ISBN : 202101259X
Éditeur : Editions du Seuil (2010)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.26/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres
Nous sommes au milieu du XVIIIe siècle, pendant la désastreuse Guerre de sept ans, sous le règne de Louis XV. Deux soeurs, Apolline et Ursule, sont les héroïnes de ce récit. Elles sont nées à Bordeaux, dans un milieu très religieux. Le père, adepte de la Providence, s´a... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par jostein, le 05 décembre 2011

    jostein
    Spécialiste du XVIII e siècle, Chantal Thomas est une historienne remarquable et une écrivaine intéressante au style aisé et fluide.
    Si Le testament d’Olympe est un vibrant témoignage de la condition féminine de l'époque, je n'ai pas vraiment été émue par le destin de ces deux jeunes sœurs.
    Filles d'une famille nombreuse bordelaise, élevées dans la misère avec une mère bigote et un père oisif, Apolline et Ursule ont peu de chance de s'en sortir. Ursule choisit la fugue et l'ambition de sa faire remarquer par la noblesse et Apolline est exilée au couvent.
    La première partie du récit est consacrée à Apolline et à la vie sectaire du couvent où chaque acte est prière et où la bonté n'a aucune place. Cette ambiance réelle et hypocrite me met très mal à l'aise. devenue préceptrice dans une famille normande, elle est alors appelée à Paris au chevet de sa sœur, dénommée dorénavant Olympe Aubain.
    La seconde partie est la lecture du testament d'Olympe qui explique l'accès à son rêve de grandeur et la plus dure descente vers la misère d'une femme répudiée. Là aussi, on retrouve hypocrisie et maltraitance des femmes. le jeu des nobles et des puissants anéantit les jeunes beautés déflorées. Olympe passe du faste caché à la misère le jour où la Pompadour visualise la traîtrise du roi Louis XV.
    Là encore, je n'ai pu que détester les personnages, tant la manipulation du duc de Richelieu que la bassesse de Louis XV, soumis à une Pompadour toute puissante.
    Bien sûr, mon dégoût des personnages prouve la grande maîtrise de l'auteur à évoquer la réalité d'une époque.
    Par contre, je regrette que les deux parties soient aussi disjointes et que l'auteur ne nous fasse pas davantage profiter de sa connaissance du siècle. Car, à part l'évocation de la guerre des sept ans, la lutte contre le jansénisme, seuls la grande misère du peuple et les amusements du roi sont largement évoqués.
    L'auteur a voulu se restreindre à la vision des deux sœurs, ce qui me laisse insatisfaite vis à vis des attentes que je peux avoir d'un roman historique.
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    • Livres 2.00/5
    Par carre, le 15 mars 2012

    carre
    Le portrait de deux soeurs au destin diamétralement opposé forme la trame du roman historique de Chantal Thomas. Située au XVIIème siècle, Apolline la cadette rentrée au couvent obtient l'autorisation de se rendre au chevet de sa soeur ainée Ursule mourante. Dans un manuscrit elle va découvrir, le parcours d'Ursule rebaptisée Olympe (favorite du duc de Richelieu), Chantal Thomas mélange grande histoire et fiction avec un savoir faire évident mais pourtant l'alchimie n'opère que trop peu pour être touché par ce destin d'une femme ambitieuse et éprise de liberté. J'aurai aimé être touché par la vie d'Olympe mais malheureusement je n'ai jamais éprouvé la moindre empathie pour ce personnage. Dommage car l'écriture de Thomas est talentueuse et ce tableau de la condition féminine de l'époque avait tout pour m'intéressé. J'essaierai néammoins de lire "L'adieu à la Reine" prochainement.
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    • Livres 4.00/5
    Par zazy, le 06 décembre 2011

