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> Patrick Honnoré (Traducteur)
> Sae Cibot (Traducteur)

ISBN : 2203373342
Éditeur : Casterman (2005)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 194 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
On ne sait presque rien de lui. Il travaille dans le commerce, mais ce n'est pas un homme pressé ; il aime les femmes, mais préfère vivre seul ; c'est un gastronome, mais il apprécie par-dessus tout la cuisine simple des quartiers populaires... Cet homme, c'est le gourm... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par manU17, le 21 mars 2013

    manU17
    Ma rencontre avec le Gourmet Solitaire s'est faite sur un rayonnage d'Emmaüs. Je l'ai pris, rapidement feuilleté puis reposé. J'ai pris d'autres livres mais pas lui et je suis reparti. J'y ai repensé toute la journée avec regret, il me le fallait. Et s'il n'y était plus quand j'y retournais ? Obligé d'attendre la réouverture d'Emmaüs le samedi matin suivant. Mais je travaillais ce samedi matin. Je rentre donc du travail sur les chapeaux de roue, comptant sur une fermeture à 12h30 qui me laisserait, peut-être, une chance de l'y trouver encore. Ouf, j'arrive avant la fermeture ! Je fonce vers le rayon livre, à peine dans l'encadrement de la porte, je le cherche du regarde, je l'aperçois, il est là, je m'en saisis pour ne plus le lâcher, je le tiens, je ne repartirai pas sans. le bonheur tient à peu de chose parfois…
    Le titre résume parfaitement ce manga. Nous suivons un homme toujours seul dans sa quête de lieux dans lesquels il va pouvoir se sustenter d'un encas, d'une collation ou le plus souvent d'un copieux repas. Nous découvrons donc ses repas successifs pris dans des endroits successifs. Moult détails nous sont donnés sur l'ambiance de l'endroit, son environnement et surtout sur le menu qui va constituer ses repas, allant des produits utilisés à leur préparation ou leur cuisson.
    Quel intérêt me direz-vous ? Eh bien, c'est là que c'est fort. On a envie de connaitre le prochain repas, difficile de bien saisir pourquoi mais on accroche, on tourne les pages. Je pense que notre intérêt est lié au dépaysement, dépaysement lié au cadre, aux menus, aux recettes, aux ingrédients qui nous sont, pour une bonne partie, totalement inconnus. du coup, notre imaginaire vagabonde grâce à ces aliments, algues nori des rochers, peau de tôfu crue à la kyôtoïte, manjû grillé, shûmaï, sanchu, sukiyaki, algues hijiki bouillies…
    Une somme de petits moments essentiels pour notre héros ordinaire qui apprécie toujours ces précieux instants avec délectation et gare à celui qui viendrait troubler le calme entourant son cérémonial. Son plaisir semble d'autant plus intense qu'il est solitaire…
    Comme je le dis souvent, rien de tel qu'un bon petit plaisir solitaire !


    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.fr/2013/03/le-gourmet-s..
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    • Livres 2.00/5
    Par Laurence64, le 23 mars 2013

