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Sanction de son comportement de tête brûlée, Einar, correspondant du Journal du soir et alcoolique en pause, est exilé à la locale d'Akureyri, au Nord de l'Islande. Autrement dit, au milieu de nulle part. Le genre de nulle part auquel le journaliste commence, certes, à s'attacher (voir l'épisode précédent, "Le Temps de la sorcière"), mais où les bons sujets ne tombent pas du ciel...
Lien : http://goodnightmary.blogspot.com/2010/01/lile-noire-le-dresseur-din..
Première originalité de ce roman, le protagoniste principal de cette série, Einar, n’est pas un policier mais un journaliste qui a été muté dans les territoires du Nord du pays. Ce qui est moins original, c’est que ce monsieur souffre de problèmes d’alcool (je vais finir par croire que tous les islandais sont des alcooliques en puissance), bien qu’il semblerait que ce ne soit bientôt plus qu’une ancienne habitude. En attendant, ce sont ces anciens démons qui l’aideront à s’immiscer dans le clinique de désintoxication afin de mener son enquête, à savoir découvrir les circonstances qui ont mené au meurtre de son informatrice.
Il faut dire que les responsables du journal local du soir sont avides de sensationnalisme afin d’augmenter au maximum les ventes et que Einar est prêt à tous les sacrifices pour nourrir la bête, son sens de la justice et sa curiosité faisant le reste. Il est bien question de surenchères journalistiques, de conflits éditoriaux et autres mais j’avoue que je n’ai pas trop suivi cet aspect là du roman.
Car ce qui m’intéresse avant tout dans ces polars venus du froid, c’est qu’ils vont bien au-delà de l’intrigue policière pour mieux ausculter la société islandaise et ses travers, bien éloignés des clichés touristiques : libéralisme des jeunes, alcool, drogue, influence de la culture américaine, viol et prostitution pour un éventuel moment de gloire, l’Islande n’est décidemment plus une île isolée de tout mais bien un espace où la mondialisation gagne du terrain (ceci dit, les récents problèmes politiques et économiques islandais ont depuis lors bien tordu le cou à ces mêmes clichés). Ce roman ne faisant pas exception à la règle, je l’ai dévoré en deux jours à peine et j’en redemande !
Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-27918628.html