Par Tarun Tejpal

Note moyenne : 3.5/5 (sur 30 notes)
LGF 2007
ISBN : 225311801X  
Ajouter à mes livres

  > Lire > Modifier > Historique

L'inde du Nord à la fin des années 1990. Un journaliste et sa femme, Fizz, partagent, depuis quinze ans, une intense passion, très sensuelle, très charnelle. Jusqu'au jour où, dans leur maison accrochée aux contreforts de l'Himalaya, le narrateur découvre soixante-quatre épais carnets, le journal intime et impudique d'une Américaine, Catherine - ancienne propriétaire des lieux -, dont la lecture va peu à peu détruire son couple...

> voir plus

> voir toutes (5)

Critiques et avis sur Loin de Chandigarh


Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Alienor, 2009-01-23 09:22:07

    bibliothèque

    « L’amour n’est pas le ciment le plus fort entre deux êtres. C’est le sexe ».Telle est la première phrase accrocheuse de ce roman, qui pourtant n’est pas le reflet de son contenu. Depuis quinze ans, Fizz et son époux vivent un amour total. Une passion empreinte d’un désir ardent que les années n’ont pas émoussé. Il est toujours sous le choc éprouvé lors de leur première rencontre, ébloui à la fois par sa beauté et son esprit. Elle est toujours admirative de sa grande culture littéraire, et cet amour des livres contribue à cimenter leur relation.



    Rien ne semble pouvoir porter atteinte à leur harmonie, leur bonheur d’être ensemble. Jusqu’au jour où ils achètent une grande maison perdue dans les montagnes.Cette maison, qu’ils ont immédiatement aimée et voulue, va tout faire basculer. Car elle recèle un secret ; celui d’une femme morte depuis longtemps et qui ne laissera plus le mari de Fizz en paix lorsqu’il l’aura découvert…



    Remarquablement écrit, remarquablement construit, ce roman est jubilatoire.Le choix de Tarun J. Tejpal de ne pas narrer les faits dans l’ordre peut tout d’abord surprendre. Mais c’est certainement cette originalité qui en fait sa force. Cette construction permet au lecteur de bien mesurer la force de cette passion amoureuse, ainsi que la force du tourbillon qui entraîne irrémédiablement le héros vers le souvenir d’une autre femme.



    L’écriture quant à elle est puissante, suggestive. Tout au long de ces sept cents pages, on se sent en Inde… on la sent. Tout comme on ressent le désir des protagonistes. Quelle brillante réussite pour un roman axé sur la sensualité !



    Lien : http://tassedethe.unblog.fr
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par BMR, 2008-12-09 10:52:06

    bibliothèque

    Un petit tour en Inde, un grand voyage plutôt puisqu'il s'agit d'un pavé de près de 700 pages.



    Un roman en deux parties, presque deux histoires en une, un peu l'histoire dans l'histoire, puisqu'il est question d'un écrivain qui bien sûr cherche l'inspiration qui lui dictera son roman.



    On commence par la fin, et au final on se retrouvera au début du livre : la boucle sera bouclée.



    La première partie justement décrit les affres de l'écrivain en panne d'inspiration.



    C'est touffu, foisonnant, exotique, mais on n'accroche guère (lire le billet de Babsid sur Critiques Libres).



    Et personnellement on a trouvé que Tarun J Tejpal se regardait un peu trop le nombril (voire un peu en-dessous), tout comme (hasard ?) un autre indien qu'on a lu il y a peu : Hanif Kureishi.



    Il faudra attendre la seconde partie, l'histoire dans l'histoire, pour vraiment décoller, lorsque l'écrivain tourmenté découvre les carnets intimes d'une anglaise de l'époque post-coloniale.



    Cette seconde partie nous conte l'histoire d'une dame anglaise mariée à un prince indien (on est au pays des maharajas) mais qui, malheureuse en mariage comme l'on dit, découvrira les sommets du plaisir dans les bras d'un ou deux autres amants indiens.



