Un tout petit texte, tout en finesse, mais dont les mots et les phrases sont claires nettes et précises.
Dans ce premier roman,
Laurence Tardieu s'attarde sur la relation père –fille, ou plutôt, la non relation père –fille. Et je dois dire que c'est assez émouvant de voir deux êtres liés de chair et de sang ne pas se reconnaître, non pas physiquement mais en tant parents. Louise s'est depuis longtemps détachée de ce père en prison depuis 20 ans. Elle l'héberger, par pur sens de l'hospitalité, mais……mais……Voilà une situation impensable, mais pas si rare que cela.
Ce texte se situe sur deux niveaux narratif, mais, à mon sens, construit un peu maladroitement. Ce double niveau permet à
Laurence Tardieu, au travers de son personnage d'engager une réflexion sur la création artistique. C'est ce qui rend à mes yeux ce roman un peu moins bien que
Le Jugement de Léa. La manière que
Laurence Tardieu a d'explorer les sentiments humains est très plaisante, et est de plus en plus travaillée au fil de son œuvre.