> Hiromi Kawakami (Antécédent bibliographique)

ISBN : 2203029757
Éditeur : Casterman (2010)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 55 notes) Ajouter à mes livres
Dans le café où elle a ses habitudes, une trentenaire, Tsukiko, fait la connaissance d’un homme solitaire et élégant, de plus de trente ans son aîné. Elle réalise qu’elle le connaît : il fut autrefois son professeur de japonais. Elle est célibataire, il est veuf. Compli... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 28 janvier 2012

    le_Bison
    Dans le bar où elle a ses habitudes, Tsukiko, la trentaine, fait la connaissance d'un homme solitaire et élégant, de plus de trente ans son aîné. Elle réalise qu'elle le connaît : il fut autrefois son professeur, le Maître. Elle est célibataire, il est veuf. Une complicité s'installe autour de ce comptoir, ils prennent l'habitude de se revoir dans ce même bar, au hasard de leur emploi du temps, juste pour boire une coupe de saké et se réchauffer d'un udon bien fumant ou de tofu frits.
    « Les Années douces » fut d'abord un roman de Hiromi Kawakami, pour lequel elle reçut le prix Tanizaki en 2001. En utilisant les mots de l'auteure, Jiro Taniguchi ajoute les dessins, images de douceur ou de tendresse, images d'un Japon décalé où les bons sentiments fleurissent les pages comme des fleurs de cerisiers tapisseraient les pelouses du parc Ueno. En clair, c'est beau ! C'est intense !
    Vous me demanderez certainement ce qu'il y a de beau et d'intense dans cette histoire ?
    Justement presque rien. Juste des sentiments, le sens profond de l'amitié, la compagnie, les dérives vers l'amour, les histoires de vieillesse, les histoires de solitude, les histoires de saoulerie… Des tranches de vie au quotidien, totalement banales, totalement sans intérêt. Et c'est pour cette raison que cette lecture est indispensable. Juste pour retrouver le bonheur de respirer un peu de fraîcheur, de sentir l'odeur des yakitoris caramélisés ou des ramen fumants, de capter quelques fragrances de bonheur instantané et éphémère. Vivre l'instant présent pour saisir la justesse du sentiment, les bribes d'un amour naissant, l'ivresse d'une amitié discrète et sincère. Juste pour réfléchir sur le sens profond de la vie et ses trois valeurs fondamentales : l'amitié, l'amour et le saké.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=1975
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    • Livres 5.00/5
    Par mangeclous, le 26 août 2010

    mangeclous
    Finalement, Manga ça signifie quoi ? Bande dessinée en japonais... Je lis : Jiro Taniguchi est un maïtre du manga. Oui, un maître de la bande dessinée. Mais qu'a t'il à voir avec Dragon ball ou n'importe quelle série japonaise ? Séries écrites au kilomètre et réalisées encore plus vite... par là, plus proche d'un certain cinéma américain basé sur l'action et la poursuite... Séries qui ont dans le meilleur des cas, ont plus à voir avec les romans feuilletons de la fin du 19ème ou du début 20ème comme les fabuleuses histoires de Gustave le Rouge. Mais, les oeuvres de Taniguchi (sauf peut-être Blanco), même si elles empruntent aux techniques graphiques des mangakas, relèvent davantage des romans psychologiques à la manière de Stephan Zweig ou d'Elizabeth von Arnim (Avril enchanté, par exemple). Pas de poursuite donc... pas de meurtres... pas de scénes à la morgue ou dans un service d'urgences... Dans l'histoire qui nous occupe, la naissance lente de relations entre un professeur de japonais âgé et une ancienne élève... Subtil...
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  • Par de, le 04 décembre 2011

    de
    Regarder les deux premières pages, soit huit vignettes, sans dialogue. Seuls des cui-cui d'oiseaux et deux phrases en introduction/présentation du professeur. Basculer dans le monde doux amer de Taniguchi.
    Les tailles des vignettes, les nuances de gris se combinent pour imprimer à la lecture un rythme particulier en regard des quotidiens des personnages (Tsukiko et le professeur).
    Deux solitudes au Japon se croisent.
    A lire lentement, par touche, chapitre par chapitre de « La lune et les piles » à la « Fête des cerisiers », une plongée dans un monde si différent et si proche de nos réalités.
    Le charme puissant de la construction par le dessin d'une littérature essentielle.
    En, complément, j'invite à se (re)plonger dans le très beau L'homme qui marche (Casterman, 1995)
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 13 juillet 2011

