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ISBN : 2714450830
Éditeur : Belfond (2012)


Note moyenne : 2.88/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Quand une petite domestique mexicaine sans papiers fait dérailler la belle machine américaine...
Dans la veine du Bûcher des vanités de Tom Wolfe ou de La Gifle de Christos Tsiolkas, un roman coup de poing, une dénonciation sans ambages des pires travers d'une so... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par MissAlfie, le 10 septembre 2012

    MissAlfie
    Dès les premières pages de Printemps barbares, j'ai eu la sensation de retrouver le style de Jonathan Franzen que j'avais expérimenté avec Les corrections, un style qui décortique la vie quotidienne des américains, de manière quasiment chirurgicale, un style fait de longues phrases descriptives mais parfaitement maîtrisées, de longues digressions et réflexions des personnages quant à leur vie, leur univers, leur quotidien. Là où Hector Tobar se démarque de son concitoyen, c'est en nous proposant une véritable intrigue au sein du portrait qu'il dresse de la société américaine contemporaine. Et j'avoue que c'est grâce à cette intrigue que j'ai réussi à me plonger dans l'histoire, à m'attacher en quelque sorte aux différents personnages et à poursuivre ma lecture.
    Grâce à l'intrigue qui se met en place, Hector Tobar nous embarque dans une visite de Los Angeles et de ses différents quartiers, des plus huppés aux ponts qui servent d'abris aux cartons des SDF. Il laisse entrevoir une société où les extrêmes se côtoient sans se voir, une société marquée par les conséquences de la crise économique, une société qui vit encore beaucoup sur l'apparence et les convenances. Il nous montre aussi les relations entre ces Américains qui se veulent "de souche" et ces immigrés mexicains qui leur offrent le loisir de se sentir supérieurs. Il pointe du doigt le racisme ordinaire de ces gens qui estiment que l'Amérique va à sa perte à cause de ses immigrés, immigrés qui paradoxalement constituent la base de toute la population des États-Unis...
    Grâce à l'histoire d'une domestique livrée à elle-même et qui verra ses actes détournés, Hector Tobar brosse le portrait de l'Amérique d'aujourd'hui, une Amérique dans laquelle le rêve n'est sans doute plus le même, une Amérique qui revoit ses prétentions à la baisse mais n'en demeure pas moins l'idéal de tous ces hommes et femmes qui risquent leur vie à la frontière pour quitter leur Mexique natal à la recherche d'une vie meilleure.
    Un livre intéressant pour qui apprécie la littérature américaine contemporaine.

    Lien : http://croqlivres.canalblog.com/archives/2012/08/23/24502748.html
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    • Livres 3.00/5
    Par val-m-les-livres, le 20 décembre 2012

    val-m-les-livres
    Si les critiques presse sont très enthousiastes concernant ce roman, les blogueuses le sont moins. Et c'est vrai que ce roman est très lent et qu'on y ressent de l'ennui. C'est d'autant plus dommage qu'il est très réussi sur certains points, notamment dans la manière dont est décrite Los Angeles qui est un personnage à part entière de ce roman mais aussi l'évolution et la vie des divers clans qui la composent. Scott et Maureen font partie des riches ouverts d'esprit ou qui se considérent comme tels:
    Dans le cercle des amis de Scott et Maureen, tout sujet évoquant l'ethnicité frisait l'impolitesse. Ils étaient nombreux à avoir des enfants métissés et tous se considéraient comme culturellement très avancés.
    Araceli, elle, fait partie de ces mexicaines qui perdent leur identité en enfilant leur costume de bonne, costume réel pour Araceli mais symbolique pour ses comarades car elle est la seule à le porter réellement:
    Elle ne portait probablement son uniforme que pour cet instant précis où elle pourrait mettre ses vêtements à elle, un caleçon ou un jean qui la transformerait en cette Araceli qui avait jadis hanté les galeries et les clubs de Condesa, de Roma et autres quartiers de Mexico.
    Car Araceli est en fait une artiste qui peint en cachette, ce que ces employeurs ne découvriront qu'après son départ. Très satisfaits de son travail, ceux-ci ne lui posent jamais de questions et ne lui communiquent pas non plus les informations importantes, comme la grossesse de Maureen. Héctor Tobar lève aussi le tabou qui consiste à ne pas dire de mal de la famille restée au Mexique. Les domestiques mexicaines sont ici décrites comme des vaches à lait dont abusent ceux restés au pays.
    Lorsque Araceli part à la recherche du grand-père, elle découvre une partie de Los Angeles qu'elle ne connaissait pas et l'auteur décrit très bien le passage du temps, la décrépitude qui s'installe et les différentes ethnies qui se succèdent à cet endroit, le fait qu'après les émeutes, les afro-américians aient laissé le quartier aux mexicains. Les enfants aisés rencontrent alors un enfant à qui ont demande de remplir des tâches, ce qui leur fait penser que ce garçon ne peut être qu'un esclave. le regard de ces deux garçons sur leur aventure est le souffle de légéreté et d'humour du roman. le moment où Scott, Maureen et le grand-père peinent à accomplir les tâches habituellement réalisée par la seule Araceli est drôle mais terriblement sarcastique. Les médias, les groupes de pression anti-immigration sont sévèrement critiqués, ce sont eux qui font de cette hsitoire une affaire qui prend des proportions démesurées.
    Mon avis n'est donc pas aussi enthousiaste que j'aurais aimé qu'il fut. Je pense cependant que ce roman dépeint magnifiquement Los Angeles et les communautés qui s'y côtoient. Il y manque juste une petite flamme.