    Laurence64
    C'est l'histoire d'un mec…
    Mono-maniaque. Mais alors vraiment mono-maniaque.
    Il est vaguement dans le commerce. Vaguement car sa passion du métier équivaut à ma passion pour les collections de pots de yaourts (en langage Trivial Poursuit, le dit collectionneur se dit glacophile).
    Ne me remerciez pas, il est difficile de placer ce terme en société pour briller.
    Allez donc vous vanter d'être glacophile à moins qu'une crise de masochisme aiguë ne vous pousse à collecter les regards atterrés et les moues méprisantes. Ou que vous ayiez programmé votre suicide social.
    Bref, foin de mon parfait désintérêt pour la diversité du pot de yaourt nature ou aromatisé, notre représentant de commerce voyage à travers le Japon. Ce qui semble contredire mon propos précédent. S'il voyage, c'est qu'il est pour le moins consciencieux, voire passionné professionnellement (sa vie affective est une jachère).
    Et ben non!
    Le monsieur se fiche comme d'une guigne de ses affaires. Une fois expédiées, le monsieur n'est mû que par un organe unique que je soupçonne hypertrophié: son estomac.
    Evidemment, il possède deux jambes qu'il actionne pour se déplacer mais la précision n'est qu'anecdotique. le moteur de son existence se situe dans le brassage alimentaire.
    A peine arrivé quelque part (Kyoto, Tokyo, Okinawa, etc), il ne cherche pas le client mais le restaurant. Il veut se sustenter.
    Le sushi est le moteur de son existence, la nouille frite son monument culturel. le champignon, son univers agricole. Pour lui, les sept merveilles du monde sont le nomiya, le sushi-bar, la brasserie, le boui-boui, la baraque à friture, le wok monumental, le panier à vapeur visitable 24H sur 24.
    Toutes ses pensées (je dis bien toutes) tournent autour de son estomac incapable de ne pas fuir dans ses talons. le gourmet solitaire ne répond qu'à une unique injonction: "j'ai faim". Sa question existentielle: "Que vais-je manger?"
    Hermétique aux fringales insatiables de ce super héros au super tube digestif, chapitre après chapitre, j'ai observé la progression vertigineuse du mur de tofu (soyeux ou pas), qui s'élevait entre nous.
    Une fiole d'Hépatum à portée de main, je le regardais aller de ville en ville, dans sa quête obsessionnelle de nourritures diverses.
    Parfois, une lueur se faisait. L'homme cessait de lorgner le wasabi pour considérer ses contemporains. Une étincelle allumait mon intérêt. Las, un bol de soupe le noyait illico.
    De nouveau, un plateau s'étalait sous mes yeux, les prix m'étaient annoncés comme si, soudainement, j'allais embrasser l'addiction stomacale japonaise et me précipiter en direction du soleil levant dans l'unique objectif de liquider la production agricole et maritime de l'île en un bref séjour.
    C'est donc l'histoire d'un asiatique qui mange pendant dix-huit chapitres et d'une lectrice occidentale qui a souffert d'indigestion aiguë au neuvième chapitre. Les algues, peut-être, n'étaient pas fraiches.
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    • Livres 4.00/5
    Par Chrisdu26, le 11 juin 2013

    Chrisdu26
    Voyage gastronomique au pays du soleil levant. La cuisine Japonaise n'a plus de secret pour moi. Après toutes ces recettes, ces menus plus alléchants les uns que les autres, je suis fin prête pour vous préparer un repas dans la pure tradition nippone. Ce manga, tsunami de saveurs et d'émotions, vous met l'eau à la bouche dés l'entrée et vous régale jusqu'au dessert.
    Quelque peu désorientée par la lecture de droite à gauche, j'avoue qu'il m'a fallu un petit temps d'adaptation et parfois une relecture de la page afin de la savourer à sa juste valeur. Mais très rapidement j'ai été rattrapée par les dessins onctueux et la plume aigre-douce de Tanaguchi.
    Fin gastronome et importateur indépendant, cet homme solitaire va durant dix-huit jours exciter nos papilles gustatives et nous balader dans les plus beaux quartiers de Tokyo ainsi que quelques villes afin de nous faire découvrir la fine gastronomie de son pays. Rien ne lui échappe, les grands comme les petits restaurants, les mets raffinés ou la cuisine rapide de comptoir. Tout va passer sous son regard et son palais critique.
    Pas d'horaire pour passer à table, sa journée est rythmée par son travail mais surtout par ses fringales permanentes qui lui permettent de découvrir et de nous présenter les spécialités typiquement locales. Chaque jour un menu et le plaisir de le regarder passer à table, de découvrir en même temps que lui son plat du jour. Un vrai cérémonial. On salive de plaisir de voir ce gourmet solitaire repu. Voilà un livre, délicieux mille feuilles, où finalement il ne se passe pas grand-chose et c'est là que Taniguchi est maître en la matière car une fois que l'on a gouté à ce manga on ne peut le lâcher, par curiosité et surtout par gourmandise.

