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Critiques sur Un temps fou (16)


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    • Livres 1.00/5
    Par wakinasimba le 24/06/2010


    Maud est écrivain. Elle a un mari et une petite fille de 4 ans, Marie. Un jour, elle reçoit un coup de fil d'un ancien ami réalisateur. Elle le connait peu, ils se sont croisés à une fête quelques années auparavent, on longuement discutés, puis ne se sont plus revus.

    Maud garde un souvenir très fort de cette rencontre. Et quand elle le revoit, un sentiment tout aussi fort nait entre eux.

    Mon avis :

    Un temps fou, c'est le temps qu'il faudra à Maud pour comprendre qui est vraiment cet homme, et franchement, c'est long.

    J'avais pourtant adoré "Puisque rien ne dure" ainsi que "Rêve d'amour". Mais dans ce roman, je trouve que la sauce est un peu trop délayée à mon goût, et les mots, au lieu de gagner en force, perdent en compréhension des sentiments.


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2010/05/31/17700140.html

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par SebastienFritsch le 22/05/2012


    C'est en regardant Laurence Tardieu parler de sa façon de travailler que j'ai eu envie de découvrir son écriture. J'ai mis un peu de temps, mais je gardais son nom dans un coin de ma mémoire, parce qu'un certain nombre de ses réflexions sur le métier d'écrivain m'avaient touché.
    D'ailleurs, en entamant Un temps fou, mis à part le fait que le début du roman me semblait quelque peu mystérieux, j'ai été marqué par certaines phrases que Laurence Tardieu glisse sous la plume de sa narratrice, écrivain elle aussi.
    J'ai par exemple relevé celle-ci : "Je n'ai jamais eu peur de la page blanche. J'ai toujours pensé qu'on avait besoin de pages blanches pour écrire, de longs moments de silence qui n'en sont pas, qui ressemblent à ce qu'est le corps lorsque tout gronde à l'intérieur mais qu'on ne peut émettre le moindre son, il y a trop de confusion, trop de chaos, il faut attendre, attendre, un peu de clarté peut-être, un peu de paix dans tout ce fracas, pour qu'enfin les phrases soient à nouveau possibles."
    Malheureusement, cette première impression positive s'est rapidement trouvée contredite. En effet, plus j'avançais dans ma lecture, plus ces réflexions se faisaient rares et, surtout, plus le roman me semblait mystérieux... Et quand je dis mystérieux, c'est parce que je pensais vraiment que, sous des scènes aussi vides et un style aussi plat devait se cacher quelque chose, une révélation, une idée géniale. Eh bien non. Je suis arrivé au point final sans rien découvrir. Parce qu'il n'y avait rien à découvrir. Et, en définitive, je me suis fait la réflexion tout au long du roman, que je n'avais lu que des mots.
    "Ce ne sont que des mots", voilà une expression que l'on destine habituellement aux beaux parleurs, plus habiles à trousser de belles promesses qu'à réaliser des actes concrets. Et pourtant, cette phrase, elle a résonné dans mon esprit à maintes reprises, pendant que je parcourais Un temps fou. Car rien de concret ne se dégageait de ces lignes : l'amour fou que ressent la narratrice pour l'homme aux yeux gris avec lequel elle a passé une nuit entière à discuter ne s'exprime que dans des images excessives, stéréotypées, du genre : je plonge dans son regard, je vacille quand il s'approche, je m'enflamme, je brûle, je suis prise par le désir... Oui, et alors ? Moi, j'en veux plus, je veux savoir ce que cela signifie et je veux le savoir par des gestes, des regards, des façons de parler ou de ne pas parler, des façons de réagir, de modifier son comportement, de bouleverser ses habitudes ou, au contraire, de ne rien changer et de contenir cet amour fou, au prix d'un sacrifice et d'une douleur démesurés (la dernière option semblant la plus adaptée pour expliquer les intervalles de temps (9 ans, 5 ans, 2 ans) entre deux rencontres avec l'homme qui, prétendument, occupe toutes les pensées de la narratrice). A défaut d'avoir trouvé ces manifestations concrètes de la passion, je n'ai tout simplement pas pu y croire. Pour moi, elle n'existait pas, n'avait ni forme, ni goût, ni odeur, ni couleur. Elle n'était que des mots.
    Bien sûr, vous me rétorquerez qu'un roman, ce n'est, par définition, rien d'autre que des mots, de l'encre posée sur du papier. Ce à quoi je répliquerai : "Eh bien non !" Un roman, ce sont des images, des sons, des odeurs (Le Parfum de Süskind est l'exemple évident), des sensations (essayez de supporter le froid de La délégation norvégienne d'Hugo Boris, pour voir). Alors quand on ne voit rien d'autre que de l'encre posée sur du papier, c'est la grosse déception.
    Déception entretenue par beaucoup d'autres points noirs. En vrac :
    Pourquoi répéter dix fois la même chose ? Par exemple : "Je plonge dans son regard", "Quand il s'approche, je vacille et j'ai l'impression que je vais tomber", "Je l'ai rencontré dans une soirée où les gens dansaient autour de nous et nous avons discuté toute la nuit", sont quelques uns des leitmotiv plutôt agaçants de ce roman.
    Pourquoi ne pas nommer les personnages pendant plus de la moitié du bouquin, puis, subitement, leur donner des prénoms ? Est-ce parce qu'avant ça, il y a l'amour pour cet homme aux yeux gris, et que cet amour fou efface tous les autres protagonistes ? Mais alors, pourquoi cet homme là n'a pas non plus de prénom ?
    Pourquoi écrire très longtemps de façon linéaire puis se mettre subitement à mélanger les époques ? Pour complexifier une intrigue inexistante ?
    Pourquoi insérer des souvenirs d'enfance qui n'apportent rien, n'éclairent en rien cette passion brûlante et sont, eux aussi, composés de nombreux clichés ?
    Quelques belles phrases, donc, dans ce roman ; mais qui n'arrivent pas à contrebalancer la déception globalement ressentie.


