> Éric Boury (Traducteur)

ISBN : 286424666X
Éditeur : Editions Métailié (2008)


Note moyenne : 3.26/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
Au lendemain de la grande fête des commerçants de Akureyri, la grande ville de Nord de l'Islande, on dénombre de nombreuses gueules de bois, quelques dépucelages, plusieurs agressions, plusieurs viols aussi. Mais une femme qui se présente sous le nom de Victoria demande... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (7)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par maevedefrance, le 06 décembre 2011

    maevedefrance
    Parce que ce titre m'intriguait fort, j'ai donc commencé par celui qui est le deuxième mettant en scène Einar, correspondant du Journal du soir, quotidien de la petite ville d'Akureyri. Celui-ci, apparemment ancien alcoolique, observe d'un oeil cynique la société qui l'entoure.
    Pendant le week-end des Commerçants, la boîte de Pandore s'ouvre en grand, jusqu'au meurtre plutôt étrange d'une mystérieuse jeune fille retrouvée dans une maison non moins étrange, sinon hantée... du moins, c'est ce qu'on dit. "Dans le temps, les histoires de revenants étaient tout bêtement une sorte d'exutoire spirituel pour un peuple isolé et muselé qui avait besoin d'un peu de rêves". Mais les temps changent, enfin, pas tant que ça...
    Après avoir récupéré sa rejetonne de fille, qui expérimente l'alcool et les sorties nocturnes avec son petit copain, sans vraiment penser à mal, Einar, ne pouvant pas compter sur la police locale pour retrouver les agresseurs de ses enfants et le meurtrier de celle surnommée "Pandora" par une certaine Victoria, décide de mener l'enquête lui-même pour le compte de son journal.
    L'intrigue se déroule lentement, sans se presser. On pourrait presque dire que pendant 400 pages il ne se passe presque rien. Pourtant, chaque personnage rencontré est, sinon décortiqué au scalpel, du moins étudié minutieusement, dans le monde qui l'entoure. de la violence sociétale à la violence familiale, il n'y a qu'un pas et elle touche tous les milieux, les plus propres sur eux n'étant pas forcément les plus clairs. On trouve ici des personnages écorchés vifs ou pourris jusqu'à l'os par l'argent et/ou la drogue. Ce roman est un coup de griffe à l'avidité capitaliste outrancière (décidément les Nordiques sont les rois pour ça), avec ici une image bien peu glorieuse d'une certaine industrie cinématographique américaine, qui n'hésitent pas piocher dans la Centrale cinématographique islandaise...
    Je me suis attachée au personnage d'Einar (cynique mais tellement lucide) et à ses enfants et je dois dire que j'ai hâte de le retrouver pour de nouvelles aventures, dans cet univers islandais où "docteur Jekyll ne brime plus Mister Hyde, [mais où] c'est Mister Hyde qui brime Doctor Jeckyll. Et encore, pour peu que ça lui chante".
    On retrouve ici une victime qui se prétend médium, comme dans Hypothermie, que j'ai lu il y a peu. Ca m'a frappée et je me demande si c'est récurrent dans la littérature islandaise, dont je suis bien décidée à approfondir la découverte car elle m'enchante !
    En conclusion : une belle lecture d'hiver - où la signification du titre français est révélé dans les dernières pages...


    Lien : http://millelectures.canalblog.com
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par sentinelle, le 09 mars 2009

    sentinelle
    Première originalité de ce roman, le protagoniste principal de cette série, Einar, n'est pas un policier mais un journaliste qui a été muté dans les territoires du Nord du pays. Ce qui est moins original, c'est que ce monsieur souffre de problèmes d'alcool (je vais finir par croire que tous les islandais sont des alcooliques en puissance), bien qu'il semblerait que ce ne soit bientôt plus qu'une ancienne habitude. En attendant, ce sont ces anciens démons qui l'aideront à s'immiscer dans le clinique de désintoxication afin de mener son enquête, à savoir découvrir les circonstances qui ont mené au meurtre de son informatrice.
    Il faut dire que les responsables du journal local du soir sont avides de sensationnalisme afin d'augmenter au maximum les ventes et que Einar est prêt à tous les sacrifices pour nourrir la bête, son sens de la justice et sa curiosité faisant le reste. Il est bien question de surenchères journalistiques, de conflits éditoriaux et autres mais j'avoue que je n'ai pas trop suivi cet aspect là du roman.

