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Critiques sur Loin de Chandigarh (17)


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    • Livres 4.00/5
    Par Alienor le 23/01/2009


    « L'amour n'est pas le ciment le plus fort entre deux êtres. C'est le sexe ».Telle est la première phrase accrocheuse de ce roman, qui pourtant n'est pas le reflet de son contenu. Depuis quinze ans, Fizz et son époux vivent un amour total. Une passion empreinte d'un désir ardent que les années n'ont pas émoussé. Il est toujours sous le choc éprouvé lors de leur première rencontre, ébloui à la fois par sa beauté et son esprit. Elle est toujours admirative de sa grande culture littéraire, et cet amour des livres contribue à cimenter leur relation.

    Rien ne semble pouvoir porter atteinte à leur harmonie, leur bonheur d'être ensemble. Jusqu'au jour où ils achètent une grande maison perdue dans les montagnes.Cette maison, qu'ils ont immédiatement aimée et voulue, va tout faire basculer. Car elle recèle un secret ; celui d'une femme morte depuis longtemps et qui ne laissera plus le mari de Fizz en paix lorsqu'il l'aura découvert…

    Remarquablement écrit, remarquablement construit, ce roman est jubilatoire.Le choix de Tarun J. Tejpal de ne pas narrer les faits dans l'ordre peut tout d'abord surprendre. Mais c'est certainement cette originalité qui en fait sa force. Cette construction permet au lecteur de bien mesurer la force de cette passion amoureuse, ainsi que la force du tourbillon qui entraîne irrémédiablement le héros vers le souvenir d'une autre femme.

    L'écriture quant à elle est puissante, suggestive. Tout au long de ces sept cents pages, on se sent en Inde… on la sent. Tout comme on ressent le désir des protagonistes. Quelle brillante réussite pour un roman axé sur la sensualité !


    Lien : http://tassedethe.unblog.fr

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Lulu_Off_The_Bridge le 28/05/2011


    un vrai coup de foudre!
    Tout comme il existe une « négritude » de la littérature française, il est une
    « indianité » de la littérature anglaise. Et elle comporte très peu de femmes en sari grignotant des mangues au-dessus du torse imberbe de leur amant – cela, c'est l'Inde vue par ses colons. Séduisant mais sans grand intérêt.
    L'Inde de Tejpal est à première vue incompréhensible. Trop de concepts, trop d'images, de sons, imbriqués, mélangés, haletants comme un corps vif. L'auteur, journaliste de son état, excelle dans les récits de choses vues : les restaurants de bords de routes, les trajets en bus, les anecdotes tragi-comiques, sanglantes parfois. Dans une très large mesure, l'Inde elle-même forme le cœur du roman, ce qu'elle fut (l'histoire de Catherine est en ce sens un rêve de colon, mi-délire sensuel, mi-cauchemar halluciné) et ce qu'elle tente d'être, entre attentats, grands hommes assassinés, petits hommes corrompus et joyeux bordel érigé en mode de vie. Orient, Occident. Shakespeare et Brahma, et tout l'art de l'auteur consiste à rendre fluides les ruptures et les heurts. Tejpal digresse, s'amuse, s'émeut, et à l'instar de son héros qui échoue sans cesse à écrire son « grand roman » de l'Inde, sait pertinemment qu'il ne peut donner de son pays qu'une image fragmentée… mais toujours il revient au corps de Fiza/Fizz. de même que Catherine revenait toujours au corps de Gaj Singh. le corps de l'autre est l'axe autour duquel s'organise la vie, avant que tout ne s'effondre. Roman de chair, le sexe y est omniprésent, mais avec une délicatesse, une élégance assez rare, même dans les passages les plus crus. Et l'écriture est omniprésente, même quand elle échappe et que le narrateur s'oblige à noyer son manuscrit ou l'immoler par le feu.


    Lien : http://luluoffthebridge.blogspot.com/2010/08/book-freak-sessions-v-t..

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par BMR le 09/12/2008


    Un petit tour en Inde, un grand voyage plutôt puisqu'il s'agit d'un pavé de près de 700 pages.

    Un roman en deux parties, presque deux histoires en une, un peu l'histoire dans l'histoire, puisqu'il est question d'un écrivain qui bien sûr cherche l'inspiration qui lui dictera son roman.

    On commence par la fin, et au final on se retrouvera au début du livre : la boucle sera bouclée.

