ISBN : 2841421678
Éditeur : Ombres (2007)


Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
" Les mémoires sont à la mode. Pourquoi donc n'écrirais-je pas les miens ? Je possède toutes les qualités requises pour réussir dans ce genre de littérature : une haute opinion de mon propre mérite et une bonne envie de médire de mon prochain. "
Ainsi débute le r... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par Titine75, le 22 mai 2012

    Titine75
    Charles James Harrington Fitzroy Yellowplush est valet de pied de son état. Après avoir servi brièvement un gentleman au métier douteux, il se retrouve aux ordres de l'Honorable Algernon Percy Deuceace. Ce jeune aristocrate est bien entendu désargenté. Sa haute respectabilité l'empêchant de travailler, Algernon va plutôt utiliser la rouerie pour renflouer ses caisses. C'est ainsi que le jeune Dawkins, voisin de Deuceace, se retrouve totalement plumé au jeu de cartes. Notre jeune aristocrate, ayant fait le coup avec un autre mais n'ayant aucune intention de partager, se réfugie en France. Loin de ses dettes et de la justice, Algernon profite très agréablement de la vie. Il rencontre une jeune veuve et sa belle-fille riches à millions. Algernon souhaite assurer sa fortune par le mariage. Mais à laquelle des deux femmes bénéficie le testament de feu le mari ?
    L'ouverture de ce court roman de William Makepeace Thackeray donne le ton : « Les mémoires sont à la mode. Pourquoi donc n'écrirais-je pas les miens ? Je possède toutes les qualités requises pour réussir dans ce genre de littérature : une haute opinion de mon propre mérite et une bonne envie de médire de mon prochain. » C'est donc avec beaucoup d'ironie que Thackeray critique la haute société anglaise. Algernon est totalement désargenté mais il veut continuer à tenir son rang. Mieux vaut la tricherie, le vol, le mensonge que de s'abaisser à travailler. Son valet participe à ses nombreux forfaits et s'en délecte.
    Mais le cynisme d'Algernon n'est rien à côté de celui de son père. Il faut croire que la tromperie et la ruse sont transmissibles génétiquement chez les aristocrates anglais. Et à la fin des « Mémoires d'un valet de pied », ce n'est pas la vertu qui triomphe loin de là ! Ce sont le vice, la cupidité et la perversité absolue. Et le valet ne vaut pas mieux que ses maîtres. Il espionne, trompe les huissiers et s'offre au plus offrant sans remords ni morale.
    « Mémoires d'un valet de pied » est d'un cynisme réjouissant. La plume acérée de Thackeray est extrêmement drôle. Je me suis régalée de l'amoralité de tous les personnages. Je ne résiste pas à un dernier exemple des traits d'esprit de l'auteur : « Milady, veuve de deux années de date, était grande, blonde, rose et potelée. Elle avait l'air si froid, qu'on craignait presque de la regarder une seconde fois de peur de s'enrhumer (…). »

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr/2012/05/08/memoires-dun-valet-de-..
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