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La Princesse de Montpensier suivi de Histoire de la Princesse de Montpensier2Ajouter à mes livres
"Dès que l'on refuse de porter sur elle un jugement moralisateur, Marie de Montpensier s'impose comme un personnage d'une extrême modernité que j'ai adoré, et qui trouve en Mélanie Thierry une actrice exceptionnelle. Forte et vuln... > voir plus
La nouvelle de madame de Lafayette, suivie des dialogues du film de Bertrand Tavernier inspiré par cette oeuvre. On apprécie tout le talent du dialoguiste Jean Cosmos pour rendre le texte original plus accessible . Une histoire mouvementée: en 1567, dans la France déchirée par les guerres de religion, Marie de Mézières se marie contre sa volonté au prince de Montpensier. Pourtant elle reste amoureuse du duc de Guise. Son époux et son amant se battent aux côtés des catholiques et pendant ce temps, la jeune femme reçoit l'enseignement du comte de Chabannes, déserteur de la guerre. Elle découvre à ses dépens la vanité de certains attachements humains. Un grand moment de lecture et de cinéma..(Flammarion)
Au hasard d'un jeu sur Internet (je crois que c'est sur facebook), j'ai gagné ce livre qui est en fait le scénario du film de Bertrand Tavernier suivi de la nouvelle de Madame de Lafayette. Pour être complet, ce scénario est co-écrit avec Jean Cosmos et François-Olivier Rouseau. Dédicacé personnellement par Bertrand Tavernier, je l'avais un peu laissé à l'abandon. Au hasard d'un rangement je l'ai retrouvé et si j'ai laissé un peu de côté la lecture du scénario, j'ai directement filé vers la fin du livre, vers la nouvelle de Mme de Lafayette. Et quelle ne fut pas ma surprise d'y trouver grand plaisir à la lire, moi qui fuis les grands transports amoureux et qui ne suis pas totalement amateur du style 17ème siècle. Mais quelle femme -et quel lecteur- pourrait résister à un tel renoncement-déclaration d'un prétendant, à part la princesse de Montepensier : "C'est un homme qui n'est capable que d'ambition, mais puisqu'il a eu le bonheur de vous plaire, c'est assez ; je ne m'opposerai point à une fortune que je méritais sans doute mieux que lui, mais je m'en rendrais indigne si je m'opiniâtrais davantage à la conquête d'un coeur qu'un autre possède. C'est trop de n'avoir pu attirer que votre indifférence : je ne veux pas y faire succéder la haine en vous importunant plus longtemps de la plus fidèle passion qui fut jamais." (p.214) ?
C'est un homme qui n'est capable que d'ambition, mais puisqu'il a eu le bonheur de vous plaire, c'est assez ; je ne m'opposerai point à une fortune que je méritais sans doute mieux que lui, mais je m'en rendrais indigne si je m'opiniâtrais davantage à la conquête d'un coeur qu'un autre possède. C'est trop de n'avoir pu attirer que votre indifférence : je ne veux pas y faire succéder la haine en vous importunant plus longtemps de la plus fidèle passion qui fut jamais. (p.21)