> Jean-Jacques Tschudin (Traducteur)

ISBN : 2070389642
Éditeur : Editions Gallimard (2009)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Tadasu a grandi, mais il reste toujours un petit enfant lorsqu'il pense à son enfance et à sa mère, la merveilleuse Chinu, si bien réincarnée dans la seconde femme de son père, avec qui il entretient une relation trouble mêlant amour filial et désir.
Un magnifiqu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 07 novembre 2010

    Woland
    Yume no Ukihashi
    Traduction : Jean-Jacques Tschudin
    Ce très court roman de Tanizaki est de ces textes qui donnent envie, après les avoir lus et relus, de se lancer dans des déclarations du style : "Après avoir lu cela, on peut fermer les yeux et mourir." Exagéré certes, outrancier - surtout pour des lecteurs qui escomptent bien, jusque dans l'Au-delà, continuer à s'adonner à leur passion - et pourtant ...
    C'est que, avec ce "Pont Flottant des Songes", titre emprunté au cinquante-quatrième et dernier livre du fameux "Dit du Genji", classique japonais composé au XIème siècle par Shikibu Murasaki et tenu, par beaucoup, pour le premier roman psychologique jamais écrit, Tanizaki atteint à la perfection absolue. Perfection des fils de l'intrigue qui se croisent et s'entrecroisent avec une telle habileté que le lecteur en prend conscience bien trop tard, lorsqu'il n'a plus ni le pouvoir, ni la volonté de se dégager de la toile ainsi tissée, perfection de l'ambiguïté qui, à l'exception du médecin et de la parentèle des protagonistes, caractérise les personnages mis en scène, perfection en fin du réalisme de l'histoire qui nous remet en mémoire l'infinie variété de distorsions et de perversions dont est capable la nature humaine.
    Sade aurait dégusté, vénéré, applaudi Tanizaki et cependant, les deux écrivains sont à l'opposé l'un de l'autre, en tous cas quant à la forme. Car, pour l'imagination ...
    Dans "Le pont flottant des songes", le narrateur, Otokuni Tadasu, qui a perdu sa mère alors qu'il atteignait ses cinq ans, se voit proposer par son père, quelques années plus tard, de retrouver une nouvelle maman. Jusque là, rien que de très ordinaire jusqu'à ce que le père dise à son fils qu'il doit considérer cette nouvelle mère tout à fait comme la première. D'ailleurs, la jeune femme portera le même prénom que la disparue, Chinu. Elle jouera sur le koto ayant appartenu à la morte. Elle prendra même l'enfant avec elle certains soirs, dans son lit, pour qu'il s'endorme en la têtant, ainsi qu'il en avait plus ou moins l'habitude avec sa mère.
    Ainsi s'écoulent les années. Tadasu grandit, son père et sa belle-mère avancent en âge mais leur harmonie est parfaite. le jeune homme n'a jamais oublié celle qui l'avait mis au monde, ce n'était d'ailleurs pas le but recherché, bien au contraire - son père l'en avait prévenu. En fait, on dirait que les deux femmes, la morte et la vivante, ont fusionné. Tout simplement et tout comme le souhaitait le maître de maison, de très loin le personnage le plus ambigu et le plus énigmatique du livre.
    Bien entendu, les choses ne vont pas s'en tenir là. Inexorable, de détail infime en petite phrase délicate, de retour sur un paragraphe qui fait hésiter la compréhension en explication claire volontairement donnée, le texte progresse vers une fin que le lecteur, fasciné, hypnotisé comme toujours par la puissance et la complexité du génie de Tanizaki, ne cesse d'entrevoir depuis à peu près le premier tiers du livre et qu'il accepte avec reconnaissance, comblé par cette nouvelle et lumineuse démonstration de la subtilité d'un esprit qui a bien peu d'égaux dans la littérature occidentale.
    En conclusion, je vous recommande vivement "Le pont flottant des songes." Lisez-le une première fois, laissez reposer une semaine ou deux, lisez-le une seconde fois. Vous saurez alors pleinement ce que ressent le narrateur de cet étrange récit qui mêle si habilement les thèmes de l'inceste, du double et de l'ambiguïté sexuelle lorsqu'il confie : " ... plus je réfléchissais au sens caché de tout cela, et moins je comprenais ce qui s'était passé. ..."
    Oui : vous saurez. ;o)
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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 04 juillet 2011

