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Critiques sur Le Magasin des suicides (156)


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    • Livres 4.00/5
    Par Hahasiah le 21/05/2012


    A ma gauche : Jean Teulé, auteur français qui écrit best-seller sur best-seller. A ma droite : Hahasiah, incorrigible lectrice ayant un contentieux à régler avec son adversaire. La lecture de Charly 9 l'avait, en effet, fortement déçue au point de bouder (du moins pour un temps !) le papa du Montespan.
    Le gong retentit. Teulé attaque comme à son habitude avec une histoire d'une grande originalité. Prenez le fils spirituel de Charles Ingalls et de Carlos réunis et faites-en le cadet de la famille Tuvache qui n'a rien à envier au célèbre et étrange clan des Addams. Alan Tuvache, dernier de cette famille hors norme est un rayon de soleil à lui tout seul et surtout la honte des Tuvache. Il faut aussi se mettre à la place des parents du petit Alan ! Lucrèce et Mishima Tuvache tiennent, en effet, une boutique dans laquelle les suicidaires peuvent trouver matière à leur apporter la « paix éternelle ». Tandis qu'ils tentent de dispenser la funeste parole et de soulager les pauvres hères désireux de s'abandonner aux bras de Thanatos, Alan passe son temps à sourire, fredonner (des airs gais en plus !) et à vouloir faire le bien. Les Tuvache vont-ils réussir à poursuivre leurs activités malgré la joie communicative du sémillant petit Alan ? La bonne humeur de cet enfant ne va-t-elle pas fondre tel un ouragan dévastateur sur le reste de la famille ? Telles sont les questions auxquelles je ne répondrai pas !
    Jusque là, Hahasiah tient le choc et réussit à esquiver les coups (elle bouge bien, la bougresse !) et reste en retrait.
    Soudain Teulé sort ce truc en plus qui le caractérise, sa marque de fabrique, sa botte secrète, son arme fatale (prière de chasser toutes idées coquines de vos esprits mal tournés !), bref Teulé fait appel au pouvoir inaltérable de l'humour noir ! Hahasiah sourit ! Crochet du gauche ! Crochet du droit ! Teulé n'a de cesse d'étaler le génie de sa prose au fil des pages. Sourires et Emotions s'échappent de ses poings devenus rapides et précis. La pauvre Hahasiah dévore déjà le roman et ne va pas tarder à mordre la poussière. Elle est émue par le personnage d'Alan et pose sur lui un regard tendre et amusé.
    C'est la fin ! Hahasiah est au tapis, sonnée par l'écriture jubilatoire de Mister T. Elle se relève péniblement et voit Teulé partir non pas sous un teulé (pardon...un tollé) de la foule mais une tempête d'applaudissements. L'écrivain lui fait un clin d'œil et elle lui adresse, essoufflée mais souriante, un : « I'll be back, John ! »

    critique de qualité ? (35 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir le 12/02/2012


    La famille Tuvache est une famille un peu particulière. Depuis plusieurs générations, ils tiennent un magasin où la carte de fidélité n'a pas sa place. Pourtant, leur magasin tourne bien, ils ont des clients chaque jour. Mais ces clients ne viennent qu'une fois dans leur vie. En effet, les Tuvache tiennent le « Magasin des suicides ». Ils promettent de vous aider à réussir votre mort là où vous avez raté votre vie.

    Et bien sûr, cette famille est à l'image du magasin. Evidemment, il y a un certain standing à tenir devant la clientèle. Mishima et Lucrèce, les parents ; sont tristes et souvent de bien mauvaise humeur. Toutefois, ils sont très fiers de leurs deux premiers enfants : Vincent et Marilyn. Adolescents renfermés, déprimés, torturés. C'est-à-dire des enfants tout à fait adorables aux yeux de leurs parents. Mais le petit dernier, Alan, quelle tristesse ! Ou plutôt quelle joie de vivre !

    Ce gamin, c'est une vraie boule d'énergie, de bonheur. Au grand désespoir de ses parents, qui craignent qu'il redonne le goût de vivre aux clients qui viennent pour mourir. Toujours joyeux, jamais énervant. Car il faut avouer que les gens pleins d'optimiste nous agacent un peu parfois.
    Mais Alan, c'est naturel. Il insuffle du bonheur, que ce soit volontairement ou non.

