ISBN : 2266220098
Éditeur : Pocket (2011)


Note moyenne : 2.94/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres
Le centre du monde est à Calais entre les falaises de craie et le trou dans le Channel.Le centre du monde où passent des orbites de planètes bien humaines.
Pâques,beauté métisse venue d'Inde joue le rôle du soleil.Chacune lui tourne autour attiré par sa chaleur.D... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 08 avril 2012

    LiliGalipette
    Un crime a eu lieu. Mais avant d'en arriver là, il est bon de connaître les raisons du crime et de partir à rebours du temps pour saisir la logique nécessaire qui a abouti à ce fait. Ne faisons pas les choses à moitié, remontons carrément à la création du monde et à la dérive des continents. C'est plus sûr, rien ne pourra nous échapper si nous reprenons vraiment du début. Mais, attention, ne soyons pas surpris de voir certaines choses se répéter et se répondre. Comme le disent tous les personnages, « cette vie n'est pas la seule et je ricoche. »
    Sur les traces du crime et du criminel, on entend en boucle deux chansons des Beatles, on croise un musicien inséminateur, on s'étonne devant les ptérosauriens, on admire le voile lilas du ciel et on rêve de prendre la mer sur la Santa Maria pour rejoindre l'Angleterre au départ de Calais et de ses falaises de craie. Donc, crime il y a, crime nous est annoncé. Mais faut-il que ce soit un malheur ? « Ce crime, je ne sais pas pourquoi, je le vois comme une chance. Il apportera du plaisir à beaucoup de personnes. » (p. 98)
    Ces personnes, les voici : Pâques dont l'œil rose est si surprenant, Léopold qui désespère de n'avoir pas connu son épouse enfant, Amédée qui reconnaît les tueurs dans les corps qu'il autopsie, Stainer qui a horreur de l'eau et Thomas qui aimerait suivre les traces glorieuses de son père. Lequel est coupable ? Mais lesquels sont victimes ? Ce roman pas vraiment policier parle du lien maternel, de la solitude et de l'amour. Finalement, le crime n'est pas si important et il a surtout réussi à rassembler des êtres dont les routes semblaient devoir ne jamais se rencontrer.
    Les premiers chapitres sont tout simplement géniaux. L'auteur nous propose une cosmogonie incarnée où la Terre est une planète aux traits très humains et où la puissance qui l'a créée est tout à la fois superbe et criminelle. Nous assistons alors au premier méfait, celui qui conditionnera tous les autres. « L'intelligence est née. Bonne chance à tous ! Une simple faille, ouverte par votre geste fauve dans la coquille d'un crâne planétaire, vient de créer l'homme et la procession d'emmerdement qui l'accompagne. » (p. 14)
    Ce roman est court et se lit sans reprendre le souffle. Si vous cherchez un roman policier traditionnel, passez votre chemin. Jean Teulé propose un roman très onirique et poétique. Il tresse habilement les fils qu'il a lancés et la tapisserie est finalement magnifique. Moins en verve que dans d'autres de ses romans, l'auteur propose une langue plus symbolique. Mais impossible de ne pas sentir toute la patte de Teulé entre les lignes : c'est lui, c'est certain. Et ce roman est très réussi.
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 11 novembre 2011

    brigittelascombe
    "Vous êtes un prédateur fauve caché dans le trou noir d'un palier céleste.Vous virevoltez derrière la porte d'une chambre-univers et vous vous dites:-Il fait un temps assomant de crane nu."
    Là, je l'avoue, j'ai pris un sacré coup de bambou sur le caillou!
    De pas de géant, 15 millions d'années avant le crime que Jean Teulé colle sur le dos du lecteur en criant haut et fort "Vous êtes l'assassin" en envolée d'âme d'hominien femelle (vous savez Lucy, la plus vieille femme du monde), en saut de ptérosaurien qui perpétue sa race, bref de Charybde en Scylla, d'un ingénieur au crane de ptérosaurien fourmillant d'idées innovantes qui explique à Napoléon un projet de tunnel sous la Manche, Manche qui sera un an plus tard rouge sang....Bon là je décroche car on est 150 ans avant le crime et que le rouge sang nous fait passer à un bol de vin chaud...."Assassin" merde,c'était "un Pauillac 1906"...De saut en saut on en arrive à Pâques,blondinette aux yeux vairons (un bleu, un rose)du golfe du Bengale... tous les chemins y mènent soit dit en passant. Non je n'ai pas fumé de shit mais la maman de Pâques, beaucoup,beaucoup sur des airs de "Lucy in the Sky with Diamonds"....LSD...Calais,centre du monde, où plein de monde se retrouve jour -1, veille du crime.Pâques bien sûr,23 ans, "cette fille est un incendie" qui lèche "de la pointe de sa langue le nectar des orchidées" .Amadée "le cafard noir" et bien d'autres.Tiens une autre Lucy, la prof de chant paranoïaque de Paques, qui "rit chaque fois qu'elle crève un oeuf"...
    Un livre complètement déjanté qui part un peu dans tous les sens comme une comptine d'enfant du genre marabout-bout de ficelle-selle de cheval-cheval de course (je connais mes classiques), qui serait ptérosaurien-crane de ptérosaurien-Napoléon sanguinaire-vin rouge sang...A moins que Jean Teulé ne nous offre "des bouquets de barrettes de cannabis" comme au mitan de L'oeil de Pâques...
    Houlà, quelle migraine!
    Et toujours une ironie mordante, un humour noir décapant et irrévérencieux (cf: Joséphine "méduse aux yeux de pute")
    Jean Teulé, prix des Maisons de la presse pour Le Montespan en 2008, dont j'ai déjà chroniqué Le Magasin des Suicides et Charly 9, m'a ce coup ci .................
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    • Livres 2.00/5
    Par clamy, le 21 février 2012