    chocobogirl
    Tadasu est un adulte aujourd'hui et il revient avec nostalgie sur son enfance et les 2 femmes qui ont bercées ses rêves. Sa mère Chinu le laisse orphelin à l'age de 5 ans, à la suite de complications lors de sa 2ème grossesse. Au bout de quelques années, son père décide de se remarier avec une femme un peu plus jeune que lui. L'affection que Tadasu porte à ces 2 femmes est très forte et le texte de Taniguchi est une vraie ode à l'amour.
    Le titre Le pont flottant des songes fait référence à un célèbre texte de la littérature japonaise : le dit de Genji.La mère de Tadasu reprend le titre d'une des parties dans un poème :
    "En ce jour où le coucou
    A l'ermitage aux hérons
    Vient chanter
    Le pont flottant des songes
    Est désormais franchi. "
    Tadasu débute le récit de ses souvenirs mais ces derniers sont un peu flous. L'image de ses 2 mères se confond et il ne sait pas toujours exactement à laquelle des 2 femmes ils sont associés. C'est le père de Tadasu qui a voulu que la nouvelle venue prenne la place de sa première femme dans le coeur et l'esprit de son jeune fils. Elle sera renommée Chinu elle aussi et effectuera les mêmes gestes que sa première mère. Elle jouera du koto sur l'instrument de la morte et bercera le garçon en lui donnant le sein comme autrefois. Aussi, les 2 femmes finissent pas ne plus faire qu'une dans l'esprit du petit garçon, comme son père le souhaitait.
    Tadasu se souvient avec bonheur de la beauté des pieds nus de sa mère trempés dans l'eau de l'étang, du bruit sec et régulier du sôzu, des berceuses maternelles au creux des seins, des séances de koto que son père écoutait religieusement... A 10 ans, quand sa deuxième maman arrive, ces mêmes habitudes reprennent.
    Leur vie se déroule harmonieuse et sans tâche. Chinu attend un enfant mais le bébé est très rapidement confié et éloigné à la campagne sous le prétexte qu'il reste la priorité de la famille.
    Tadasu grandit et continue d'aimer sa mère et de lui prodiguer affection et calineries. L'éloignement de son frère le dérange et il cherche à le retrouver mais en vain. Même son mariage sera lié à Chinu, son père lui imposant de ne pas faire d'enfant ou de les faire adopter afin qu'il se dévoue exclusivement à elle.En mauvaise santé, il espère bien que, après sa mort, son fils qui lui ressemble tant devienne le soutien de Chinu.
    Un bonheur sans tâches ? Des rumeurs vont pourtant bon train : la famille sort peu et on les soupçonne de relations coupables.
    Et effectivement, le lecteur très attentif pourra relever quelques notations ambigües qui laisse planer un certain doute et révèle que les choses ne sont peut-être pas si simples qu'elles y paraissent.
    Tout l'art de l'auteur est là : celui de ne pas dire toute la vérité tout en la suggérant. A travers une narration pure et délicate, Taniguchi insère dans son récit des subtilités si légères qu'on peut facilement passer dessus sans s'arrêter. le texte mérite même une deuxième lecture afin de mieux repérer les indices.
    Au lecteur de juger ! L'auteur n'en livrera pas plus !
    Le pont flottant des songes se révèle finalement un petit texte bien malsain qui va au-delà d'une simple ode à la maternité. Je vous le recommande mais sachez lire entre les lignes !

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-le-pont-flottant-des-s..
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    • Livres 2.00/5
    Par purplevelvet, le 29 janvier 2011

    purplevelvet
    Au final, je ne sais pas vraiment quoi penser de cette nouvelle, d'une part j'y ai en partie trouvé mon compte , comme le suggère la couverture, il y est fait réference à la calligraphie, le titre est tiré d'un chapitre du très célèbre roman médiéval "Le dit de Genji", on y trouve pas mal d'éléments qui me parlent et correspondent à ce que j'ai cherché en voyage: maison de thé en bois, bassin aux carpes, koto.. et j'ai aussi enfin appris le nom de cet objet qui symbolise dans mon idée le jardin japonais idéal: le sôzu.. cette fameuse fontaine de bambou qui se remplit puis se vide en claquant un coup sec.. allez savoir pourquoi, j'adore ça!
    Et elle a un rôle récurrent dans la nouvelle.
    Par contre sur le contenu lui même, je suis plus réservée: ca commence bien, par un évocation de sa petite enfance par le héros, qui perd sa mère en bas âge, et n'arrive plus bien à distinguer dans ses souvenirs lesquels datent de sa mère et lesquels datent de sa belle mère. d'autant que le père et la belle mère se sont arrangés pour qu'ils ne fasse absolument plus de distinction, la seconde femme se comporte exactement comme un décalque de la première.
    Là dessus, bon, on a franchement du mal à saisir l'intérêt de la chose, car l'amour du père et de la mère de substitution devient plutôt étouffant, peu de scènes en dehors de la maison familiale, on est assez proche du huis clos, parents qui abandonnent le demi-frère sans ciller (une raison est évoquée: l'action se passe à une époque ou la conscription n'était obligatoire que pour le second fils d'une famille, le premier étant exempté comme soutien de famille, l'auteur nous dit qu'il n'était pas rare de "louer" en quelque sorte le second garçon à une famille d'accueil pour lui éviter le service militaire...Mais franchement lorsque le père meurt et fait promettre à son fils d'épouser une fille qu'il lui désigne d'office afin de se mettre tous deux au service exclusif de la mère, on se dit qu'on est plus proche de parents abusifs que d'autre chose. Limite, le lecteur est content pour le héros que sa mère adoptive meure aussi assez vite pour qu'il puisse enfin vivre à sa guise.
    Donc je dirais que je l'ai trouvé pas mal, sans plus, il ne me laissera pas non plus un grand souvenir, mais méfiez vous du résumé trompeur!