    Ce gourmet n'est ni pressé ni stressé, il a ce qu'on appelle au Japon un sacré « Yogû». Il prend le temps d'apprécier et de savourer son repas, plus rien n'existe quand il est à table. Il honore chaque bouchée, chaque cuillerée, cela en devient presque jouissif de le regarder déguster son Takayaki, beignet de poulpe, ou un Mamekan, divine pâtisserie japonaise.
    Au fil des restaurants, des décors nippons, des menus et de son appétit, sa mémoire et sa langue se délient pour nous laisser entrevoir une petite fenêtre sur son passé, ses amours, sa vie comme une auto-psychanalyse par la bouffe.
    Si je l'avais suivi dans ses festins quotidiens, je serai une vraie petite Sumo. En attendant, je veux bien devenir votre geisha pour un soir et vous préparer, le souvenir d'un riz à la sauce Hayashi accompagné de ses bouchées à la viande façon Sûmaï, un délicieux Wagashi au doux nom sucré d'Amanatto suivi pour la digestion d'un bon saké.
    Vous avez encore un petit creux ? Rendez vous avec le Gourmet Solitaire, une histoire sans faim !


    Lien : http://marque-pages-buvard-post-it.blogspot.fr/2013/06/le-gourmet-so..
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 19 septembre 2013

    cicou45
    Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de manga mais lorsque mon mari l'a vu sur une étagère de la médiathèque, il a tout de suite pensé à moi, sachant que j'ai une grande passion pour Jirô Tanigichi et je tiens à le remercier pour cette attention !
    Cet ouvrage est divisé en dit-huit chapitres, chacun correspondant à un repas différent que prend le protagoniste dans divers endroits du Japon. Alors, ce que j'ai trouvé extrêmement marrant, c'est que dans chaque chapitre donc dans chaque repas, il y a un dessin de ce dernier avec la description de chaque aliment le composant et le coût de celui-ci. Alors, les prix étant bien évidemment indiqués en yens, je n'ai pas pu me faire une très grande idée de ce que cela faisait en euros mais bon, tans pis, je ne vais pas m'amuser à convertir les dix-huit prix pour me faire une idée pour savoir si les restaurant sont chers ou pas au Japon ! D'ailleurs, il n'est pas question uniquement de restaurants mais également de sortes de fast-food japonnais ou dans de simples supermarchés. Attention, lorsque je dis simple, ce ne l'est pas tant que ça puisque notre personnage, la quarantaine environ et qui travaille plus ou moins dans le commerce (mais l'on ne sait pas trop de quoi exactement), étant très souvent en déplacement, n'est pas un simple homme en quête d'un repas pour se sustenter mais il est avant tout un fin gourmet ! Un fin gourmet qui ne boit jamais d'alcool et qui ne peut pas (enfin, il y arrive une fois au cours de ses pérégrinations culinaires) se passer de riz pour accompagner ses plats.
    Avec tout ce qu'il ingurgite, l'on pourrait s'attendre à voir la silhouette d'un homme fort mais, bien au contraire, il est plutôt musclé et assez bel homme (Merci Jirö).
    Une alliance entre Jirô Taniguchi pour les dessins et Masayuki Kusumi pour le scénario très réussie mais j'avoue que ce livre m'a un peu déçue par rapport aux autres ouvrages de Taniguchi que j'ai lus car ici, il manque cruellement d'action et d'intrigue si ce n'est : que va bien pouvoir manger notre personnage pour son prochain repas ?
    Un livre très vite lu, plaisant à regarder (j'adore vraiment des dessins de Taniguchi) et que je vous recommande si vous êtes vous aussi intéressé par cet illustrateur ou par les mangas !
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    • Livres 4.00/5
    Par dancingbrave, le 16 décembre 2013

