ISBN : 2253121525
Éditeur : Le Livre de Poche (2008)


Note moyenne : 3.41/5 (sur 74 notes) Ajouter à mes livres
- Qu'est-ce que tu faisais dans la chambre de maman ?
- J'ai volé une photo. Une toute petite photo.
- Tu lui ressembles tellement, a dit ma soeur.
J'ai mis la photo dans la poche de mon jean. Je me suis assise dessus pendant trente ans.
- La... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par cdijulesfil, le 22 mai 2012

    cdijulesfil
    Sylvie Testud nous entraîne dans la vie de sa famille (sa mère et ses deux soeurs) depuis l'enfance jusqu'à aujourd'hui, avec beaucoup d'humour et d'autodérision. On suit ses petits bonheurs, ses malheurs aussi et surtout la recherche de ce père absent, celui à qui elle ressemble tellement mais qu'elle ne connaît pas.
    Un livre tout en émotion, écrit avec un dynamisme et humour.
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 22 janvier 2009

    Lune
    Une tranche de vie avec ses espoirs et ses déboires. Elle se lit agréablement, touche des points sensibles en chacun de nous, amène des sourires et des rires (l'épisode des vacances italiennes est succulent), fait réfléchir sur les rapports enfants/ados/parents. La construction de la personnalité se joue en cette tranche d'âge remuante des 12 à 16 et nous voyons la jeune Sibylle et ses soeurs ne pas échapper aux besoins identitaires. Elles se positionnent face à la mère, à la famille, au "parrain" représentant l'image du père. L'âge adulte amènera la rencontre avec le vrai père, rencontre racontée d'une manière très émouvante par le vide même dans laquelle elle baigne. J'aime énormément la chute du livre qui, en quelques courtes phrases, montre le "rien" et dit le "tout" avec pudeur. D'une écriture simple, facile, actuelle, ce roman "réalité/fiction" fait mouche tout simplement parce qu'il est vrai, sincère et sans apprêts.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Atoutlivres30, le 09 mai 2012

    Atoutlivres30
    J'ai vu le film sur les conseils d'une collègue il y a maintenant un peu plus d'un an. J'avais beaucoup aimé : une histoire familiale autour d'un secret, trois sœurs unies par ce secret. Des ambiances : une femme, seule, d'origine italienne, qui élève ses trois filles… l'Italie, sa chaleur, ses coutumes, sa musique… trois Gamines avec chacune leur caractère, leurs fantaisies, leurs exigences, leurs rêves. Un film drôle, du cinéma sans prétention, des personnages attachants, un film léger malgré « le secret » !
    Et puis, est née l'idée d'une rubrique « Un livre… un film ». J'ai donc lu le livre il y a peu. J'y ai tout retrouvé avec encore plus de peps, de feux d'artifice !
    Puis, j'ai revu le film. Et là, j'ai été surprise ! Il était différent ! J'ai été happée par la trame « dramatique », ce père absent, cette mère qui « galère », seule, avec et face à ses filles, sa famille, cette absence. Ces trois Gamines qui se construisent sans et avec « Lui », dans la peur de « Lui », dans l'espoir d'un jour le rencontrer, le connaître, l'aimer. Ce film parle bien d'absence, d'attentes… de construction de soi et de ce que l'on veut transmettre à ses enfants !
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    • Livres 3.00/5
    Par kathel, le 21 février 2010

    kathel
    Elles sont trois sœurs, vivant sur les pentes de la Croix-Rousse, parmi lesquelles Sybille, la blonde, la turbulente, le garçon manqué, celle qui lui ressemble tellement, à « lui ». Leur père est parti à la naissance de la benjamine, et ni leur mère, ni les autres membres de la famille di Baggio ne le nomment jamais autrement. « Lui » est parfois venu frapper à la porte, en vain, et les trois petites doivent se contenter d'une photo volée à leur mère comme seul souvenir.
    Rien de larmoyant dans ce roman autobiographique, pétillant et plein de tendresse. Sybille a huit ans au début du livre, ses sœurs dix et six ans, elle est la plus remuante, la plus frondeuse, voire bagarreuse. Chronique d'une famille monoparentale, à une période où cette situation était assez rare, racontée dans un style parlé mais pas bêtifiant, tant la fillette a un vocabulaire bien senti, j'ai lu ce roman en quelques trajets en bus et avec plaisir, car l'humour et l'autodérision n'en sont jamais absents. Dans la dernière partie, Sybille, devenue comédienne reconnue, le rencontre, « lui », lors d'une tournée de conférences, et ces retrouvailles, bien qu'un peu guindées, donnent un éclairage un peu différent à ses souvenirs d'enfance. Je n'ai pas vu le film tiré du livre, mais si l'occasion s'en présente, pourquoi pas ?

