> Christophe Magny (Traducteur)

ISBN : 2081245949
Éditeur : Flammarion (2011)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Israël, 1967. Dans la ville d'al-Ramla, un jeune Palestinien, Bashir Khairi, frappe à la porte d'une vieille bâtisse de pierre
flanquée d'un citronnier. C'est la maison dans laquelle il a grandi ; il est revenu voir le cadre de son enfance, dix-neuf ans après
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 09 septembre 2011

    brigittelascombe
    Attirée par le titre La maison au citronnier, j'avoue m'être fourvoyée, m'attendant à du vécu plus romancé, il s'agit en fait d'un témoignage tiré de faits réels et de tout un pan d'histoire, en général et en particulier, celle qui s'étend de 1936, date à laquelle Ahmed Khairi, arabe, tout à son bonheur familial, bâtit sa maison sur la terre fertile de al-Ramla(entre Jérusalem et Tel-Aviv), cultive ses oliviers,ses orangers,plante un citronnier à la naissance de son fils Bachir, s'enrichit, ouvre un cinéma jusqu'à l'année 2004 où Dalia Eshkénazi, juive, fille de Moshe et Solia, qui occuppe encore La maison au citronnier depuis l'exil forcé de la famille Khairi, plante seule un jeune citronnier à côté de la vieille souche car bien que Bachir soit devenu un ami au fil du temps il a été extradé.
    Sandy Tolan,qui enseigne le journalisme à l'Université de Californie du Sud, spécialiste du Moyen Orient a traité l'histoire de ces deux familles, les conflits israélo-arabes qui les ont entourées, la montée du nazisme en Europe,la Shoah, avec une conscience toute professionnelle de vrai reporter. La fin du livre comporte une centaine de pages de références et de bibliographie, c'est dire!!
    Que s'est-il passé?
    Je cite:"L'armée israélienne,attaquant Lydda et occupant al-Ramla le 12 juillet 48;les crosses des fusils des soldats cognant aux portes le lendemain;l'exil forcé de dizaine de milliers d'habitants d'al-Ramla et de Lydda; les dix neuf ans d'inconsolable nostalgie de leur maison;le désir de se battre à mains nues si nécessaire pour rentrer".
    Ce citronnier, qu'abandonne la famille Khairi,spoliée de tous ses biens,c'est leur terre,c'est leur histoire.
    Une amitié par la suite se nouera entre Bachir,juriste,revenu sur les lieux en 1967, quelque temps après le traumatisme de la Guerre des Six jours, pour revoir la maison de son enfance et Dalia, étudiante à l'université, qui l'invite à rentrer dans ce qui a été chez lui et qui ne l'est plus.
    Colère,frustration,politesse pour faire comme si, du côté de Bachir dont la simple visite ravive des blessures,des souvenirs humiliants, le mal du pays et des rêves de retour afin de récupérer la dignité perdue.
    Beaucoup d'intelligence,d'ouverture d'esprit,de compréhension et d'empathie du côté de Dalia qui voudrait tant....
    Un bel exemple de fraternité, car l'exil a été vécu par les deux familles, celle qui a été chassée de Palestine le 12 juillet 1948 et celle qui est partie de Bulgarie le 28 octobre 1948 pour s'en aller vers le nouvel Etat d'Israël car La maison au citronnier bien qu'étant un fort symbole, déborde très vite du cadre d'al-Ramla pour des alentours gigantesques et tout aussi touchés.
    A lire car, bien que comportant des longueurs, ce sont des faits historiques indispensables à connaitre!
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    • Livres 4.00/5
    Par Nymphette, le 29 mai 2011

