ISBN : 2265087432
Éditeur : Fleuve noir (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.28/5 (sur 106 notes) Ajouter à mes livres
Une jeune scientifique spécialiste de l’évolution des espèces, retrouvée morte, attaquée par un primate.
Onze hommes derrière les barreaux. Leurs points communs : tous ont commis des crimes barbares et tous sont… gauchers. Enfin, la découverte d’une famille de Né... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 12 juin 2011

    caro64
    Une chronique de Christine :
    L'évolution ? C'est chouette. Avant on se tapait dessus avec des fémurs de mammouths, maintenant il suffit d'appuyer sur un bouton et « Boum ! »*
    Le commissaire Sharko est envoyé au bois de Vincennes car on vient de découvrir dans une cage, à côté d'un chimpanzé prostré, le corps sans vie et sauvagement mutilé d'Eva Louts. le primate est rapidement mis hors de cause, ce n'est pas un accident et c'est du côté des travaux de la jeune chercheuse qu'il faut orienter l'enquête. Qu'a-t-elle pu découvrir que l'on cherche à tout prix à étouffer ?
    Ses notes indiquent qu'elle s'intéressait plus particulièrement aux gauchers et qu'elle avait entrepris de visiter quelques grands criminels emprisonnés. Des criminels gauchers.
    Or, l'un d'entre eux n'est autre que Grégory Carnot, l'assassin de Clara, l'une des filles de Lucie Henebelle. (Pour ceux qui n'ont pas lu « le syndrôme E », Lucie est une ancienne collègue de Sharko, ayant collaboré avec lui lors d'une enquête précédente. Elle a ensuite démissionné après le drame ayant touché sa famille. Sharko et Lucie ont été brièvement très proches, avant que leurs blessures et failles respectives n'aient raison de leur liaison naissante.)
    Grégory Carnot, incarcéré en service de psychiatrie pénitentiaire, vient de se suicider dans sa cellule. D'une manière particulièrement barbare.
    Alors qu'ils s'étaient éloignés l'un de l'autre un an auparavant, Sharko et Lucie vont se retrouver à l'occasion de l'enterrement de Carnot.
    Lucie, qui ne cesse de vouloir comprendre les raisons de la folie meurtrière de Carnot, et Sharko qui cherche le lien entre Carnot et l'enquête en cours, décident de travailler à nouveau ensemble
    Refaisant le parcours d'Eva Louts, interrogeant spécialistes de la génétique ou de l'évolution, primatologues et biologistes Sharko et Lucie vont être amenés à se poser la même question : et si l'origine de la violence était tapie dans l'ombre au sein de nos propres cellules, dans notre propre ADN ?


    Je la sers comment, votre émulsion d'ADN ? Double et lisse ? **
    Ce livre est dense, ce livre est passionnant, ce livre est un sacrément bon thriller. Je pourrais m'arrêter là, mais je vais quand même en dire un peu plus.
    Dense : car l'enquête est complexe à souhait. Vous allez suivre Sharko et Lucie, leurs hypothèses, leurs découvertes, les chemins qu'ils vont prendre. Il n'y a aucun temps mort, peu de répit, aucune page inutile. Franck Thilliez sait raconter une histoire, et il le fait vraiment très bien.
    De plus, la partie scientifique est solidement documentée, et présentée, malgré tout, de manière relativement abordable pour le parfait néophyte. Ce qui n'est pas rien. Mais j'y reviendrai par la suite.
    Les personnages sont crédibles, dans leurs défauts ou qualités. Sharko et Lucie ont de plus en plus de profondeur, d'épaisseur, ils sortent de leur univers de fiction pour devenir des compagnons qui nous touchent, dont nous nous sentons proches. Ce n'est pas rien non plus.
    L'intrigue fait froid dans le dos, et contrairement à certains livres précédents où nous étions dans une logique de pur thriller, empiétant souvent sur les marges de la vraisemblance, j'ai trouvé le récit plus réaliste, jouant avec des peurs et des théories actuelles tout en restant plausible. Ce qui finalement fait encore plus frissonner !
    Je n'ai pas pu m'empêcher de comparer certains chapitres de ce livre à ce qu'on peut trouver dans « La forêt des Mânes » de J.C. Grangé. Même besoin de retour à la jungle primitive, creuset et athanor du fond des âges, même quête de la « violence originelle »… mais en bien mieux !
    Bref, je récapitule : excellente intrigue, personnages bien campés, tension croissante, palpitations garanties. C'est tout bon.
    Ou presque.
    Car, si la documentation est solide et représente un travail énorme, s'aventurer sur le chemin de l'évolution et de la sélection n'est pas une mince affaire. Les débats sont en cours, certaines théories donnent lieu à de farouches combats depuis plus de trente ans, notamment dans le domaine des comportements sociaux. Nous sommes très loin du consensus, et il faut bien comprendre que F. Thilliez utilise ce qu'il a lu pour en extraire les bases d'un thriller. Ce qu'il fait admirablement ! Par contre il se permet certaines affirmations pour le bien de l'intrigue, qui ne font pas l'unanimité auprès des scientifiques.
    Nous n'en sommes encore, pour ces affirmations, qu'aux tâtonnements, hypothèses, et explorations.
    C'est vraiment la seule chose qui me pose souci avec ce livre. Sans aucune base dans le domaine, il sera impossible pour certains lecteurs de faire le tri entre ce qui est admis par la communauté scientifique, et ce qui pose débat. Et il y a risque de tout accepter en bloc.

