> Annick Le Goyat (Traducteur)

ISBN : 225311801X
Éditeur : Le Livre de Poche (2007)


Note moyenne : 3.48/5 (sur 95 notes) Ajouter à mes livres
L'inde du Nord à la fin des années 1990. Un journaliste et sa femme, Fizz, partagent, depuis quinze ans, une intense passion, très sensuelle, très charnelle. Jusqu'au jour où, dans leur maison accrochée aux contreforts de l'Himalaya, le narrateur découvre soixante-quatr... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par missmolko1, le 25 avril 2012

    missmolko1
    Les 686 pages de mon édition peuvent faire peur mais ce livre se lit très vite car quand on l'a dans les mains, on ne peut plus le lâcher. L'écriture de Tarun J Tejpal est très belle et il sait décrire la sensualité et l'érotisme comme je n'ai encore jamais lu, sans jamais être vulgaire, ou tomber dans le malsain.
    Deux récits sont présents dans ce livre, celui d'un journaliste et de sa femme Fizz qui vivent une très belle histoire d'amour et une osmose sexuelle malgré leur quinze ans de vie commune. Pourtant le narrateur, va perdre le désir pour sa femme après avoir trouvé des carnets regroupant le journal intime d'un américaine, ancienne propriétaire de leur maison.
    J'ai parfois trouvé qu'il y avait quelques longueurs dans le récit mais la qualité de l'écriture nous les fait vite oubliées.
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    Critique de qualité ? (27 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Missbouquin, le 27 février 2012

    Missbouquin
    The Alchemy of Desire”, c'est vrai que le titre en anglais est plus beau. Mais c'est vrai aussi que c'est le titre en français qui m'a attiré. Je ne l'aurai pas emprunté en anglais … En effet, vous allez vite comprendre (promis ce ne sera pas long), que c'est un véritable coup de griffe pour moi que ce roman là, lu en 2 mois, torture du soir, car quand même, je déteste abandonner des livres avant la fin, surtout une fois que j'en ai lu 300 pages … Et puis j'étais intriguée : c'est un best-seller mondial, et pourtant … et bien rien. Il m'a énervé d'un bout à l'autre.
    Pour résumer, l'incipit c'est :
    “L'amour n'est pas le ciment le plus fort entre deux êtres. C'est le sexe. “
    Et l'excipit :
    “Le sexe n'est pas le ciment le plus fort entre deux êtres. C'est l'amour … “
    En gros, 800 pages (tout de même !) pour nous faire cette démonstration. J'aurais pu lui dire au départ, cela m'aurait évité des heures de lecture fastidieuses …
    Ceci étant dit, je passe au détail !
    Je ne mets pas du tout en doute la qualité littéraire. le style et le niveau de langue ne sont pas désagréables.
    Il y a même quelques réflexions intéressantes sur la situation actuelle de L'Inde (mais beaucoup moins que je ne le pensais, ce qui m'a déçu) : par exemple : “L'Inde avait perdu son innocence. le terrorisme des années 80 nous avait dépouillés de notre suffisance et le lustre prestigieux que nous tirions depuis 3 décennies d'avoir expulsé les Anglais avec une superbe dignité s'estompait rapidement.”
    Ou encore quelques attaques sur le mode de vie occidental et sa menace :
    “Les journaux télévisés 24h/24 étaient une maladie occiendtale qui menaçait de submerger l'Orient. [...] Elle provoquait des démangeaisons qui laisseraient une cicatrice indélébile sur notre sensibilité.”
    Mais au final, tout le reste n'est que la description de la relation physique entre Fizz et le narrateur (il est vraiment trop fort, il la fait monter au 7e ciel au moins 5 fois par jour. Ou alors ce sont les fantasmes de l'auteur.) et puis la disparition de ce désir sexuel. Ensuite le récit des expériences sexuelles de l'Américaine qui a vécu 50 ans plus tôt au même endroit qu'eux. Et enfin les délires et fantasmes du narrateur. C'est un bon résumé, qui explique que ce roman m'a écœuré et que j'étais bien contente de le terminer (lu en diagonale vers la fin …).
    Ah oui et puis également tout l'échec des tentatives d'écriture du journaliste, qui en fait un personnage moyen, raté, sans ambition, au point qu'on a envie de lui mettre des claques. Bref. Passons.
    Je pense que tout le décalage entre mes attentes et ce que m'a apporté ce livre vient surtout que j'attendais un livre SUR L'Inde et qu'en réalité l'auteur a écrit un livre INDIEN (ce qui n'est pas surprenant mais bon …). Les personnages sont très proches de nous, très peu “orientaux”. Il a donc battu en brêche tous mes préjugés sur L'Inde, mais aussi c'est qu'il présente des individus d'un niveau social moyen, ni les riches maharajahs que l'on imagine, ni les dalits dépeints par Dominique Lapierre et Larry Collins. C'est donc peut-être un peu de ma faute.
    Pour conclure, ce roman m'a déçu comme l'aurait fait n'importe quel roman européen que j'aurais pu lire : j'ai détesté les personnages, l'histoire était inintéressante, pour moi; et la morale ridicule. Bref, un fiasco littéraire, en lien avec mes goûts et mon ressenti de lectrice.