    Alors il va s'en passer des choses, des retournements de situations. C'est parfois un peu loufoque mais toujours drôle. J'aime ces romans où l'absurde nous semble presque normal. C'est un livre que l'on traverse tranquillement, avec le sourire. Certes, il est à prendre au second degré. Bien que malgré le thème, ce soit un livre plutôt joyeux.

    critique de qualité ? (32 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette le 04/08/2011


    « Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort. »
    Le monde est maussade, sombre, sinistré, triste et désespéré. Les humains ne pensent qu'à mourir et les morts volontaires se multiplient. Dans une rue de Paris, Le magasin des Suicides prospère : « c'est un petit magazin où n'entre jamais un rayon rose et gai. » (p. 7) Géré depuis des générations par les Tuvache, cette boutique est la fierté de la famille. Dans les rayonnages, on trouve tout ce qu'il faut pour passer ad patres : cordes, armes blanches, armes à feu, poisons et autres originalités macabres. « Nos suicides sont garantis. Mort ou remboursé ! » (p. 24) Pour Lucrèce et Mishima, les parents Tuvache, ce métier est presque un sacerdoce. C'est en tout cas une mission d'intérêt public : « On est là juste pour rendre service en vendant des produits de qualité. » (p. 24)
    Les enfants Tuvache, Vincent et Marilyn, sont acquis à la morosité mondiale et au commerce de leurs parents. Si la vie les écœure, ils sont prêts à aider les autres à mourir. Et ils ne manquent pas d'inventivité. Mais voilà que le petit dernier, Alan, sourit, tout le temps, à tout le monde. Or, « personne n'a jamais souri dans la famille Tuvache. » (p. 8) Devant l'indéboulonnable optimisme du bambin, les parents Tuvache craignent pour leurs affaires. Que faire d'un enfant qui dit « au revoir » au lieu de « adieu » aux clients ? Lutter contre la joie de vivre semble la seule solution, mais insidieusement, un rayon rose et gai entre dans Le magasin des Suicides. Et c'est à mourir de rire…
    Loufoque et bouffon, ce texte est un roman noir servi à la sauce guimauve. Ou le contraire. Alan qui est d'abord le vilain petit canard devient finalement le fils prodigue. L'enfant est définitivement installé du côté des verres à moitié pleins et des lendemains qui chantent. Alan, c'est la graine qui germe doucement avant d'imposer une ramure magnifique. Il faut longtemps aux Tuvache pour reconnaître l'importance du trésor que renferme Alan. Mais finalement… « Lucrèce, Marilyn, Mishima, Vincent… À tous, il leur manque Alan comme il manque un sens à l'existence. » (p. 105)
    Humour noir et sarcasme sont au rendez-vous et les situations tragi-comiques s'accumulent. Faire de la mort un marché, c'est culotté. Capitaliser sur le malheur des autres, c'est carrément ignoble, mais quand c'est fait avec éthique… Férocement drôle, ce court roman se lit rapidement et avec jubilation. Voilà un texte qui ne laisse aucune prise à la morosité. Vous avez un coup de blues ? Lisez-le ! Vous ne verrez plus un nœud coulant de la même façon…
    L'écriture et la narration de ce roman se prêtent à la mise en scène et à la représentation. Je suis curieuse de découvrir l'adaptation qu'en propose Patrice Leconte, sous la forme d'un film d'animation très prometteur. Sur les écrans au printemps 2012.

    critique de qualité ? (28 votes positifs)



  • Par Akajou le 23/01/2012


    Je suis tombée, par le plus grand des hasards, sur ce petit livre à la couverture jaune, éclatante, dont le titre ne laissait présager rien de très amusant. L'auteur m'était familier, je l'avais vu passer, parfois, à la télévision et j'avais beaucoup aimé son ton humoristique et sarcastique. Donc, j'ai acheté le bouquin, pour voir ! Difficile à décrire cette tranche de vie où l'on parle principalement des différentes façons de se donner la mort ! L'histoire se passe dans le futur, dans une ville quelconque. On suit la vie d'une famille dont tous les membres (les 3 enfants en particulier) sont très originaux, chacun à leur manière. Tout est voué à la tristesse dans ce petit magasin familial où les clients ne reviennent jamais car ils y ont trouvé leur “bonheur” ou plutôt leur malheur !