    zazy
    Le testament d’Olympe où la vie pas rêvée d'une aristo fauchée.
    Sous le règne de Louis XV, 2 jeunes filles bien nées issue d'une famille fauchée et dévote vont connaître 2 destins diamétralement opposés. Lasse des brouets trop clairs du patriarche dévot, l'aînée rêve de partir, de théâtre et un beau soir, s'enfuit de chez elle…. Au désespoir d'Apolline, la plus jeune. Elle, son père l'envoie d'office au couvent avec comme gentil mot d'adieu : « vous ne pensiez pas qu'une grande fille comme vous allait passer toute sa vie dans la maison de ses parents » Attention, pas les couvents dont on parle dans les beaux romans, non, non, un couvent pour enfant bien né mais pauvre, quelque chose de sordide. Bon, soyons juste, il n'était pas le plus sordide !!! Elle n'en sortira que pour être préceptrice dans une famille aisée.
    Mais revenons à Ursule qui a décidé d'arriver en haut de l'échelle qu'elle que soit l'art et la manière… Elle se met sous la tutelle du Maréchal-Duc de Richelieu, petit-neveu du Grand Richelieu, maquereau officiel du roi Louis xv. Devenue Olympe, elle part dans « la caravane » du Duc et se retrouve dans une soupente à Paris. Richelieu vient la voir, la peaufine, l'éduque, mais….. ne la touche pas. le Duc « offre » sa vierge Olympe à sa Majesté priapique et elle se retrouve Parc-aux-Cerfs, bordel officiel de Louis xv. Voici notre favorite du moment enceinte et direction Versailles, mais pas le château. Pour elle ce sera un petit pavillon et, à force de vouloir supplanter LA Pompadour, elle se retrouve en disgrâce mariée de force à un noble désargentée et vivant en plein Aubrac. Là, ce faut le début de la fin. La chute fut rude. Elle nota tout dans un carnet qui se termine ainsi : « Moi, Olympe Ursule Aubain Bourbon de Quizière, née de Pauvrelieu, ai été assassinée sur ordre du roi, de lâche et épouvantable façon ». Ce livret-testament sera la seule chose que Pénélope aura en héritage.
    Ce livre est composé de 2 parties très distinctes : la vie avant, la vie d'Apolline puis la vie d'Olympe. Chantal Thomas est comme un poisson dans l'eau avec ce 18ème siècle, cela se sent, se lit. Dans ce livre, on comprend qu'il ne faisait pas bon d'être une jeune fille sous Louis XV. Vous étiez mariée de force, mise au couvent sans votre accord…. Les femmes ne sont pas mieux loties lorsqu'elle nous décrit les sœurs au couvent, les femmes mariées, les servantes…. Son vocabulaire se fait volontiers picaresque « Il y avait là… des porcelaines superbes, même pour les usages les plus vils (je chiais dans des vasques de Sèvres !)… »
    Nous dégustons une page de l'histoire de France à travers la vie d'Olympe et Apolline.
    L'écriture soignée et moderne nous plonge dans un 18ème siècle fait de délices, d'horreurs (la guerre de 7 ans), de parfums subtils puanteur grandiose et sordide sous la coupe du Duc de Richelieu, baiseur impénitent et maquereau du roi et de notre « bon » Louis XV avec sa faim de sexe, sa peur du péché, de la mort….
    En conclusion, un très bon livre


    Lien : http://zazymut.over-blog.com/article-chantal-thomas-le-testament-d-o..
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    • Livres 4.00/5
    Par seriephile, le 27 novembre 2011

    seriephile

    Le roman de Chantal Thomas est un récit à deux voix. Nous rencontrons tout d'abord Apolline, jeune fille pour qui la pauvreté sera son éternel compagnon. Elle quitte sa famille pour le couvent où elle ne trouve malheureusement pas la tranquillité, pour ensuite devenir préceptrice.
    Viens ensuite le récit d'Ursule, la sœur d'Apolline. Cette dernière se destine à la carrière d'actrice. Au détour d'une rue elle fait la connaissance du Duc de Richelieu qui l'a prend sous son aile. Ce libertin ne la touche pourtant pas et décide même de la laisser au roi Louis XV.
    Devenue le jouet de ces deux hommes de cour, elle ne parviendra jamais à devenir la favorite d'un roi qu'elle admire tant, et sera toujours en concurrence avec les femmes de celui-ci, notamment de la célèbre Pompadour.
    Sans trop dévoiler l'intrigue, on peut dire que la vie à la dent dure contre ces deux jeunes femmes, ayant vécu dans un contexte historique peu favorable aux femmes.
    Grâce à une écriture très juste et tout en finesse, l'auteure nous livre un texte bien construit et très agréable à lire. On ne peut que déplorer la vie de ces deux femmes, si peu considérées et pour lesquelles la vie fut bien difficile.
    Le pouvoir et les excès étaient l'apanage des hommes et pour ces derniers les femmes n'étaient que des objets, principalement de désirs.
    Un très bon livre qui me donne envie de découvrir les autres livres de cette auteure.
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    • Livres 5.00/5
    Par silvi, le 16 février 2011

