Ajouter une critique

Critiques sur Loin de Chandigarh (23)


Classer par:       Datecroissant     Les plus appréciéescroissant


    • Livres 3.00/5
    Par missmolko1 le 25/04/2012


    Les 686 pages de mon édition peuvent faire peur mais ce livre se lit très vite car quand on l'a dans les mains, on ne peut plus le lâcher. L'écriture de Tarun J Tejpal est très belle et il sait décrire la sensualité et l'érotisme comme je n'ai encore jamais lu, sans jamais être vulgaire, ou tomber dans le malsain.
    Deux récits sont présents dans ce livre, celui d'un journaliste et de sa femme Fizz qui vivent une très belle histoire d'amour et une osmose sexuelle malgré leur quinze ans de vie commune. Pourtant le narrateur, va perdre le désir pour sa femme après avoir trouvé des carnets regroupant le journal intime d'un américaine, ancienne propriétaire de leur maison.
    J'ai parfois trouvé qu'il y avait quelques longueurs dans le récit mais la qualité de l'écriture nous les fait vite oubliées.

    critique de qualité ? (27 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par Missbouquin le 27/02/2012


    The Alchemy of Desire”, c'est vrai que le titre en anglais est plus beau. Mais c'est vrai aussi que c'est le titre en français qui m'a attiré. Je ne l'aurai pas emprunté en anglais … En effet, vous allez vite comprendre (promis ce ne sera pas long), que c'est un véritable coup de griffe pour moi que ce roman là, lu en 2 mois, torture du soir, car quand même, je déteste abandonner des livres avant la fin, surtout une fois que j'en ai lu 300 pages … Et puis j'étais intriguée : c'est un best-seller mondial, et pourtant … et bien rien. Il m'a énervé d'un bout à l'autre.
    Pour résumer, l'incipit c'est :
    “L'amour n'est pas le ciment le plus fort entre deux êtres. C'est le sexe. “
    Et l'excipit :
    “Le sexe n'est pas le ciment le plus fort entre deux êtres. C'est l'amour … “

    En gros, 800 pages (tout de même !) pour nous faire cette démonstration. J'aurais pu lui dire au départ, cela m'aurait évité des heures de lecture fastidieuses …

    Ceci étant dit, je passe au détail !

    Je ne mets pas du tout en doute la qualité littéraire. le style et le niveau de langue ne sont pas désagréables.

    Il y a même quelques réflexions intéressantes sur la situation actuelle de L'Inde (mais beaucoup moins que je ne le pensais, ce qui m'a déçu) : par exemple : “L'Inde avait perdu son innocence. le terrorisme des années 80 nous avait dépouillés de notre suffisance et le lustre prestigieux que nous tirions depuis 3 décennies d'avoir expulsé les Anglais avec une superbe dignité s'estompait rapidement.”

    Ou encore quelques attaques sur le mode de vie occidental et sa menace :

    “Les journaux télévisés 24h/24 étaient une maladie occiendtale qui menaçait de submerger l'Orient. [...] Elle provoquait des démangeaisons qui laisseraient une cicatrice indélébile sur notre sensibilité.”

    Mais au final, tout le reste n'est que la description de la relation physique entre Fizz et le narrateur (il est vraiment trop fort, il la fait monter au 7e ciel au moins 5 fois par jour. Ou alors ce sont les fantasmes de l'auteur.) et puis la disparition de ce désir sexuel. Ensuite le récit des expériences sexuelles de l'Américaine qui a vécu 50 ans plus tôt au même endroit qu'eux. Et enfin les délires et fantasmes du narrateur. C'est un bon résumé, qui explique que ce roman m'a écœuré et que j'étais bien contente de le terminer (lu en diagonale vers la fin …).

    Ah oui et puis également tout l'échec des tentatives d'écriture du journaliste, qui en fait un personnage moyen, raté, sans ambition, au point qu'on a envie de lui mettre des claques. Bref. Passons.

    Je pense que tout le décalage entre mes attentes et ce que m'a apporté ce livre vient surtout que j'attendais un livre SUR L'Inde et qu'en réalité l'auteur a écrit un livre INDIEN (ce qui n'est pas surprenant mais bon …). Les personnages sont très proches de nous, très peu “orientaux”. Il a donc battu en brêche tous mes préjugés sur L'Inde, mais aussi c'est qu'il présente des individus d'un niveau social moyen, ni les riches maharajahs que l'on imagine, ni les dalits dépeints par Dominique Lapierre et Larry Collins. C'est donc peut-être un peu de ma faute.

