> Luba Jurgenson (Traducteur)
> Marie-Luisa Bonaque (Traducteur)

ISBN : 9782845451582
Éditeur : Editions des Syrtes (2010)


Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
Ma vie, l'autobiographie de Sofia Tolstoï, l'épouse de l'écrivain, constituera véritablement un événement littéraire. Le manuscrit a été déposé au Musée d'État Léon Tolstoï à Moscou et jamais publié.
(1200 pages)
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Nanne, le 15 mars 2011

    Nanne
    Rédigée à la demande expresse de Vladimir Vassilievitch Strassov, l'autobiographie de la comtesse Sofia Tolstoï – fille d'Andreï Bers, médecin attaché à l'administration de la cour impériale – est essentiellement composée de journaux intimes commencés à l'adolescence comme cela était souvent la coutume dans les milieux privilégiés, d'extraits de correspondance entretenus avec son mari, sa sœur cadette Tania dont Sofia restera toujours très proche, ses enfants et des amis qui lui étaient particulièrement chers.
    Évoluant dans un milieu privilégié, Sofia Bers rencontrera très tôt son futur époux, le comte Léon Nikolaïevitch Tolstoï. Sa sœur aînée, Lisa, en étant secrètement amoureuse et Sofia s'étant promise à un ami de son frère Sacha, ce mariage n'aurait jamais dû avoir lieu. Ayant une haute idée du sentiment amoureux, Sofia Bers ne pouvait concevoir d'union qu'entre deux être demeurés purs, ce dont Tolstoï était exempt compte tenu de son passé tumultueux.Enfant et adolescente heureuse et insouciante, Sofia Bers baignera dans un monde où la culture et l'art seront la règle. Parlant couramment le français, comme dans toutes les familles de l'aristocratie russe, Sofia Bers s'ouvrira aux auteurs classiques à travers la lecture de leurs œuvres. Jeune fille élégante et cultivée, elle sera courtisée tout au long de son existence. Néanmoins, sa passion exclusive pour le comte Tolstoï et la conviction de son destin de muse l'ont toujours dissuadée de poser son regard ailleurs.Mariée à dix-huit ans, alors que Lev Tolstoï en avait déjà trente-deux, un passé mouvementé et bien rempli, la jeune comtesse Sofia Tolstoï sait que, désormais, son existence sera exclusivement consacrée à l'amour, à la dévotion, à la passion d'un seul homme, Tolstoï – déjà rongé par ses démons obsessionnels, en proie à des angoisses et à des craintes permanentes d'abandon de la part de celle qu'il chérit. Il n'aura de cesse de lui demander des preuves de cette affection exclusive qu'il attend de son épouse et inspiratrice.Personnage tout à la fois rustre, austère presque ascétique, bourru, à l'humeur versatile, prodigue avec son entourage, amant fougueux à l'âme mystique, Léon Tolstoï exigeait de sa jeune épouse un dévouement sans bornes, sans que jamais celle-ci ne reçoive une once de reconnaissance de sa part.Très rapidement, Sofia Tolstoï prendra à sa charge la gestion du domaine d'Iasnaïa Poliana, laissé quasiment à l'abandon. Elle va y imprimer sa culture, ses origines aristocratiques et bourgeoises moscovites. Pour se sentir à la hauteur du grand homme qu'était son mari, Sofia Tolstoï ne cessera de s'élever intellectuellement, s'ouvrant à d'autres savoirs, lisant beaucoup, écrivant. Toutefois, toujours planera entre Sofia et Léon Tolstoï l'ombre de la jalousie, notamment en raison de la passion qu'elle éprouvait pour l'homme et son génie littéraire. Elle souffrira énormément de la présence imposée à Iasnaïa Poliana d'Axinia Anikanov et de son fils, ultime maîtresse de Léon Tolstoï avant son mariage.
    Cependant, la vie sur ce domaine rustique offrira bien peu de distractions intellectuelles à la jeune et fougueuse comtesse. Celle-ci, habituée à une vie publique et mondaine autrefois très riche et variée, s'ennuiera parfois fermement dans ce coin de campagne russe, loin de Moscou, entourée de paysans farouches, rudes, taiseux, frustes. L'ennui et la nostalgie de sa jeunesse la rendront souvent triste et morose.Dès que Lev Tolstoï quittait le domaine, s'éloignait de Sofia et des enfants pour raisons professionnelles ou pour se divertir tout simplement, celle-ci ressentait un immense sentiment d'abandon, livrée qu'elle était à sa profonde solitude face aux problèmes du quotidien. Petit à petit, Tolstoï était devenu partie intégrante et vitale de son être, rendant ses absences toujours plus douloureuses.« Ma vie » de Sofia Tolstoï est une somme considérable d'informations concernant le quotidien, les pensées, les sentiments et la vie de la famille Tolstoï à Ianaïa Poliana. Plus de mille pages pour dire, raconter, expliquer, explorer, non seulement l'existence de celle qui sera l'épouse attentive et aimante de Léon Tolstoï, mais aussi pour mieux comprendre la complexité, l'ambiguïté de celui qui est l'un des auteurs majeurs de la Russie. Sofia Tolstoï, femme amoureuse des mots, de la culture, de la littérature autant que de son talentueux mari, conservera tous ses écrits relatifs à sa relation avec ce dernier.Dans « Ma vie », forme d'autoanalyse de son histoire intime et personnelle, de ses réussites et de ses échecs, de ses rêves et de ses frustrations, Sofia Tolstoï revient sur une vie entièrement dévolue à ses nombreux enfants, à la gérance d'Iasnaïa Poliana, à la transcription des œuvres de Tolstoï, dont « Guerre et paix ». Cette jeune fille de dix-huit ans, vive, intelligente, instruite, élevée au Kremlin dans l'entourage de la famille du Tsar, à l'ambition certaine, acceptera de se dépouiller de ses désirs pour épouser le comte Tolstoï. Pour lui, elle s'exilera loin de Moscou, de sa famille et de ses amis pour partager le commun de paysans vivants encore dans une société dépassée et terminée depuis bien longtemps ailleurs.
    Son adaptation sera lente et difficile, faite de renoncements et de questionnements. Pour oublier ce dépit, Sofia Tolstoï se consacrera entièrement à la transcription des écrits de son mari, corrigeant, modifiant, relisant attentivement, conseillant, inspirant sur les personnages et les faits décrits. Petit à petit, elle deviendra la compagne incontournable, attentive, discrète, aimante et amoureuse de l'homme, admirative de l'auteur et du penseur. Une réalité très éloignée de l'image que beaucoup de lecteurs se faisaient de cette femme.
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    • Livres 4.00/5
    Par ivredelivres, le 01 août 2011

