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ISBN : 2356410465
Éditeur : Audiolib (2009)

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Note moyenne : 3.53/5 (sur 1982 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abomi... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 04 août 2011

    LiliGalipette
    « Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort. »
    Le monde est maussade, sombre, sinistré, triste et désespéré. Les humains ne pensent qu'à mourir et les morts volontaires se multiplient. Dans une rue de Paris, Le magasin des Suicides prospère : « c'est un petit magazin où n'entre jamais un rayon rose et gai. » (p. 7) Géré depuis des générations par les Tuvache, cette boutique est la fierté de la famille. Dans les rayonnages, on trouve tout ce qu'il faut pour passer ad patres : cordes, armes blanches, armes à feu, poisons et autres originalités macabres. « Nos suicides sont garantis. Mort ou remboursé ! » (p. 24) Pour Lucrèce et Mishima, les parents Tuvache, ce métier est presque un sacerdoce. C'est en tout cas une mission d'intérêt public : « On est là juste pour rendre service en vendant des produits de qualité. » (p. 24)
    Les enfants Tuvache, Vincent et Marilyn, sont acquis à la morosité mondiale et au commerce de leurs parents. Si la vie les écœure, ils sont prêts à aider les autres à mourir. Et ils ne manquent pas d'inventivité. Mais voilà que le petit dernier, Alan, sourit, tout le temps, à tout le monde. Or, « personne n'a jamais souri dans la famille Tuvache. » (p. 8) Devant l'indéboulonnable optimisme du bambin, les parents Tuvache craignent pour leurs affaires. Que faire d'un enfant qui dit « au revoir » au lieu de « adieu » aux clients ? Lutter contre la joie de vivre semble la seule solution, mais insidieusement, un rayon rose et gai entre dans Le magasin des Suicides. Et c'est à mourir de rire…
    Loufoque et bouffon, ce texte est un roman noir servi à la sauce guimauve. Ou le contraire. Alan qui est d'abord le vilain petit canard devient finalement le fils prodigue. L'enfant est définitivement installé du côté des verres à moitié pleins et des lendemains qui chantent. Alan, c'est la graine qui germe doucement avant d'imposer une ramure magnifique. Il faut longtemps aux Tuvache pour reconnaître l'importance du trésor que renferme Alan. Mais finalement… « Lucrèce, Marilyn, Mishima, Vincent… À tous, il leur manque Alan comme il manque un sens à l'existence. » (p. 105)
    Humour noir et sarcasme sont au rendez-vous et les situations tragi-comiques s'accumulent. Faire de la mort un marché, c'est culotté. Capitaliser sur le malheur des autres, c'est carrément ignoble, mais quand c'est fait avec éthique… Férocement drôle, ce court roman se lit rapidement et avec jubilation. Voilà un texte qui ne laisse aucune prise à la morosité. Vous avez un coup de blues ? Lisez-le ! Vous ne verrez plus un nœud coulant de la même façon…
    L'écriture et la narration de ce roman se prêtent à la mise en scène et à la représentation. Je suis curieuse de découvrir l'adaptation qu'en propose Patrice Leconte, sous la forme d'un film d'animation très prometteur. Sur les écrans au printemps 2012.
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    • Livres 4.00/5
    Par Under_The_Moon, le 12 septembre 2012

    Under_The_Moon
    J'ai relu ce livre pour être sûre de bien apprécier comme il se doit l'adaptation cinématographique qui sort en salle sous peu. J'avais beaucoup apprécié à la 1ère lecture, et à la 2nde aussi!
    Un bijou d'humour décalé, de dérision et d'ironie, le tout dans une famille déjantée version famille Adams du 21ème siècle (ou bien lus tard).
    On est bien loin des différentes visions que la littérature offre de la mort, que ce soit la dimension fataliste des tragédies grecques, la mort comme métaphore de jouissance chez Shakespeare ou la vision romantique et nostalgique des poètes du 19ème.
    Rien de tout cela dans le récit de Jean Teulé ! Ce court roman nous livre en filigrane l'idée selon laquelle il faut vivre avec soi-même et accepter ce que la Vie nous donne. L'auteur nous montre aussi , à travers la figure prophétique d'Alan (le perturbateur qui ose montrer la voie de la joie de vivre!) que le meilleur remède à la vie - et à la mort - c'est le rire.
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    • Livres 5.00/5
    Par paroles, le 10 décembre 2013

    paroles
    Alors pour la petite dame, qu'est ce que ce sera ?
    Une corde, ah excellent choix ! Alors j'en ai deux à vous proposer. La première est en chanvre. Solide et efficace. La seconde est tissée de nombreux fils de nylon. Solide, efficace et le petit plus : elle brûle le cou juste avant l'action finale. Elle est un peu plus chère mais le double effet est garanti. Vous m'en direz des nouvelles. Euh, ben non c'est vrai.
    Non non, la maison ne fait pas crédit.
    Je vous l'emballe ou c'est pour consommer tout de suite ? Non, bien sûr pas d'emballage.
    Allez, au revoir ma petite dame et au plais...
    Non mais qu'est ce que je dis moi ? Tout ça, c'est la faute du petit dernier. Depuis qu'il nous parle de sa joie de vivre, je suis tout chamboulé moi. Si ça continue, je vais perdre des clients. Ah, tout fout le camp...
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    • Livres 1.00/5
    Par sandrine57, le 10 octobre 2012

    sandrine57
    Chez les Tuvache, la mort est un art de vivre. Depuis dix générations, la boutique familiale vend de quoi se suicider de toutes les manières possibles: corde, poison, sabre, etc. Ce n'est pas l'imagination qui manque quand il s'agit d'aider le client à mettre fin à une vie qui ne mérite plus d'être vécue. Sinistres à souhait, Mishima et Lucrèce sont au service des potentiels suicidaires et leurs enfants, Vincent et Marilyn, feront, un jour, de dignes héritiers. Tout irait pour le mieux dans la morosité et la tristesse s'il n'y avait Alan! le petit dernier de la famille est tel une pomme saine dans un panier de pommes pourries! Toujours souriant, il respire le bonheur et la joie de vivre et cette bonne humeur permanente risque bien de mettre en péril un commerce jusque là prospère...