    Le charme sensuel de ces deux histoires tient à leur sujet commun : l'alchimie du désir (c'est le titre orgiinal en VO), la chimie des corps et du plaisir.



    Ce gros pavé est une ode sensuelle entièrement consacrée à la femme et à son plaisir (et donc, en miroir, au désir de l'homme). Nulle pornographie, à peine quelques pages d'érotisme (un peu quand même sur 700 !), mais surtout un fleuve débordant de sensualité car on s'y frotte, caresse et baise sans fin. Qu'il s'agisse des ébats de l'auteur avec son épouse dans la première partie (si l'écrivain est en panne d'inspiration, il n'y a rien d'autre en panne chez lui !) ou qu'il s'agisse des amours tumultueuses de l'anglaise dans la seconde histoire. De l'exotisme et de l'érotisme !



    Quelques pages superbes dans ce roman touffu qu'on aurait voulu plus économe, comme cette description d'un interminable embouteillage à un passage à niveau, lorsque le «serpent de voitures» attend le passage du train (voir citation).

    Lien : http://bmr-mam.over-blog.com/article-25281658.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Bulles, 2009-03-18 15:49:44

    bibliothèque

    Ce très beau roman nous entraîne dans une Inde moderne, loin des clichés et des films de Bollywood. L’auteur place d’emblée son récit et ses personnages dans une modernité de temps et de ton. Tandis qu’il nous entraîne dans l’intimité de ce couple, Tarun J Tejpal retrace, en parallèle, l’histoire de la reconstruction indienne après le départ des Anglais.

    Lien : http://bullesdinfos.wordpress.com/2008/05/30/pourquoi-il-faut-lire-l..
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par vanillabricot, 2008-07-29 18:21:58

    bibliothèque

    Etant donné que j'ai vécu à Chandigarh, en Inde, peu après la parution de ce livre, qui a de suite été un succès il est étonnant qu'il ait fallu attendre que j'arrive en Bolivie pour le lire. Mais ô surprise, ô joie, il était sur les étagères de Cécile, abandonné ici par un voyageur quelconque. Peut être fallait-il justement que je le lise loin de Chandigarh...



    Voilà le résumé de la jaquette:

    L'Inde du Nord à la fin des années 90

    Un journaliste et sa femme, FIzz, partagent depuis quinze ans,

    une intense passion, très sensuelle, très charnelle. Jusqu'au jour où,

    dans leur maison accrochée aux contrefort de l'Himalaya,

    le narrateur découvre soixante-quatre épais carnet, le journal intime

    et impudique d'une Américaine Catherine - ancienne propriétaire

    des lieux-, dont la lecture va peu à peu détruire son couple...



    C'est un roman passionné et passionnant très astucieusement construit et ficellé. J'ai beaucoup aimé l'histoire mais aussi l'organisation de la narration qui lui donne un cachet certain. Un auteur à suivre de près selon moi et un livre dans lequel on plonge dès les premières pages et qu'on ne quitte qu'à regret 700 pages plus loin, après avoir exploré plusieurs générations de la nouvelle Inde. On le referme avec une belle sensation d'achevé.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par saphoo, 2009-05-01 09:35:03

    bibliothèque

    voici encore un livre qui me laisse pantoise, mi-figue mi-raisin, j'ai adoré l'écriture qui est d'une richesse extrême en description sans être lourde ni contraignante, tout est équilibré à souhait, le récit de même, il se faufile entre la vie du couple, le journalisme, l'histoire de l'Inde, la vie d'un écrivain, et puis d'un coup, on change d'histoire avec Catherine l'auteure des fameux petits carnets découverts par le couple qui leur furent fatals. la première histoire rattrape la seconde et finit par se mêler étrangement. L'auteur nous subjugue par son talent de narrateur, malgré certaines longueurs, il sait nous faire rebondir pour repartir de plus belle vers un autre lieu, une autre situation, des passages surprenants, des anecdotes par exemple dans une librairie quelque peu étrange, et parfois on semble perdu.