    Nymphette
    Une terre de lait et de miel. Ainsi fut décrite peut-être dans le premier livre lu au monde la Palestine, Israël, ce petit morceau de territoire coincé entre la Méditerranée et la Jordanie. Ce lieu fut choisi par les instances internationales pour l'instauration de l'Etat qui offrirait enfin aux juifs un état à part, refuge après de longs siècles de diaspora. Mais ce lieu était déjà une patrie, celle des palestiniens.
    Ce livre conte la création de l'état d'Israël et les multiples conflits qui en ont découlé. Pour cela, l'auteure prend une perspective atypique : elle raconte l'histoire au travers du regard de deux protagonistes. Une jeune Palestinien, né à al Ramla : Bachir, exilé successivement dans plusieurs pays limitrophes avec Israël nouvellement créé. Et Dalia, une jeune femme Israélienne, fille de bulgares ayant miraculeusement échappé à la Shoah et venus s'installer à Ramla. le hasard qui les a fait se croiser ? La famille de Dalia s'installe dans la maison que Bachir et les siens viennent de quitter, chassés par l'armée Israélienne.
    Cette maison, construite par la père de Bachir est La maison au citronnier. Si ce fil est bien au cœur du livre, il va bien au-delà du simple récit de ces deux vies croisées. S TOLAN utilise en effet cet argument pour balayer plus de cinquante ans d'histoire : avec force détails elle explore les deux faces de l'histoire entre Israéliens et Palestiniens.
    J'ai choisi ce livre dans la dernière proposition de Masse Critique chez Babelio que je remercie chaleureusement, pour le titre et son parfum de soleil. Je ne m'attendais pas vraiment à un essai, mais plutôt à un roman sur fonds de vérité historique. Pourtant, je suis fort satisfaite de mon choix. le conflit Israélo-palestinien et ses implications (dans le monde arabe, mais aussi dans l'équilibre des forces mondiales) est un sujet extrêmement complexe sur lequel j'ai depuis longtemps envie d'en savoir plus : mais comment choisir le bon média, comment s'assurer d'une certaine objectivité et ne pas se sentir embrigadée ?
    Je crois que ce livre atteint cet objectif : il parle des citoyens, des hommes et des femmes qui souffrent au quotidien de la situation et qui se sentent pions dans une manipulation politique. Il présente les deux versions de l'histoire des détails pratiques - parfois sordides des camps de réfugiés - et du ressenti de chacun des camps.
    Evidemment, ce qui manque toujours dans un essai par rapport à un roman c'est la petit étincelle magique : l'émotion qui transporte et grave dans le cœur la souffrance d'autrui ! Mais forte de ses nouvelles connaissances, je compte bien continuer à découvrir cette région à travers sa littérature !

    Lien : http://www.critiques-futiles.fr/?p=1173
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    • Livres 3.00/5
    Par luocine, le 02 juin 2011

    luocine
    Livre reçu grâce à Masse critique organisé par Babelio.
    Je ne serais pas allée naturellement vers ce livre et j'aurais eu tort, que « Babelio » en soit remercié, cela m'a permis découvrir un livre intéressant et de réfléchir à un problème qui empoisonne la planète depuis plus de 60 ans.
    Tous ceux qui s'intéressent à Israël et à la Palestine, devraient lire ce livre. S'ils ont déjà des réponses toutes faites, ou bien s'ils sont, par avance, convaincus de leur cause, ils n'apprendront rien, mais s'ils cherchent à comprendre, encore une fois, comme moi, ils verront que rien n'est simple dans ce conflit.
    La maison au citronnier n'est pas un roman, ce livre est né d'un documentaire sur une maison à Ramla qu'une femme israélienne a ouverte aux enfants arabes de son pays afin d'en faire un lieu de paix.
    L'auteur suit le destin des deux familles, celle de Dalia juive bulgare échappée aux bourreaux nazis, et celle de Bachir chassée de chez elle à cause de la naissance de l'état d'Israël.
    Il s'attache à respecter scrupuleusement le point de vue des deux parties et plonge son lecteur dans l'horreur inextricable de deux communautés qui ne peuvent que s'exclure.
    Pourtant entre Bachir et Dalia un lien fragile existe et peut-être un tout petit espoir.
    Très faible en effet : Bachir et sa famille ne comprendront jamais pourquoi ils ont dû partir de chez eux, et Dalia sait que si on autorise les Palestiniens à revenir Israël n'existera plus.
    Deux souffrances terribles et l'amour d'une même terre peuvent-ils permettre de vivre ensemble ?
    Je ne sais pas, l'auteur non plus mais au moins, pour une fois, juifs et palestiniens, sont réunis dans un même livre et rien que pour cela ce témoignage est remarquable.


    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par MachaLoubrun, le 22 mars 2012

    MachaLoubrun
    L'histoire romanesque de « La maison au citronnier », située dans la ville d'al-Ramla en Israël, est tirée de faits réels, ce qui rend sa lecture particulièrement passionnante.
    Tout commence lorsqu'en 1967, Bashir, jeune palestinien, frappe à la porte de sa maison natale pour la visiter. « La maison au citronnier » est depuis habitée par la famille de Dalia, jeune israélienne d'origine Bulgare. Elle ne le rejette pas et l'accueille. C'est la naissance d'une magnifique amitié, fil conducteur de cette histoire dont le récit se déroule sur une quarantaine d'années. Ainsi Dalia comprendra mieux l'histoire de sa famille mais aussi les mensonges de l'histoire officielle.
    Sandy Tolan mêle intimement leurs destins aux soubresauts historiques. Tout est mis en perspective avec les deux points de vue, rigoureusement relaté comme l'attestent les nombreuses références et notes bibliographiques.
    Leurs souffrances, leurs espoirs, la complexité des enjeux internationaux ainsi que les informations quasi-quotidiennes provenant de cette région du monde ont une résonance particulière une fois que l'on a refermé ce livre.
    Mieux comprendre pour mieux se comprendre, « La maison au citronnier » est un livre indispensable qui bouscule les idées reçues.
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    • Livres 4.00/5
    Par krol-franca, le 20 juillet 2011

