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> Christopher Tolkien (Éditeur scientifique)
> Delphine Martin (Traducteur)
> Alan Lee (Illustrateur)

ISBN : 2267019655
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2008)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 157 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Des milliers d'années avant les événements relatés dans Le Seigneur des Anneaux, la Terre du Milieu est en proie aux luttes entre Morgoth, le premier Seigneur Ténébreux, et les Elfes, alliés aux Hommes. Morgoth lance une terrible malédiction contre Túrin et Niënor, les ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 13 novembre 2011

    Aline1102
    Hurin participe aux Nirnaeth Arnoediad, la Bataille des Larmes Innombrables, au côté d'autres armées des Hommes et de nombreuses armées Elfes. le but de cette immense coalition est de vaincre Morgoth, le Seigneur Ténébreux des Jours Anciens.
    Mais, comme son nom l'indique, la bataille tourne mal et de nombreux participants sont tués. Hurin est fait prisonnier et amené devant Morgoth, qu'il défie. Pour se venger, Morgoth lance une malédiction sur la famille de Hurin et force ce dernier à rester prisonnier de sa volonté, afin que le valeureux guerrier assiste sans répit aux malheurs de son épouse, Morwenn, et de ses deux enfants, Turin et Niënor.

    Cette magnifique tragédie a été écrite par le professeur Tolkien pendant la Première guerre mondiale. L'influence de cette sombre période de notre histoire sur le récit est indéniable: l'ambiance en est pessimiste et oppressante. On ressent, page après page, le danger auquel les habitants de la Terre du Milieu de cette époque sont soumis.
    Les fans du "Seigneur des anneaux", s'ils peuvent être légèrement déroutés par ce récit se situant à une époque si lointaine de celle de La Compagnie de l'Anneau, ne seront néanmoins pas déçus par cette histoire, mise en état par Christopher Tolkien. Car les parallèles entre les deux histoires sont nombreux. Ainsi, le couple Thingol-Melian, du Doriath, rappelle beaucoup le duo Celeborn-Galadriel, de Lothlorien. Comme le sera la Lothlorien dans "Le Seigneur des anneaux", le Doriath est protégé par l'Anneau de Melian, qui empêche les intrus de pénétrer au sein du Royaume de Thingol. C'est peut-être normal, puisque Galadriel a séjourné en Doriath après son exil de Valinor et y a profité des enseignements de Melian, une puissante Maia.
    De plus, Thingol et Melian sont les parents de Luthien, cette Elfe qui a sacrifié sa vie immortelle pour un mortel, Beren. Dans "Le Seigneur des anneaux", Galadriel est la grand-mère d'Arwen en qui, dit-on, revit la beauté de Luthien. Et Arwen aussi aimera un mortel...
    Mais le Conte des Enfants de Hurin ne se concentre pas seulement sur les peuples elfiques. Si le Doriath y est autant présent, c'est parce que le destin de Turin, adopté par Thingol après la capture de Hurin, y est irrémédiablement lié.
    A tel point que la Malédiction de Morgoth le suivra jusque là... Turin devra alors quitter le Doriath et vivra une vie de hors-la-loi, pendant un certain temps.
    Malgré quelques succès remportés par Turin, qui donnent au lecteur l'impression que la Malédiction pourra être vaincue, l'histoire se termine de façon tragique.
    Une lecture conseillée à tous les fans de Tolkien, Turin étant l'un de ses plus grands héros, celui dont il est dit qu'il vaincra Morgoth lors de la Dernière Bataille.
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    • Livres 5.00/5
    Par 20thCenturyBoy, le 27 juillet 2012

