ISBN : 286424621X
Éditeur : Editions Métailié (2007)


Note moyenne : 3.07/5 (sur 41 notes) Ajouter à mes livres
Le temps de la sorcière

La vie est difficile quand on est alcoolique « en pause » et journaliste exilé, pour mauvais esprit, dans le nord de l'Islande. Pourtant, il se passe des choses dans ce grand nulle part bouleversé par la mondialisation et l'arrivée... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par pile, le 27 août 2011

    pile
    Le Temps de la Sorcière est le premier roman traduit en français de Arni Thorarinsson, mais c'est en fait son quatrième roman avec Einar pour personnage principal. Einar est journaliste, tout comme l'a été Arni Thorarinsson. Je suppose que les intrigues des précédents romans de la série étaient situées à Reykjavik, car dans Le Temps de la Sorcière Einar vient d'être muté d'office à Akureyri, une petite ville portuaire dans le Nord du pays. Une agence vient d'y être créée pour le Journal du soir dont il est le correspondant sur place. Il doit y collaborer avec Asbjörn Grinsson, qui a la responsabilité commerciale de l'agence, et provisoirement avec Joa, une photographe. Comme Einar ne connaît pas sa nouvelle région, ni la province islandaise en général, il est pour le lecteur un guide parfait.
    Le personnage d'Einar est bien sûr sympathique. Comme beaucoup de ses collègues, héros récurrents de séries policières, c'est un solitaire. Il est séparé de sa femme et père de Gunnsa, une adolescente de quinze ans. Celle-ci est vraiment le centre de la vie d'Einar, qui ne semble vivre que pour ses visites. Mais elle en est à l'âge où l'on préfère passer ses vacances avec ses copines ou son petit ami plutôt qu'avec papa ou maman. Einar est donc contraint de rester seul dans sa nouvelle ville et d'y cohabiter avec Joa et une perruche livrée avec l'appartement.
    « Un roman noir plein d'humour, de vivacité et de suspense » disait la quatrième de couverture de l'édition grand format. Pourtant, s'il y a bien un peu d'humour, il n'y a pas vraiment de suspense et surtout pas la moindre vivacité dans ce roman d'une lenteur incomparable. En dépit d'une sympathique galerie de personnages et d'une description ironique de la société islandaise et de sa jeunesse, le roman est laborieux et l'on s'y ennuie ferme.
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    • Livres 3.00/5
    Par BMR, le 07 novembre 2007

    BMR
    Les islandais vus par un islandais
    Un nouvel auteur de polar polaires ? On ne pouvait l'ignorer !
    Voici donc Arni Thorarinsson et Le Temps de la Sorcière.
    Ne vous fiez pas au titre, tout cela n'a rien à voir avec Harry Potter.
    En réalité, de polar il est assez peu question et l'intrigue policière est plutôt mince. Amateurs de flics désabusés et de serial killer passez votre chemin.
    C'est de polaire qu'il est question ici. Une véritable enquête sur les Islandais en Islande. Passionnante découverte de la vie quotidienne de nos lointains voisins polaires.
    Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Islandais sans jamais oser le demander à Arnaldur Indridason !
    Einar, le héros d'Arni fils de Thorarins, est un journaliste.
    Un journaliste envoyé en punition dans la «province islandaise».
    Oui, car il y a une «province» en Islande, et si à nos yeux de parisiens prétentieux et malheureux à l'idée de franchir le périphérique, Reykjavik est un trou perdu au bout d'une île perdue, et bien les villages d'Islande sont, aux yeux des habitants prétentieux de Reykjavik, des petits trous perdus au bord d'un trou perdu au fond d'une île perdue !
    C'est avec un humour finement dosé que Arni, fils de Thorarins, nous dépeint la vie de ses concitoyens : la mode, les portables, la politique de village, le business de la politique, les jeunes étudiants, la drogue, l'attirance pour le Danemark, les immigrés venus des pays de l'est, l'anglais qui envahit la langue natale (là-bas, les feuilletons télé sont diffusés en VO), ... tout cela est bien savoureux et bien intéressant.
    La traduction est finement anotée ce qui ne gâte rien.
    Arni, fils de Thorarins, ne prétend pas rivaliser avec Arnaldur, fils d'Indrid, et si l'on veut découvrir les polars islandais, il vaut mieux effectivement commencer par une valeur sûre comme La femme en vert.
    Mais pour les curieux qui veulent prolonger le voyage, Le Temps de la Sorcière est une bonne adresse.
    Peut-être est-ce dû à cette enquête de journaliste, mais le style d'Arni, fils de Thorarins, rappelle un peu celui du suédois Stieg Larsson et sa trilogie Millenium.
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    • Livres 4.00/5
    Par Sharon, le 23 février 2011