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/02/27/ou-je-vous-emmene-loi..
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par chocobogirl, le 10 février 2011

    chocobogirl
    La semaine dernière, partant pour un périple de 10h de train aller et retour, j'ai pensé que c'était le moment idéal pour me plonger dans ces 700 pages que j'avalerais aussi sec le temps du voyage. Mais c'était sans compter les 2 fabuleuses familles flamandes qui ont su empêcher tout le monde de vaquer à ses occupations et se faire entendre dans tout le wagon. J'aime beaucoup nos amis belges mais je dois dire qu'ils ne sont pas toujours un exemple de discrétion et que j'étais pas loin du meurtre des 3 morpions qui venaient jouer à mes côtés en tapant du pied, en claquant les accoudoirs et en criant....
    Quant la paix est revenue, suite à leur départ, j'ai cru pouvoir me lancer à coeur perdu dans cette lecture... Mais c'était sans compter le manque d'heure de sommeil et je dois dire mettre endormie comme une merde...
    Je persiste tout de même dans ma lecture mais là aussi, c'était sans compter l'ennui...
    Et oui, chers lecteurs, je dois dire que sa lecture m'a profondement ennuyée... Il m'a fallu tout de même 300 pages pour rentrer un tant soit peu dans l'histoire qui ne m'a jamais emportée...
    L'histoire, justement la voilà.
    Le narrateur nous parle de sa relation passionnée avec Fizz où le sexe est "le ciment le plus fort entre deux êtres". Leur désir et leur sensualité sont à fleur de peau, leurs corps se cherchent constamment. Jusqu'au jour où le narrateur n'eprouve plus aucun désir pour Fizz. Son envie s'est tarie.
    C'est à ce moment que le roman commence et le narrateur va alors remonter le fil de son amour pour Fizz, leurs jeunes années, leur passion dévorante, leurs lectures, ...etc.
    Ce flot de souvenirs est constamment entrecoupé de digressions sur l'Inde, son histoire, sa culmture,ses dieux.
    Ce n'est qu'à la moitié du roman que nous découvrons la raison de la perte du désir pour Fizz : des carnets intimes de la précédente propriétaire de la maison racontant la vie amoureuse et sexuelle de cette dernière qui troublent fortement les pensées et les rêves du narrateur.
    Le roman se concentre alors sur la vie de Catherine, cette femme blanche, partie vivre en Inde. le récit se fait alors moins décousu et les digressions plus rares. On découvre ses amours torrides, son apprentissage érotique et la fascination qu'elle a pour l'Inde.
    Retour au temps présent et à l'amour du narrateur pour Fizz et le roman se conclut par une phrase renvoyant à la première : "le sexe n'est pas le ciment n'est pas le ciment entre deux êtres : c'est l'amour".
    Comme je le disais donc, j'ai été plutôt déçue... 700 pages pour découvrir que c'est l'amour et non le sexe qui cimente un couple... le battage médiatique, les nombreuses chroniques enthousiastes ont peut-être fait que j'en attendais plus ou autre chose... ou bien la faute à mon début chaotique dans le train :)
    Le rythme est très lent et les nombreuses digressions m'ont perdues... Il faut être très attentif pour ne pas perdre le fil du récit. L'histoire d'amour entre le narrateur et Fizz ne m'a pas du tout emportée et j'ai presque trouvé le personnage principal un peu "minable"...
    La sensualité présente tout au lond du roman est toutefois assez agréable. Les scènes érotiques ne sont absolumment pas vulgaires et sont parfaitement rendues. La liberté de ton est forte et correspond bien à cette Inde millénaire où on peut trouver des bas-reliefs érotiques, des lingas en pleine rue tout en étant d'une grande pudeur.
    La 2ème partie du roman sur la vie de Catherine m'a effectivement parue plus intéressante et semblé plus construite.
    Connaissant un petit peu la culture indienne, je n'ai pourtant pas trop retrouvé ici ce qui en faisait le sel. le lecteur peut même parfois passer à côté de certaines références implicites à des éléments de l'histoire indienne, pas forcément connu de tous...
    Tout de même, le thème de l'écriture abordé à travers le personnage du narrateur, écrivain raté, pose des questions pertinentes sur la difficulté de création.
    Bref, lecture très très mitigée...
    J'ai trouvé ce roman beaucoup trop fouilli pour moi et les belles descriptions érotiques n'ont pas su me réveiller de l'ennui sous-jacent que cette lecture a éveillé en moi. Dommage !
    Je suis passée complètement à côté et j'en suis d'autant plus déçue. A relire surement plus tard.
    Je persisterais tout de même avec cet auteur et tenterais la lecture de son "Histoire de mes assassins" à l'occasion.