    silvi
    La première partie du roman décrit une atmosphère lourde, chargée de misère, de religiosité. Un père de famille irresponsable, qui préfère laisser sa famille mourir de faim pour s'adonner à la paresse. Deux enfants, deux sœurs aux espoirs de vie bien différents.
    Apolline vivra les horreurs de la pauvreté qui continueront à la poursuivre au couvent et au sein d'une famille malsaine, où son rôle de préceptrice sera surtout celui d'un souffre douleur.
    Pendant ce temps Ursule devenue Olympe a réussie à rencontrer le Duc d'Aquitaine ou Duc de Richelieu, qui la fascine depuis son enfance.
    Celui-ci, aux moeurs de libertin, en fera un objet de plaisir chaste en la "conservant" vierge. Il l'offrira au roi Louis XV. Olympe sera subjuguée par ce roi au physique avantageux mais au caractère inconstant, ne vivant que dans la crainte que ses péchés de chairs ne lui permettent pas la rédemption.
    Elle sera le jouet de ces deux hommes de pouvoir en quête de plaisirs qui n'éprouvent aucune considération pour la Femme.
    La passion d'Ursule/Olympe pour le roi et sa jalousie pour la Pompadour la mènera à sa perte, elle ne sera jamais considérée comme la Favorite.
    Le roi obtiendra ce qu'il désire le plus et exilera Appoline dans une lointaine province.
    Ce récit est Le testament d’Olympe, son carnet intime, qui sera retrouvé par sa soeur Ursule. Carnet dans lequel elle conte ses espoirs, ses rêves et sa désespérance, en plein siècle des lumières où la monarchie avait un pouvoir absolu.
    C'est probablement en pensant à Olympe de Gouges que Chantal Thomas à donner ce prénom à son héroïne. Femme érudite du XVIIIème siècle, qui écrivit en 1791 la "Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne".
    Un roman fort, écrit d'une belle écriture et qui plonge le lecteur au coeur du règne de Louis XV à travers une fiction historique.

    Lien : http://silvi.over-blog.com/article-le-testament-d-olympe-chantal-tho..
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Citations et extraits

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  • Par tojadi, le 03 mars 2011

    J 'avais dérobé à ma vue le sac de tapisserie . Cette même nuit , me sentant assez riche d'amour pour aimer comme moi-même l'étrangère qu'avait pu devenir ma soeur , j'osais l'affronter . Tremblante , je défis le tissu entourant plusieurs cahiers cousus à la main et aux feuilles noircies d'une écriture serré .
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  • Par luocine, le 16 avril 2011

    Il était une chose qu’il honnissait en particulier et dont il se préservait davantage que de la peste : le travail, malédiction originelle, penchant ignoble péché d’orgueil et de désespoir. Il fallait être bien prétentieux par rapport au pouvoir de la Nature pour oser se targuer d’en obtenir davantage que ce qu’elle nous offrait, et bien méfiant par rapport à Dieu pour ne pa s s’en remettre, dans l’insouciance à son parfait Amour. « Est-il ou n’est-il pas notre Père ? » proférait mon père en levant vers le plafond cloqué d’humidité de la cuisine.
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  • Par Kanelbulle, le 08 octobre 2011

    Je grandissais comme on prépare son évasion. Il y a les enfants qui apprennent pour être aimés, et ceux qui apprennent pour se faire oublier. J'avais besoin de savoir lire, écrire, afin de ne pas être perdue dans les villes étrangères, de savoir chanter et perfectionner ce talent afin de gagner ma vie sur les places publiques et, qui sait, sur les scènes des théâtres de Paris, Milan, Londres, Vienne...
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  • Par luocine, le 16 avril 2011

    Ce qui me répugne le plus chez Voltaire, ce n’est pas le traitre, ce n’est pas le philosophe athée-encore que les libres penseurs me fassent horreur-, c’est le vil courtisan, le flatteur. Si je pouvais lui retirer sa charge d’historiographe du royaume, pour laquelle je le paie deux mille livres par an, sans que mon geste provoque une affaire d’Etat je le ferais …
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  • Par luocine, le 16 avril 2011

    Je fus longtemps malade, sans doute gravement, puisque la cérémonie de ma première communion se joignit à celle de l’extrême-onction. C’était chose banale à Notre-Dame-de-la –Miséricorde, comme dans tous les couvents, où mouraient en grand nombre, surtout les premiers mois de leur séjour, les pensionnaires,-mais nulle part autant qu’à Saint-Cyr, véritable mouroir de petites filles.
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Les Adieux à la Reine, film de Benoît Jacquot. Date de sortie : 21 mars 2012 Extrait n°3








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