    dancingbrave
    Nouvelle petite merveille de Jirô Taniguchi.
    Certes il me semble qu'il faut déjà être sensibilisé au manga de cet auteur pour l'apprécier pleinement, pour apprécier sa sensibilité, sa finesses, son fondement typiquement asiatique, la longueur du temps que nous devons laisser passer lentement pour retrouver l'équilibre qui devrait être le nôtre.
    Car nous sommes chamboulés par le rythme endiablé imposé par notre système de vie occidentale dans lequel la course à …..tout est de règle.
    Le thème de l'ouvrage n'est donc vraiment pas le tofu mais bien le Yoyû, cet art nippon d'accorder du temps au temps, de la disponibilité à son esprit.
    Il faut avoir déjà eu une pré-imprégnation à Taniguchi pour comprendre son message, pour comprendre qu'il faut à chaque instant et en toutes occasions être « ici et maintenant ».
    Bref on ne passe pas subitement et sans préparation d'Hergé à Taniguchi. On se doit d'y passer subtilement sinon le choc risque d'être rude et l'incompréhension quasi-totale.
    Ici tout est évanescent, tout est suggéré, mais tout y est pour comprendre la base culturelle de ce peuple nippon si différent de nous et tout ce message passe dans la simple dégustation d'un homme solitaire, dans la façon dont il va choisir son petit boui-boui, dans la façon dont il va s'y préparer, dans les souvenirs que souvent les mets feront remonter à son esprit.
    Une fois arrivé au terme de ce voyage intérieur que l'on aurait pu continuer encore longtemps, une belle surprise nous est réservée sous la forme d'une nouvelle de Masayuki Kusumi et on repart dans le même voyage mais sous une autre forme.
    Ici la moelle est peut-être un tantinet moins substantifique (encore que…). La réserve japonaise y est peut-être mise plus en avant que la base culturelle.
    Kusumi a certainement été le scénariste de Taniguchi ; en tout cas son inspirateur mais une chose est certaine les deux se complètent à merveille.
    Bref un ouvrage à véritablement déguster et à re-déguster mais au rythme qui convient.
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Critiques presse (2)


  • Auracan , le 13 décembre 2013
    Chaque récit se déroule au rythme décousu des pensées du héros et l'empathie joue à plein, instituant une connivence inattendue entre le gourmet et son lecteur.
    Lire la critique sur le site : Auracan
  • Actualitte , le 30 janvier 2012
    On retrouve dans ce manga la tonalité nostalgique propre à Taniguchi, la méditation sur le temps qui passe et le moyen d'en ralentir le cours, le tout servi par un dessin net et apaisé...
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par manU17, le 21 mars 2013

    Extrait de la postface:

    Le saké, chauffé juste à point, est excellent. Il s'harmonise parafitement avec cet endroit, avec ce bistrot, avec l'espace de la ville dans laquelle j'ai marché tout à l'heure, avec le flot de temps qui s'écoule ici. Le caractère "umai" (fameux) me vient à l'esprit pour exprimer cette correspondance. Ouh là...je crois que je commence à être un peu pompette... Et le myôga est un vrai bonheur: il n'est pas difficile de voir que c'est la patronne qui l'a confit ici même, elle vient de le sortir directement de sa jarre de sel, et de le découper rapidement en lamelles. Un parfum unique. Ça donne faim d'un bol de riz et d'une soupe au miso...
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  • Par Palmyre, le 18 mai 2014

    Les Japonais ne mangeaient pas de viande rouge jusqu'à la fin du XIXe siècle. C'est donc à la cuisine occidentale (ragoûts, biftecks...) et coréenne qu'ont été empruntées les différentes façons de l’accommoder. Les barbecues coréens sont de nos jours extrêmement populaire et la viande de bœuf grillée est souvent citée en tête des aliments préférés des Japonais.

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  • Par missmolko1, le 05 janvier 2014

    J'ai un petit business d'import et de revente d'articles et d'accessoires de mode, mais je n'ai pas de boutique. Gérer un magasin c'est comme le mariage. Les responsabilités augmentent et au bout du compte, les semelles de la vie s'alourdissent. N'avoir de compte a rendre a personne, s'assumer en solitaire, pour moi c'est ça être un homme.

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  • Par Chrisdu26, le 01 juin 2013

    ...Cette boutique...je veux dire, le vieux...qu'est ce qui l'attend lui ? Il a dit que sa femme était malade, mais dans cinq ans, dans dix ans ... qu'est ce qu'il va faire tout seul dans cette ville ?

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  • Par colimasson, le 21 juin 2011

    Pour exprimer la différence entre les gens de Tôkyô (région du Kantô) et les gens d’Ôsaka (région du Kansaï), les français ont souvent recours à la comparaison entre Paris et Marseille. Les gens d’Ôsaka seraient les « Marseillais » du Japon, plus joviaux, expansifs, directs… que les Tokyoïtes, supposés plus timorés, coincés, moins francs du collier. De fait, la culture d’Ôsaka est avant tout une culture du commerce, basée sur les relations de séduction de marchand à client.
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Rencontre internationale avec Jirô Taniguchi Animée par Nicolas Finet.








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