    J'ai lu cette fable en quelques heures, ne pouvant me détacher de cette histoire délirante à souhait : de l'humour noir, en veux-tu, en voilà, des répliques absolument décapantes…on est entrainé dans ce récit qui paraît tellement réel et où toutes les bonnes actions deviennent mauvaises et inversement. le style est nerveux, délié et précis. Les personnages sont très bien décrits, avec beaucoup de détails. Ils voient la vie de la même façon, sauf le petit dernier de la famille qui est le “vilain petit canard” et qui n'a qu'un but : faire rire et rendre heureux les autres. Evidemment, ses parents ne vont pas être d'accord et c'est très amusant de voir l'affrontement entre les membres de cette famille et ceci jusqu'à la fin du livre que je ne vous dévoilerai pas : il faut la découvrir par vous-même ! Malgré cette ambiance tournant autour de la mort et des différents moyens d'y arriver, on rit constamment et c'est finalement un livre qui redonne de l'énergie pour la journée et que j'ai adoré.

    Note : 18/20


    Lien : http://akashew.wordpress.com/2011/12/31/le-magasin-des-suicides/

    critique de qualité ? (13 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Cath36 le 24/03/2011


    Et pan contre la morosité de notre siècle, elle en prend pour son grade dans cette satire de notre société de consommation ! La volonté de désespérer pour faire tourner la machine y est assez finement analysée sous de grosses ficelles rigolotes. Y'en a pour tout le monde ! Parents moroses, enfants dépressifs, infos démoralisantes, clients à bout du rouleau, tout est fait dans ce magasin des suicides pour encourager la vente... Il s'agit vraiment de geindre plus pour gagner plus, pour parodier une formule qui du reste n'a pas fait ses preuves... Et lorsqu'un gamin heureux de vivre (le raté de la famille) détraque la machine, c'est comme à la roulette (russe de préférence) : rien ne va plus ! : "regardez ça : nos nouveaux pistolets jetables tirent des balles à blanc, les bonbons de la mort ne niquent plus que les dents...Les sabres à seppuku servent de tapettes à mouches." Sans compter que "le gouvernement, reconnaissant son incompétence et sa culpabilité, a décidé de se suicider ce soir en direct à la télé." on n'en demande pas tant au nôtre, mais enfin... Bref j'ai lu ce petit livre très rapidement et j'ai passé un bon moment, à part la fin, que j'ai trouvé absurde et inopportune.

    critique de qualité ? (13 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Ema1 le 06/03/2012


    Depuis un petit moment ce livre me faisait de l'oeil. Intriguée par la couverture jaune pétant et surtout par la quatrième de couverture vraiment originale :

    « Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre... »

    Je ne le cacherais pas longtemps : j'ai adoré l'histoire de cette famille morbide à l'humour noir et grinçant. Lucrèce et Mishima Tuvache aiment leur métier : aider les gens désespérés à se suicider en leur vendant tout un arsenal allant de la pomme empoisonnée, au kit de seppuku en passant par la bonne vieille corde tressée à la main. Leurs deux enfants aînés – Vincent et Marylin – semblent avoir hérité de la morosité familiale. Seule ombre au tableau, Alan, le petit dernier qui respire la joie de vivre et qui ne manque pas d'agacer tout le monde en riant, chantant des chansons ou faisant des compliments à sa famille – quel sale gosse, vraiment ^^. Puis quand les parents Tuvache décident d'envoyer Alan dans un camp d'entraînement, ils vont vite s'apercevoir que ce petit emmerdeur d'optimiste leur manque à tous. A son retour, petit à petit, il va encore plus chambouler la vie de sa famille en distillant un peu de bonheur jusqu'à ce que son but soit atteint : leur faire aimer la vie. Je me suis attachée au personnage d'Alan et me suis laissé gagner par son optimisme débordant. J'ai trouvé les changements de sa famille plutôt bien menés, toujours avec cet humour que l'on retrouve tout au long de l'histoire. C'est une agréable découverte pour moi, un de ces petits livres qui se lit très vite et laisse un petit goût de bonheur.


