Ajouter une citation

Citations sur Le Coupeur de roseaux (10)


Classer par:       Datecroissant     Les plus appréciéescroissant


  • Par Malaura le 17/12/2011


    Sans doute n'es-tu pas encore capable de ressentir toute la mélancolie de cette nuit d'automne...mais un jour tu comprendras.

    Citation de qualité ? (8 votes positifs)



  • Par LiliGalipette le 03/11/2011


    « Sans doute l’aspect des montagnes au-dessus de la rivière et le cours de celle-ci avaient-ils dû subir quelques changements en l’espace de sept cent ans, mais le paysage qui se peignait dans mon âme, chaque fois que je récitais le poème de l’empereur retiré, ressemblait dans l’ensemble à la vue qui s’étendait sous mes yeux. » (p. 27)

    Citation de qualité ? (5 votes positifs)



  • Par Woland le 25/09/2010


    [...] ... Tout en recherchant dans les replis de ma mémoire ces quelques passages [extraits de chroniques] dont je parvenais à faire remonter des bribes à la surface, je contemplais l'étendue déserte du fleuve, dont les eaux s'écoulaient sans bruit sous l'éclat de la lune. Quel homme n'avait jamais éprouvé un sentiment de nostalgie pour le passé ? Pourtant, rendu vulnérable comme je l'étais par l'approche de la cinquantaine, la simple tristesse sans raison que nous inspire l'automne m'envahissait avec une force prodigieuse, dont je n'avais pas soupçon dans ma jeunesse, et il suffisait du spectacle de feuilles de puéraire frissonnant au vent pour me remplir parfois d'une émotion que rien ne parvenait à dissiper. A plus forte raison, par une telle soirée et alors que j'avais trouvé refuge dans un endroit pareil, devais-je me montrer sensible à la fragilité de toute entreprise humaine, disparaissant sans laisser de trace, et me sentir attiré par le chatoiement d'une époque révolue ? Les "Notes sur les Courtisanes" rapportent le nom de femmes fameuses telles que Kannon, Nyoi, Kôro, Kujaku, ou encore Ko-kannon, Yakushi, Yuya, Naruto. Où sont donc toutes ces femmes qui passaient leur vie sur l'eau ? [sur des jonques aménagées où elles faisaient commerce de leurs divers talents : chants, danses et sexe.] Si, pour leur nom d'artistes, elles choisissaient des termes à consonance bouddhique, c'est, dit-on, qu'elles voyaient dans le commerce de leurs charmes une forme de compassion semblable à celle des bodhisattva [= celui ou celle qui a décidé de suivre la Voie de Bouddha]. Ces femmes qu'on regardait comme des réincarnations de Fugen [Fugen Bosatsu, disciple et assistant du Bouddha] et à qui il arrivait de recevoir l'hommage des moines les plus vénérables, ne pourrait-on en faire à nouveau sur ces flots apparaître les figures, telle de l'écume qui se forme pour se défaire aussitôt ? ... [...]

    Citation de qualité ? (4 votes positifs)



  • Par Malaura le 17/12/2011


    Je tente en vain de formuler dans un poème ce sentiment que j'ai de poursuivre des chimères..
    Avec chaque année qui passe, je deviens plus sensible à la désolation ou à la mélancolie de l'automne, à cette tristesse sans cause ni raison précise qu'éveille en nous cette saison.

    Citation de qualité ? (3 votes positifs)



  • Par Woland le 25/09/2010


    ...] ... ( ... ) mon père, lorsqu'il aperçut O-Yû, sentit qu'elle était le type de femme dont il rêvait depuis longtemps. Je ne sais ce qui fit naître en lui ce sentiment, mais sans doute dans le ton qu'elle prenait lorsqu'elle s'adressait à ses servantes et qu'il pouvait entendre puisqu'elle était placée immédiatement derrière lui [dans une loge, à l'opéra], tout comme dans le reste de son comportement et de ses attitudes, il avait perçu cette aisance qui appartient aux femmes des grandes familles. Telle qu'on peut la voir sur les photographies, O-Yû avait des joues assez pleines et un visage rond et enfantin, mais à entendre mon père, si les lignes de son nez et de ses yeux étaient celles d'une belle femme comme il s'en trouve un assez grand nombre, son visage paraissait estompé par une légère brume, ses yeux, son nez, sa bouche, tous ses traits étaient imprécis, comme tendus d'un mince voile, dépourvus de toute ligne tant soit peu déterminée ou aiguë et celui qui la regardait fixement avait l'impression que ses propres yeux se voilaient et qu'un halo de brouillard venait envelopper la seule personne de cette femme. Selon mon père, l'expression "noblement raffiné" que l'on rencontre dans nos anciens ouvrages désignait précisément ce genre de visage et c'était, disait-il, cette particularité qui faisait le prix d'O-Yû sama. Sans doute avait-il quelques raisons pour penser ainsi. Les femmes au visage d'enfant ont souvent tendance à conserver longtemps leur air de jeunesse, si du moins les difficultés de la vie quotidienne ne viennent pas les flétrir, et, à en croire notamment ma tante, entre seize et quarante ans, le profil d'O-Yû n'avait pas subi le moindre changement, son visage restant toujours d'une fraîcheur aussi juvénile. ... [...]