    Donc, pour finir, ne prenez pas tout au pied de la lettre,
    puis plongez-vous ensuite sans hésiter dans cet excellent thriller.


    *Extrait du discours d'inauguration de la centrale de F*ck-you-Shima ; Dar Winamax
    ** Petit traité de mousse sans gêne à l'usage des brasseurs ; Kriek, What & sons


    Lien : http://bibliofractale.over-blog.com/article-gataca-75116043.html
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par gruz, le 09 mai 2012

    gruz
    Un mot en préambule : même si Thilliez affirme le contraire en introduction de "Gataca", c'est gâcher de ne point lire le "Syndrome E" avant celui-ci ; vous passeriez à coté d'une partie importante de l'histoire des personnages récurrents.
    2° partie du diptyque de l'auteur sur la violence, que pourrais-je relever que je n'ai pas dit en ce qui concerne le premier tome...
    Brillant ? (déjà dit), intense ? (déjà relevé), extrêmement documenté ? (déjà précisé), ambitieux ? (déjà mis en avant), mieux écrit encore que ces prédécesseurs ? (comme d'habitude).
    J'ai été tellement bluffé par la qualité du premier volet, que je ne pouvais me convaincre de lire mieux. Et bien... si.
    500 pages de grande classe, comme on en lit peu dans le genre. Ce livre et cette histoire sont tellement éblouissants qu'ils rendraient aveugle un eskimo.
    Si vous aimez les romans sans temps mort, et qui donnent l'impression de rendre intelligent le lecteur, ne cherchez pas ailleurs.
    Quant à l'histoire des héros récurrents, elle prend une autre dimension, avec ce petit supplément d'âme, qui nous fait irrémédiablement et définitivement nous attacher à eux.
    Pour moi, Thilliez, y a pas mieux en ce moment (je sais, je sais, je suis dithyrambique).
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 12 juin 2011

    caro64
    Vraiment pas déçue par le second volet du diptyque de Fanck Thilliez, je l'ai dévoré ! Dans ce nouveau roman, on retrouve Lucie Henebelle et Franck Sharko dans une nouvelle enquête passionnante à la recherche de l'origine de la violence. Thilliez joue avec les mots ADN, Cro-Magnon, meurtriers gauchers ... pour maintenir un suspens haletant tout au long de son roman.
    Gataca est vraiment un très très bon thriller, encore meilleur que le synfdrome E (pourtant très bon déjà). Thilliez progresse roman après roman, et fait preuve d'une grande maîtrise. Une grande réussite ! Un livre qui ne connaît pas de temps morts avec des personnages toujours attachants. Vivement 2012 pour la suite des aventures de Sharko et Lucie !
    A noter qu'on peut tout à fait lire Gataca sans avoir lu Le syndrome E. Sachant qu'il y a suffisamment de rappels pour ne pas être perdu…
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par tousleslivres, le 07 avril 2012