    Lien : http://chezpurple.blogspot.com/2011/01/le-pont-flottant-des-songes-j..
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    • Livres 3.00/5
    Par AmandineMM, le 12 août 2011

    AmandineMM
    Court récit sous forme d'autobiographie privée et au titre enchanteur, ce "Pont flottant des songes" m'a bien plu, bien que moins poétique que je ne l'espérais à la lecture du titre si prometteur. de fort beaux extraits de poésie japonaise sont insérés, surtout au début, mais la narration est plus classique et banale. J'ai retrouvé dans ce récit cette finesse d'observation et la concision que j'avais perçues dans les haïkus japonais: c'est surtout le premier aspect qui m'a séduite, le second m'a plutôt déçue. Les descriptions des petits éléments naturels, de gestes, m'ont semblé très belles. En contrepartie, l'auteur délaisse certains épisodes de sa vie et de l'intrigue: ma curiosité reste un peu inassouvie, c'est dommage.
    Une jolie découverte, mais sans plus.
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    • Livres 3.00/5
    Par Iluze, le 27 février 2011

    Iluze
    Ce livre pourrait être sous-titré "tout ce qu'il ne faut pas faire pour être une bonne belle-mère".
    J'ai souvent été mal à l'aise en lisant ce récit. Les scènes controversées s'enchainent dans cette nouvelle. Quand son père se remarie, Tadesu considère sa belle-mère comme sa mère. Son père encourage d'ailleurs cette relation. Mais ça en devient malsain au point que Tadesu ne fait plus de différence entre sa mère défunte et sa nouvelle mère.
    C'est un livre qui m'a un peu secouée et je suis contente que les mentalités ont changé depuis lors.

    Lien : http://iluze.over-blog.com/article-junichiro-tanizaki-le-pont-flotta..
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Citations et extraits

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  • Par Woland, le 07 novembre 2010

    [...] ... "Je ne sais pas ce que tu penses de la personne qui est venue jouer du koto mais, après mûre réflexion, en songeant aussi bien à ton avenir qu'au mien, j'aimerais qu'elle m'épouse et vienne habiter avec nous. Tu vas bientôt entrer en troisième année [grosso modo, correspond au CE2 français], alors j'aimerais que tu essaies de bien comprendre ce que je dis. Comme tu le sais, personne ne m'était plus cher que ta maman qui est morte. Si elle était là, bien en vie, ton papa n'aurait besoin de rien de plus. Après que ta maman nous eut quittés de la sorte, je suis resté longtemps sans vraiment savoir ce qu'il serait bon de faire jusqu'à ce que, par hasard, je fasse la connaissance de cette jeune femme. Je crois que tu ne te souviens pas clairement du visage de ta maman, mais je t'assure que tu comprendras un jour que, sur de nombreux plans, cette personne lui ressemble. Quand je parle de ressemblance, je ne veux pas dire être le portrait vivant de l'autre parce que ça, il ne faut pas s'attendre à le trouver chez les hommes - sauf pour les jumeaux ou des cas de ce genre. Non, ressembler à quelqu'un, ce n'est pas cela ! Mais si tu regardes l'expression de son visage, sa manière de parler, de se tenir, et cette nature, douce certes, mais aussi sereine et profonde, alors sur tous ces plans-là, tu verras combien elle ressemble à ta maman. Tu sais, ton papa n'aurait jamais songé à se remarier s'il n'avait rencontré quelqu'un comme elle ! C'est précisément parce qu'une telle personne existe que j'ai pu désirer le faire. Qui sait, c'est peut-être maman qui, pensant à ton avenir et à celui de ton papa, a fait en sorte que cette rencontre se produise ! Si cette personne acceptait de vivre dorénavant avec nous, combien cela t'aiderait à grandir ! De plus, comme nous avons maintenant commémoré le troisième anniversaire ( 1 ) de la disparition de maman, je pense que le moment serait bien choisi. Dis, Tadasu, tu comprends bien ce que je veux dire ?"

