ISBN : 2716903069
Éditeur : Publications orientalistes de France (2001)


Note moyenne : 4.46/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
L'auteur défend une esthétique de la pénombre comme par réaction à l'esthétique occidentale où tout est éclairé, s'employant à comparer divers usages de la lumière et de l'éclairage (des lieux d'aisance, par exemple) chez les Japonais et les Occidentaux. De plus, fidèle... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par luocine, le 13 août 2009

    luocine
    Je suis souvent réticente à lire la littérature japonaise, je m'y ennuie ferme à chaque fois ou presque. J'ai lu ce livre car un ami architecte me l'avait conseillé.
    Pour une fois, je dois dire que ce livre m'a passionnée car j'ai tout compris et je mesurais pendant ma lecture à quel point cette grande civilisation est à l'opposé de la nôtre.
    Quel auteur français commencerait à décrire les lieux d'aisance pour faire comprendre le charme des maisons de son pays ? Et pourtant ! N'est-ce pas là que nous dévoilons beaucoup de nos habitudes? Tanikazaki le pense et il m'a convaincue. De la même façon sa description de la femme japonaise, m'a fait parfaitement comprendre que je suis définitivement une femme française.


    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par luocine, le 12 août 2009

    luocine
    Je suis souvent réticente à lire la littérature japonaise, je m'y ennuie ferme à chaque fois ou presque. J'ai lu ce livre car un ami architecte me l'avait conseillé.
    Pour une fois, je dois dire que ce livre m'a passionnée car j'ai tout compris et je mesurais pendant ma lecture à quel point cette grande civilisation est à l'opposé de la nôtre.
    Quel auteur français commencerait à décrire les lieux d'aisance pour faire comprendre le charme des maisons de son pays ? Et pourtant ! N'est ce pas là que nous dévoilons beaucoup de nos habitudes. Tanikazaki le pense et il m'a convaincue. De la même façon sa description de la femme japonaise, m'a fait parfaitement comprendre que je suis définitivement une femme française.


    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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Critiques presse (3)


  • NonFiction , le 15 décembre 2011
    Éloge de l’ombre (1933) est à la fois un essai magnifiquement écrit, original et pénétrant, et un texte imprégné de discours culturaliste qui brode à l’excès sur le thème de l’antagonisme occident/orient (Japon) au point d’en être quelque fois irritant et souvent schématique.
    Lire la critique sur le site : NonFiction
  • Lexpress , le 26 juillet 2011
    La réédition du chef-d'oeuvre de Tanizaki, Eloge de l'ombre, à savourer dans toute sa subtilité.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 28 juin 2011
    Le lecteur se laisse bercer par ce passage en revue encyclopédique quasi hypnotique, sans toujours saisir le dessein du maître. Heureusement, Tanizaki finit par vendre la mèche. Il est en mission pour régler son compte à une littérature japonaise coupable de s'être approprié les artifices du roman occidental.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par ster, le 11 mai 2011

    [...] à un éclat superficiel et glacé, nous avons toujours préféré les reflets profonds, un peu voilés; soit, dans les pierres naturelles aussi bien que dans les matières artificielles, ce brillant légèrement altéré qui évoque irrésistiblement les effets du temps. "Effets du temps", voilà certes qui sonne bien mais, à vrai dire, c'est le brillant que produit la crasse des mains. Les Chinois ont un mot pour cela, "le lustre de la main"; les Japonais disent l'"usure" : le contact des mains au cours d'un long usage, leur frottement, toujours pratiqué aux mêmes endroits,produit avec le temps une imprégnation grasse; en d'autres termes , ce lustre est donc bien la crasse des mains.
    [...] Contrairement aux Occidentaux qui s'efforcent d'éliminer radicalement tout ce qui ressemble à une souillure, les Extrême-Orientaux la conservent précieusement, et telle quelle, pour en faire un ingrédient du beau.
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  • Par ster, le 11 mai 2011

    Le bol de laque au contraire, lorsque vous le découvrez, vous donne, jusqu'à ce que vous le portiez à la bouche, le plaisir de contempler, dans ses profondeurs obscures, un liquide dont la couleur se distingue à peine de celle du contenant et qui stagne, silencieux, dans le fond. Impossible de discerner ce qui se trouve dans les ténèbres du bol, mais votre main perçoit une lente oscillation fluide, une légère exsudation qui recouvre les bords du bol, vous apprend qu'une vapeur s'en dégage, et le parfum que véhicule cette vapeur vous offre un subtil avant-goût de la saveur du liquide, avant-même que vous en emplissiez votre bouche. Quelle jouissance dans cet instant, combien différente de ce que l'on éprouve dans une assiette plate et blanchâtre de style occidental ! Il est à peine exagéré d'affirmer qu'elle est de nature mystique, avec même un petit goût zennique.
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  • Par ster, le 11 mai 2011

    Avez-vous jamais,vous qui me lisez, vu "la couleur des ténèbres à la lueur d'une flamme"? Elles sont faites d'une autre matière que celles des ténèbres de la nuit sur une route, et si je puis risquer une comparaison, elles paraissent faites de corpuscules comme d'une cendre ténue, dont chaque parcelle resplendirait de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.
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  • Par luocine, le 13 août 2009

    Aussi n’est-il pas impossible de prétendre que c’est dans la construction des lieux d’aisance que l’architecteur japonaise atteint aux sommets du raffinement. Nos ancêtres qui poétisaient toute chose, avaient réussi paradoxalement à transmuer en un lieu d’ultime bon goût l’endroit qui, de toute la demeure, devait par destination être le plus sordide, et par une étroite association avec la nature, à l estomper dans un réseau de délicates associations d’images. Comparée à l’attitude des Occidentaux qui, de propos délibéré, décidèrent que le lieu était malpropre et qu’il fallait se garder même d’y faire en public la moindre allusion, infiniment plus sage est la nôtre, car nous avons pénétré là, en vérité, jusqu’à la moelle du raffinement.
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  • Par ivredelivres, le 18 juin 2011

    Je crois que le beau n’est pas une substance en soi, mais rien qu’un dessin d’ombres, qu’un jeu de clair-obscur produit par la juxtaposition de substances diverses. De même qu’une pierre phosphorescente qui, placée dans l’obscurité émet un rayonnement, perd, exposée au plein jour, toute sa fascination de joyau précieux, de même le beau perd son existence si l’on supprime les effets d’ombre.
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