Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique


> Patrick Honnoré (Traducteur)
> Sae Cibot (Traducteur)

ISBN : 2203373342
Éditeur : Casterman (2005)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 107 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
On ne sait presque rien de lui. Il travaille dans le commerce, mais ce n'est pas un homme pressé ; il aime les femmes, mais préfère vivre seul ; c'est un gastronome, mais il apprécie par-dessus tout la cuisine simple des quartiers populaires... Cet homme, c'est le gourm... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (21)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par manU17, le 21 mars 2013

    manU17
    Ma rencontre avec Le gourmet solitaire s'est faite sur un rayonnage d'Emmaüs. Je l'ai pris, rapidement feuilleté puis reposé. J'ai pris d'autres livres mais pas lui et je suis reparti. J'y ai repensé toute la journée avec regret, il me le fallait. Et s'il n'y était plus quand j'y retournais ? Obligé d'attendre la réouverture d'Emmaüs le samedi matin suivant. Mais je travaillais ce samedi matin. Je rentre donc du travail sur les chapeaux de roue, comptant sur une fermeture à 12h30 qui me laisserait, peut-être, une chance de l'y trouver encore. Ouf, j'arrive avant la fermeture ! Je fonce vers le rayon livre, à peine dans l'encadrement de la porte, je le cherche du regarde, je l'aperçois, il est là, je m'en saisis pour ne plus le lâcher, je le tiens, je ne repartirai pas sans. le bonheur tient à peu de chose parfois…
    Le titre résume parfaitement ce manga. Nous suivons un homme toujours seul dans sa quête de lieux dans lesquels il va pouvoir se sustenter d'un encas, d'une collation ou le plus souvent d'un copieux repas. Nous découvrons donc ses repas successifs pris dans des endroits successifs. Moult détails nous sont donnés sur l'ambiance de l'endroit, son environnement et surtout sur le menu qui va constituer ses repas, allant des produits utilisés à leur préparation ou leur cuisson.
    Quel intérêt me direz-vous ? Eh bien, c'est là que c'est fort. On a envie de connaitre le prochain repas, difficile de bien saisir pourquoi mais on accroche, on tourne les pages. Je pense que notre intérêt est lié au dépaysement, dépaysement lié au cadre, aux menus, aux recettes, aux ingrédients qui nous sont, pour une bonne partie, totalement inconnus. du coup, notre imaginaire vagabonde grâce à ces aliments, algues nori des rochers, peau de tôfu crue à la kyôtoïte, manjû grillé, shûmaï, sanchu, sukiyaki, algues hijiki bouillies…
    Une somme de petits moments essentiels pour notre héros ordinaire qui apprécie toujours ces précieux instants avec délectation et gare à celui qui viendrait troubler le calme entourant son cérémonial. Son plaisir semble d'autant plus intense qu'il est solitaire…
    Comme je le dis souvent, rien de tel qu'un bon petit plaisir solitaire !


    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.fr/2013/03/le-gourmet-s..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          6 34         Page de la critique

    • Livres 2.00/5
    Par Laurence64, le 23 mars 2013

    Laurence64
    C'est l'histoire d'un mec…
    Mono-maniaque. Mais alors vraiment mono-maniaque.
    Il est vaguement dans le commerce. Vaguement car sa passion du métier équivaut à ma passion pour les collections de pots de yaourts (en langage Trivial Poursuit, le dit collectionneur se dit glacophile).
    Ne me remerciez pas, il est difficile de placer ce terme en société pour briller.
    Allez donc vous vanter d'être glacophile à moins qu'une crise de masochisme aiguë ne vous pousse à collecter les regards atterrés et les moues méprisantes. Ou que vous ayiez programmé votre suicide social.
    Bref, foin de mon parfait désintérêt pour la diversité du pot de yaourt nature ou aromatisé, notre représentant de commerce voyage à travers le Japon. Ce qui semble contredire mon propos précédent. S'il voyage, c'est qu'il est pour le moins consciencieux, voire passionné professionnellement (sa vie affective est une jachère).
    Et ben non!
    Le monsieur se fiche comme d'une guigne de ses affaires. Une fois expédiées, le monsieur n'est mû que par un organe unique que je soupçonne hypertrophié: son estomac.
    Evidemment, il possède deux jambes qu'il actionne pour se déplacer mais la précision n'est qu'anecdotique. le moteur de son existence se situe dans le brassage alimentaire.
    A peine arrivé quelque part (Kyoto, Tokyo, Okinawa, etc), il ne cherche pas le client mais le restaurant. Il veut se sustenter.
    Le sushi est le moteur de son existence, la nouille frite son monument culturel. le champignon, son univers agricole. Pour lui, les sept merveilles du monde sont le nomiya, le sushi-bar, la brasserie, le boui-boui, la baraque à friture, le wok monumental, le panier à vapeur visitable 24H sur 24.
    Toutes ses pensées (je dis bien toutes) tournent autour de son estomac incapable de ne pas fuir dans ses talons. Le gourmet solitaire ne répond qu'à une unique injonction: "j'ai faim". Sa question existentielle: "Que vais-je manger?"
    Hermétique aux fringales insatiables de ce super héros au super tube digestif, chapitre après chapitre, j'ai observé la progression vertigineuse du mur de tofu (soyeux ou pas), qui s'élevait entre nous.
    Une fiole d'Hépatum à portée de main, je le regardais aller de ville en ville, dans sa quête obsessionnelle de nourritures diverses.
    Parfois, une lueur se faisait. L'homme cessait de lorgner le wasabi pour considérer ses contemporains. Une étincelle allumait mon intérêt. Las, un bol de soupe le noyait illico.
    De nouveau, un plateau s'étalait sous mes yeux, les prix m'étaient annoncés comme si, soudainement, j'allais embrasser l'addiction stomacale japonaise et me précipiter en direction du soleil levant dans l'unique objectif de liquider la production agricole et maritime de l'île en un bref séjour.
    C'est donc l'histoire d'un asiatique qui mange pendant dix-huit chapitres et d'une lectrice occidentale qui a souffert d'indigestion aiguë au neuvième chapitre. Les algues, peut-être, n'étaient pas fraiches.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          5 22         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Readingintherain, le 25 avril 2012