    krol-franca
    Ce livre n'est pas un roman. C'est le fruit d'un travail incroyable mené par un journaliste.
    C'est passionnant !
    Sandy Tolan a suivi deux familles, l'une palestinienne, qui a dû quitter sa maison en 1948, lors de la première guerre israélo-arabe, l'autre juive arrivée la même année dans cette maison au citronnier à Al-Ramla. Plus exactement, il a suivi les parcours du fils aîné de la première, Bachir Khairi et de la fille de la seconde, Dalia Eshkenazi.
    C'est, certes, l'histoire de leur amitié mais c'est surtout un formidable outil pour comprendre le conflit israélo-palestinien.
    C'est complet, parfaitement documenté (les 80 pages de références et de commentaires l'attestent), le journaliste ne prend pas parti mais énonce des faits, s'étalant sur 50 ans, avec force détails et après la lecture de cet ouvrage, je me suis sentie, enfin, informée.
    C'est une lecture que je recommande vivement pour qui veut comprendre, pour qui veut se faire une idée précise de la situation des uns et des autres, pour qui ne veut plus être manipulé par les images que nous envoie la télévision, ou par les paroles des politiques.
    Dans ce livre, nous sont livrés les témoignages des palestiniens et des israéliens, à part égale, on est plongé au cœur de leur vie quotidienne, on comprend leurs souffrances et leurs peurs, leurs désirs et leurs aspirations. Ce livre a une grande valeur politique et historique.
    Ce livre est un document essentiel, une vraie référence.


    Lien : http://krol-franca.over-blog.com/article-la-maison-au-citronnier-de-..
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 18 juillet 2011
    Un avocat retrouve en 1967 sa maison familiale occupée. Un chassé-croisé à l'image de son pays d'origine.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par luocine, le 02 juin 2011

    Pour moi, Sion est l’expression d’un désir très ancien, un mot qui symbolise un refuge pour mon peuple, et notre expression collective ici. Pour lui, c’est un régime de terreur qu’il a le devoir de combattre, auquel il doit résister par tous les moyens. Car pour lui, le sionisme est le règne de la terreur, et le terrorisme est donc une réponse adéquate !
    Dalia haussait le ton : « Non, je ne peux pas combattre une erreur en en commettant une autre .Cela ne mène nulle part. »

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  • Par brigittelascombe, le 09 septembre 2011

    Les enfants Khairi et ceux du voisinage fabriquaient des armes avec des morceaux de bois,jouant dans les rues poussiéreuses aux "Arabes et aux Juifs",comme d'autres jouent aux cow-boys et aux indiens.
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  • Par luocine, le 02 juin 2011

    La maison dépeinte dans cet ouvrage existe réellement, de même que le citronnier qui se trouve dans sa cour… la maison aux deux histoires.
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  • Par luocine, le 02 juin 2011

    Les Israéliens qui venaient déposer ces gerbes honoraient ce qu’ils appelaient leur guerre d’indépendance ; Bachir appelait ce même événement la « nakba », la catastrophe.
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  • Par brigittelascombe, le 09 septembre 2011

    Bachir voyait régulièrement sa mère échanger ses bijoux contre du pain,des olives,de l'huile et des légumes pour éloigner le sceptre de la faim.L'or était depuis longtemps l'ultime ressource des femmes arabes de Palestine.
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La chronique de Gérard Collard - La maison au citronnier
C'est aujourd'hui que débute la version été du blog de la Griffe Noire... Les déblogueurs seront présents sous une forme allégée... Enfin pas allégée pour notre libraire de Saint-Maur, puisque Gérard Collard vous accompagnera plusieurs fois par semaine en vous conseillant des livres à lire sur la plage, à la montagne ou simplement chez vous... Aujourd'hui, le libraire à la houppette vous propose le livre de Sandy Tolan, « La maison au citronnier » aux éditions Flammarion. Un livre qui a pour toile de fond les relations israëlo-palestiniennes. Un livre passionnant qui mérite un beau succès... Regardez... La présentation du livre « La maison au citronniers » par l'éditeur : Israël, 1967. Dans la ville d'al-Ramla, un jeune Palestinien, Bashir Khairi, frappe à la porte d'une vieille bâtisse de pierre flanquée d'un citronnier. C'est la maison dans laquelle il a grandi ; il est revenu voir le cadre de son enfance, dix-neuf ans après que sa famille a fui précipitamment, au moment de la première guerre israélo-arabe. Bashir est accueilli par Dalia Eshkenazi, une jeune Israélienne ; la famille de la jeune femme vit dans l'ancienne demeure des Khairi depuis qu'elle a quitté la Bulgarie pour Israël en 1948. Sur le seuil de leur maison commune, Dalia et Bashir nouent malgré tout ce qui les sépare une amitié profonde, qui survivra à quatre décennies du conflit le plus âpre au monde. C'est l'histoire de ces deux familles, qui existent réellement, que raconte Sandy Tolan. Et en narrant ...








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