> Jean Freustié (Préfacier, etc.)
> Sylvie Luneau (Traducteur)
> Boris de Schloezer (Traducteur)

ISBN : 2070366227
Éditeur : Gallimard (1974)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 42 notes) Ajouter à mes livres
Le roman de L. Tolstoï met en avant son dégoût pour le mariage, sa haine des femmes, sa conviction que l'homme doit s'abstenir de procréer. En lisant ces lignes, sa femme répond dans un récit dans lequel elle exprime la différence entre l'amour d'un homme et celui d'une... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par Folfaerie, le 07 avril 2010

    Folfaerie
    Au cours d'un long voyage en train, le narrateur fait la connaissance d'un homme étrange, au passé douloureux, qui lui raconte son histoire. Pozdnychev a épousé une jolie jeune femme sur le tard. Au bout de quelques années sa passion est intacte mais la jalousie, sentiment obsessionnel qui le ronge, le poussera à commettre un acte irréparable.
    Un drame de la passion a priori bien banal, mais c'est sans compter l'immense talent de Tolstoï, et le contexte particulier de ce livre.
    Le début met immédiatement mal à l'aise par la sordide description du voyage de noces, qui annonce donc le ton du roman et l'idée de Tolstoï. De même que la personnalité de Pozdnychev, indiscutablement déséquilibré, contradictoire et ambigu sur les femmes et le mariage, tour à tour misogyne, libertin et puritain.
    En effet, à l'époque où Tolstoï rédige ce roman, il traverse une grave crise morale et mystique. Il décide de tenter d'atteindre l'idéal chrétien et se sert du roman pour montrer la voie à ses contemporains. L'abondance du courrier qu'il reçut l'obligera à ajouter une postface au roman, dans laquelle nous découvrons un Tolstoï torturé et exalté. Il veut lutter contre la débauche et la paresse, prône la chasteté (le mariage est source de tous les maux) et prodigue des conseils pour l'éducation des enfants qui feraient frémir les parents aujourd'hui.
    A titre d'exemple, voici quelques unes de ses recommandations : "les enfants trop choyés, tout comme les animaux trop bien nourris, voient se développer prématurément en eux une sensualité anormale qui est à l'origine de souffrances terribles..." et de suggérer de supprimer lecture, danses, spectacles et friandises. Ou plus loin "...l'amour charnel, le mariage constituent un culte de soi-même et par conséquent forment un obstacle au service de Dieu et de l'humanité, donc, du point de vue chrétien, c'est une déchéance, un péché".
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Folfaerie, le 10 avril 2011

    Folfaerie
    Au cours d'un long voyage en train, le narrateur fait la connaissance d'un homme étrange, au passé douloureux, qui lui raconte son histoire. Pozdnychev a épousé une jolie jeune femme sur le tard. Au bout de quelques années sa passion est intacte mais la jalousie, sentiment obsessionnel qui le ronge, le poussera à commettre un acte irréparable.
    Un drame de la passion a priori bien banal, mais c'est sans compter l'immense talent de Tolstoï, et le contexte particulier de ce livre.
    Le début met immédiatement mal à l'aise par la sordide description du voyage de noces, qui annonce donc le ton du roman et l'idée de Tolstoï. de même que la personnalité de Pozdnychev, indiscutablement déséquilibré, contradictoire et ambigu sur les femmes et le mariage, tour à tour misogyne, libertin et puritain.
    En effet, à l'époque où Tolstoï rédige ce roman, il traverse une grave crise morale et mystique. Il décide de tenter d'atteindre l'idéal chrétien et se sert du roman pour montrer la voie à ses contemporains. L'abondance du courrier qu'il reçut l'obligera à ajouter une postface au roman, dans laquelle nous découvrons un Tolstoï torturé et exalté. Il veut lutter contre la débauche et la paresse, prône la chasteté (le mariage est source de tous les maux) et prodigue des conseils pour l'éducation des enfants qui feraient frémir les parents aujourd'hui.
    A titre d'exemple, voici quelques uns de ses conseils : "les enfants trop choyés, tout comme les animaux trop bien nourris, voient se développer prématurément en eux une sensualité anormale qui est à l'origine de souffrances terribles..." et de suggérer de supprimer lecture, danses, spectacles et friandises. Ou plus loin "...l'amour charnel, le mariage constituent un culte de soi-même et par conséquent forment un obstacle au service de Dieu et de l'humanité, donc, du point de vue chrétien, c'est une déchéance, un péché".
    Un bon roman donc, puissant et pathétique, à l'image de son auteur qui tenta de donner un autre sens à son existence.
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    • Livres 3.00/5
    Par Tibere, le 30 avril 2012