    Readingintherain
    On s'assoit tranquillement dans un large canapé, après avoir dîné rapidement d'un quelconque plat préparé, un peu gêné d'attaquer un album appelé Le gourmet solitaire avec ce genre de nourriture dans l'estomac. Une légère somnolence, provoquée par le début de la digestion, engourdit les membres et le cerveau. On se cale confortablement contre le dossier, on teste plusieurs positions de jambes, croisées, repliées, en l'air…
    Puis on attaque. Ah, une introduction du traducteur…
    Et puis tout de suite on se jette dans l'histoire, dans le quotidien de cet importateur de produits de mode qui, de déjeuner solitaire en dîner en face à face avec lui même, nous dévoile le bonheur qu'il y a à prendre son temps, à se laisser porter par ses sensations sans chercher à les dominer.
    Il ressort un grand calme de l'album, sans doute aidé par le dessin simplissime et pourtant si évocateur de Taniguchi, qui croque en trois traits une émotion, un souvenir, une passion. L'écriture de Masayuki Kusumi est rythmée, lente, on pourrait même dire chaloupée. Elle happe le lecteur dans un tourbillon de râmens et de chagrins d'amour, de nouilles sautées et de ciel bleu. On s'attarde sur les visages, les expressions, les histoires des divers personnages, on essaye d'entrer dans les petits restaurants, de changer les yens en euros. On rentre dans l'album, en fait, alors qu'on avait peut-être craint de s'ennuyer : la succession des repas de midi d'un homme d'affaires, ce n ‘est pas forcément palpitant.
    Et puis on tourne la dernière planche, on survole rapidement la nouvelle qui clôt l'histoire, on ferme l'album… Et si on a de la chance, s'il est encore une heure avouable, on fonce vers le premier restaurant japonais parce qu'on a faim !

    Lien : http://www.readingintherain.com/2012/04/le-gourmet-solitaire-taniguc..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Chouchane, le 17 septembre 2012

    Chouchane
    Sous la forme d'un manga appétissant, Le gourmet solitaire, décline les repas d'un représentant d'accessoires de mode. Parfois nostalgique, souvent spectateur des changements de la ville notre gourmet pénètre dans des gargotes typiques du Japon pour y déguster des légumes au sel, des nouilles, des algues, des abalones mijotées dans du soja, des bouchées de porc frites etc... à lire évidemment avant le repas pour avoir l'eau à la bouche. Il manque cependant un petit quelque chose à ce récit graphique, peut-être de l'émotion, un fil rouge quelque chose, un je-ne -sais quoi qui aurait pu le rendre plus captivant car on se lasse parfois de la répétition du scénario "j'ai faim, je cherche un petit restaurant, je commande, je mange" Bon appétit quand même !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la critique

  • Par Yaneck, le 03 mai 2011

    Yaneck

    J'ai la chance d'avoir accès aux médiathèques de Grenoble, la ville où je vis. J'y prends beaucoup de bandes dessinées, et pour une fois, j'en ai choisi une avec la ferme intention d'en parler ici.
    Cette œuvre que j'ai choisie, elle m'avait été conseillée par un ami, je faisais ainsi d'une pierre deux coups. C'est un manga, histoire de contribuer un peu à la diversité de cet endroit.

