> Rémi Cassaigne (Traducteur)

ISBN : 2226195793
Éditeur : Albin Michel (2010)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 55 notes) Ajouter à mes livres
Après L’Heure trouble, salué par la critique internationale, L’Écho des morts explore à nouveau l’atmosphère étrange de l’île d’Oland, où les Westin, une famille de Stockholm, ont décidé de s’installer définitivement. Quelques jours après leur arrivée au coeur de l’hive... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 25 avril 2010

    caro64
    Öland, une île suédoise de la côte Est. le domaine d'Äludden, une grande maison de bois, se dresse sur le rivage. Ella été construite au milieu du XIXème siècle pour loger le gardien des phares érigés juste en face, avec le bois d'épave et la cargaison de poutres d'un bateau de Hamburg, précipité sur la grève par « un mur blanc de neige et de glace », une tempête d'une violence rare. Pour calmer les âmes des marins noyés, dont il redoute les cris, le bâtisseur des phares décide de ménager une petite chapelle dans le grenier de la grange. Et 150 ans plus tard, Joakim Westlin, le nouveau propriétaire, après avoir appris la noyade mystérieuse de sa femme, découvre cet oratoire où se rassemblent les âmes sans sépulture. Guetter, respirer l'ombre de Katrine l'aide à adoucir son désarroi tandis que ses enfants, Livia et Gabriel, apprivoisent l'absence de leur mère. A travers le passé familial et les souvenirs des vieux pêcheurs, il essaie de faire la lumière sur cette mort brutale. Tandis que dans sa grande maison lumineuse aux planchers de bois clair, bruissante de présences invisibles, les murs chuchotent, les ombres glissent, jusqu'à ce soir de Noël où la tourmente se jette « sur la côte, comme une bête sauvage ».
    Dans ce roman dont la trame est résolument policière, plane une aura de fantastique et d'angoisse qui tient en haleine. D'autant que les deux mois d'hiver que va vivre Joakim entre la mort de sa femme et la résolution de l'énigme, prennent une intensité de plus en plus étouffante. Et plusieurs questions se posent : Qu'est-ce qui a bien pu pousser ce couple et leurs deux enfants à se réfugier dans cette demeure isolée ? Qu'est-il arrivé à Katrine : accident, suicide ou meurtre ?
    L'echo des morts n'est pas un livre qui se lit vite, le croisement des destins étant à suivre au plus près, mais je n'ai pas pu le lâcher avant la fin ! le rythme est un peu lent mais la construction est remarquable. On est vite saisi par les événements qui s'enchaînent, l'atmosphère constamment empli de manifestations étranges, des bruits, des fantômes. le dénouement ne se laisse pas deviner, même pas entrevoir, avant les toutes dernières pages du livre.
    Johan Theorin crée une atmosphère exceptionnelle et singulière, le suspense est absolu !

    Un très bon roman policier d'ambiance, émouvant et troublant !
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Malaura, le 24 septembre 2011

    Malaura
    Joakim et Katrine Westin ont quitté Stockolm avec leurs deux enfants Livia et Gabriel, pour emménager à Alluden, dans l'ancienne demeure des gardiens de phares, sur l'île d'Öland.
    Les lieux, entre terre et mer, sont splendides mais très isolés.
    Les Westin s'attellent d'emblée à la rénovation de leur nouvelle maison.
    Mais quelques jours plus tard, Katrine se noie dans la Baltique.
    Suicide, accident, meurtre ?...
    Anéanti, Joakim touche le fond et se laisse envahir par l'aura étrange qui plane sur Alluden dont les légendes et le passé inquiétants ont marqué les lieux.
    Après "L'heure trouble", Johan Theorin prend de nouveau les paysages grandioses de l'île d'Öland pour cadre de son nouveau roman.
    Navigant aux frontières du fantastique, entre passé et présent, il nous embarque dans une histoire où l'intrigue, conventionnelle, n'est pas des plus essentielles.
    C'est avant tout la magie des lieux, sauvages et puissants dans la tourmente de l'hiver, et L'écho des morts d'Alluden que l'auteur, en maître des climats et des ambiances nous fait entendre par delà le temps, qui font vraiment la force de ce polar intense, au souffle glacial.
    On se laisse pleinement porter par ces voix d'outre-temps, chuchotantes, pénétrantes, qui révèlent toute la difficulté de vivre dans ces lieux âpres et magnifiques, au coeur d'une nature aussi belle que féroce.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par sassenach, le 23 février 2010

