> Laurent Bury (Traducteur)

ISBN : 2746708094
Éditeur : Autrement (2006)


Note moyenne : 2.82/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Après Ainsi mentent les hommes, Kressmann Taylor nous offre cinq nouvelles, les portraits de quatre femmes et d'un homme confrontés à la cruauté des rapports entre les êtres : Harriet, qui voit lui échapper l'homme qu'elle aime dans les flammes de la jalousie ; Madame, ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 16 août 2011

    cicou45
    Recueil de cinq nouvelles qui mettent l'accent sur les femmes dans les quatre premières, une différence pour chaque nouvelle, et sur un homme dans la dernière. Ce recueil est aussi étrange qu'envoûtant car il met l'accent sur des femmes peu ordinaires. Dans le premier récit où l'on découvre Harriet et sa cousine Margaret, on découvre la mort du mari de la première mais comme si celle-ci revivait l'instant tragique et y assistait en tant que fantôme.
    Dans le second, on découvre l'histoire d'Anna, une jeune fille qui a des relations un peu conflictuelles avec sa mère, pensant que celle-ci est égocentrique et ne pense qu'à une seule chose : faire que la famille ait une certaine prestance auprès de leurs amis et soit bien considérée.
    Le troisième, intitulé "Madame" est probablement celui qui m'a le plus touché car il nous narre l'histoire d'une vieille femme obèse qui se sent désespérément seule et qui se prend d'amitié pour la jeune narratrice qui, un jour, a eu la bonté de lui aider à monter les escaliers. Elle va alors lui raconter sa vie en lui disant qu'étant jeune, elle a, elle aussi eu ses heures de gloire.
    Le quatrième et dernier récit portant sur les femmes est celui d'Ellie Pearl, une jeune fille qui a eu le courage de quitter sa famille et sa montagne pour aller travailler en ville. Bien que s'étant épanouie dans celle-ci et qu'elle rêve désormais d'y faire sa vie, elle se laissera néanmoins charmer par une jeune garçon de son village un peu rustre et terminera dons probablement en tant que femme de paysan.
    Je ne vais pas vous résumer la cinquième et dernière nouvelle car, bien qu'ayant pour personnage principal un homme, un lien, et même plusieurs, le relient aux femmes.
    Bref ouvrage très bien écrit et très agréable à lire mais le lecteur doit d'ores et déjà partir avec l'idée que celui-ci est un peu loufoque par moments. A découvrir !
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Zazette97, le 20 septembre 2011

    Zazette97
    "Ainsi rêvent les femmes" est un recueil de 5 nouvelles publiées entre 1935 et 1963 par l'écrivaine américaine Katherine Kressmann Taylor et qui fait suite au recueil "Ainsi mentent les hommes".
    Harriet se consume de jalousie pour un homme qui lui file entre les doigts. La jeune Anna se sent insignifiante sous le regard du cruel Derek. Madame abuse de la gentillesse d'une jeune femme pour lui vendre une poupée. Ellie Pearl quitte la ville pour rejoindre sa famille dans les montagnes et se demande où est vraiment sa place.
    Le vieux Rupe Gittle redécouvre la vie en admirant comme pour la première fois la nature qui l'entoure.
    Les 4 femmes présentes dans ce recueil aspirent toutes à un ailleurs qui les rendraient plus heureuses, ou du moins les soulageraient du fardeau que représente leur vie et dont elles se sentent responsables.
    Harriet s'embourbe dans une relation vouée à l'échec, s'accrochant à un homme qui de toute évidence ne la mérite pas.
    Anna guette le regard de celui qu'elle désire et qui l'entoure de mépris.
    La jeune femme qui aide Madame à monter les escaliers s'en mord les doigts lorsqu'elle se rend compte qu'elle se fait manipuler. Elle n'a qu'une hâte, quitter cet appartement pour ne plus jamais y revenir.
    Partagée entre deux mondes bien différents, Ellie Pearl aime son travail et l'effervescence de la ville mais regrette toutefois la simplicité de la campagne.
    Quant au vieux Rupe Gittle, il nous enseigne que le sens de la vie réside peut-être tout simplement dans la vie elle-même, dans toutes ces petites choses que nous côtoyons au quotidien sans nous en apercevoir.
    J'ai aimé le style souvent coloré de l'auteure pour évoquer cet idéal que représentait la nature, en contraste total avec les états d'âme des personnages, et ainsi mieux souligner leur détresse.
    Mais bien que j'ai lu ces nouvelles sans déplaisir, je confesse néanmoins une certaine déception en raison du manque de volonté des personnages que j'ai trouvé bien fades, mais surtout en regard de la puissance de "inconnu à cette adresse" dont le souvenir de lecture, même deux ans plus tard, demeure encore intact.