    C'est une grande première mais je dois bien avouer que Jean TEULÉ m'a déçue...Le cynisme et l'humour ne me font pas peur, au contraire, j'aurais plutôt tendance à aimer ça. Mais là franchement ce n'est pas drôle! A vouloir trop bien faire, TEULÉ en fait des tonnes, en rajoute une couche, pour bien faire comprendre à son lecteur à quel point son ersatz de famille Addams est sinistre. Oui, oui, on a compris et maintenant quoi? On attend de la finesse pas de la caricature! Les gags sont tellement grossiers et répétitifs qu'ils tombent à plat, l'humour est lourdingue, l'histoire sans intérêt. Mais j'ai lu tant de bonnes critiques au sujet de ce livre, qualifié parfois de "bijou d'humour noir" que je me pose des questions... Quoi qu'il en soit, je suis complètement passée à côté...
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    • Livres 4.00/5
    Par Alyxiel, le 17 avril 2014

    Alyxiel
    Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort !
    La famille Tuvache tient le magasin familiale depuis 10 générations. Et quel magasin!
    Dans un monde où la tristesse et le désespoir semblent régner en maîtres, Mishima et les siens tirent leur épingle du jeu en vendant la mort. Poison, corde à noeud, revolver jetable, pommes empoisonnées ... il y en a pour tous les goûts. Tout irait pour le mieux si si ce n'était le petit dernier Alan, qui egaye tout avec ses rires et sa joie de vivre. C'est un vrai fléau et une honte sans nom pour ses parents.
    Humour noir et décalé, on ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec la très celebre famille Adam.
    J'ai bien ri car ce genre d'humour me plaît beaucoup. Un bemol cependant : sur le durée, l'effet s'estompe pour en arriver à un roman quelconque. Son originalité se perd vers la seconde moitié, ce qui est fort dommage. Quant à la fin, je la trouve decevante et bâclée. Un peu comme si l'auteur etait en panne d'inspiration.
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Citations et extraits

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  • Par Marti94, le 08 avril 2014

    - Regardez. Si je pousse les commissures de ses lèvres vers le menton, il ne sourit pas. Il fait la gueule comme son frère et sa sœur dès qu'ils sont nés.
    La cliente demande :
    - Relâchez.
    Le commerçant s'exécute. La cliente s'exclame :
    - Ah ! vous voyez bien qu'il sourit
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  • Par Marti94, le 08 avril 2014

    Accrochés au plafond, des tubes au néon éclairent une dame âgée qui s'approche d'un bébé dans un landau gris :
    - Oh, il sourit !
    Une autre femme plus jeune - la commerçante -, assise près de la fenêtre et face à la caisse enregistreuse où elle fait ses comptes, s'insurge :
    - Comment ça, mon fils sourit ? Mais non, il ne sourit pas. Ce doit être un pli de bouche. Pourquoi il sourirait ?
    Puis elle reprend ses calculs pendant que la cliente âgée contourne la voiture d'enfant à la capote relevée. Sa canne lui donne l'allure et le pas maladroits. De ses yeux mortels - obscurs et plaintifs - à travers le voile de sa cataracte, elle insiste :
    - On dirait pourtant qu'il sourit.
    - Ça m'étonnerait, personne n'a jamais souri dans la famille Tuvache !
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  • Par Marti94, le 08 avril 2014

    Mishima Tuvache sort de la cave avec, entre les bras, un sac de ciment qu'il dépose sur le carrelage tandis que sa femme lui raconte :
    - La cliente prétend qu'Alan sourit.
    - Qu'est-ce que tu dis, Lucrèce ?... Époussetant un peu de poudre de ciment sur ses manches, il s'approche à son tour du nourrisson qu'il contemple longuement d'un air dubitatif avant de diagnostiquer :
    - Il a sûrement la colique. Ça leur dessine des plis de lèvres comme ça..., explique-t-il en remuant ses mains à l'horizontale, l'une par-dessus l'autre devant son visage. On peut parfois confondre avec des sourires mais ça n'en est pas. Ce sont des grimaces.
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  • Par missmolko1, le 19 janvier 2011

    - Allô ? Ah, c'est vous, monsieur Tchang ! Bien sûr que je me souviens de vous : la corde, ce matin, c'est ça?... Vous ?... Vous vouliez nous ?... Je n'entends pas (le client doit appeler d'un portable). Nous inviter à votre enterrement ? Oh, c'est gentil ! Mais vous allez faire ça quand ? Ah, vous avez déjà la corde au cou ? Alors, aujourd'hui mardi, demain mercredi... donc la cérémonie aura lieu jeudi. Ne quittez pas, je demande à mon mari...
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  • Par Orphea, le 12 août 2009

    — Trop de gens agissent en amateurs...Vous savez que sur cent cinquante mille personnes qui font la tentative, cent trente-huit mille se ratent. Ces personnes se retrouvent souvent handicapées sur des chaises roulantes, défigurées à vie, tandis qu'avec nous...Nos suicides sont garantis. Mort ou remboursé !

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