    La première partie justement décrit les affres de l'écrivain en panne d'inspiration.

    C'est touffu, foisonnant, exotique, mais on n'accroche guère (lire le billet de Babsid sur Critiques Libres).

    Et personnellement on a trouvé que Tarun J Tejpal se regardait un peu trop le nombril (voire un peu en-dessous), tout comme (hasard ?) un autre indien qu'on a lu il y a peu : Hanif Kureishi.

    Il faudra attendre la seconde partie, l'histoire dans l'histoire, pour vraiment décoller, lorsque l'écrivain tourmenté découvre les carnets intimes d'une anglaise de l'époque post-coloniale.

    Cette seconde partie nous conte l'histoire d'une dame anglaise mariée à un prince indien (on est au pays des maharajas) mais qui, malheureuse en mariage comme l'on dit, découvrira les sommets du plaisir dans les bras d'un ou deux autres amants indiens.

    Le charme sensuel de ces deux histoires tient à leur sujet commun : l'alchimie du désir (c'est le titre orgiinal en VO), la chimie des corps et du plaisir.

    Ce gros pavé est une ode sensuelle entièrement consacrée à la femme et à son plaisir (et donc, en miroir, au désir de l'homme). Nulle pornographie, à peine quelques pages d'érotisme (un peu quand même sur 700 !), mais surtout un fleuve débordant de sensualité car on s'y frotte, caresse et baise sans fin. Qu'il s'agisse des ébats de l'auteur avec son épouse dans la première partie (si l'écrivain est en panne d'inspiration, il n'y a rien d'autre en panne chez lui !) ou qu'il s'agisse des amours tumultueuses de l'anglaise dans la seconde histoire. De l'exotisme et de l'érotisme !

    Quelques pages superbes dans ce roman touffu qu'on aurait voulu plus économe, comme cette description d'un interminable embouteillage à un passage à niveau, lorsque le «serpent de voitures» attend le passage du train (voir citation).


    Lien : http://bmr-mam.over-blog.com/article-25281658.html

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par vanillabricot le 29/07/2008


    Etant donné que j'ai vécu à Chandigarh, en Inde, peu après la parution de ce livre, qui a de suite été un succès il est étonnant qu'il ait fallu attendre que j'arrive en Bolivie pour le lire. Mais ô surprise, ô joie, il était sur les étagères de Cécile, abandonné ici par un voyageur quelconque. Peut être fallait-il justement que je le lise Loin de Chandigarh...

    Voilà le résumé de la jaquette:
    L'Inde du Nord à la fin des années 90
    Un journaliste et sa femme, FIzz, partagent depuis quinze ans,
    une intense passion, très sensuelle, très charnelle. Jusqu'au jour où,
    dans leur maison accrochée aux contrefort de l'Himalaya,
    le narrateur découvre soixante-quatre épais carnet, le journal intime
    et impudique d'une Américaine Catherine - ancienne propriétaire
    des lieux-, dont la lecture va peu à peu détruire son couple...

    C'est un roman passionné et passionnant très astucieusement construit et ficellé. J'ai beaucoup aimé l'histoire mais aussi l'organisation de la narration qui lui donne un cachet certain. Un auteur à suivre de près selon moi et un livre dans lequel on plonge dès les premières pages et qu'on ne quitte qu'à regret 700 pages plus loin, après avoir exploré plusieurs générations de la nouvelle Inde. On le referme avec une belle sensation d'achevé.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



  • Par moustafette le 01/05/2011


    Le narrateur et sa femme vivent une passion torride et charnelle depuis qu'ils se sont rencontrés à Chandigarh. En quinze ans de vie commune la passion n'a pas faibli. Ils ont su faire fi des différences ethniques, vivent plus ou moins modestement suivant les aléas de leurs emplois respectifs, lui est journaliste et Fizz enseignante, et ils profitent de la modernité qui déferle sur l'Inde en cette fin des années quatre-vingt dix.
    Installés à Delhi, où le narrateur se lance en vain dans la création littéraire, ils tombent par hasard sur une petite annonce concernant la mise en vente d'une vieile maison au pied de l'Hymalaya; un héritage va leur permettre de l'acquérir. Lors des travaux de rénovation, la découverte d'un coffre rempli de soixante-quatre carnets manuscrits vient semer la zizanie entre les amants. le narrateur se plonge dans la lecture du journal intime de l'ancienne propriétaire, Catherine, une américaine ayant vécu là de folles passions amoureuses dans la première moitié du XXe siècle.
    Cette femme l'intrigue, l'attire, le tourmente, l'obsède, le hante, le possède... Fizz, elle, s'éloigne.