    cicou45
    L'histoire raconte celle de Tsukiko, une jeune femme célibataire qui retrouve par hasard, au troquet où elle a ses habitudes, l'un de ses anciens professeurs de lycée, Harutsuna Matsumoto. Les deux protagoniste, bien que trente ans les sépare, se rendent compte qu'ils apprécient la compagnie l'un de l'autre. Ces rencontres qui, au début, étaient purement dues au hasard puisque tous deux avaient leurs habitudes dans ce même troquet et, le plus souvent, à la même heure, vont bientôt être provoquées comme par exemple pour la cueillette des champignons, pour le marché ou encore pour aller admirer les cerisiers en fleurs lors de la réunion des anciens professeurs et élèves du lycée. Tsukiko, qui est une femme solitaire et assez renfermée, se prend d'affection pour cet homme qu'elle a pris l'habitude d'appeler "maître" mais où ces rencontres vont-elles bien pouvoir les mener ? Recherchent-ils uniquement de la compagnie et quelqu'un avec qui parler ?
    J'ai trouvé ce premier tome absolument envoûtant car les personnages sont extrêmement attachants et de plus, le lecteur découvre, au fil des saisons, les traditions et la culture japonaise.
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    • Livres 5.00/5
    Par kathel, le 10 septembre 2010

    kathel
    Depuis la découverte, il y a 5 ou 6 ans, de L'Orme du Caucase, j'ai emprunté ici et là quelques volumes de bandes dessinées de Jirô Taniguchi, avec toujours autant de plaisir. Ce dernier ouvrage est de plus tiré d'un roman de Hiromi Kawakami, dont j'ai apprécié La brocante Nakano et Manazuru . De quoi le conduire très vite entre mes mains ! J'ai retrouvé aussitôt le trait délicat qui permet de faire de si belles balades dans Tokyo, l'art du détail, le coup d'œil porté aux petites choses douces de la vie. Cette BD découpée en neuf chapitres qui sont autant de rencontres permet de savourer l'histoire à petites doses qui laissent à chaque fois un léger sourire de bien-être ! Rien de bien compliqué, une jeune femme, Tsukiko, célibataire un peu solitaire, reconnaît un jour au restaurant un de ses anciens professeurs. Elle n'appréciait pas spécialement ce « maître », elle n'était pas une élève particulière pour lui, pourtant, ils se retrouvent avec plaisir soir après soir, même si leurs rencontres ne sont que le fruit du hasard. Ils prennent plaisir à partager de petites choses, de bons repas, des verres de saké, une promenade au marché, une cueillette de champignons, une fête des cerisiers en fleurs. Toutes choses qui donnent envie de partir au Japon séance tenante !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-jiro-taniguchi-hiromi-ka..
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Citations et extraits

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  • Par Kanelbulle, le 13 novembre 2011

    Si nous continuons à fréquenter notre troquet, c'est que nous nous ressemblons. Nous n'avons pas seulement les mêmes goûts rares. Sans doute notre façon d'être avec l'autre nous convient-elle à chacun.
    Plus de trente années nos séparent mais je me sens infiniment plus proche de lui que de certains amis du même âge que moi.
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  • Par cicou45, le 13 juillet 2011

    "Tremblant le saule
    Blanche la rivière dans la nuit
    Et au-delà dans la fumée des près
    A peine perceptible le son d'une flûte
    Émeut le coeur du voyageur."
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  • Par Mia, le 19 avril 2011

    Je suis sortie. Pour m'assurer que je n'étais pas seule à vivre. M'assurer que je n'étais pas la seule que vivre inquiétait ainsi.
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  • Par Kro, le 09 octobre 2011

    Par ici, il y a quarante ans, au moment du typhon...tout a été détruit par l'eau, beaucoup de gens sont morts aussi. L'année qui a suivi les pluies torrentielles, le marché a considérablement réduit. Mais après, il a retrouvé son envergure et repris son rythme, trois fois par mois. Depuis, chaque année il devient encore plus animé.
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  • Par Kro, le 09 octobre 2011

    Ma mère s'est tue. Moi aussi. Nous avons mangé en silence. ESt-ce que nous n'avions rien à nous dire? Nous avions sans doute des choses à nous raconter. Mais tout à coup, nous ne savions plus de quoi parler.
    Alors que nous étions proches, ou plutôt parce que nous étions proches, nous ne pouvions nous rejoindre....
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Pénélope Bagieu présente le manga "Quartier Lointain" de Jirô Taniguchi.








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