    la suite sur le blog

    Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (4)

Citations et extraits de Loin de Chandigarh


Ajouter une citation

  • Par BMR, 2008-12-09 10:53:04

    bibliothèque

    Le python semblait avoir sombré dans le coma, incapable de se ranimer. Puis tout à coup, un frémissement le parcourut. Un mouvement, un bruissement. Le train n'était ni visible, ni audible. Pourtant, des hommes, des femmes et des enfants remontèrent à bord des véhicules. Nous aussi. Les moteurs vrombirent. Au loin, un sifflement retentit, une trépidation parcourut le sol, il y eut un cliquetis de roues d'acier; sans avoir rien vu, on comprit que le train était passé. Tout était figé. Les derniers pisseurs avaient émergé des fossés pour regagner leur voiture. Le serpent semblait retenir son souffle. Puis, dans un rugissement et un crachat soudains, il entra en action. D'abord il se souleva, ondula, s'ébranla. Ensuite, le serpent venant en sens inverse commença à se mouvoir vers nous. Et le nôtre à se redresser : tout ce qui dépassait s'aligna, dans un tumulute de cris et d'insultes. Le serpent devait passer par un sas étroit et il s'effila de lui-même pour s'y faufiler. Après de longues minutes de klaxons, coups de freins et bousculades, on franchit la bosse de la double voie ferrée, tandis que le serpent avançait en face.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par becdanlo, 2010-02-07 21:44:05

    bibliothèque

    Je sortis la Brother de l'armoire, ôta sa dure carapace noire et nettoyai son corps rouge. Je la descendis dans le bureau inachevé et la posai sur le large rebord de fenêtre en pierre de Jaisalmer. Quand je m'assis devant elle, ses touches noires flottantes se tendirent vers mes doigts.
    Je savais désormais qu'il n'existait pas de bibliocachot.
    Tout ce qui était écrit sincèrement vivait à jamais.
    Chaque mot vrai. Chaque histoire vraie.
    Il fallait trouver ses propres mots. Sa propre histoire.
    Pas celle du pandit, ni de Pratap, ni d'Abhay.
    Ni celle du jeune sikh et de son cheval bien-aimé.
    Son histoire propre.
    Et la vivre. Et, après l'avoir vécue, l'écrire.
    Les touches noires se tendaient vers mes doigts. Un frisson me parcourut. Après si longtemps, mon désir enfla et grandit.
    Les bulbuls à joues blanches commencèrent à agiter les chênes.
    Le premier aigle de la journée s'élança dans la vastitude de la vallées, flottant sur rien d'autre que sa confiance en soi.
    Je glissais une feuille de papier sous le rouleau lisse de la Brother, posai les extrémités frémissantes de mes doigts sur les touches noires et luisantes, et commençai à taper. Les claquements crépitèrent comme des coups de feu...
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par BMR, 2008-12-09 10:52:45

    bibliothèque

    [...] Il n'y a pas de doute : dans le sexe, les hommes stationnent au camp de base. Ils peuvent jouir des nombreux plaisirs de la moyenne montagne, mais les sommets vertigineux leur sont refusés. Il leur manque le souffle, l'imagination, l'abandon, l'anatomie. Leur tâche consiste à préparer les vrais grimpeurs : les femmes, artistes des hautes cimes. Ces chamois capables de sauter d'arête en arête, de sommet en sommet, jusqu'à la vastitude de l'éternité. Depuis des millénaires les hommes luttent contre cette certitude. Ils connaissent l'existence des altitudes inaccessibles.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par Cerridwen, 2008-03-17 22:13:39

    bibliothèque

    Le sexe n'est pas le ciment le plus fort entre deux êtres. C'est l'amour . . .
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)

Faire découvrir Loin de Chandigarh par :

  • Mail
  • Blog

Acheter Loin de Chandigarh avec :