    20thCenturyBoy
    Dans la liste des livres publiés après la mort de Tolkien, ce qui revient à une grande majorité de son oeuvre, Les enfants de Hurin fait figure d'ouvrage à chérir. Christopher, le fils prodigue, aura certes fait le boulot : au même titre que la dynastie Méliès qui s'évertue à collecter et restaurer les films de leur illustre ancêtre, le brave garçon est à l'origine de la récupération inestimable des manuscrits de son paternel, qu'il va probablement s'efforcer jusqu'à la fin de ses jours d'organiser et mettre en forme en vue d'une publication sur laquelle des fans omnivores en attente de chair fraîche se jetteront sans réfléchir. Et ils auront bien raison.
    Or donc, réjouissons-nous ; ce n'est pas tous les jours que nous arrive de ces fonds de tiroirs un objet aussi agréable à lire que celui-ci. Déjà que le maître n'est pas réputé pour son style (ah, cette bonne vieille herbe à pipe des Hobbits, raison principale d'abandon de lecture du Seigneur des anneaux durant les premières pages..), l'assemblage de documents n'arrange rien, et beaucoup se seront effrayés de l'aspect parfois trop "historique" du Silmarillion, par exemple, qui ressemble de loin à une énumération de personnages et d'évènements. Ces lecteurs peuvent se rassurer : Hurin et toute sa clique les attendent bien sagement au coin du feu. Aucune difficulté, l'intrigue est passionnante, le style est (quasi-) fluide, on avale des pages et des pages sans s'en apercevoir et on ne subit aucune note qui venait perturber la lecture des Contes Perdus ou des Légendes Inachevées. C'est pas Bilbo mais c'est pas loin.
    Maintenant que le gros des ennuis est évité, que reste-t-il à défendre ? Nul besoin de vous décrire le plaisir d'effleurer l'aura qui transpire des écrits de Tolkien, qui tire autant ses sources des légendes nordiques kalevaliennes (adjectif que j'invente sans culpabilité particulière), de La Chanson de Roland, et particulièrement ici, même si l'auteur n'a jamais été très tendre envers ses créatures, de la tragédie grecque. Ah bah c'est sûr que faut pas lire ça quand vous n'avez pas le moral. On suit la vie entière de notre héros du jour, Turin Turambar, fils de Hurin, de son enfance insouciante jusqu'à sa mort (qui l'est un peu moins), parcourant la Terre du Milieu telle qu'elle l'était aux Jours Anciens, croisant sur son passage villages et cités, rois et reines, Elfes et Nains, bandits de grands chemins et dragons, et bien sûr trucidant des Orques à tour de bras, sinon ce n'est pas drôle. La variété des situations empêche tout ennui de s'installer, et les innombrables personnages secondaires sont savoureux, même si la psychologie ne fut jamais le fort de l'auteur : ne vous attendez pas à d'autres caractéristiques que l'amitié, l'envie, l'amour, la sagesse, etc.
    Et bien sûr, la puissance provient particulièrement de l'environnement, du contexte, mais vous le savez aussi bien que moi : tous les noms de personnes, tous les lieux, tous les évènements évoqués et les divinités invoquées, toutes les références font partie d'un ensemble mûrement réfléchi et développé jusqu'au malsain. Les lecteurs étant passés par Le silmarillion, qui contient d'ailleurs une version réduite de ce récit (sur quelques dizaines de pages déjà titanesques, contre 250 ici), saisiront avec plaisir tous les renvois qui abondent presque à chaque page, les autres non, mais ce n'est pas un drame, puisque n'est-ce pas là l'une des qualités du SDA, de prendre place dans un univers où l'on sent que tout est pré-établi sans oubli ? Ainsi les premiers seront ravis de se replonger dans un conte extraordinaire de manière bien plus approfondie, et les seconds auront la chance de découvrir les Premiers Âges du monde dans un des ouvrages tolkieniens les plus abordables que je connaisse. D'autant plus que l'introduction explique suffisamment le contexte, alors un peu d'enthousiasme que diable !
    Une réussite, parfaitement traduite qui plus est, abordant un grand nombre de thèmes, parlant de hauts faits héroïques et de vie dans les bois, de romance impossible et d'amitié trahie, de malédictions et de grandes batailles, susceptible de plaire aux connaisseurs et aux néophytes, qui vous offrira des visions saisissantes, accompagnées d'ailleurs par quelques superbes illustrations d'Alan Lee. Qu'attendez-vous ?
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    • Livres 5.00/5
    Par Philemont, le 31 décembre 2012

    Philemont
    Conséquence des Nirnaeth Arnoediad, la Bataille des Larmes Innombrables, Morgoth emprisonne Húrin, héritier de la Maison de Hador, et lance une malédiction sur sa descendance pour qu'il soit le témoin impuissant de la tragédie de leur vie.
    Le conte des enfants de Húrin, ou Narn i Chîn Húrin dans la langue des elfes, est bien connu des amateurs de J.R.R. TOLKIEN et de son oeuvre relative à la Terre du Milieu. Il est en effet inclus sous une forme résumée dans Le Silmarillion. Il l'est également, de façon plus étendue, mais fragmentaire, dans Les Contes et légendes inachevés, ainsi que dans les volumes relatifs à l'Histoire de la Terre du Milieu.
    La présente édition est une compilation de toutes ces versions à laquelle ont été adjoints des textes restés inédits jusqu'ici. Tout est de la main de J.R.R. TOLKIEN, Christopher TOLKIEN s'étant contenté d'assurer ici et là des transitions entre les divers textes réunis. Et si ce dernier explique largement sa méthode de travail en introduction et dans les appendices de l'ouvrage, il laisse le récit vierge de toute interruption éditoriale, à une exception près, ce qui permet au lecteur de lire un conte complet de la façon la plus fluide qui soit.
    Les enfants de Húrin est donc l'occasion de (re)découvrir l'une des histoires fondatrices de la mythologie de la Terre du Milieu. On y retrouve le style très travaillé de J.R.R. TOLKIEN au service d'une histoire particulièrement tragique. Elle devrait ravir autant les spécialistes de l'oeuvre, pour ses apports à la cosmogonie, que les novices en la matière, pour sa force émotionnelle. Accessoirement, les seuls lecteurs du Seigneur des anneaux trouveront ici l'occasion de concrétiser certaines allusions disséminées ici et là dans l'oeuvre principale de l'auteur.
    Notons enfin que cette édition est agrémentée de huit aquarelles et de vingt-cinq dessins d'Alan Lee, ce qui devrait satisfaire les amateurs de la récente adaptation cinématographique du Seigneur des anneaux.
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    • Livres 4.00/5
    Par juline, le 16 mars 2013