    Car ce qui m'intéresse avant tout dans ces polars venus du froid, c'est qu'ils vont bien au-delà de l'intrigue policière pour mieux ausculter la société islandaise et ses travers, bien éloignés des clichés touristiques : libéralisme des jeunes, alcool, drogue, influence de la culture américaine, viol et prostitution pour un éventuel moment de gloire, l'Islande n'est décidemment plus une île isolée de tout mais bien un espace où la mondialisation gagne du terrain (ceci dit, les récents problèmes politiques et économiques islandais ont depuis lors bien tordu le cou à ces mêmes clichés). Ce roman ne faisant pas exception à la règle, je l'ai dévoré en deux jours à peine et j'en redemande !


    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-27918628.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par wakinasimba, le 28 mars 2010

    wakinasimba
    Au lendemain de la grande fête des commerçants de Akureyri, la grande ville du Nord de l'Islande, on dénombre de nombreuses gueules de bois, quelques dépucelages, plusieurs agressions, plusieurs viols aussi.
    Mais une femme qui se présente sous le nom de Victoria demande à Einar, le correspondant local du Journal du soir, de se rendre immédiatement, avec la police, dans une "maison hantée" de la vieille ville: ils y découvrent le corps d'une jeune fille étranglée. Personne n'a signalé de disparition.
    Peu après, Einar apprend que son informatrice, entrée dans une clinique de désintoxication, a été assassinée. Fort de son expérience d'ancien alcoolique, il se fait interner pour mener son enquête.
    Résistant à la pression de son rédacteur en chef avide de sensationnel, il saura découvrir l'identité réelle des deux victimes, et leur histoire.
    Mon avis :
    encore un polar nordique. Mais cette fois-ci, pas de policier alcoolique, c'est un journaliste qui mène l'enquête, ce qui rend le point de vue intéressant, d'autant plus que sa fille se mèle de lui prêter main forte.
    La musique rock est très présente (le titre est tiré d'une chanson des Kinks, que je ne connais pas, mais cela ne gène pas la lecture).
    Voici un roman très sexe, drogue, rock'n'roll et Hollywood.


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2010/03/23/17067919.html#comm..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par zembla, le 25 octobre 2010

    zembla
    4ième de couverture : "Chaque année, la grande fête des commerçants d'Akureyri, au Nord de l'Islande, apporte son lot de gueules de bois, de dépucelages, d'agressions et de viols. Mais pour Einar, correspondant du Journal du soir, l'évènement à couvrir se situe ailleurs : dans une vieille maison que l'on dit hantée, le corps d'une jeune blonde flotte dans une baignoire. Aucune disparition n'a pourtant été signalée…"
    Voila ce que j'appellerai un polar traditionnel avec une intrigue sans grande originalité. La "nouveauté" c'est qu'au lieu d'avoir un commissaire ou un inspecteur pour mener l'enquête, on a le droit a un journaliste. A part cela , il correspond au stéréotype qui ont court dans la littérature policière : ancien alcoolique, séparé de sa femme. Si l'intrigue n'est pas d'une originalité folle, par contre le portrait au vitriol de l'Islande vaut le détour et les personnages du livre sont la grande force de ce roman.L'humour ( un peu lourd certaine fois cependant) est omniprésent et il permet de donner une certaine légèreté bien venue au roman.
    En résumé un polar plaisant qui se lit facilement mais qui ne révolutionnera pas le genre.
    Ma note 6/10. A noter que l'auteur a écrit "Le Temps de la Sorcière" qui est l'enquête précédente d'Einar le journaliste.

    Lien : http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par JeanMarcDubray, le 27 août 2011

    JeanMarcDubray
    L'écriture se veut humoristique et parfois elle l'est. Certains personnages sont attachants et pourtant le récit ne m'a pas captivé. On retrouve certes l'ambiance finlandaise à la Indriansson mais pour ce qui est de la trame, on est loin de compte. Aujourd'hui, je ne sais toujours pas qui est "Le dresseur d'insectes" et le pire, c'est que cela m'importe peu.
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par maevedefrance, le 25 novembre 2011

    Dans le temps, les histoires de revenants étaient tout bêtement une sorte d'exutoire spirituel pour un peuple isolé et muselé qui avait besoin d'un peu de rêve.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par maevedefrance, le 26 novembre 2011


    La croissance n'est qu'une appellation politiquement correcte pour désigner la cupidité, je songe.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par maevedefrance, le 05 décembre 2011


    Docteur Jekyll ne brime plus Mister Hyde, c'est Mister Hyde qui brime Doctor Jekyll. Et encore, pour peu que ça lui chante.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le dresseur d'insectes par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (54)

> voir plus

Quiz