    "Le délabrement inhérent à tout acte de création".

    Comme un leitmotiv, ce constat revient comme le désir qui mille fois s'allume puis soudain s'éteint. Et il en va de même pour les dieux et les croyances, pour les hommes et les corps, pour les maharadjahs et leurs palais, pour les héros de l'Indépendance et leurs descendants, pour l'Inde moderne prise entre tradition et société de consommation. Entre Dharma et Karma, tout éclôt, s'épanouit, se fane et se transforme pour renaître.
    Ne versant ni dans l'exotisme, ni dans le misérabilisme, l'auteur réussit à brosser un tableau sans concession de son pays et de son peuple. Au fil des pages, le récit foisonne de détails historiques et politiques, religieux et philosophiques.

    Parallèlement, le lecteur est pris dans un tourbillon érotique éblouissant. Ce livre est un hymne au désir, au plaisir. On reste pantois face à l'immensité de l'imaginaire qui, sans jamais lasser ni tomber dans la vulgarité, pare les corps et les esprits de sensations plus osées et poétiques les unes que les autres. Les dieux ont ouvert la voie vers le septième ciel, les Indiens ont ce chemin inscrit en eux.
    Du très grand art où couleurs, parfums, saveurs, musiques, caresses se percutent dans un corps à corps violent et passionné, laissant le lecteur un brin exténué par tant de délicieux excès.



    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2007/11/14/6860023.html

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par chocobogirl le 10/02/2011


    La semaine dernière, partant pour un périple de 10h de train aller et retour, j'ai pensé que c'était le moment idéal pour me plonger dans ces 700 pages que j'avalerais aussi sec le temps du voyage. Mais c'était sans compter les 2 fabuleuses familles flamandes qui ont su empêcher tout le monde de vaquer à ses occupations et se faire entendre dans tout le wagon. J'aime beaucoup nos amis belges mais je dois dire qu'ils ne sont pas toujours un exemple de discrétion et que j'étais pas loin du meurtre des 3 morpions qui venaient jouer à mes côtés en tapant du pied, en claquant les accoudoirs et en criant....
    Quant la paix est revenue, suite à leur départ, j'ai cru pouvoir me lancer à coeur perdu dans cette lecture... Mais c'était sans compter le manque d'heure de sommeil et je dois dire mettre endormie comme une merde...
    Je persiste tout de même dans ma lecture mais là aussi, c'était sans compter l'ennui...
    Et oui, chers lecteurs, je dois dire que sa lecture m'a profondement ennuyée... Il m'a fallu tout de même 300 pages pour rentrer un tant soit peu dans l'histoire qui ne m'a jamais emportée...

    L'histoire, justement la voilà.
    Le narrateur nous parle de sa relation passionnée avec Fizz où le sexe est "le ciment le plus fort entre deux êtres". Leur désir et leur sensualité sont à fleur de peau, leurs corps se cherchent constamment. Jusqu'au jour où le narrateur n'eprouve plus aucun désir pour Fizz. Son envie s'est tarie.
    C'est à ce moment que le roman commence et le narrateur va alors remonter le fil de son amour pour Fizz, leurs jeunes années, leur passion dévorante, leurs lectures, ...etc.
    Ce flot de souvenirs est constamment entrecoupé de digressions sur l'Inde, son histoire, sa culmture,ses dieux.
    Ce n'est qu'à la moitié du roman que nous découvrons la raison de la perte du désir pour Fizz : des carnets intimes de la précédente propriétaire de la maison racontant la vie amoureuse et sexuelle de cette dernière qui troublent fortement les pensées et les rêves du narrateur.
    Le roman se concentre alors sur la vie de Catherine, cette femme blanche, partie vivre en Inde. le récit se fait alors moins décousu et les digressions plus rares. On découvre ses amours torrides, son apprentissage érotique et la fascination qu'elle a pour l'Inde.
    Retour au temps présent et à l'amour du narrateur pour Fizz et le roman se conclut par une phrase renvoyant à la première : "le sexe n'est pas le ciment n'est pas le ciment entre deux êtres : c'est l'amour".

