret…
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  • Par colimasson, le 21 juin 2011

    La vermicelle qui constitue l’ingrédient principal est plutôt épais. Ca rappelle un eu les nouilles de konyaku du sukiyaki, en un peu plus transparent et un peu plus ferme sous la dent. Très assaisonné, on sent le goût de la sauce de soja, mais c’est surtout sucré : le pimenté arrive après coup.
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  • Par colimasson, le 21 juin 2011

    Les restos de grillades, c’est comme les soap-land de Hori-No-Uchi [Sorte d’hôtels de passe ou le service est essentiellement dispensé dans la salle de bains.]… Tu sais pourquoi tu y vas et ça te soulage là où tu l’as voulu…
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