    Lien : http://sebastienfritsch.canalblog.com/archives/2009/11/13/15704873.h..

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Leiloona le 13/06/2009


    Voici un roman qui nous parle de la passion amoureuse, d'une relation adultérine entre un homme et une femme. Tout le roman n'est qu'une sorte de monologue intérieur où le personnage féminin serait complètement vampirisé par cette relation au point de ne parler que de ça. De temps à autre un flashback (ou une analepse) sur un moment de l'enfance, flashback qui n'a vraisemblablement aucun lien avec l'histoire-cadre. Oui me suis-je demandé quel était vraiment l'intérêt de ces retours en arrière.
    Mais généralement la narration se focalise sur cet amour atypique et déraisonné. Un amour comme seule l'absence est capable de créer.

    Je suis passée par plusieurs phases avec ce roman. Au début, j'ai été séduite par l'écriture cotonneuse, tout en douceur, de la narratrice. Puis je me suis lassée quand je me suis aperçue que ce livre ne parlerait que de cette relation. le décalage entre la passion amoureuse que la narratrice ressent et la monotonie de ce qui est rapporté était un chaud-froid dont je me serais bien passée. En fait, comme tout le roman est un monologue intérieur, cela crée une distance avec l'évènement raconté, distance qui éteint la passion décrite.
    De temps en temps, l'histoire amoureuse avance, fait des pas de souris, le lecteur se dit que peut-être une regain va arriver.
    Mais les saisons et les années passent, et le disque semble rayé.
    Un ensemble mitigé car sans cette histoire monotone (quel paradoxe tout de même quand on pense que l'intrigue tourne autour de la passion !), je crois que j'aurais adoré ce livre.


    Lien : http://leiloona.canalblog.com/archives/2009/06/10/14032036.html

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par MALIKA le 08/12/2010


    Une belle écriture, une belle histoire, de la profondeur et de l'émotion ...mais ça traine, ça s'enlise et on finit par s'ennuyer un peu, beaucoup ...

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par PLUMAGILE le 27/04/2010


    :
    Quoi qu'en disent les critiques, le livre m'est tombé des mains avant la page 60.
    J'ai du mal à lire ce style hâché : beaucoup de phrases courtes, souvent nominales et surtout des pages entières de questions retraçant le dialogue intérieur de Maud.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par luocine le 13/09/2009


    Je n'ai pas été sensible à cette histoire d'amour. Ce roman fait partie de la longue, très longue liste des romans français qui raconte un si petit monde et une si petite histoire.


    Lien : http://luocine.over-blog.com/

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par sweetlullaby le 03/12/2010


    C'est un petit bijou...émouvant, beau, délicat...A lire!

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par JoelleCa le 01/11/2010


    Immergée dans cet univers si particulier de L. Tardieu .... Touchée assurément, bouleversée évidement !

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par patacaisse le 18/03/2010


    Ce livre m'a ému. L'auteur écrit divinement bien. C'est de la poésie. On a envie de vivre cet amour, on souffre avec elle.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



  • Par empreintedesmots le 06/07/2009


    Dans « Rêves d'amour » son précédent roman, Laurence Tardieu se demandait si l'écriture peut redonner vie à ce qui n'est plus. Elle continue d'explorer les liens entre mémoire, imagination et écriture dans « Un temps fou ».

    « Ce qui est violent, ce n'est pas le temps qui passe, c'est l'effacement des sentiments et des émotions ». Et pour retenir et sauver de l'oubli les moments et les émotions, la narratrice de « Un temps fou » écrit. L'oubli est d'autant plus menaçant que ce que l'on cherche à retenir est très ténu. Presque rien. Une nuit, lors d'une fête, une rencontre avec Vincent bouleverse la vie de Maud. Six ans plus tard et Vincent lui téléphone. Commence une relation faite de silences : « Ce qui se passe entre nous n'a pas besoin de mots pour se dire. Ce qui se passe entre nous dévore tous les mots ». C'est cette passion qui repose sur rien de tangible, rien que des sensations et du silence, que la narratrice explore. En archiviste d'elle-même, elle décrit avec précision et finesse, au plus près des sensations, des corps, de la pensée, le cheminement d'un amour.

    Mais plus qu'un livre sur la mémoire et le souvenir, « Un temps fou » est un roman sur les pouvoirs de l'imagination. Une nouvelle pièce à apporter au dossier de l'amour idéalisé : un cas de cristallisation par l'écriture. « J'avais peut-être inventé un homme, dont l'image en définitive n'existait pas », une chimère inventée comme prétexte à l'écriture.


    Lien : http://empreintedesmots.blogspot.com/

    critique de qualité ? (1 votes positifs)






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