    Sharon
    Je tiens à avertir les amateurs de suspens pur et dur : le rythme de l'enquête est assez lent, d'autant plus que nous ne la suivons pas avec les enquêteurs mais avec un vaillant et sympathique journaliste, Einar. Ce nouveau héros paraît d'abord assez banal. Il est séparé de sa femme, il est papa d'une adolescente, Gunnsa, et a un problème avec l'alcool. Là s'arrêtent les ressemblances avec des stéréotypes. Einar s'entend bien avec sa fille, il est sobre depuis deux mois, il partage son appartement avec Joa, une collègue et avec Snaelda, sa «dernière petite amie» (non, je ne dévoilerai pas sa particularité). Einar a été exilé dans le nord du pays (la province, si vous préférez, et qu'est-ce qui peut arriver de pire à un journaliste ?). Il se voit confier des articles passionnants, comme poser une fois par semaine la question du jour à cinq passants (jouez-vous au loto ?).
    Son quotidien est bouleversé par deux affaires, qui semblent n'avoir aucun rapport : la disparition d'un brillant étudiant et la mort accidentelle de Disa Björk, la femme d'un riche industriel local. Einar sui la première enquête de très près, car il avait rencontré le jeune Skarphedinn, un garçon charismatique à qui tous les espoirs étaient permis. Einar peine pourtant à se faire une vision juste de ce jeune homme, écrivain à ses heures, acteur, affichant parfois des idées contradictoires (n'est-ce pas le propre de sa jeunesse ?) Ses extravagances et sa connaissance de la mythologie islandaise, à l'heure où la culture de masse anglo-américaine envahit l'Islande, complètent le portrait de ce jeune homme complexe. Plus inquiétant, deux jeunes filles de son entourage meurent : suicide ? surdose de médicaments ? Qui était-il donc pour susciter une adoration digne d'une rock star ?
    Einar s'interroge également sur la mort de Disa Björk, enquête d'autant plus épineuse qu'elle doit se cacher sous couvert de «reportage journalistique». La mort de Disa arrange tout le monde sauf sa mère qui, du fond de sa maison de retraite, se révolte contre les apparences. Ce n'est plus de tact dont doit fait preuve Einar, en dépit de ses contact avec la police locale, mais de trésors de souplesse et d'imagination. Les deux intrigues prennent place dans une société islandaise malade. La délinquance et la drogue gangrènent la jeunesse, le racisme est omniprésent, l'économie locale est au plus mal, la mondialisation ne résout aucun problème, elle en crée plutôt. Les hommes politiques locaux ont bau se gargariser, les problèmes sont là, cuisants et insolubles.
    Einar, son ami Joa et sa «compagne» paieront de leurs personnes pour l'enquête. J'ai beaucoup apprécié ce personnage par son humour et sa nonchalance. Il trouve même le temps d'aider son ancien rédacteur en chef à résoudre ses problèmes de couples.
    Le second tome des aventures d'Einar, Le dresseur d'insectes, a déjà rejoint ma PAL.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-le-temps-de-la-sorcie..
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    • Livres 4.00/5
    Par IzaBzh, le 12 août 2010

    IzaBzh
    D'après ce que j'ai lu sur un forum de littérature, d'aucuns ont trouvé ce livre ennuyeux et l'ont laissé tomber en cours de lecture. Et bien, c'est pourtant le livre qui m'a fait sortir d'une longue panne de lecture !
    Evidemment, ce n'est pas une intrigue policière absolument palpitante, pas un thriller donc, mais plutôt une galerie de personnages attachants et une vue sur la société islandaise en cours de mutation, une région provinciale où les industries périclitaient, vouée au chômage et à la désertification, et qui se voit renaître avec tous les problèmes sociaux et ethniques que cela peut engendrer. Ce n'est pas aussi triste que ça en a l'air, il y a beaucoup d'humour, en particulier dans les relations du personnage principal et de sa perruche !
    Les éditions Métailié ont commencé par publier cet ouvrage, mais il semble à la lecture qu'il y ait eu des tomes précédents et que cela consiste en une série.
    J'ai hâte de lire les autres !
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  • Par brusc, le 06 octobre 2011

    brusc
    Un peu d'autodérision et d'humour chez nos amis écrivains de polars nordistes (cela ne serait-il pas rare ? ). Un journaliste enquêteur qui soigne son alcoolisme doit résoudre une énigme (peu importe laquelle). Pour que l'histoire ait du sel, il est flanqué : de sa fille et de son petit ami qui le rejoignent dans le bled du nord de l'Islande dans lequel il vient d'être muté et qui accueillent de grandes journées et nuits traditionnelles de fête avinées ; d'un photographe moitié benêt, moitié génie ; d'un rédac' chef qui pue le parfum, etc. Mais avec sa ténacité, il découvrira le pot aux roses. On s'amuse bien.
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Citations et extraits

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  • Par BMR, le 07 novembre 2007

    [...] La première fois que je suis venu à Reydargerdi, c'était en plein hiver. La lumière du jour disparaissait dès le début de l'après-midi comme si on avait éteint une ampoule électrique et le village de bord de mer se blotissait sous la neige en redoutant que les montagnes ne viennent en déverser encore plus. Quelques malheureuses âmes marchaient sur les sentiers où la neige avait été déblayée entre les maisons. J'étais le seul client de l'hôtel.
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  • Par Celine_72, le 21 juin 2011

    L'avantage des sentiments, c'est qu'il nous détournent du droit chemin.
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  • Par Celine_72, le 21 juin 2011

    Tout ce qui est sûr, c'est que rien n'est sûr.
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  • Par Celine_72, le 21 juin 2011

    Celui qui sait avoir causé su tort à quelqu'un finit souvent par le haïr.
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  • Par Celine_72, le 21 juin 2011

    On croit toujours découvrir de nouvelles choses mais on en tombe en réalité que sur des reflets de nos désirs.
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