Japon, limmédiat après-guerre. Les effets de la réforme agraire se font sentir jusque dans la région reculée du nord de Tokyo, Yodoyama, où la famille de grands propriétaires Tengé faisait la loi jusque-là. L... > voir plus
Quand on parle du manga, Osamu Tezuka fait figure incontestablement de vieux maître, bien que trop cantonné parfois dans l'imaginaire à son style graphique un peu naïf. Souvent comparé à Hergé et à la ligne claire, l'auteur n'est pourtant pas seulement le père du Roi Léo, Astroboy ou même Blackjack. D'une bande dessinée pour la jeunesse capable de rassembler un public mature, Tezuka a aussi fait l'expérience de livrer de la BD foncièrement adulte dés les années 70. Et ce au-delà des seuls genres de l'humour grivois. Pour preuve avec ce Ayako qui est un récit extrêmement noir et possèdant même de belles envolées en matière de cynisme et de nihilisme : si ce n'est pas sa plus belle réussite c'est à n'en point douter l'une de ses œuvres les plus empreinte de cette tonalité.
J'ai beaucoup aimé le début de l'intrigue mais la suite m'a laissée un peu sceptique. Ils deviennent tous tellement fous que ça en devient presque risible. Alors qu'au début, on pouvait croire à cette histoire et bien à la fin plus du tout. Mais d'un certain côté, ce détachement est la preuve que la folie est bien travaillée et retranscrite. La fin me paraît un peu trop simple, c'est dommage.