    juline
    Même si ce roman a été fini par le fils de Tolkien, je trouve qu'il ne perd rien du style du perd. L'histoire est très belle, l'écriture très poétique. On entre dans l'univers, on voyage en Terre du Milieu. Seul petit inconvénient, c'est que j'avais un peu de mal à me repérer sur la carte, du coup j'avais beaucoup de mal à savoir où ils allaient ...
    Par le biais de ce roman on découvre la Terre du Milieu d'une autre manière. de même, l'histoire racontée brièvement dans le "Silmarillon" est cette fois racontée dans les détails. J'aurai tant aimé que d'autres histoires du "Silmarillon" soient l'objet d'un roman comme ici.
    Enfin ce qui vient rajouter encore à l'atmosphère de la lecture, ce sont les illustrations effectuées par Alan Lee. Elles sont vraiment superbes. Elles nous aident à rentrer dans l'histoire.
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    • Livres 2.00/5
    Par Didier34, le 26 août 2013

    Didier34
    Tout d'abord, je rappelle qu'il s'agit d'une "reconstruction", à partir des très nombreux écrits de JRR Tolkien, qui voulait écrire une sorte de saga, une épopée gigantesque, se situant bien avant l'époque du Seigneur des anneaux. Il n'avait jamais réalisé le regroupement final des centaines de textes déjà écrits pour cela. C'est donc son fils qui a réalisé ce boulot titanesque, qui consista non seulement à remettre tout ça dans le bon ordre, mais aussi à compléter les "trous" dans la légende, en respectant le style de JRR Tolkien, et la cohérence tant historique que géographique.
    Le résultat final est bon, et si l'on aime ces histoires, et le monde incroyablement complexe imaginé par Tolkien, on prend plaisir à lire l'épopée tragique des enfants de Hùrin.
    Un livre sombre, mais captivant pour les "fans" !
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Citations et extraits

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  • Par ratkiller, le 07 avril 2013

    Et il appela à haute voix, mais nul ne répondit. Tout était noir et désolé alentour, et il y avait un relent de mort. Il se courba et ramassa son épée, et elle était intacte, et l’éclat de son tranchant n’était nullement terni. « Immonde était le venin de Glaurung, dit-il, mais tu es plus forte que moi, Gurthang. Il n’est point de sang que tu ne boives. À toi la victoire. Mais viens ! Il me faut quérir du secours. Mon corps est fourbu, et le froid transit mes os. »
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  • Par TeaSpoon, le 25 janvier 2012

    Un homme qui fuit sa peur peut bien découvrir qu'il n'a fait qu'emprunter un raccourci pour la retrouver.

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  • Par eylidia, le 06 juillet 2012

    Et lorsque Turin émergea enfin des ténèbres, le printemps s’en revenait ; et il s’éveilla et vit le soleil sur les pousses verdissantes. Alors il s’émut également en lui le courage de la Maison de Hador, et il se leva, et en son cœur il se dit : « Toutes mes actions et mes jours révolus ont été sombres et embués de Mal. Mais voici qu’un jour neuf est né. Ici resterai-je en paix, et je renoncerai à mon nom et à ma parenté ; et peut-être me dépouillerai-je ainsi de mon ombre, ou du moins ne la projetterai-je pas sur ceux que j’aime. »
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  • Par ricou, le 07 septembre 2013

    Nous n'avons plus peur, dit Turin. Nous n'avons pas tous peur. Mon père n'a pas peur, et je n'aurais pas peur; ou du moins, comme ma mère, j'aurais peur mais je ne le montrerai pas.

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  • Par eylidia, le 06 juillet 2012

    Alors Niënor fut soudain sur pied, et elle de tenait là debout, pâle comme un spectre sous la lune, et elle se pencha sur Turin, s'écriant « Adieu, ô toi par deux fois mon bien aimé ! A Turin Turambar turun ambartanen : maître du destin dont le destin s'est rendu maître. Ô bienheureux d'être mort ! »

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