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Critiques sur Quartier lointain : L'intégrale (65)


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    • Livres 5.00/5
    Par andman le 11/03/2013


    Pour une première pioche, j'ai eu la main heureuse !
    Néophyte en mangas mais très bien conseillé en la matière par une spécialiste Babelio, mon premier choix s'est porté sur Quartier Lointain de Jirô Taniguchi.
    Ce manga se lisant normalement de gauche à droite, le dépaysement n'est pas trop prononcé. La première fois, quand on peut, il vaut mieux éviter les changements radicaux…

    Il nous arrive parfois de penser avec nostalgie aux heures insouciantes de l'adolescence et avec regret à nos choix malheureux, mélange d'inexpérience et de timidité. le thème de ce manga s'inspire de cet état d'âme quelque peu mélancolique.

    Hiroshi, cadre tokyoïte de 48 ans, est en déplacement professionnel à Kyoto. le lendemain d'une réunion où visiblement il a un peu forcé sur le saké, il se trompe de train. Il voyage non pas vers Tokyo mais vers Kurayoshi la ville où il habitait jadis. Arrivé à destination, il se rend au cimetière du temple Genzen où repose sa maman et là, phénomène étrange, après une perte de connaissance il revient à lui dans la peau de l'adolescent qu'il était l'année de ses 14 ans.
    Il redécouvre la maison familiale et revit son année de collège, à la grande différence qu'il a conservé ses facultés intellectuelles d'adulte. Il impressionne évidemment son entourage par ses aptitudes surprenantes, sa capacité à prévoir l'avenir ; même la jolie Tomoko est sous le charme.

    Mais un fait majeur de son adolescence ne cesse de le perturber : le 31 août de cette année là, prétextant un rendez-vous, son père a quitté le domicile familial et n'est jamais revenu.
    Hiroshi arrivera-t-il à percer le secret de cet homme aimé des siens, arrivera-t-il à dissuader son père d'accomplir cet acte apparemment insensé ?

    Ce manga en noir et blanc au graphisme particulièrement expressif permet de découvrir le quotidien d'une famille japonaise d'après-guerre dont le mode de vie s'occidentalise peu à peu.
    Cette histoire empreinte d'onirisme est de toute beauté et finalement d'une grande sobriété, susceptible d'intéresser un large public.

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  • Par sylvie le 04/05/2008


    e lis peu de BD, et ne connais pas les mangas. Mais je sais que ce que nous croyons désigner par un genre n'en est finalement pas un...
    Ou plutôt, qu'il en existe des centaines de sortes sous ce terme générique qui veut dire \"histoires illustrées\" ou dessinées...
    Je dirai donc que nous sommes en présence d'un \"roman graphique\" japonais.
    Ce manga parait d'ailleurs dans la collection intitulée \"écritures\" aux éditions Casterman.
    Le scénario est excellent ! On suit le héros pour un voyage dans le temps, qui devient un véritable parcours initiatique, pour finalement aboutir à un trajet intime ou à un cheminement intérieur.
    Le sujet traité semble être celui des crises d'identité éprouvées à l'adolescence et en milieu de vie... le génie de l'auteur, est qu'ici, grâce aux pouvoirs de la littérature, l'homme de cinquante ans se retrouve dans la peau de l'adolescent qu'il était à quatorze.
    L'étrange dialogue intérieur de ce personnage hybride va donner une belle profondeur à l'intrigue qui se déroule sous nos yeux incrédules et qui ne peut se réduire à un simple voyage fantastique.
    A la fin du récit l'homme regagnera la vie qu'il était en train de fuir, fort d'un savoir acquis aux sources de ses blessures d'enfance.
    Cette histoire est plongée dans un décor réaliste dessiné minutieusement. La multitude et la précision des détails donnent une dimension poétique à l'ensemble de l'œuvre. Chaque chapitre est illustré par un titre et par une image qui met les personnages en scène avec beaucoup d'émotion.
    J'ai aimé me plonger dans cette histoire dessinée et suivre les personnages attachants dans leur vie quotidienne et japonaise des années 60 aux années 90. J'ai été troublée et touchée par l'expérience hors du commun du héros, qui va se poser des questions existentielles pour trouver quelques réponses et beaucoup d'énigmes
    http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/05/quartier-lointain-jir-taniguchi.html

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    • Livres 5.00/5
    Par MissG le 14/10/2012


    Marié, père de deux filles, Hiroshi par le biais du hasard se trompe de train et se retrouve dans la ville de son enfance.
    Ses pas le conduisent jusqu'au cimetière où repose sa mère et c'est là qu'il tombe dans un sommeil profond pour se réveiller ... dans son passé, à l'époque de ses 14 ans, mais dans sa tête il a toujours son âge actuel de 48 ans.
    Il redécouvre alors son quartier, sa maison, sa famille : "Ce quartier autrefois familier, je l'avais cru lointain, à jamais enfoui dans ma mémoire. Je me tenais pourtant en son coeur, immobile et désorienté.", ses amis à l'école, et se rend compte qu'il est retourné l'année où son père a quitté le domicile pour ne jamais y revenir.
    Hiroshi va alors tenter de changer le passé, de trouver la raison qui a conduit son père à les abandonner et de tout faire pour qu'il change d'idée et reste avec eux.