    clamy
    Étant un admirateur inconditionnel de Jean Teulé, j'avoue que ce roman que je ne connaissais pas m'a laissé perplexe.
    Des personnages qui tournent autour d'un personnage central, Pâques, beauté venue d'Inde et se retrouvant à Calais, qui tournent autour de ce personnage comme une danse planétaire, et qui vont vivre une aventure où leurs chemins et leurs destins se croisent autour d'un meurtre dont les origines se perdent dans la nuit des temps, le temps étant exprimé en millions d'années.
    C'est très loin, à mon goût, d'être sa meilleure production, roman à la fois léger et brouillon, très loin de la rigueur et de la force du style qui qualifient d'habitude ses ouvrages. Mais il en faudrait plus pour en tenir rigueur à cet auteur de grand talent. Disons que c'est une simple parenthèse dans son oeuvre au demeurant remarquable.
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    • Livres 5.00/5
    Par zabeth55, le 19 janvier 2012

    zabeth55
    Un personnage soleil (la jolie Pâques), six planètes (un juge, un commissaire, un animateur radio,.......) qui gravitent autour du soleil. Un crime les amène à se percuter pour que le bonheur jaillisse.
    Polar humoristique écrit comme un conte fantastique poétique, c'est un délectable coktail composé des meilleurs ingrédients de Jean Teulé : poésie, érudition, humour, glauque, sensibilité, vulgarité, personnages atypiques....... le tout savamment dosé.
    C'est imagé comme une BD fantastique, rythmé comme un poème, riche et fourmillant de détails et de beauté comme un tableau de Jérôme Bosch.
    Un livre où on se surprend à rire tout seul, où on attend les répliques favorites des personnages, le sourire aux lèvres :
    La prof de musique, tapant sur ses oeufs coque :
    "-Yes... Who is it ?
    -but...that's me ! "
    Le commissiare :
    "Rien à foutre, baby foot"
    Le juge :
    "Brisons là"
    etc.......
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    • Livres 5.00/5
    Par zabeth55, le 19 janvier 2012

    zabeth55
    Un personnage soleil (la jolie Pâques), six planètes (un juge, un commissaire, un animateur radio,.......) qui gravitent autour du soleil. Un crime les amène à se percuter pour que le bonheur jaillisse.
    Polar humoristique écrit comme un conte fantastique poétique, c'est un délectable coktail composé des meilleurs ingrédients de Jean Teulé : poésie, érudition, humour, glauque, sensibilité, vulgarité, personnages atypiques....... le tout savamment dosé.
    C'est imagé comme une BD fantastique, rythmé comme un poème, riche et fourmillant de détails et de beauté comme un tableau de Jérôme Bosch.
    Un livre où on se surprend à rire tout seul, où on attend les répliques favorites des personnages, le sourire aux lèvres :
    La prof de musique, tapant sur ses oeufs coque :
    "-Yes... Who is it ?
    -but...that's me ! "
    Le commissiare :
    "Rien à foutre, baby foot"
    Le juge :
    "Brisons là"
    etc.......
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 08 avril 2012

    « L’intelligence est née. Bonne chance à tous ! Une simple faille, ouverte par votre geste fauve dans la coquille d’un crâne planétaire, vient de créer l’homme et la procession d’emmerdement qui l’accompagne. » (p. 14)
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  • Par kathy, le 25 mai 2011

    ... - Je t'aurais connue enfant, je t'aurais prêté mes jouets et mes maquettes de voiliers. Je t'aurais dit :"Quand on sera grands, je te marierai". Mais je ne saurai jamais la petite fille que tu as été. C'est triste. J'ai raté les premières lignes de ton histoire.
    -Tu en connaîtras la fin si tu veux.
    - Oui, mais tout de même, c'est dommage...
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  • Par kathy, le 25 mai 2011

    Les femmes du dimanche se peignent le visage de traits rouges, bleus et noirs. Ce sont des sorcières noyées d'essences. Il faut saigner de grands arbres pour les parfumer. Les talons aiguilles qu'elles ont en bas de leurs jambes transpercent la place de St-Laurent comme une effigie de chiffon. Elles jettent des sorts. Je suis la place de mon village et crains leurs malédictions. Elles harnachent leurs reins comme des têtes de chevaux. Elles installent des dentelles, des cordages et des crochets par-dessus leurs sexes pour retenir les bas -armures de soie. Elles partent à l'amour comme on part à une guerre.
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  • Par myriampele, le 24 février 2012

    Amédée entre dans la charcuterie.
    - De la cervelle d'agneau aux câpres! Et pas comme celle d'hier! L'agneau d'hier a souffert à l'abattage. Ses pensées avaient le goût du chagrin.
    - Allons, allons, docteur, dit la charcutière. les agneaux sont cons: leur cervelle n'a aucun goût particulier.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par kathy, le 25 mai 2011

    - Cette chipie a trop besoin de pollen d'amour. Elle a tort. Désirer l'amour, c'est le danger. Lorsque cette drogue s'en va, on est en manque et perdu. Et je sais de quoi je parle.
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