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-36536917.html
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    • Livres 2.00/5
    Par zorazur, le 11 mars 2012

    zorazur
    C'était LE roman qu'il me fallait lire impérativement. Parce que littérature indienne, parce que auteur indien que je ne connaissais pas, parce que roman-fleuve sur l'Inde, parce que quatrième de couverture présentant l'histoire d'une passion torride et sensuelle franchissant le temps.
    Je l'ai terminé, certes, pour ne pas avoir mauvaise conscience. Mais combien de fois dans cette lecture j'ai été tentée de tout laisser tomber. Malgré la description de l'Inde dans toute sa magie, ses splendeurs, son passé, son futur, ses contradictions, malgré l'acharnement des deux héros dans leurs interminables ébats amoureux, malgré ces deux histoires parallèles à quelques dizaines d'années de distance, intrigues plutôt bien menées, personnages plutôt intéressants, bref, tout çà n'a pas suffi et j'avoue m'être ennuyée à cette lecture...
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    • Livres 4.00/5
    Par vanillabricot, le 29 juillet 2008

    vanillabricot
    Etant donné que j'ai vécu à Chandigarh, en Inde, peu après la parution de ce livre, qui a de suite été un succès il est étonnant qu'il ait fallu attendre que j'arrive en Bolivie pour le lire. Mais ô surprise, ô joie, il était sur les étagères de Cécile, abandonné ici par un voyageur quelconque. Peut être fallait-il justement que je le lise Loin de Chandigarh...
    Voilà le résumé de la jaquette:
    L'Inde du Nord à la fin des années 90
    Un journaliste et sa femme, FIzz, partagent depuis quinze ans,
    une intense passion, très sensuelle, très charnelle. Jusqu'au jour où,
    dans leur maison accrochée aux contrefort de l'Himalaya,
    le narrateur découvre soixante-quatre épais carnet, le journal intime
    et impudique d'une Américaine Catherine - ancienne propriétaire
    des lieux-, dont la lecture va peu à peu détruire son couple...
    C'est un roman passionné et passionnant très astucieusement construit et ficellé. J'ai beaucoup aimé l'histoire mais aussi l'organisation de la narration qui lui donne un cachet certain. Un auteur à suivre de près selon moi et un livre dans lequel on plonge dès les premières pages et qu'on ne quitte qu'à regret 700 pages plus loin, après avoir exploré plusieurs générations de la nouvelle Inde. On le referme avec une belle sensation d'achevé.
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Citations et extraits