    ( 1 ) : le sankai-ki, la troisième célébration qui prend place deux ans après les funérailles. ... [...]
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  • Par Woland, le 07 novembre 2010

    [...] ... Bien que n'étant qu'un amateur, j'ai écrit ce récit - provisoirement intitulé "Le Pont Flottant des Songes" - comme on rédige un roman, mais tout ce que j'ai rapporté jusqu'ici renvoie à des épisodes authentiques ayant pris place dans le cadre familial, sans qu'aucune intervention vienne s'y mêler. Si on me demandait dans quel but j'écris ce texte, je serais bien incapable de répondre. Je n'écris pas particulièrement dans l'espoir d'être lu. Pourtant, bien que ce récit ne soit pas destiné à être lu par qui que ce soit de mon vivant, l'idée qu'après ma mort il tombe sous les yeux d'un certain nombre de personnes ne me gêne aucunement, encore que, s'il tombait en poussière sans que personne l'ait jamais lu, je n'en éprouverais aucun regret. Simplement, je suis passionné par l'écriture elle-même, et j'éprouve un immense plaisir à me pencher sur les événements du passé et à tenter de les faire revivre un à un. Je peux certes affirmer que tout ce qui est rapporté ici est strictement véridique, exempt de la moindre invention, de la moindre déformation, la vérité a néanmoins des limites, et il y a une ligne au-delà de laquelle on ne peut plus l'écrire. Aussi, bien que je n'invente rien, je ne livre pas pour autant toute la vérité. Il se peut que, par respect pour mon père, pour ma mère, pour moi-même aussi, et pour d'autres encore, je laisse de côté une partie de cette vérité. Certains diront que ne pas raconter toute la vérité, c'est déjà mentir ; je ne me risquerai pas à les contredire, c'est leur façon de voir les choses. ... [...]
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  • Par erellwen, le 10 avril 2010

    Lorsque, n'arrivant pas à m'endormir, je faisais mon enfant gâté et que, tout agité, je réclamais: "Maman! Laisse-moi dormir avec toi!", elle venait voir ce qui se passait et, en me disant: "Allons, mon petit chéri!", elle me prenait dans ses bras pour m'emmener dans sa chambre à coucher. Bien que la literie fût déjà préparée dans la grand pièce où dormaient mes parents, mon père, qui était probablement allé à la villa au fond du jardin, n'était pas là. Ma mère, qui ne s'était pas encore changée pour la nuit, s'allongeait dans sa tenue habituelle, sans même défaire son obi, pour me serrer contre elle, ma tête sous son menton. Une lampe éclairait la chambre, mais comme j'enssevelissais mn visage entre les pans entrouverts de son kimono, je ne percevais qu'une vague pénombre alentour. Le parfum de ses cheveux, qu'elle nouait en chignon, effleurait mes narines. Je cherchais de mes lèvres le bout de son sein, le prenais dans ma bouche, le roulais sous ma langue. Sans rien dire, maman me laissait téter aussi longtemps que je voulais. Je crois me souvenir d'avoir pris le sein jusqu'à ce que je sois devenu passablement grand, car à cette époque personne personne n'insistait sur la questio du sevrage. Tout en jouant sur son mamelon de la pointe de ma langue, je tétais de mon mieux,et alors, ô bonheur! j'en tirais du lait. Des effluves où cette odeur lactée se mêlaient au parfum de sa chevelure flottaient tout autour de mon visage enfoui dans sa poitrine. Il régnait là une obscurité profonde qui laissait pourtant deviner un halo blanchâtre autour de ses seins.
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  • Par chocobogirl, le 04 juillet 2011

    je voudrais que tu ne penses pas que c'est une deuxième maman qui est venue, mais que c'est ta maman, celle qui t'a mis au monde, qui vit toujours et qui est revenue après avoir fait un long séjour quelque part ! D'ailleurs, même si je ne te le disais pas maintenant, tu finirais tout naturellement par le penser un jour. Tes deux mamans se fondront en une seule, et tu ne pourras plus les différencier. Ta maman s'appelait Chinu, et ta nouvelle maman s'appellera aussi Chinu ! Et de plus, elle fera tout comme l'aurait fait ta première maman, elle agira comme elle et te parlera comme elle.
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  • Par Neigeline, le 04 septembre 2011

    Certains diront que ne pas raconter toute la vérité, c'est déjà mentir ; je ne me risquerai pas à les contredire, c'est leur façon de voir les choses.
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