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Eloge de l'énergie vagabonde3Ajouter à mes livres
" J'irai de l'Aral à la Caspienne. Je gagnerai l'Azerbaïdjan à bord d'un ferry. De Bakou, je cheminerai vers la Turquie par la Géorgie. A pied, à vélo, je ne sais pas encore, mais loyalement, sans propulsion motorisée. Au bout de ma route, j'aurai relié trois mers, abat... > voir plus
De la mer d'Aral à la mer Méditerranée sur un vélo le plus souvent, voilà le défi que s'est donné Sylvain Tesson. Si l'aventure est intéressante, son récit semblait plein de promesses et j'avais hâte de me plonger en suivant du doigt sur la carte, ce périple qui passait par les steppes kazakhes, Bakou, l'Azerbaïdjan, le Caucase géorgien, l'Anatolie et enfin le Kurdistan. Tel était le menu proposé au dos du bouquin, mais comme un contrat d'assurance il faut toujours lire jusqu'au bout ce qui vous est proposé, or c'est là mon erreur, je n'ai pas suffisamment pris en compte cette dernière phrase « Profitant de cette traversée de terres à haute valeur pétrolifère, je consacrerai mon temps d'avancée solitaire à réfléchir au mystère de l'énergie ». D'où ces longues pages sur les pipelines croisés, ou ces interrogations sur l'avenir de l'humanité quand nos réserves énergétiques seront épuisées. Moralité, un voyage bien emmerdant à mon goût même si les questions posées sont évidemment primordiales.
Premier livre de cet auteur que je lis. Je découvre. L'impression de voyager ne m'a pas quittée de la première à la dernière page. L'analogie sur l'énergie soutend bien le récit de ce parcours. Y avait-il réellement autant d'alcool ? Dommage...
J'en essaierais un autre, plus tard.
Les saïgas vont en troupeaux, courant, volant presque, au-dessus des halophytes. Leur pelage se fond à la steppe. Seul un oeil exercé peut capter leurs courses. Toutefois, il est une petite tache blanche sur leurs croupes qui les trahit. La Nature a privé la bête de l'invulnérabilité en la marquant d'un sceau qui la désigne au fauve. L'équilibre est à ce point ajusté que la saïga porte sur elle le défaut qui la réintègre à la chaîne du vivant. [...] Nous devrions tous connaître notre propre tache blanche, cette petite faiblesse qui nous transforme parfois en saïgas affolées courant sur le plateau de la vie.