> Laurence W. Ø. Larsen (Traducteur)

ISBN : 2755702761
Éditeur : Panama (2007)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Le jour de la rentrée, Pierre Anthon, élève de 4e, annonce qu'il a compris que la vie n'a pas de sens, " parce que tout commence pour finir ", et il quitte l'école pour se percher dans un prunier. Les jours passent et ses copains de classe, perturbés, décident de lui pr... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par Missbouquin, le 05 avril 2012

    Missbouquin
    Je viens de terminer Rien de Janne Teller.
    Et je suis bouleversée, stupéfaite, éprouvée, oui ce sont les mots. Car cet ouvrage touche à une, voire à LA, question essentielle : celle du sens de la vie. Pourquoi vit-on ? Et il le fait d'une façon qui vous touche directement au coeur.
    “Si c'est si facile de mourir, c'est parce que la mort n'a pas de sens, criait-il. Et si la mort n'a pas de sens, c'est parce que la vie n'a pas de sens.” Voilà ce que crie Pierre Anton du haut de son prunier à ses camarades de classe. Ceux-ci, troublés par ce qu'il met en doute tout l'intérêt de leur future existence, vont essayer de trouver la signification de celle-ci. Chacun va réfléchir à un objet qui donne du sens à sa vie. Et cela va déraper. Car il n'est pas si facile de trouver du sens dans chacune de ses actions.
    En 150 pages, c'est un véritable récit de vie que nous propose Janne Teller. Dur, tragique, incompréhensible. Mais elle compense l'impitoyable du contenu du récit par une légéreté, un humour, et surtout un détachement qui pousse à la réflexion.
    Un récit surréaliste, philosophique, avec des personnages un peu fous, qui propose également une réflexion sur l'adolescence et l'absurdité dont peut faire preuve parfois la société.

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2011/07/10/rien-janne-teller/
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 décembre 2007
    Lecture jeune, n°124 - « Rien n’a de sens, je le sais depuis longtemps. Il n’y a donc rien à faire, je viens de le découvrir. » Le premier jour de la rentrée, Pierre Anthon, élève de 4ème, fait cet aveu terrible à ses camarades et abandonne définitivement le collège pour aller s’installer dans un prunier. Il laisse derrière lui, toute une classe bouleversée, terrifiée. Les jours passent et ses copains de classe, perturbés, décident de lui prouver qu’il a tort et constituent un « Mont de Signification », chacun offrant la chose la plus chère à ses yeux : une paire de sandales, une mèche de cheveux, un hamster, etc. Les sacrifices se font plus douloureux et les dons plus pervers : un doigt, la tombe d’un petit frère, la virginité de Sophie, etc. Et ce, jusqu’à l’irréparable. Dérangeant, c’est sans doute le terme le plus juste pour évoquer ce roman. Le ton léger et parfois drôle s’oppose à la violence du propos et de certaines scènes. Les personnages, oscillent entre la naïveté de l’enfance et le pragmatisme de l’âge adulte, tentant, tant bien que mal, avec leurs mots et leurs moyens, de surmonter leurs doutes. Et si, justement, grandir, c’est aussi accepter et dépasser l’incertitude inhérente à la vie ? Amélie Mondésir

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Citations et extraits

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  • Par Missbouquin, le 05 avril 2012

    Si vous vivez jusqu’à 80 ans, vous en aurez passé 30 ans dormir, vous serez allés à l’école et vous aurez fait vos devoirs pendant 9 bonnes années, et travaillé presque 14. Comme vous avez déjà passé 6 ans à être de petits enfants et à jouer, et qu’il vous faudra au moins 12 ans plus tard pour faire le ménage, manger et garder vos enfants, il vous reste tout au plus 9 ans à vivre. [...] Et vous avez envie de passer ces neuf ans à faire semblant d’avoir du succès dans une comédie qui ne veut rien dire, quand on peut profiter de ces neuf ans tout de suite ?
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    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Missbouquin, le 05 avril 2012

    C’était la vie et rien d’autre. On commençait à comprendre ce que Pierre Anton avait voulu dire. Et on commençait à comprendre pourquoi les adultes étaient comme ils étaient. Et même si on s’était juré de ne jamais en arriver à leur ressembler, c’était précisément ce qui était en train de se passer. Et on n’avait même pas 15 ans
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