    Pour conclure, ce roman m'a déçu comme l'aurait fait n'importe quel roman européen que j'aurais pu lire : j'ai détesté les personnages, l'histoire était inintéressante, pour moi; et la morale ridicule. Bref, un fiasco littéraire, en lien avec mes goûts et mon ressenti de lectrice.


    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/02/27/ou-je-vous-emmene-loi..

    critique de qualité ? (15 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par zorazur le 11/03/2012


    C'était LE roman qu'il me fallait lire impérativement. Parce que littérature indienne, parce que auteur indien que je ne connaissais pas, parce que roman-fleuve sur l'Inde, parce que quatrième de couverture présentant l'histoire d'une passion torride et sensuelle franchissant le temps.
    Je l'ai terminé, certes, pour ne pas avoir mauvaise conscience. Mais combien de fois dans cette lecture j'ai été tentée de tout laisser tomber. Malgré la description de l'Inde dans toute sa magie, ses splendeurs, son passé, son futur, ses contradictions, malgré l'acharnement des deux héros dans leurs interminables ébats amoureux, malgré ces deux histoires parallèles à quelques dizaines d'années de distance, intrigues plutôt bien menées, personnages plutôt intéressants, bref, tout çà n'a pas suffi et j'avoue m'être ennuyée à cette lecture...

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Alienor le 23/01/2009


    « L'amour n'est pas le ciment le plus fort entre deux êtres. C'est le sexe ».Telle est la première phrase accrocheuse de ce roman, qui pourtant n'est pas le reflet de son contenu. Depuis quinze ans, Fizz et son époux vivent un amour total. Une passion empreinte d'un désir ardent que les années n'ont pas émoussé. Il est toujours sous le choc éprouvé lors de leur première rencontre, ébloui à la fois par sa beauté et son esprit. Elle est toujours admirative de sa grande culture littéraire, et cet amour des livres contribue à cimenter leur relation.

    Rien ne semble pouvoir porter atteinte à leur harmonie, leur bonheur d'être ensemble. Jusqu'au jour où ils achètent une grande maison perdue dans les montagnes.Cette maison, qu'ils ont immédiatement aimée et voulue, va tout faire basculer. Car elle recèle un secret ; celui d'une femme morte depuis longtemps et qui ne laissera plus le mari de Fizz en paix lorsqu'il l'aura découvert…

    Remarquablement écrit, remarquablement construit, ce roman est jubilatoire.Le choix de Tarun J. Tejpal de ne pas narrer les faits dans l'ordre peut tout d'abord surprendre. Mais c'est certainement cette originalité qui en fait sa force. Cette construction permet au lecteur de bien mesurer la force de cette passion amoureuse, ainsi que la force du tourbillon qui entraîne irrémédiablement le héros vers le souvenir d'une autre femme.

    L'écriture quant à elle est puissante, suggestive. Tout au long de ces sept cents pages, on se sent en Inde… on la sent. Tout comme on ressent le désir des protagonistes. Quelle brillante réussite pour un roman axé sur la sensualité !


    Lien : http://tassedethe.unblog.fr

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par BMR le 09/12/2008


    Un petit tour en Inde, un grand voyage plutôt puisqu'il s'agit d'un pavé de près de 700 pages.

    Un roman en deux parties, presque deux histoires en une, un peu l'histoire dans l'histoire, puisqu'il est question d'un écrivain qui bien sûr cherche l'inspiration qui lui dictera son roman.

    On commence par la fin, et au final on se retrouvera au début du livre : la boucle sera bouclée.

    La première partie justement décrit les affres de l'écrivain en panne d'inspiration.

    C'est touffu, foisonnant, exotique, mais on n'accroche guère (lire le billet de Babsid sur Critiques Libres).

    Et personnellement on a trouvé que Tarun J Tejpal se regardait un peu trop le nombril (voire un peu en-dessous), tout comme (hasard ?) un autre indien qu'on a lu il y a peu : Hanif Kureishi.

    Il faudra attendre la seconde partie, l'histoire dans l'histoire, pour vraiment décoller, lorsque l'écrivain tourmenté découvre les carnets intimes d'une anglaise de l'époque post-coloniale.