    tousleslivres
    La suite du Sydrome [E]. Ce deuxième tome du thème de la violence peut se lire sans avoir lu le premier volume, mais c'est tout de même intéressant de commencer par le premier et d'enchaîner avec celui-ci.
    L'histoire : Retour de Lucie et de Franck pour une nouvelle chasse pour la vérité à travers la France
    et le temps. Une jeune scientifique qui fait une thèse sur le comportement humain est retrouvée morte. le meurtrier a un rapport direct avec Lucie et de Franck.
    Les personnages, Lucie et de Franck, sont égaux à eux même, nous les avons découvert alors du premier opus Sydrome [E], ils vont repartir en chasse dans un premier temps pour résoudre l'enquête et dans un deuxième temps pour des raisons personnelles. Je les aime bien, ils sont attachant de part les problèmes personnels qu'ils ont et j'ai eu envie qu'ils s'en sortent et qu'ils puissent résoudre cette enquête, pour eux, pour leur bien être. On sait, par le premier tome, que Franck a des problèmes psychologique et on va suivre cet évolution, mais les problèmes psychologique vont aussi toucher Lucie.
    L'auteur est, comme à son habitude, très précis dans ses propos médicaux. Il nous donne un cours magistral sur l'ADN et sur ce fameux code Gataca. Il nous démontre comment la violence évolue en même temps que l'humanité. Dans "le mot de la fin" de l'ouvrage, Thilliez indique ceci : « La plupart des informations scientifiques décrites (...) sont vraies. ». le travail de recherche est énorme, le rendu est éblouissant et criant de vérité, j'ai vraiment adhéré aux explications et aux cheminements des découvertes et de ces conséquences. de plus toutes ces informations scientifiques s'intègrent très bien dans l'enquête, ce qui ne gâche rien !
    Ce que j'ai moins aimé, c'est justement le coté un peu trop scientifique, par moment ça m'a un peu gavée, non pas que je ne m'intéresse pas, mais par moment c'était un peu trop. Je ne dis que que c'est négatif pour l'ensemble du livre, ni que ça contredit que ce je dis plus haut, puisque c'est très intéressant, mais un soupçon trop lourd à mon goût, c'est tout.
    Je me suis régalée en lisant cette suite, j'ai vraiment adoré les deux personnages principaux Lucie et de Franck. J'ai eu du mal de m'arracher à la lecture, c'est clair que quand on commence, on veut aller jusqu'au bout et connaître le pourquoi, comme tout bon thriller vous allez me dire. Celui-ci est efficace, rapide, déstabilisant.
    Ce que j'aime quand je commence un livre c'est d'être happée par l'histoire, que dès les premières pages, je sois déjà à 300% dans l'histoire, et bien là, pas de problème, les chapitres filent et défilent, les pages se tournent dans problème, je vous le recommande, à lire absolument !!!
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    • Livres 5.00/5
    Par bookaure, le 24 mars 2012

    bookaure
    Le livre commence par le meurtre mystérieux d'une jeune étudiante spécialiste de l'évolution des espèces, par un primate...et le décor est planté.
    Ce n'est que très récemment que je me suis plongée dans la lecture de thrillers, genre qui me faisait un peu peur au début, et celui-ci est assurément le meilleur que j'ai lu.
    Franck Thilliez réussit brillamment à nous plonger dans l'univers noir à souhait des gars "du 36". Tous les ingrédients sont là: flics au bord de la dépression, combats de coqs, salles d'autopsie glaciales, atmosphère glauque parfois voire même très souvent... Tout cela doublé de sujets fascinants tels que l'évolution de l'Homme et de l'espèce de manière générale, l'eugénisme, la paléontologie, pour lesquels il semble que l'auteur se soit parfaitement renseigné et documenté.
    En bref, j'ai tout aimé dans ce livre, les personnages écorchés vifs, l'atmosphère dans laquelle on est plongé que cela soit à Paris, dans les Alpes ou au cœur de la forêt amazonienne, la précision scientifique, le suspens... le seul "tout petit" regret que je peux avoir est de ne pas avoir lu le Syndrome [E] avant, mais ce n'est que partie remise! J'espère que ça ne sera pas trop bizarre de prendre l'histoire en sens inverse!
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Citations et extraits

