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Un début difficile tant les 40 premières pages me paraissaient peu accessibles aux lecteurs occidentaux, de longues descriptions façon "Guide du routard" entremêlées de passages poétiques ont failli me faire abandonner ce livre ( ce que j'aurais sans doute fait si le roman n'avait pas été aussi court).
La seconde partie du livre était donc selon moi bien plus intéressante puisqu'elle nous dévoile l'histoire de ce fameux coupeur de roseaux que rencontre le narrateur.
Une histoire de tradition, de trio amoureux mais surtout de sacrifice! Un homme aime une jeune veuve mais, apprenant qu'il ne peut l'épouser, se rabat sur sa plus jeune soeur, O-Shizu.
Une cadette décidément bien conciliante puisqu'elle consent à tous les sacrifices nécessaires au bonheur de cette soeur adulée de tous (y compris à lui téter le sein lorsque celle-ci a une montée de lait?!?)
Je garderai comme souvenir de ce roman un début très lent et pour ma part très ennuyeux ainsi qu'une histoire un brin agaçante (le sacrifice a ses limites quand même!).
Heureusement, ce court récit se voit sauvé par un style irréprochable : j'y ai trouvé beaucoup de poésie, des phrases très fluides malgré leur longueur et des descriptions assez approfondies des personnages.
Je crois que ce roman aurait pu être qualifié de "nouvelle" si il ne débutait pas par cette (trop) longue introduction lyrique.
Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2009/11/le-coupeur-de-roseaux-juni..
Je n'ai pas tout de suite accroché à cette nouvelle, il a fallu attendre une soixantaine de pages avant que je rentre dans l'histoire ce qui est un peu beaucoup pour une nouvelle qui déjà ne possède pas énormément de pages :suspect:
Cependant après cette attente j'ai beaucoup aimé connaitre l'histoire de ce père qui éprouvait un sentiment amoureux envers une très belle et jeune veuve qu'il n'a pu avoir. Mais afin qu'il puisse l'a voir il s'est marié à sa soeur cadette. Les sentiments se mêlent entre ces 3 personnes, c'est assez bizarre car on a un homme qui aime une femme, cette femme éprouve des sentiments envers lui mais ne peut se lier avec lui puisqu'elle est veuve et mère et enfin la soeur cadette s'efface en n'ayant que le "titre" de femme.
Lien : http://aufildespagestournees.blog4ever.com/blog/index-309386.html
Le coupeur de roseaux est un court roman, écrit en 1932.
Nous suivons le narrateur qui décide de se promener aux abords du sanctuaire de Minase, ancien palais de l'empereur Gotoba (12ème siècle) transformé en lieu de culte. Son récit est émaillé de descriptions géographiques et historiques et ponctués de citations littéraires et poétiques. Il imagine l'empereur et le décor qui s'offrait à ses yeux tout en plongeant dans ses écrits.
"Je regarde dans le lointain
Le pieds des montagnes est enveloppé de brume
Rivière Minase !
Pourquoi avoir préféré
Les soirs d'automne ? "
Sa promenade le conduit au fleuve Yodo qui se traverse en 2 fois pour atteindre Hashimoto. Un banc de sable au milieu du fleuve sert de relai. C'est sur ce banc de sable que notre narrateur décide de se poser pour contempler à loisir la pleine lune.
C'est sur cet îlot qu'il rencontre un coupeur de roseaux qui, tout en lui offrant du saké sans compter, lui rapporte une anecdocte de jeunesse : son père l'emmenait chaque année en promenade sur les bords de la rivière Yodo et s'arrêtait pour observer une belle jeune femme qui jouait du Koto sur la berge opposée. Les années passent et le père se décide enfin à raconter à son fils l'histoire de cette femme.
On va découvrir alors, en même temps que notre narrateur, une histoire d'amour contrarié entre la belle O-Yû et le père, où le respect, l'amour pur et le sacrifice sont élevés au rang d'honneur.
Je n'en dirais pas plus pour ne pas vous dévoiler la richesse de l'intrigue.
Ce roman très intéressant n'est toutefois pas si facile d'accès suite à la longue introduction du narrateur sur le lieu de sa promenade. Regorgeant de références peu connues par les lecteurs occidentaux, il peut très rapidement ennuyer... Cependant, il faut avoir le courage de poursuivre pour atteindre la partie du récit sur O-Yu et Shinnosuke, autrement plus passionnante.
Entremêlant passion, secret, raffinement, mélancolie et relation à trois, cette histoire en forme de conte traite du désir innasouvi et l'élève comme forme d'amour suprême. Une femme sacrifie sa vie pour l'amour de sa soeur et de son mari. Une autre se refuse à aller contre les traditions. Un homme se marie par amour d'une autre femme. C'est une relation triangulaire bien complexe qui nous est présentée ici.
Le problème de la condition féminine est quelque peu montrée du doigt. Enfermées dans les traditions, elles sont soumises au bon vouloir de leurs maris et de leur famille.
Le lecteur baigne dans une atmosphère de mystère et de mélancolie renforcée par une écriture poétique qui rappelle les haikus.
Bref une belle découverte malgré une mise en place un peu longue du récit.
Il est à noter que le cinéaste Mizoguchi s'est inspiré de cette nouvelle pour réaliser en 1951 le film "Mademoiselle Oyu".
Tanizaki s'étant lui-même inspiré du conte floklorique japonais : le coupeur de bambou. Datant du Xème siècle, il est considéré comme le plus ancien texte narratif japonais.Je vous renvoie à la notice Wikipédia qui est très bien faite : http://fr.wikipedia.org/wiki/Kaguya-hime.
Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-le-coupeur-de-roseaux-..
4ème de couverture: Lors d'une promenade autour d'un ancien palais impérial, le sanctuaire de Minase, le narrateur rencontre un homme étrange.
Est-ce un fantôme, un esprit qui hante les lieux ? Celui-ci lui offre du saké et lui raconte l'histoire de la belle O-Yû, perverse et inaccessible...
Mon avis: pas mal. Inspiré d'un conte japonais, ce petit roman nous emmène dans un univers doux, poétique. Un homme décide de se promener pour contempler la lune et de s'asseoir près d'un fleuve pour se laisser aller à ses méditations embuées de saké. Il rencontre un homme étrange qui lui raconte une histoire singulière, celle de la belle et mystérieuse O-Yû. Le lecteur est alors plongé dans un intrigue sentimentale contrariée par les usages sociaux et les principes moraux en cours à cette époque.
Ce petit roman est très agréable à lire. L'écriture est fine, une douce poésie s'élève de l'histoire contée par l'homme, on entre pendant une centaine de pages dans une sorte de volupté, de douceur qui nous envahit.
J'ai découvert cet auteur avec ce petit roman qui donne envie de se plonger un peu plus dans l'oeuvre de ce romancier.