    Une œuvre très particulière, très éloignée des clichés habituels du genre. Pas d'éclaboussures de sang, ni d'adolescentes évaporées. Juste le journal de bord d'un « gourmet solitaire ». Cet homme, on ne sait pas grand-chose de lui. Il est grossiste, il vend des marchandises à des professionnels. Lesquelles, on ne sait pas. En tous cas, il a des clients à travers tout le Japon. Mais ce n'est pas là la chose importante. On ne sait même pas comment il s'appelle. Pas important non plus.
    Ce qui est important, c'est que cet homme est un gourmet. Il aime manger, il aime découvrir en mangeant. Chaque escale dans un restaurant est une histoire à part entière. Il y a quelque chose du haïku, dans ce livre, ces poèmes traditionnels japonais (que vous trouverez par ailleurs LA, pour ce qui est de mes créations personnelles en la matière). Chaque histoire capte l'essence d'un moment, d'une rencontre entre un homme, un lieu, et un plat. Ce livre est une quête du moment parfait, de l'harmonie.

    Ce livre, c'est aussi pour nous occidentaux, une découverte. Découverte du Japon contemporain, découverte de faits culturels, éloignés des clichés et des poncifs. Nous y apprenons par exemple que la nourriture est servie suivant deux possibilités : soit qu'elle accompagne l'alcool, soit pour elle-même. Suivant que vous êtes dans l'une ou l'autre des situations, on ne vous servira pas du tout les mêmes plats.

    Masayuki Kusumi est l'auteur de ces histoires. Le gourmet solitaire lui ressemble un peu. Une poste-face de sa main nous éclaire sur leurs différences, mais aussi sur leur point commun. Tous deux sont ouverts à la découverte, tous deux aiment et attendent la rencontre.
    C'est Jiro Taniguchi qui met tout cela en image. J'ai déjà parlé de lui via Kaze No Sho, mais vraiment, c'est un auteur que j'affectionne. C'est un dessinateur complet. A l'aise sur les décors et les architectures, il est tout autant capable de traduire avec vérité les émotions de ses personnages. le tout avec un trait simple, précis, efficace.

    « Le gourmet solitaire » est réservé aux amateurs de récits atypiques. Il ne s'y passe rien, il n'y a pas d'histoire. Seuls ceux qui ont l'esprit de découverte pourront trouver le sens de tout cela.

    Lien : http://www.chroniquesdelinvisible.com/article-16940989.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique


Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 30 janvier 2012
    On retrouve dans ce manga la tonalité nostalgique propre à Taniguchi, la méditation sur le temps qui passe et le moyen d'en ralentir le cours, le tout servi par un dessin net et apaisé...
    Lire la critique sur le site : Actualitte

> voir toutes (12)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par manU17, le 21 mars 2013

    Extrait de la postface:

    Le saké, chauffé juste à point, est excellent. Il s'harmonise parafitement avec cet endroit, avec ce bistrot, avec l'espace de la ville dans laquelle j'ai marché tout à l'heure, avec le flot de temps qui s'écoule ici. Le caractère "umai" (fameux) me vient à l'esprit pour exprimer cette correspondance. Ouh là...je crois que je commence à être un peu pompette... Et le myôga est un vrai bonheur: il n'est pas difficile de voir que c'est la patronne qui l'a confit ici même, elle vient de le sortir directement de sa jarre de sel, et de le découper rapidement en lamelles. Un parfum unique. Ça donne faim d'un bol de riz et d'une soupe au miso...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par colimasson, le 21 juin 2011

    Pour exprimer la différence entre les gens de Tôkyô (région du Kantô) et les gens d’Ôsaka (région du Kansaï), les français ont souvent recours à la comparaison entre Paris et Marseille. Les gens d’Ôsaka seraient les « Marseillais » du Japon, plus joviaux, expansifs, directs… que les Tokyoïtes, supposés plus timorés, coincés, moins francs du collier. De fait, la culture d’Ôsaka est avant tout une culture du commerce, basée sur les relations de séduction de marchand à client.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

  • Par Chouchane, le 17 septembre 2012

    Nishi-Ogikubo est une sorte d'îlot (...) ici les associations de commerçants semblent avoir fait le choix de limiter leur chiffre d'affaires pour continuer à vivre leur petit bout de temps et d'espace à leur guise. Les promoteurs attendent de trouver un brèche, mais en vain...

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par colimasson, le 21 juin 2011

    La différence entre une anguille grillée sur du riz servie dans un bol et celle servie dans une boîte laquée, c’est que la portion d’anguille est plus petite. J’ai du riz en trop. Hum… Mais je fais passer mes œufs de saumon sur le riz, ce qui me donne un bol d’œufs de saumon ! Ca tombe bien, finalement : qui dit moins d’anguille, dit moins de sauce, et donc plus de riz resté nature !

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par colimasson, le 21 juin 2011

    Finalement… Ces femmes… Elles ont mangé à cinq heures ! Leur mari rentre du boulot, les gosses reviennent de l’école, maman prépare à manger, mais elle n’y touche pas. J’imagine qu’elle leur dit : « J’ai pas très faim »… Et ce qu’elle a fait de son après-midi, c’est son secret…

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation







Sur Amazon
à partir de :
9,92 € (neuf)

   

Faire découvrir Le gourmet solitaire par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (174)

  • Ils veulent l'échanger (1)

> voir plus

Quiz