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  • Par stern85, le 28 mai 2012

    Le sang de son sang.
    Il allait falloir patienter, les secondes allaient désormais s'écouler comme un lent poison dans ses veines avec, au bout du chemin, l'horreur : soit l'une des jumelles était morte, soit elle tremblait encore entre les mains de son bourreau.
    Le pire, ou le pire du pire ...
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  • Par belette2911, le 25 mai 2012

    Sharko s’approcha avec son collègue. Les deux hommes serrèrent la main d’un troisième, un flic moustachu de police secours qui veillait à côté de l’endroit du drame.

    Dans la dernière cage, un gros cube de trois mètres d’arête et constitué de barreaux, la victime était négligemment étalée dans la paille et les copeaux, les bras rejetés vers l’arrière comme si elle prenait un bain de soleil.

    Du sang avait coulé de l’arrière de son crâne. Une large plaie – de toute évidence causée par une morsure – lui barrait la joue droite, jusque sous le menton.

    Une fille qui devait avoir vingt-trois ou vingt-quatre ans. Son chemisier était arraché, ses chaussures avaient été propulsées quelques mètres plus loin, au milieu de la pièce.

    Au milieu du sang traînait un gros presse-papiers en métal, peut-être du cuivre ou du bronze
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  • Par Orphea, le 29 mai 2011

    Maintenant, supposez juste que l'on vous prive de la parole et que l'on vous mette nu dans une cage à leurs côtés. Alors vous seriez pris pour ce que vous êtes : le troisième chimpanzé, aux côtés du chimpanzé pygmée et du chimpanzé commun d'Afrique. Un chimpanzé dépourvu de fourrure et marchant debout. A la différence près qu'aucun de vos cousins ne détruit sciemment son environnement. Nos avantages évolutifs, comme la parole, l’intelligence, notre capacité à coloniser l'ensemble de la planète, ont aussi un coût en monnaie darwinienne : nous sommes des animaux capables de répandre le plus grand malheur. Mais l’Évolution a "jugé" que ce coût était inférieur aux avantages procurés. Pour le moment...
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  • Par bookaure, le 06 mars 2012

    En silence, Lucie remonta un couloir composé de cellules individuelles, propres et modernes, toutes occupées de détenus vautrés sur leurs lits ou assis sur le linoléum impeccable. Ambiance plutôt calme pour un territoire gangrené par la folie, tout au plus quelques murmures ou râles. Des paires d'yeux blasés la détaillèrent, certains prisonniers se trainèrent jusqu'à leurs barreaux pour la dévisager et se rappeler à quoi pouvait bien ressembler une femme. Chuchotements désagréables dans le dos, mots grossiers suggérés, langues glissant sur les lèvres craquelées par les neuroleptiques. Lucie soutint chaque regard autant que ses forces le lui permettaient. Quelqu'un de cette race-là, des fous meurtriers, avait volé son enfant, avait répandu la mal. Quels que fussent leurs délits, les circonstances de leur incarcération, ils la dégoutaient. Tous, sans exception, méritaient de brûler en enfer.
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  • Par bibliophage, le 13 juin 2011

    Pour la première fois depuis la naissance de l'humanité, l'Evolution par les gènes est en retard sur l'Evolution par la culture et l'industrialisation. Nous allons plus vite que la nature. Pourquoi croyez-vous, par exemple, que les allergies existent, alors qu'on en parlait pas il y a cinquante ans ? Parce que le système immunitaire, ce grand sportif qui nous protège depuis des dizaines de milliers d'années, n'a plus rien pour s'entraîner, à cause des vaccins, des antibiotiques, de l'excès de médicaments que nous ingurgitons chaque jour. Alors, pour schématiser grossièrement parce qu'il n'a bien évidemment aucune conscience, il crée les allergies, simplement pour se donner du travail et garder son efficacité, dans le cas d'une éventuelle attaque virale inconnue...
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