    Citation de qualité ? (3 votes positifs)



  • Par Zazette97 le 10/11/2009


    Puisque que dans ce monde un être fait pour être heureux comme ma soeur doit voir tous ses voeux contrariés, je voudrais, insignifiante comme je suis, employer tous mes efforts pour lui donner ne serait-ce qu'un peu de bonheur. p.89

    Citation de qualité ? (3 votes positifs)



  • Par Malaura le 17/12/2011


    A mesure qu'il prend de l'âge, l'homme voit naître en lui une sorte de résignation, une disposition à accepter avec joie une dissolution en accord avec les lois de la nature; il aspire à une vie tranquille et équilibrée.
    Aussi, le spectacle d'un paysage vivement coloré le console-t-il moins que le face-à-face avec un tableau plus triste, et à la recherche des plaisirs réels préfère-t-il l'absorption dans le souvenir de ceux du passé.
    L'amour du passé représente pour le vieil homme l'unique moyen de continuer à vivre au présent.

    Citation de qualité ? (2 votes positifs)



  • Par LiliGalipette le 03/11/2011


    « Acceptez cette coupe pour le prix de la piètre récitation que vous me ferez la grâce d’écouter. Tout l’effet en serait gâté si votre griserie se dissipait. » (p. 47)

    Citation de qualité ? (2 votes positifs)



  • Par Zazette97 le 10/11/2009


    Pour le dire en un mot, la personne d'O-Yû respirait le genre d'atmosphère que l'on trouve dans l'aspect des anciennes poupées de Cour, un mélange d'éclat rayonnant et de grâce classique, évoquant les figures presque inaccessibles de quelques grandes dames du Palais.
    Tel était l'air qui imprégnait tous les traits du visage d'O-Yû. p.71

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)



  • Par Omi le 24/10/2011


    Son fils était alors déjà sevré et il y avait en outre une nourrice pour s’occuper de lui, si bien qu’il ne lui arrivait presque jamais de le prendre avec elle. Mais une fois, alors qu’ils étaient allés admirer les cerisiers à Yoshino, le soir à l’hôtel, O-Yû déclara qu’elle avait une montée de lait et demanda à O-Shizu de lui téter le sein. Mon père, qui était témoin de la scène, dit en riant qu’elle s’y prenait très adroitement.
    « “C’est que j’en ai l’habitude, lui répondit O-Shizu. Aussitôt après l’accouchement, Hajime a été confié à une nourrice, et ma sœur m’a souvent demandé de la soulager en lui tétant le sein.”
    « Et comme mon père l’interrogeait sur le goût qu’avait ce lait :
    « “Je n’ai pas gardé de souvenir du temps où je tétais ma mère, mais quand j’en bois aujourd’hui, je le trouve d’une étonnante douceur. Goûtez-en, vous aussi”, lui répondit-elle en recueillant dans une tasse le lait qui dégouttait du mamelon et en le lui présentant. Mon père en prit donc un peu sur le bout de sa langue et dit, avec une indifférence feinte, qu’il était en effet très sucré ; mais comme il ne pouvait pas croire qu’O-Shizu eût agi sans aucune intention particulière, ses joues s’empourprèrent malgré lui, et ne tenant plus en place, il se réfugia sur le balcon, répétant : “Quel drôle de goût ! quel drôle de goût !”, tandis qu’O-Yû, amusée, faisait entendre son rire sonore.

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le Coupeur de roseaux par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (62)

> voir plus

Quiz