    sassenach
    La famille Westin, Joakim, Katrine et leurs deux enfants viennent d'acheter la maison des phares sur l'île d'Öland. Ils ont décidé de quitter définitivement Stockholm pour retrouver une vie plus tranquille loin de la ville. Katrine et les enfants se sont installés pendant l'été et la rénovation de la maison a commencé. Joakim effectue le dernier déménagement à l'automne quand Katrine est retrouvée noyée au pied d'un des phares .…
    Je ne sais pas vraiment dans quelle catégorie classer ce livre. Cela pourrait ressembler à un roman classique mais aussi à un roman fantastique ou bien à un roman policier. C'est un peu des trois sans arriver à pencher plus dans un des genres. Mais c'est surtout l'atmosphère fantastique et sombre qui m'a le plus marquée et que j'ai trouvée particulièrement réussie. Les morts sont omniprésents tout au long de l'histoire et l'arrivée de l'hiver, de ses tempêtes et de la neige n'aident pas à alléger l'ambiance. On suit plusieurs personnages parallèlement et on pourrait croire qu'il n'existe aucun lien entre eux mais je faisais confiance à l'auteur pour me réunir tout ça au moment voulu. le personnage de Joakim est bien fouillé et réaliste, même si je ne l'ai pas vraiment trouvé attachant, ce qui ne m'a pas empêché de vouloir continuer à lire ! De plus, j'ai assez aimé les courts chapitres qui remontent dans l'histoire des phares et de leurs occupants car cela donnait une autre dimension à l'histoire. La partie polar se cantonne dans les 100 dernières pages mais l'auteur n'est pas forcément rentré dans la facilité, sauf sur le fait qu'on pouvait se douter que les éléments météo allaient jouer un rôle important. J'ai donc trouvé que c'était principalement une lecture d'ambiance car il ne faut pas s'attendre à beaucoup d'action mais l'intrigue monte en puissance et les révélations finales sont bien amenées, le tout étant mâtiné d'une légère atmosphère fantastique qui ne tombe pas dans la facilité et qui, je pense, sera acceptable par tous les lecteurs, même ceux qui n'en raffolent pas.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par pisinat, le 16 février 2010

    pisinat
    C'est là un livre qui prend son temps. Je pense que certains s'y ennuieront, pour ma part, j'ai aimé cette lecture plutôt tranquille, où l'on prend le temps de ressentir les choses. le deuil, les blessures du passé et celles du présent. Toutes ces choses difficiles auxquelles la vie nous met face.
    Les personnages vivent ces moments comme ils le peuvent. Joakim est dévasté par la mort de sa femme. Il a même du mal à s'occuper de ces enfants et surtout à ne pas leur mentir sur leur mère. Sur le coup, son attitude m'a un peu choqué je dois dire. Et puis j'ai appris à mieux le connaître, à me montrer moins sévère dans mes jugements : il aime ces enfants, mais il a aussi ces faiblesses. Comme tout un chacun.
    Même chose pour Tilda. Son attitude donnerait envie de la secouer un peu. Mais l'auteur parvient à nous présenter les choses de telles manière qu'on finit par compatir. Parce qu'on se dit "aurais-je vraiment fait mieux à sa place ?".
    Bref Johan Theorin a un talent indéniable pour traiter de la psychologie humaine. Il parvient à restaurer parfaitement les sentiments tout en nous proposant une intrigue bien ficelée.
    Toutes ces histoires qui s'entremêlent, il aurait pu être facile de s'y perdre. Là encore il évite finement cet écueil en nous déroulant l'intrigue petit à petit, juste ce qu'il faut pour que les briques s'emboîtent toutes seules. Même les scènes dans le passé qui pourraient paraître superflues trouvent leur place dans ce tableau. Elles contribuent toutes à nous lier un peu plus à Aludden, ses phares et ses légendes.
    Le final dans la tourmente m'a littéralement happée. Je suis devenue plus impatiente, comme cette neige qui recouvrait tout avec entêtement. Et la révélation, bien que soupçonnée grâce à des éléments distillés ici et là, m'a réellement satisfaite. Elle est parfaite pour cette histoire.
    Seule petite déception : ne pas avoir plus de nouvelles de Tilda.
    Un bilan plus que positif donc. le "polar suédois" semble s'impose comme une valeur sûre !
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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 28 janvier 2011