    Cette seconde partie nous conte l'histoire d'une dame anglaise mariée à un prince indien (on est au pays des maharajas) mais qui, malheureuse en mariage comme l'on dit, découvrira les sommets du plaisir dans les bras d'un ou deux autres amants indiens.

    Le charme sensuel de ces deux histoires tient à leur sujet commun : l'alchimie du désir (c'est le titre orgiinal en VO), la chimie des corps et du plaisir.

    Ce gros pavé est une ode sensuelle entièrement consacrée à la femme et à son plaisir (et donc, en miroir, au désir de l'homme). Nulle pornographie, à peine quelques pages d'érotisme (un peu quand même sur 700 !), mais surtout un fleuve débordant de sensualité car on s'y frotte, caresse et baise sans fin. Qu'il s'agisse des ébats de l'auteur avec son épouse dans la première partie (si l'écrivain est en panne d'inspiration, il n'y a rien d'autre en panne chez lui !) ou qu'il s'agisse des amours tumultueuses de l'anglaise dans la seconde histoire. De l'exotisme et de l'érotisme !

    Quelques pages superbes dans ce roman touffu qu'on aurait voulu plus économe, comme cette description d'un interminable embouteillage à un passage à niveau, lorsque le «serpent de voitures» attend le passage du train (voir citation).


    Lien : http://bmr-mam.over-blog.com/article-25281658.html

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par vanillabricot le 29/07/2008


    Etant donné que j'ai vécu à Chandigarh, en Inde, peu après la parution de ce livre, qui a de suite été un succès il est étonnant qu'il ait fallu attendre que j'arrive en Bolivie pour le lire. Mais ô surprise, ô joie, il était sur les étagères de Cécile, abandonné ici par un voyageur quelconque. Peut être fallait-il justement que je le lise Loin de Chandigarh...

    Voilà le résumé de la jaquette:
    L'Inde du Nord à la fin des années 90
    Un journaliste et sa femme, FIzz, partagent depuis quinze ans,
    une intense passion, très sensuelle, très charnelle. Jusqu'au jour où,
    dans leur maison accrochée aux contrefort de l'Himalaya,
    le narrateur découvre soixante-quatre épais carnet, le journal intime
    et impudique d'une Américaine Catherine - ancienne propriétaire
    des lieux-, dont la lecture va peu à peu détruire son couple...

    C'est un roman passionné et passionnant très astucieusement construit et ficellé. J'ai beaucoup aimé l'histoire mais aussi l'organisation de la narration qui lui donne un cachet certain. Un auteur à suivre de près selon moi et un livre dans lequel on plonge dès les premières pages et qu'on ne quitte qu'à regret 700 pages plus loin, après avoir exploré plusieurs générations de la nouvelle Inde. On le referme avec une belle sensation d'achevé.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Lulu_Off_The_Bridge le 28/05/2011


    un vrai coup de foudre!
    Tout comme il existe une « négritude » de la littérature française, il est une
    « indianité » de la littérature anglaise. Et elle comporte très peu de femmes en sari grignotant des mangues au-dessus du torse imberbe de leur amant – cela, c'est l'Inde vue par ses colons. Séduisant mais sans grand intérêt.
    L'Inde de Tejpal est à première vue incompréhensible. Trop de concepts, trop d'images, de sons, imbriqués, mélangés, haletants comme un corps vif. L'auteur, journaliste de son état, excelle dans les récits de choses vues : les restaurants de bords de routes, les trajets en bus, les anecdotes tragi-comiques, sanglantes parfois. Dans une très large mesure, l'Inde elle-même forme le cœur du roman, ce qu'elle fut (l'histoire de Catherine est en ce sens un rêve de colon, mi-délire sensuel, mi-cauchemar halluciné) et ce qu'elle tente d'être, entre attentats, grands hommes assassinés, petits hommes corrompus et joyeux bordel érigé en mode de vie. Orient, Occident. Shakespeare et Brahma, et tout l'art de l'auteur consiste à rendre fluides les ruptures et les heurts. Tejpal digresse, s'amuse, s'émeut, et à l'instar de son héros qui échoue sans cesse à écrire son « grand roman » de l'Inde, sait pertinemment qu'il ne peut donner de son pays qu'une image fragmentée… mais toujours il revient au corps de Fiza/Fizz. de même que Catherine revenait toujours au corps de Gaj Singh. le corps de l'autre est l'axe autour duquel s'organise la vie, avant que tout ne s'effondre. Roman de chair, le sexe y est omniprésent, mais avec une délicatesse, une élégance assez rare, même dans les passages les plus crus. Et l'écriture est omniprésente, même quand elle échappe et que le narrateur s'oblige à noyer son manuscrit ou l'immoler par le feu.