    Lien : http://vallit.canalblog.com/archives/2012/12/20/25663194.html#comments
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    • Livres 5.00/5
    Par CCoco, le 18 juillet 2013

    CCoco
    Maureen a trois enfants dont un bébé, son mari Scott dirige une start-up, le rêve américain, la réussite, un modèle du genre... Enfin, c'est ce qu'aimerait Maureen... Araceli travaille chez eux comme bonne, elle est mexicaine. Lorsque Scott découvre l'état de son compte en banque à cause des ambitions ostentatoires de sa femme, la colère éclate, la table basse vole en éclats avec les apparences... Scott et Maureen partent chacun de leur côté et croyant l'utre avec les enfants et la bonne... C'est là qu'une avalanche de malentendus, d circonstances malheureuses vont faire plonger dans les affres de l'Amérique pour les gens comme Araceli, montrés du doigt comme coupables parce que Mexicains. Avec beaucoup de subtilités, d'intelligence, Hector Tobar dénonce les manoeuvres politiques, les préjugés, la course à l'audience des média qui manipulent de ce fait l'information, les pressions de la justice mais aussi les combattants de toutes ces magouilles qui luttent pour la justice car un monde meilleur reste possible, un monde non-manichéen...
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    • Livres 2.00/5
    Par nelson43, le 08 mars 2014

    nelson43
    Au bout de la centième page , je me suis posé la question "est -ce que je ferme le livre ou est -ce que je persévère ?" j'ai décidé de persévèrer mais à quel prix ! ce roman est extrêmement lent on s'y ennuie car rien n'avance. Une famille de nantis avec nurse , jardinier , bonne à tout faire ; ils vivent en Californie dans une superbe maison et catastrophe ! manque d'argent , il faut se séparer du personnel . On a du mal à les plaindre .Il ne restera que Aranceli , bonne méxicaine en situation illégale et donc mal payée. Maureen et Scott , les patrons ne la connaissent même pas , tout ce qu'ils demandent , c'est qu'elle soit corvéable à merci.
    Au bout de 200 pages , il se passe enfin quelque chose mais quelle galère pour arriver au dénouement! j'avais lu de bonnes critiques de ce bouquin mais franchement , c'est une déception
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    • Livres 1.00/5
    Par gridou, le 21 octobre 2012

    gridou
    Dès les premières pages, ce roman m'a rappelé la série desperate housewives, sans le côté cynique et grinçant (des premières saisons).
    Devinette: Que reste-t-il donc?
    Réponse: pas grand chose d'intéressant...Des histoires d'américains friqués dont les préoccupations tournent autour de l'apparence, du qu'en dira-t-on, des soucis domestiques d'une haute gravité (Oh la la! maintenant que j'ai viré le jardinier mexicain, je me rends compte que c'est difficile de tondre la pelouse ! ), ce genre de trucs...
    En fait, ce roman parle des conditions de travail des mexicains en Californie, souvent employés de maison, surexploités, méprisés. Je crois. Parce que pour être honnête.... je n'ai pas atteint la 100 ème page (ni même la 60ème...).
    Je me suis très vite ennuyée et n'ai pas eu envie de persévérer.

    Lien : http://lesgridouillis.over-blog.com/article-printemps-barbare-de-hec..
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Critiques presse (2)


  • Lexpress , le 07 décembre 2012
    L'écrivain signe une épopée à la Tom Wolfe, saisissant à point un contexte social explosif.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LaLibreBelgique , le 09 octobre 2012
    Soutenu par un regard d’une rare acuité, sans concession pour la société américaine contemporaine, porté par une verve corrosive et enlevée, "Printemps barbare" est une œuvre qui dénonce le sort des immigrés latinos, ces esclaves d’aujourd’hui.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique

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Citations et extraits

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  • Par moravia, le 25 avril 2013

    Elle se demanda si elle devait révéler au ségnor Scott le secret qui faisait rugir la tondeuse. Quand on tournait un certain bouton situé sur un coté du moteur, le démarrage de la machine devenait aussi facile que tirer d'un pull, un fil défait.
    Elle avait vu Pepe jouer avec ce bouton à plusieurs reprises.
    Mais non, elle décida de laisser el ségnor Scott le trouver tout seul.
    Scott Torres s'était séparé de Pepe et de ses solides muscles de jardinier : que cette lutte contre la machine soit sa punition.
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Héctor Tobar - L'écrivain et le citoyen
L'auteur californien d'origine guatémaltèque Héctor Tobar présente son roman Printemps barbare : quand une petite domestique mexicaine sans papiers fait dérailler la belle machine américaine... Dans la veine du Bûcher des vanités de Tom Wolfe ou de La Gifle de Christos Tsiolkas, un roman coup de poing, une dénonciation sans ambages des pires travers d'une société bien-pensante et une vision de Los Angeles très loin des clichés








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