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  • Par csapin, le 16 mai 2011

    La chambre baignait dans une semi-obscurité. Fizz avait jeté une serviette sur l'ampoule faiblarde. Assise sur le lit, adossée au mur, les jambes nues sous le large tee-shirt, image de moiteur dans les ombres noires.

    Lorsque je m'étendis, elle ouvrit sa chair humide et m'en nourrit tout entier. Mon nez, ma bouche, mes doigts, ma souffrance. Le musc de son amour submergea mes sens, ma vie dans son intégralité se résuma aussitôt à un seul mot. Fizz.

    Reportant tout le reste à plus tard, je cherchai la lisière de sa toison et me frayai un chemin sur ses pistes odorantes. Puis, ayant trouvé son noyau brûlant et m'y étant abreuvé, je le délaissai et vagabondai sur son corps, pour revenir ensuite, en cercles concentriques, chercher ma pitance.

    Nous escaladâmes et dévalâmes des sommets. Arpentant d'anciennes voies d'un pas nouveau. Explorant de nouvelles voies d'un pas rodé. Dans ces instants-là, nous étions l'oeuvre de peintres surréalistes. Telle parite du corps se joignait à telle autre, au petit bonheur. Il en résultait un chef-d'oeuvre. Orteils et langue. Mamelon et pénis. Doigt et bourgeon. Aisselle et bouche. Nez et clitoris. Clavicule et fessier. Mons Veneris et phallus indica.

    Le Dernier Tango des labia minora. 1987, Vasant Kunj. D'après Salvador Dali.

    Dessinateurs : Fizzetmoi.

    Fizz hurlait en silence - dents serrées, bouche ouverte. Seuls ceux qui ont vu une femme pousser un cri muet dans l'orgasme savent à quel point il est assourdissant. Le sien déchirait la chambre et déchaînait ma frénésie.

    De temps à autre, elle atteignait des sommets si hauts que, l'ayant perdue de vue, je devais attendre qu'elle redescende pour renouer le contact.

    Parfois, elle revenait impatiente de repartir à l'assaut d'un autre pic. Parfois, elle revenait affaiblie et je devais la préparer à nouveau. Je tentais de la suivre, de rester à sa hauteur, mais ce n'était pas toujours possible. Il n'y a pas de doute : dans le sexe, les hommes stationnent au camp de base. Ils peuvent jouir des nombreux plaisirs de la moyenne montagne, mais les sommets vertigineux leur sont refusés. Il leur manque le souffle, l'imagination, l'abandon, l'anatomie. Leur tâche consiste à préparer les vrais grimpeurs : les femmes, les artistes des hautes cimes. Ces chamois capables de sauter d'arête en arête, de sommet en sommet, jusqu'à la vastitude de l'éternité.

    Depuis des millénaires, les hommes luttent contre cette certitude. Ils connaissent l'existence des altitudes inaccessibles. Il n'est pas facile d'être inférieur.

    Il n'est pas facile pour un sanglier de vivre parmi les gazelles.

    Les hommes rusés attendent et jouissent par procuration. Ils inventent pornographie et plaisirs de substitution. Ils encouragent les alpinistes, les admirent de loin, et en tirent du bonheur.