    Lien : http://altervorace.canalblog.com/

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



  • Par Lunasirius le 28/03/2011


    Comme je vous le disais il y a quelque temps, ce petit livre m'intriguait énormément. Sa couverture jaune pétante, son titre et le résumé de quatrième de couverture avaient attiré mon attention. Sans compter, les nombreux avis publiés sur les blogs à sa sortie. J'étais donc pressée de me lancer dans sa lecture. C'est à présent chose faîte et je suis ravie.
    C'est petit livre très chouette, vite lu : ce roman fait un peu plus de 150 pages qui défilent sans problème et sans ennui. L'auteur possède un style d'écriture bien à lui, intéressant, poétique à ses heures. C'est très plaisant à lire.
    le côté déjanté, décalé et invraisemblable fait tout le charme de ce petit livre. Humour noir qui prête à sourire, références diverses (les prénoms de suicidés célèbres donnés aux enfants par exemple) et détails insolites font de ce livre un ouvrage surprenant. Chaque détail est pensé pour rester dans la thématique du suicide et c'est très plaisant. Par exemple, il ne s'agit pas de dire "au revoir" aux clients mais "adieu" - ce que Alan, le petit dernier oublie toujours au grand dam de ses parents. L'attirail à suicide est impressionnant de créativité (cordes, confiseries, pomme empoisonnée... et autres inventions plus loufoques).
    Vincent est le plus créatif dans l'art du suicide. Inventions en tout genre se succèdent dans son esprit. Marilyn, plus effacée, se sent inutile et rêve aussi de quitter la vie. le personnage d'Alan apporte une touche de fraîcheur et de tendresse dans l'univers gris de sa famille. Son optimisme est souvent à l'origine de situations amusantes. Ses chansons flottent en une banderole d'espoir et de gaité dans ces pages.

    "De l'autre côté d'une cloison, la voix d'Alan résonne :
    - Fais de beaux rêves, maman. Fais de beaux rêves, papa.
    Les parents soupirent."

    L'histoire aurait pu être sombre, triste, or elle réussit à rester pleine de fraîcheur. Cependant, passé les trois quart du livre, elle perd un peu de son humour et de son côté loufoque pour prendre une tournure plus sérieuse.
    Finalement, le seul regret que j'aurais se situe dans le final. Passé la moitié du livre, on se doute de la fin et elle ne nous surprend pas.

    En bref, j'ai adoré le côté décalé, déjanté de l'histoire. Chaque personnage possède son petit quelque chose de particulier et Alan est particulièrement attachant. le seul petit regret serait la fin sans véritable surprise.


    Lien : http://livrenivre.blogspot.com/2011/03/le-magasin-des-suicides-de-je..

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par csapin le 03/05/2012


    Si je m'en tiens à la jaquette de l'ouvrage, je dois dire que je ne comprends vraiment rien à la critique littéraire. Pour l'absurde, ok. Mais où est le drôle ? Quand meurt-on de rire dans cette histoire ? Vraiment, je ne vois pas. L'idée est certes originale mais je n'aime ni l'écriture, ni l'exploitation de la tristesse. Cette écriture, cette narration, cette chute sont même une insulte à la tristesse et sa grandeur.

    Décidément, Jean Teulé est aussi décevant dans ses romans que dans leur adaptation BD (Le Montespan que j'évoquerai ultérieurement).


    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2010/06/07/charlotte-sapin-le-..

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Yumiko le 11/02/2012


    Un récit surprenant de part son thème et déstabilisant lors des premières pages, mais on accroche rapidement à cette histoire délirante et grinçante. L'humour noir est omniprésent et nous fait plonger dans un univers incroyable.

    Un magasin pour acheter le matériel pour se suicider, c'est une idée plus qu'originale. La famille qui le tient est à mourir de rire. Ses membres vouent un culte au suicide, sauf un des enfants qui a des idées complètement opposées ce qui lui vaut les foudres des siens.

    Une fin inattendue qui clôt magnifiquement cet excellent livre.


    Lien : http://yumiko.ch/?p=216

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Malaura le 01/05/2011


    La famille Tuvache a une petite entreprise bien prospère. Au "magasin des suicides", depuis 10 générations,les Tuvache vendent tous les accessoires pour se suicider. Mais leur petit dernier Alan, leur donne bien du souci. Son insatiable joie de vivre est un fléau pour le commerce, sa mine réjouie contamine même la famille. Et ne voilà -t-il pas que les Tuvache se mettent à rire, à chanter face à une clientèle de plus en plus décontenancée !...
    Véritable hymne à la joie de vivre "Le Magasin des Suicides" est un petit livre sympathique et drôle dans lequel on retrouve l'inconditionnel humour de l'auteur. Jean Teulé semble s'être amusé à écrire ce bref ouvrage ludique et sans prétention, pour le seul plaisir de nous faire sourire en nous exhortant, à l'instar d'Alan Tuvache, à garder au fond du coeur, optimisme et bonne humeur.

    critique de qualité ? (11 votes positifs)






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