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2011/09/ainsi-revent-les-femmes-ka..
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    • Livres 3.00/5
    Par mguy, le 09 janvier 2011

    mguy
    Kressmann Taylor est surtout connu pour ses fictions historiques : "Inconnu à cette adresse" et "Jour sans retour". Elle a également écrit des recueils de nouvelles moins connus, qui valent pourtant la peine d'être lus. "Ainsi rêvent les femmes" est un recueil de 5 nouvelles racontant chacune le destin différent de 5 femmes. Pour l'une, un drame va gâcher sa journée, et elle ne le sait pas encore. Une autre hésite entre deux vies différentes.
    Kressmann Taylor, avec sa finesse d'écriture, décrit précisément ce qui fonde la vie de ces femmes, et comment elles situent dans la société en général.
    Ce recueil émouvant est à lire.
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    • Livres 2.00/5
    Par claracambry, le 21 mars 2010

    claracambry
    Je suis très friande de nouvelles mais là je n'ai pas accroché à ce recueil de Kressmann Taylor. J'ai lu ces cinq nouvelles au style limpide mais je ne n'y pas trouvé de sensations ou d'émotions. Les mots, les situations ont glissé comme si j'étais étanche ou imperméable. Ces portraits sont pourtant bien décrits… Mais les personnages ne m'ont pas interpellée.

    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/03/kressmann-taylor-ainsi-revent..
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Citations et extraits

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  • Par Zazette97, le 20 septembre 2011

    Il était cruel. Mais elle le savait depuis le début. Elle était en partie responsable (a-t-on idée de fondre ainsi ?) et elle rougit de honte. Quand même, c'est lui qui était en demande, qui exigeait. Tandis que l'aigle s'éloignait dans un battement d'ailes, il ne restait plus à la créature innocente que la blessure laissée dans son flanc par le bec cruel. Elle l'aimerait à tout jamais. Elle porterait toute sa vie sa tristesse avec elle, sans que personne ne le sache jamais. Elle se rappela sa prémonition matinale : toute splendeur est éphémère. p.32
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  • Par Zazette97, le 20 septembre 2011

    Ellie Pearl s'inquiétait sans raison : elle était chez ses parents et rien ne perturbait sa vie. Parfois tout semblait simple, familier, et elle éprouvait un pur bonheur, comme en récurant les vieilles casseroles jusqu'à ce qu'elles étincellent ou en humant l'odeur du pain frais sortant du four. Mais à d'autres moments, surtout lorsqu'elle se promenait en montagne, foulant du pied le granit, pour arriver au point d'où l'on avait la vue qu'elle préférait depuis sa plus tendre enfance, elle s'asseyait sur la pierre, sur cette robe blanche veinée de stries granuleuses dorées et noires - la plus belle de toutes les roches -, elle admirait les lézards qui détalaient, le ciel qui n'était qu'une page de bleu ininterrompu, et toute sa joie s'évanouissait, perdue. Elle était alors traversée par une sensation de manque, sans savoir à quoi elle aspirait. p.63
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  • Par cicou45, le 16 août 2011

    "Je me demande s'il lui arrive de voir jusqu'aux ténébreux abîmes qui se profilent derrière les apparences, de faire face à l'effroyable, à l'insupportable fin de tout. Elle ne comprend pas que la blancheur des pivoines fait peine à voir parce qu'elle doit finir un jour. [...]
    Regardez ce qui dure, les tombes, par exemple.
    Ce sont les belles choses qui disparaissent en premier ; les matinées comme celle-ci, les iris qui cachent à l'intérieur de leurs pétales des cavités mouchetées et duveteuses."
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  • Par cicou45, le 16 août 2011

    "Chacun récolte ce qu'il a semé. Quand j'étais jeune, je semais le vent, et par la suite j'ai récolté la tempête, ma vie durant, et je m'en repens. Amèrement."
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  • Par cicou45, le 16 août 2011

    "Après la beauté venait toujours l'insupportable fin de tout. [...] Seul l'amour dure."
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Videos de Kressmann Taylor

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Vidéo de Kressmann Taylor

Après Gérard Darmon et Dominique Pinon, Patrick Timsit et Thierry Lhermitte livrent leur version d'Inconnu à cette adresse, le best seller de Kressman Taylor. C’est l'histoire d'une amitié brisée par la montée du nazisme reconstituée en 19 lettres poignantes entre un Juif américain et un Allemand juste avant la Seconde guerre mondiale. (Source BFMTV)








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