    Les hommes stupident mettent les chamois aux fers. Ils serrent les rangs, inventent la religion, la moralité, les lois, érigent des palissades et interdisent les montagnes. Nul n'ira où ils ne peuvent aller. Les hauteurs sont perdues à jamais.
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  • Par BMR, le 09 décembre 2008

    Le python semblait avoir sombré dans le coma, incapable de se ranimer. Puis tout à coup, un frémissement le parcourut. Un mouvement, un bruissement. Le train n'était ni visible, ni audible. Pourtant, des hommes, des femmes et des enfants remontèrent à bord des véhicules. Nous aussi. Les moteurs vrombirent. Au loin, un sifflement retentit, une trépidation parcourut le sol, il y eut un cliquetis de roues d'acier; sans avoir rien vu, on comprit que le train était passé. Tout était figé. Les derniers pisseurs avaient émergé des fossés pour regagner leur voiture. Le serpent semblait retenir son souffle. Puis, dans un rugissement et un crachat soudains, il entra en action. D'abord il se souleva, ondula, s'ébranla. Ensuite, le serpent venant en sens inverse commença à se mouvoir vers nous. Et le nôtre à se redresser : tout ce qui dépassait s'aligna, dans un tumulute de cris et d'insultes. Le serpent devait passer par un sas étroit et il s'effila de lui-même pour s'y faufiler. Après de longues minutes de klaxons, coups de freins et bousculades, on franchit la bosse de la double voie ferrée, tandis que le serpent avançait en face.
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  • Par missmolko1, le 23 avril 2012

    - Les livres, c'est du gaspillage. Mon père disait que labourer un champ vous en apprend plus sur la vie que cent livres. Il m'a retirait de l'école quand j'avais dix ans. Il disait : "Si les livres vous donnent les réponses, pourquoi ce pays a-t-il tellement d'ennuis ? "
    [...] Son second, plus jeune, intervint : "Ce n'est pas du gaspillage. C'est une maladie. Les gens qui lisent imaginent qu'ils peuvent comprendre la vie a travers les livres. Dites-moi, sahib, si vous lisez cent bouquins sur le poulet tandoori, est-ce que vous le goûter ?"
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  • Par becdanlo, le 07 février 2010

    Je sortis la Brother de l'armoire, ôta sa dure carapace noire et nettoyai son corps rouge. Je la descendis dans le bureau inachevé et la posai sur le large rebord de fenêtre en pierre de Jaisalmer. Quand je m'assis devant elle, ses touches noires flottantes se tendirent vers mes doigts.
    Je savais désormais qu'il n'existait pas de bibliocachot.
    Tout ce qui était écrit sincèrement vivait à jamais.
    Chaque mot vrai. Chaque histoire vraie.
    Il fallait trouver ses propres mots. Sa propre histoire.
    Pas celle du pandit, ni de Pratap, ni d'Abhay.
    Ni celle du jeune sikh et de son cheval bien-aimé.
    Son histoire propre.
    Et la vivre. Et, après l'avoir vécue, l'écrire.
    Les touches noires se tendaient vers mes doigts. Un frisson me parcourut. Après si longtemps, mon désir enfla et grandit.
    Les bulbuls à joues blanches commencèrent à agiter les chênes.
    Le premier aigle de la journée s'élança dans la vastitude de la vallées, flottant sur rien d'autre que sa confiance en soi.
    Je glissais une feuille de papier sous le rouleau lisse de la Brother, posai les extrémités frémissantes de mes doigts sur les touches noires et luisantes, et commençai à taper. Les claquements crépitèrent comme des coups de feu...
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  • Par missmolko1, le 23 avril 2012

    Mais le désir est une chose curieuse. S'il n'est pas là, il n'est pas là, et rien ne peut le faire apparaître. Pis : quand le désir commence à faire naufrage, tel un bateau qui a chaviré, il emporte à peu près tout avec lui. Je l'ai vérifié.
    Dans notre cas, il emporta par le fond les conversations, les rires, la complicité, la sollicitude, les rêves, et presque - le plus important, le plus important de tout l'affection. En peu de temps, mon désir en perdition avait tout entraîné avec lui dans les profondeurs de l'océan. Seule l'affection surnageait, telle la main ballotée par les flots d'un homme qui se noie, dangereusement suspendue entre la vie et la mort.
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L'écrivain et journaliste indien s'est rendu à la Boîte à livres pour faire la promotion de son nouveau roman "Histoire de mes assassins".








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