    Lien : http://luluoffthebridge.blogspot.com/2010/08/book-freak-sessions-v-t..

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



  • Par MIOP le 19/04/2012


    Roman de L'Inde du vingtième siècle, porté par une écriture forte et incantatoire qui cherche sans cesse à démêler l'inextricable alchimie du désir et traversé par un érotisme puissant sans concession pour les nostalgies de l'orientalisme.
    Il ne s'encombre ni d'analyse ni de théorie littéraire, c'est un point de vue sur le monde qui part des sens et de la chair, c'est une véritable prose jubilatoire.
    « Je ne voulais surtout pas écrire un livre de plus, un livre comme un autre. Je voulais écrire quelque chose de plus ».
    Premier roman exceptionnel, salué par le prix Nobel V.S Naipaul, Loin de Chandigarh fait de son auteur un digne successeur de Salman Rushdie.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par BVIALLET le 17/04/2012


    Dans l'Inde du nord, entre Dehli et Chandigarh, un journaliste et sa jeune épouse musulmane Fizz vivent une passion torride jusqu'au jour où ils achètent une résidence secondaire perdue aux confins de l'Himalaya. En sondant un mur de la résidence délabrée, le narrateur découvre les carnets intimes de Catherine, une jeune aventurière américaine qui y décrit dans le détail les péripéties sexuelles qu'elle pratique avec son amant indien alors qu'elle est mariée pour la forme au fils déchu d'un rajah pour cause d'homosexualité trop affichée.
    Livre d'un érotisme torride (l'Inde est le pays du Kama-Sutra) et Tejpal semble un obsédé sexuel de première, ¾ des pages sont consacrées aux descriptions de rapports sexuels : l'auteur avec Fizz, Syed, le fils du nawab avec Umaid son beau serviteur, puis avec la cohorte de tous les mâles jeunes et vigoureux de sa maison et pour finir Catherine et son serviteur Gaj Singh… A part ça pas grand-chose, de longues descriptions, quelques considérations vaguement philosophiques, les affres de l'écrivain devant la page blanche et de fumeux projets de romans dont les premiers jets finissent immanquablement à la corbeille.
    Heureusement, Tejpal sait en rester à un érotisme très hot qui frise la pornographie la plus vulgaire mais ne tombe jamais dedans. Il arrive même parfois à une certaine poésie dans la description du sexe et de la passion. Et il en arrive finalement à la conclusion : « le sexe n'est pas le ciment le plus fort entre deux êtres. C'est l'amour… » On ne le lui fait pas dire !
    Finalement, le plus grand mérite du livre reste de nous faire découvrir l'exotisme de la vie quotidienne dans l'Inde actuelle. Ce gros pavé de 678 pages reste quand même assez indigeste.


    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par csapin le 15/04/2012


    Après quelque 6 interminables semaines de traversée du désert littéraire, je suis enfin arrivée à bout de ce roman très particulier qui, sous nos latitudes, prend la forme d'une escapade bout-du-mondesque.

    Particulier parce que la trame annoncée ne prend vie sous la plume de l'auteur - et du narrateur - qu'en page 377. Singulier parce que nous saurons tout de la vie du narrateur dans les moindres détails - surtout les plus intimes sans jamais toutefois tomber dans l'érotisme graveleux - sauf son prénom. Original parce que sa construction relativement classique de bonds temporels et de parallèles existentiels vous emmène tout à la fois dans des chemins prévisibles et inattendus. Une combinaison aussi rassurante qu'étonnante dont la poésie passionnelle stimule tant l'intellectuel que le charnel.

    Amoureux de l'Inde ou amoureux tout court, ce roman est fait pour vous.


    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2007/07/04/loin-de-chandigarh-..

    critique de qualité ? (5 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Loin de Chandigarh par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (184)

> voir plus

Quiz