    Comme je le disais donc, j'ai été plutôt déçue... 700 pages pour découvrir que c'est l'amour et non le sexe qui cimente un couple... le battage médiatique, les nombreuses chroniques enthousiastes ont peut-être fait que j'en attendais plus ou autre chose... ou bien la faute à mon début chaotique dans le train :)

    Le rythme est très lent et les nombreuses digressions m'ont perdues... Il faut être très attentif pour ne pas perdre le fil du récit. L'histoire d'amour entre le narrateur et Fizz ne m'a pas du tout emportée et j'ai presque trouvé le personnage principal un peu "minable"...
    La sensualité présente tout au lond du roman est toutefois assez agréable. Les scènes érotiques ne sont absolumment pas vulgaires et sont parfaitement rendues. La liberté de ton est forte et correspond bien à cette Inde millénaire où on peut trouver des bas-reliefs érotiques, des lingas en pleine rue tout en étant d'une grande pudeur.
    La 2ème partie du roman sur la vie de Catherine m'a effectivement parue plus intéressante et semblé plus construite.
    Connaissant un petit peu la culture indienne, je n'ai pourtant pas trop retrouvé ici ce qui en faisait le sel. le lecteur peut même parfois passer à côté de certaines références implicites à des éléments de l'histoire indienne, pas forcément connu de tous...
    Tout de même, le thème de l'écriture abordé à travers le personnage du narrateur, écrivain raté, pose des questions pertinentes sur la difficulté de création.

    Bref, lecture très très mitigée...
    J'ai trouvé ce roman beaucoup trop fouilli pour moi et les belles descriptions érotiques n'ont pas su me réveiller de l'ennui sous-jacent que cette lecture a éveillé en moi. Dommage !
    Je suis passée complètement à côté et j'en suis d'autant plus déçue. A relire surement plus tard.
    Je persisterais tout de même avec cet auteur et tenterais la lecture de son "Histoire de mes assassins" à l'occasion.


    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-36536917.html

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Lyjazz le 26/01/2012


    C'est un roman humain, fort, dense, empli de nature et de paysages, d'amour, de sexe et de vie.
    Une valeur sûre à avoir dans sa bibliothèque, à relire pour voyager dans les émotions et les montagnes, les plaines, les villes de l'Inde.
    Je l'ai offert à mon frère à Noël, et je pense qu'il lui plaira.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par pleblon le 16/03/2011


    J'adore les romans étrangers. J'en ai lu plusieurs, qui se déroulent surtout à l'époque des maharadjahs ou de la domination britannique. Mais celui-ci m'a vraiment déçue. Pas tellement le fait que l'histoire se passe de nos jours, ce qui a un charme certain, mais je me demande vraiment où veut en venir l'auteur... C'est juste brut, un brin provocant mais pas dans le bon sens du terme, dénué de finesse.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par sandrine57 le 11/12/2010


    Autant le dire franchement, je n'ai pas été emballée par cette lecture.
    Les trois premiers quarts sont plutôt inintéressants et très très longs et il faut bien ce rendre à l'évidence: ce roman est un roman érotique! Je ne suis pas particulièrement prude mais au bout d'une énième description, certes poètique, de la façon dont le narrateur honore sa femme, je me suis lassée.
    L'"action" débute réellement dans le dernier quart, quand le narrateur découvre les carnets secrets de Catherine, l'américaine qui a fait construire la maison qu'il vient de racheter. Sa vie loin des convenances de son époque donne lieu à quelques moments intéressants mais là encore le sexe est présent à chaque page avec des scènes de voyeurisme, de masturbation , d'homosexualité et autres joyeusetés. Tant et si bien que j'étais bien contente d'arriver au bout de cette histoire.
    Seuls points positifs: l'histoire de l'Inde en toile de fond et l'évocation de la vie de la grand-mère du narrateur qui aurait d'ailleurs méritée d'être approfondie.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par litolff le 06/12/2010


    Moi adore les romans-fleuves et qui aime beaucoup les romans sur l'Inde en général, je n'ai pas été du tout séduite. Je n'ai réussi à m'intéresser ni aux protagonistes, ni à leurs démêlés amoureux, ni aux torrents de sensualité qui débordent de la narration et j'ai du me forcer pour aller jusqu'au bout en espérant découvrir enfin quelque chose qui justifie un aussi gros pavé... Bof.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)






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