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-sylvie-testud-gamines-43..
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  • Par Bunee, le 17 août 2008

    Bunee
    Bon, pas grand chose à en dire, je m'attendais à vachement mieux - allez savoir pourquoi.
    Histoire de trois Gamines grandissant sans père. L'absence du père est écrasante et cette ombre plane sur toute la famille, à commencer par celle de la mère, italienne émigrée en France, à Lyon (le truc marrant c'est que si vous connaissez un peu, vous reconnaissez les endroits).
    Puis un jour elles le retrouvent, point.(...)
    http://lelabo.blogspot.com/2008/08/sylvie-testud-Gamines.html
    J'ai pas du tout accroché
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Citations et extraits

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  • Par Morgouille, le 07 mars 2011

    — Tu serais contente, toi, si maman se remariait avec lui ?
    Oui, avec n’importe qui je serais ravie ! Que le premier qui passe soit béni ! Je lui ouvre mes bras ! Lui ou un autre, je m’en fiche ! Qu’elle se remarie et qu’elle soit des parents comme les autres. Aux anniversaires, je n’aurais plus à danser de slow avec elle. On n’aurait plus besoin de surveiller si elle est triste ou non. Ce ne serait plus notre faute. Ce serait sa faute à lui ! On pourrait l’accuser. Nous, on serait seulement les enfants. On s’en foutrait complètement ! Il saurait sûrement conduire. On se ferait plus klaxonner par les autres voitures. Pour lui, on n’aurait pas la honte. Le voisin ne nous regarderait plus de la même manière. Kader ne me ferait plus tomber. J’aurais le droit de « faire le con » ! Les hommes, ils aiment que les enfants fassent les cons ! Je sais aussi bien que mes sœurs que c’est impossible. Notre mère n’aura jamais de mari. Notre mère n’est pas une mère à mari. Elle sera, au mieux, une mère à copain qui fuira quand il verra trois filles. Je ne dis rien de tout ça.
    — Ben… Je m’en fiche.
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  • Par kathel, le 21 février 2010

    Si ma mère est la seule adulte de cette église à ne pas communier, ce n'est pas parce qu'elle porte de vilaines godasses ; c'est qu'elle n'a plus le droit de manger le corps du Christ. Ma mère n'a pas droit à une hostie. Elle a divorcé. Elle est excommuniée. Voilà que je prends conscience de l’injustice dont un membre de ma famille est victime en plein dans la maison du bon Dieu ! Voilà que je me révolte tout à coup. J'ai dix ans, et je n'aime pas qu'on foute ma mère sur le banc des accusés. Il n'y en a pas d'autres dans cette assistance qui mériteraient moins que ma mère ?
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  • Par Morgouille, le 07 mars 2011

    Le seul problème, c’est que ma mère veut absolument me faire deux tresses chaque matin. Je lui ai dit pourtant que ça fait cloche. Elle s’en fiche. C’est pas elle qui sort avec ces deux trucs sur la tête.
    — Pourquoi tu t’en fais jamais, des tresses ? je lui ai demandé.
    — Parce que j’ai passé l’âge, elle m’a répondu.
    Alors, là… j’ai été soufflée. J’ai su que, quand on est petit, on n’a aucun droit.
    — C’est à quel âge qu’on peut avoir l’air normal ? j’ai demandé.
    — Quand on est majeur, on fait ce qu’on veut.
    Encore huit ans. Quand je serai grande, je pourrai avoir l’air que je veux.
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  • Par wilhelmina, le 25 mars 2010

    L'année prochaine, Kader passera peut-être en sixième. Corinne n'a pas envie qu'il arrive au collège. L'année dernière, il n'a pas arrêté de l'embêter. Il est amoureux d'elle, lui aussi. Il la collait en permanence. Il était amoureux de ma grande soeur, alors il lui tirait les cheveux. C'est le directeur qui nous a dit que Kader était amoureux de Corinne. Moi j'aurais plutôt dit le contraire. Beaucoup de garçons sont amoureux de Corinne. Ils ne lui tirent pas tous les cheveux ! Je préfère que personne ne soit amoureux de moi. Si c'est pour se faire scalper ! Merci bien.
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  • Par Morgouille, le 07 mars 2011

    N’importe quoi ! J’ai répondu n’importe quoi à toutes les questions au téléphone ! Cette journaliste a fait un entretien avec une débile mentale. Je n’ai rien compris à ce qu’elle demandait. J’ai éclaté de rire quand la réceptionniste m’a prévenue que j’allumais ma cigarette à l’envers. J’avais envie que ça finisse. Je fixais ma valise. Je me suis rongé les ongles. La main droite y est passée. J’ai répondu à côté de la plaque. Je voulais rentrer chez moi. Loin. Chez moi, c’est à cinq cents kilomètres. Je dois prendre le TGV. Mon rempart de sécurité. Je suis une personne neuve lorsque je foule le bitume parisien. Mon train part à 20 heures.
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Sylvie Testud parle de son roman "chevalier de l'ordre du mérite"











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