    Thème maintes fois abordé en littérature, la question "Peut-on changer son passé ?" est ici abordée sous l'angle d'un retour dans le passé, mais où un garçon de 14 ans se retrouve affublé de l'esprit et de la connaissance du futur d'un homme de 48 ans : "Comme chaque matin, je me suis réveillé avec l'espoir d'ouvrir les yeux sur ma vie d'adulte ... Mais rien n'avait changé, j'avais toujours 14 ans ... Une chose était différente pourtant, c'étaient les 14 ans : ... Ils n'étaient plus les mêmes "qu'avant".".
    Il est illusoire de croire à un conte de fée et à une fin heureuse, malgré les atouts dans son jeu Hiroshi ne pourra pas rebattre les cartes de son passé pour le changer : "Le passé ... Finalement, j'avais été incapable de le changer ... J'avais 14 ans, j'étais collégien et j'étais un bon à rien.".
    A la place, son esprit d'adulte lui permettra de s'ouvrir aux autres, d'être plus mâture que ses 14 ans :"Avec le temps nous croyons grandir ... Mais la maturité n'est qu'un leurre, une entrave à notre âme libre d'enfant.", et finalement, grâce à cela, d'apprendre le passé de ses parents, comment ils se sont rencontrés et quelle vie ils menaient avant, et pour lui, d'ouvrir les yeux sur sa vie actuelle, de redécouvrir sa famille, avec qui il vit mais d'une façon aveugle, habitué à la routine et au quotidien.

    "Quartier lointain" est un livre difficile à classer, il tient à la fois de la bande dessinée, du manga, du roman graphique, les deux volumes faisant à eux deux un peu plus de 400 pages.
    L'histoire est prenante et touchante, et surtout, elle est construite de façon intelligente, apportant une variation sur le thème du retour dans le passé, étant donné que le personnage principal garde son esprit d'adulte dans un corps d'enfant.
    "Quartier lointain" est également une palette d'émotions, il y a à la fois de la nostalgie, de la tristesse, une forme de mélancolie, mais aussi de l'humour, des situations cocasses, et les premiers émois de l'adolescence et de l'amour.
    Servi par des dessins de qualité, ce récit se lit avec beaucoup de plaisir, d'autant que le graphisme de Jirô Taniguchi est agréable à voir et transmet parfaitement au lecteur les paysages, les lieux de l'action, les émotions des personnages, sans oublier quelques précisions culinaires apparemment chères à l'auteur, puisqu'il était déjà question de nourriture dans "Les années douces".
    Je mettrai un petit bémol : les dessins sont en noir et blanc, uniquement les six premières pages sont en couleur et je n'ai pas compris la raison de ce changement : le noir et blanc pour le retour dans le passé aurait été compréhensible, or là, même lorsque Hiroshi revient dans le présent le noir et blanc reste; à moins qu'il ne s'agisse d'une erreur lors de l'impression de cette intégrale.
    La mise en couleur était d'ailleurs jolie, c'est quelque peu frustrant de ne voir que quelques pages en couleur et le reste en noir et blanc, d'autant que cela n'aurait pas dénaturé l'histoire ni ne lui aurait ôté sa profondeur et les sentiments qui s'en dégagent.
    J'ai été touchée par l'histoire et par la beauté du graphisme, l'oeuvre de Jirô Taniguchi me plaît décidément beaucoup et se laisse découvrir avec plaisir.

    "Quartier lointain" de Jirô Taniguchi est un magnifique roman graphique japonais où cohabitent des émotions diverses et qui, sous couvert d'une histoire presque banale, cache une forme de philosophie et de questions existentielles qui apportent quelques réponses au personnage principal mais surtout en soulèvent d'autres qui restent sans réponse, le mystère gardant ainsi toute sa saveur.


    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.fr/2012/10/quartier-lointain-de-jiro-..

