Les artistes dignes de ce nom ont toujours fait preuve d'un sens de l'observation particulièrement développé,
Jean Tardieu, à la lecture de "
Le Professeur Froeppel", fait partie de ceux-là. Ce qu'il observe dans cette œuvre, qui tient à la fois du journal intime, de l'essai, du récit, de la poésie et du
Théâtre, est le langage dans son acception la plus large.
Ce qui, en apparence, va de soi, comme les codes de notre communication orale ou écrite, est ici mis en lumière dans ce qu'ils ont de plus étrange, voir même d'absurde. Les multiples onomatopées, les sempiternels tics de langage, nos innombrables postures et attitudes visuelles qui contribuent à soutenir nos actes de communication, font les délices d'un
Jean Tardieu bouffon et burlesque qui met à jour tout le mal que nous avons avec ce foutu langage, toujours en train de nous échapper alors qu'on croît en être de maître.