    Onclepaul
    Sur l'île de Öland, située au sud-est de la Suède dans la mer Baltique, se dressent à Alluden deux phares, dont un hors service depuis des décennies, et un long corps de logis qui n'auraient rien de particulier si les phares n'avaient été construits avec des pierres provenant d'une antique chapelle, et le bâtiment avec le bois d'un navire naufragé. Pour les superstitieux, une pratique qui porte malheur. Katrine et Joakim n'étaient sûrement pas au courant de cette légende qui courait sur la lande balayée par le vent et les rafales de pluie. Ils avaient acheté cette bâtisse afin de quitter Stockholm et sa banlieue et se ressourcer. Tous deux enseignants, Katrine à mi-temps en dessin, ils s'étaient spécialisés dans la rénovation d'appartements puis de maisons, revendant à chaque fois avec un profit estimable. Leur installation à Alluden n'était pas forcément due au hasard, car la mère de Katrine, elle-même peintre tout comme sa propre mère, et qu'ils fréquentent peu, y a vécu pendant sa jeunesse avec sa propre mère elle-même artiste peintre. Tandis que Joakim était resté dans leur ancienne maison régler les derniers détails du déménagement et de sa vie professionnelle, Katrine a vécu à Alluden avec leurs deux enfants, Livia et Gabriel, entreprenant les travaux de rénovation. Joakin revient puis repart pour un dernier chargement. Alors qu'il est sur le trajet du retour, il reçoit un appel téléphonique de la police de proximité de l'ile de Öland. le corps de Livia aurait été découvert noyé près des phares. Paniqué il l'est encore plus lorsque venu reconnaître le corps il s'aperçoit qu'il ne s'agit pas de Livia mais de sa femme. Une boulette de la part de Tilda la jeune policière de proximité. Celle-ci est fort marrie de son erreur, d'autant qu'elle pressent que cette noyade n'est pas naturelle. Parallèlement elle se rend souvent auprès de son grand-oncle afin de recueillir au magnétophone les témoignages du vieil homme sur l'histoire de Öland. Pendant ce temps trois malfrats écument les résidences secondaires vides de tout occupant hors période estivale. Joakim s'occupe de ses deux enfants, continue les travaux entrepris par se femme, mais il est en proie à la dépression. Katrine lui manque, il ne veut pas l'oublier. En même temps, que ce soit dans l'habitation principale ou dans la grange située en face, il entend des bruits suspects. Il ressent également comme des présences, des ombres inquiétantes. Celle de Katrine, évidemment, mais aussi celle d'Ethel disparue un an auparavant. Et peut-être des cadavres dont les noms sont gravés sur des planches de bois. Il découvre aussi dans le grenier qui servait de fenil des objets et un carnet.
    Dans ce roman dont la trame est résolument policière, plane une aura de fantastique et d'angoisse qui tient en haleine. D'autant que les deux mois que va vivre Joakim entre la mort de sa femme et la résolution de l'enquête, prennent une intensité de plus en plus étouffante, alimentée par des tourmentes de neige et que les rafales de vent vont balayer le paysage désolé. le tout est ponctué d'interludes relatant des événements qui se sont déroulés plus de cent ans auparavant jusqu'à la fin des années 1960, avec des pincées de légendes inquiétantes issues du fond des âges comme celles qui planent sur les tourbières. le rythme n'est pas toujours soutenu, malheureusement, mais la construction est implacable et l'épilogue digne de scènes de cinéma de terreur. le lecteur devient fantôme, suivant pas à pas les démêlés de tous les protagonistes.


    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Alexis Brocas pour le Magazine Littéraire

    Avec L'Heure trouble, premier roman aux inclinations lyriques et fantastiques crânement revendiquées, Johan Theorin s'imposait comme l'un des plus intéressants spécimens de la jeune génération d'auteurs policier... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par caro64, le 13 juin 2010

    De loin, Stockholm avait fière allure, majestueuse au bord de la Baltique, dispersée sur des confettis d'îles, mais Joakim ne ressentait pourtant aucune joie à retrouver la ville de son enfance. Tout ce qu'il voyait, c'était les embouteillages, les files de voitures où chacun jouait des coudes pour passer en premier. L'espace manquait pour tout : logement, places de stationnement, crèches – même dans les cimetières ! On encourageait désormais les gens à se faire incinérer, Joakim l'avait lu dans le journal, pour économiser de l'espace.
    Åludden lui manquait déjà.
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  • Par caro64, le 25 avril 2010

    L’annonce de l’agence immobilière était libellée ainsi :
    "Magnifique demeure de gardien de phare, milieu du XIXe siècle. Situation isolée dans site préservé avec vue imprenable sur la Baltique, plage à moins de 300 mètres. Votre voisin le plus proche : le ciel ".
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  • Par Neigeline, le 04 avril 2011

    C'est une pièce étrange, pleine de souvenirs des gens qui ont vécu à Aludden. Ils ne sont plus là. Ils ont passé la main et ont disparu - tout ce qu'il reste d'eux, c'est un nom, des dates et quelques brefs poèmes sur des cartes postales.
    C'est ce qui restera un jour de nous tous.
    Des souvenirs et des fantômes.
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  • Par GastonL, le 03 février 2011

    Joakim se raidit. Il retint son souffle, soudain effrayé à l'idée que ce soit vrai - que Livia dorme et qu'elle voie vraiment des choses à travers le mur. Ne pose pas d'autre question , pensait-t-il. Va te coucher.
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  • Par chardonette, le 06 février 2011

    La nuit était claire au-dehors: la pleine lune s'était frayé un passage entre les nuages et brillait à travers la fenêtre fraîchement repeinte. Mais Joakim ne voulait pas regarder dehors, de peur de se retrouver face au visage d'une femme décharnée aux yeux pleins de haine.
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