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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita le 30/12/2011


    9 avril 1998 : Hiroshi Nakahara, 48 ans, revient dans son foyer, à Tokyo, par le train. La veille, il a travaillé durement et un peu trop forcé sur l'alcool. Quand il découvre que le train dans lequel il se trouve va le conduire vers sa ville natale et non Tokyo, comme il le projetait, il s'étonne mais ne se formalise pas trop. Sa gueule de bois doit expliquer cette bizarrerie. Arrivé à destination, ses pas le mènent au temple Genzen où sa mère est enterrée : voilà 23 ans qu'elle est morte. Au pied de sa stèle, Hiroshi se souvient : son père a disparu lorsqu'il était en 2e année de collège. Une disparition subite, inexpliquée. Hiroshi s'endort, franchit « la porte vers le lointain » et se réveille dans le corps de l'adolescent de 14 ans qu'il a été, peu de temps avant la disparition de son père. Remis du choc de cette transmutation, il formule un vœu : dissuader son père de disparaître…

    Une BD délicieuse, tout en délicatesse : délicatesse du graphisme, tout d'abord, qui souligne des passages, des transformations ( à l'image de « la porte vers le lointain » où les mots sont absents et les dessins suggèrent le voyage d'Hiroshi dans le temps, ou lors des baignades en mer en compagnie de la belle Tomoko). Délicatesse des mots choisis par l'auteur, notamment dans les intitulés des chapitres qui découpent la BD. le premier titre : « La Porte vers le lointain » laisse présager la poésie qui va habiter toute l'œuvre.

    Une BD qui laisse aussi place à l'humour. On rit souvent des péripéties du jeune Hiroshi : on se souvient que l'homme de 48 ans était un buveur invétéré. le jeune Hiroshi de 14 ans n'a pas oublié les joies de l'alcool, mais son corps frêle ne peut supporter les mêmes doses qu'un adulte… Aussi, les scènes d'ivresse de l'adolescent sont-elles cocasses aux yeux du lecteur, un peu moins pour ses parents qui savent le rappeler à l'ordre…

    Une BD emplie d'émotions contrastées, au final, autour du thème de l'enfance : Jirô Taniguchi évoque à merveille la nostalgie d'une enfance révolue qu'on aimerait rejouer et transformer, l'adolescence et ses amours naissantes, les amitiés fortes, la scolarité… Des thèmes qui se déroulent ici au Japon mais qui apparaissent singulièrement universels…
    Un final, en clin d'œil, « au voyageur du temps ».

    Laissons-nous transporter, en un peu plus de 400 pages, sur les ailes de l'enfance, du temps…

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    • Livres 5.00/5
    Par SakuraBouBou le 13/05/2012


    Après une soirée arrosée, Hiroshi Nakahara, 48 ans, se trompe de train. Il se retrouve alors sur le chemin de sa ville d'enfance. Il retourne alors voir son ancienne maison et sa mère qui repose au cimetière. Mais Hiroshi n'est pas seulement de retour dans sa ville d'enfance. Il est retourné en enfance. le revoilà à l'époque de ses 14 ans, dans les années 60, peu de temps avant la disparition énigmatique de son père. Dès lors, Hiroshi va profiter de son voyage dans le temps pour essayer de comprendre pourquoi son père a disparu du jour au lendemain sans aucune explication.

    Je n'ai pas lu de bande dessinée depuis plusieurs années, j'ai eu envie de me lancer à nouveau dans cette lecture pour le travail. Je n'ai pas été déçue, Quartier lointain est une bande dessinée magnifique. Les dessins sont superbes avec quantités de détails. J'ai voyagé dans le Japon des années 60 et retrouvé celui d'aujourd'hui. L'adaptation faite par Frédéric Boilet est réussie. Je pense que je vais renouvelé l'expérience et pourquoi pas lire un manga !

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  • Par kuroineko le 26/11/2012


    "Quartier lointain" était le premier ouvrage de Taniguchi que je lisais.
    La fluidité de ses dessins et de sa narration font de cette BD une oeuvre fondamentale. Un quadragénaire à bout de souffle, avec un penchant pour la boisson plus que pour la vie de famille, se retrouve dans la peau du jeune collégien qu'il était bon nombre d'années en arrière. Une fois passée la surprise et l'incompréhension, il recommence sa vie d'alors, entre l'école et la lboutique de son père. Il n'est d'ailleurs pas revenu à n'importe quelle période mais à celle où son père a disparu un beau jour, de façon tout à fait inexplicable.

    Comme intérieurement il garde ses yeux d'adultes, cette deuxième adolescence va lui permettre de prendre conscience de bon nombre de choses. A commencer les raisons de son père. Il redécouvre également des sensations telles que courir librement, sans les kilos qui se sont accumulés, le souffle puissant et régulier.

    Taniguchi donne une touche nostalgique à son récit et entraîne une réflexion sur le passé, sur son rôle déterminant dans la construction de tout un chacun et sur l'impossibilité, malgré ce retour en arrière, de modifier le cours fondamental des choses.

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    • Livres 4.00/5
    Par isalune le 28/03/2013


    C'est une pépite à mettre entre toutes les mains :)
    profondeur de l'histoire, beauté des dessins très précis, flot d'émotions, ce manga est vraiment réussi et se lit avec beaucoup de plaisir.
    si je peux ajouter un petit bémol, c'est que j'aurais aimé qu'il y ait plus de planches colorées, car la beauté pimpante des premières pages est un régal.