    Tibere
    Tchoutchou ! le train de La sonate à Kreutzer avance ! C'est la locomotive Tolstoi ! Elle défonce tout ce qui bouge ! Tout le monde en prend pour son grade ! A commencer par les femmes de type Armide, les ensorceleuses qui mangent les hommes à travers leur terrible sort : le mariage ! Vient ensuite les hommes ! Dès qu'ils se mêlent de sexe, tout est perdu ! Mais aussi le capitalisme ! La science, la médecine, la religion organisée, bref tout le monde. Fin de l'Histoire ! La locomotive continue ! Elle ne s'arrête pas… Pozdnychev, le « héros »… L'ancêtre du Swann de Proust… Mais plus malsain… Swann crève d'un cancer, après avoir été trompé des centaines de fois par sa chère femme, Odette, dont il fut tombé amoureux… Pozdnychev, il est tombé amoureux d'une femme, lui aussi, un mariage comme Swann… Il devient jaloux aussi… Mais contrairement à Swann qui avait arrêté de se faire des illusions après le mariage, Pozdnychev n'accepte pas la possibilité que sa femme puisse le tromper… Il n'aime pas que sa femme fasse de la musique avec un homme… Dès lors, rongé par la Jalousie, il entretient une scénographie de l'imaginaire sur tout ce que fait sa femme, sans lui… Il n'en peut plus. Que fait t'il ? Il la tue ! Et il a raison selon lui ! La faute à qui ? A la société ! A la débauche ! A bas le sexe ! L'abstinence avant tout ! (Ce cher Tolstoï sait de quoi il parle avec ses 13 enfants, hé !). Bref, la locomotive tient bon mais Pozdnychev sombre dans la folie avec Sa vérité… Enfin, Pozdnychev a juste découvert le XIXème siècle en retard ! Comme tout bon russe qui se respecte ! Et on l'ingurgite ce siècle là à la vitesse de cette locomotive. Mais bon, c'est bien écrit et on se laisse porter par le récit. C'est déjà ça.
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    • Livres 5.00/5
    Par BoulieBouffeTout, le 22 octobre 2010

    BoulieBouffeTout
    On n'est jamais déçu par un classique (ou si rarement...).
    Néanmoins, Tolstoï nous livre un ouvrage un brin torturé, un brin moralisateur, un brin obsédé par des sentiments tournant autour de la passion (jalousie, désir, amour, trahison, pulsion, crime...) mais magnifiquement écrit.
    Toute ma critique en musique en cliquant ici :

    Lien : http://3bouquins.over-blog.com/article-la-sonate-a-kreutzer-59349383..
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  • Par segrob, le 12 janvier 2012

    segrob
    Le titre est La Mort d'Ivan Illitch suivi de Maître et Serviteur et de Trois morts
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Citations et extraits

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  • Par Tibere, le 30 avril 2012

    Les gens sentent qu’on ne peut pas admettre le péché au hasard. Il faut, d’une façon quelconque, régulariser les relations sexuelles, mais il n’existe pas d’autre base que l’ancienne, à laquelle plus personne ne croit. Les gens se marient à la mode antique sans croire en ce qu’ils font, il en résulte du mensonge, de la violence. Quand c’est du mensonge seul, cela se supporte aisément ; le mari et la femme trompent seulement le monde en se donnant comme monogames ; si en réalité ils sont polygame et polyandre, c’est mauvais, mais acceptable. Mais lorsque, comme il arrive souvent, le mari et la femme ont pris l’obligation de vivre ensemble toute leur vie (ils ne savent pas eux-mêmes pourquoi), et que dès le second mois ils ont déjà le désir de se séparer, mais vivent quand même ensemble, alors arrive cette existence infernale où l’on se saoule, où l’on se tire des coups de revolver, où l’on s’assassine, où l’on s’empoisonne.
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  • Par zohar, le 19 mars 2011

    Dire que vous pouvez aimer une personne toute votre vie, c'est comme si vous prétendiez qu'une bougie continuera à brûler aussi longtemps que vous vivrez.
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  • Par balooo, le 13 décembre 2010

    Dire que vous pouvez aimer une personne toute votre vie, c'est comme si vous prétendiez qu'une bougie continuera à brûler aussi longtemps que vous vivrez.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par balooo, le 13 décembre 2010

    Le mariage, tel qu'il existe aujourd'hui, est le plus odieux de tous les mensonges, la forme suprême de l'égoïsme.
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