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    • Livres 5.00/5
    Par meygisan le 27/09/2012


    Jolie découverte... j'ai pris vraiment plaisir à suivre l'histoire de cet homme redevenu adolescent dont le but ne lui ai révélé qu' au fur et à mesure...jusqu'à sa prise de conscience finale...Un personnage très attachant, une description de la société japonaise très juste et des références historiques finissent d'ancrer cette oeuvre dans un présent qui peut nous toucher tous un jour et qui touche certainement des gens au moment où j'écris ces lignes... au final une bien belle réflexion sur le temps et la vie....

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    • Livres 4.00/5
    Par yokai le 30/09/2012


    Hiroshi Nakahara est un homme de 48 ans qui, lors d'un déplacement professionnel, va un peu trop arroser la soirée et se réveiller le lendemain avec une gueule de bois carabinée. Tellement carabinée qu'il va se tromper de train. Lorsqu'il s'en aperçoit, il reconnaît vaguement le paysage et se fait rapidement confirmer par une hôtesse que le train roule en direction de la ville où il a vécu enfant. Résigné, il décide de profiter de cette occasion donnée par le destin — ou plutôt par l'alcool — pour visiter la ville, voir ce qu'est devenue sa maison, se rendre au cimetière pour se recueillir sur la tombe de ses proches. Là, par un phénomène inexpliqué — est-ce encore un effet de l'alcool, il faudra que l'on me dise ce qu'il a bu — il va se retrouver dans la peau de l'enfant qu'il a été tout en conservant sa conscience d'adulte. Il a alors l'opportunité de revivre sa vie de garçon de 14 ans avec le recul et l'expérience d'un adulte.
    Imaginez un peu le bonheur ! de nombreuses personnes sont passées à côté de leur adolescence, trop contrariées par la fameuse crise du même nom, elles ont raté des moments essentiels de la vie: La famille aux petits soins, les copains, le sport, des quantités de choses à découvrir, du temps pour les loisirs et l'amour. Et là, vous avez une seconde chance et vous allez vivre ces moments pleinement, les apprécier en connaissance de cause puisque vous arrivez d'un monde beaucoup plus contraint et triste, celui des adultes.

    Difficile dans cette circonstance de rester simple spectateur. Revivre sa vie est porteur d'espoir et donne l'occasion d'infléchir le cours des évènements, de corriger ce que l'on a manqué et de faire de nouvelles expériences.
    Mais tout n'est pas rose, la conscience d'adulte émousse la candeur de l'enfance et changer le cours du temps est un jeu dangereux, le résultat est incertain, la vie sera-t-elle au final meilleure ou pire ?
    Enfin comme dans un miroir, cette expérience constitue aussi une façon de remettre sa vie d'adulte et de père de famille en question, de l'évaluer à l'aune de ce qu'a été celle de nos parents.

    Quartier lointain est une oeuvre qui ne joue pas que sur la nostalgie, son propos est plus profond. Côté forme, elle est parfaitement scénarisée et mise en images, les dessins précis et rigoureux emblématiques de Jiro Taniguchi raviront le plus grand nombre. N'hésitez pas à faire le voyage, vous passerez un bon moment en compagnie de ce livre, il ravivera des souvenirs enfouis et soulèvera certainement quelques questions.

    Je vous conseille l'intégrale reliée qui propose un très bon rapport qualité / prix.


    Lien : http://www.aubonroman.com/2012/09/quartier-lointain-par-jiro-taniguc..

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    • Livres 5.00/5
    Par soukee le 07/08/2010


    L'intrigue est très intéressante. le thème du voyage dans le temps n'est pas original en soi, certes, mais il est traité ici avec tant de poésie et de rêverie qu'il en devient passionnant.
    Ce retour en enfance, dans un Japon des années 60, empreint de nostalgie et de douceur est une invitation au voyage et à la rêverie pour le lecteur. le narrateur, redevenu celui qu'il était à quatorze ans, revit cette année de sa vie avec une insouciance teintée de questions : pourrait-il modifier le futur ? Pourrait-il, grâce à sa connaissances des événements à venir, influer sur ceux-ci ?
    Les graphismes en noir et blanc sont magnifiques et l'harmonie de chaque planche très étudiée. Les vignettes se succèdent de façon cinématographique, alternant lenteur dans la scène et accélération du rythme... Une réussite qui résonnera longtemps en moi...

    Pour ceux que ce billet intrigue, sachez que l'adaptation cinématographique de Sam Garbarski, se fondant sur les deux tomes de Quartier Lointain, sortira sur nos écran en septembre.


    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2010/02/15/16880653.html

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