    ivredelivres
    Depuis plusieurs mois je vagabonde ene Russie, l'écoute de Maître et Serviteur, le témoignage de Tatiana Tolstoï ou l'hommage appuyé de Dominique Fernandez, il me restait à lire Sofia Tolstoï, qui mieux qu'elle pouvait restituer cette époque, le domaine Iasnaïa Poliana, la vie du créateur d'Anna Karénine ?
    Le personnage très contreversé de Sofia Tolstoï m'attirait, était-elle une femme hystérique, jalouse et frustrée, ou bien la victime d'un homme violent, impatient, en proie aux tourments de l'âme ?
    Pour une jeune fille de l'aristocratie russe, fille d'un des médecins du Tsar, se retrouver à 18 ans avec la charge d'un domaine, le choc est rude, mais Sofia Tolstoï est capable d'y faire face.
    Quand en même temps elle découvre les exigences sexuelles de son mari et doit vivre continuellement soit enceinte soit en train d'allaiter, la réalité est alors brutale pour une jeune fille élevée bien loin de ces réalités.
    En vingt ans Sofia Tolstoï mettra au monde 13 enfants et en verra mourir 4, durant toutes ces années le soin des enfants, la surveillance de leur santé, le souci de leur éducation lui reviendront entièrement et sa vie sera rythmée par les grossesses, les accouchements, le sevrage et fausses couches.
    Léon Tolstoï aime son domaine d'Iasnaïa Poliana mais en laisse la gestion à sa femme. C'est une toute jeune femme, cultivée, qui parle parfaitement le français et qui a lu « toute la littérature russe et (..) toute la littérature étrangère traduite en russe. »
    Elle va devoir mettre de côté ses rêves et se colleter avec la vie quotidienne.
    Pendant des années, jusqu'à ce que les études des enfants nécessitent de vivre à Moscou, Sofia Tolstoï va mener une vie frustrante
    « Parfois, l'idée d'être irrémédiablement enfermée dans cette vie campagnarde dont je n'avais pas l'habitude m'oppressait terriblement. J'avais envie de bouger, de m'amuser, de trouver à quoi employer mes jeunes forces. ».
    Sa vie tourne totalement autour de son époux, elle l'admire, l'assiste, recopie indéfiniment ses manuscrits, sept fois le manuscrit de Guerre et Paix !! et à l'instar de Anna Dostoïevskaïa, elle s'occupera de l'édition de ses oeuvres.
    Les années de création sont les années ou totalement dévouée et heureuse de participer à la naissance des grands romans de l'écrivain, Sofia Tolstoï est heureuse. Elle suit les conseils de lecture du grand homme, fait la lecture à haute voix à ses enfants, lit les classiques et les philosophes.
    Elle est bien entendu l'hôtesse accueillante mais ce rôle là finira par peser quand se fera interminable le défilé des admirateurs.
    Elle trouve peu de compréhension auprès de son mari et surtout aucune reconnaissance :
    « Comme je l'aimais, toute Ma vie je fus mue par ce désir ardent de lui être utile, de lui plaire en tout. Oui, toute Ma vie fut subordonnée à ce désir. Comment y répondait-il ? Eh bien, il devenait de plus en plus exigeant sans jamais m'encourager par son affection ni sa gratitude pour ce que je lui donnais. Je sentis toujours sa sévérité ».
    D'épouse craintive et soumise, elle va petit à petit se transformer en femme frustrée et les dernières années de la vie du couple seront totalement empreintes de mésentente et de déchirements.
    Sofia Tolstoï écrivain sait raconter la vie quotidienne avec une belle vivacité, on voit vivre la maisonnée, grandir les enfants, on découvre sa famille, les amis, les divertissements. Elle peint avec beaucoup de bonheur la nature, le domaine, les bois, les rivières, les étangs gelés, la cueillette des baies, les courses de charrettes. Elle aime la compagnie de certains visiteurs, elle rencontra à plusieurs reprises Tourgueniev. A Moscou près de sa famille la vie est plus conforme à ses attentes.
    Tout au long de cette autobiographie on entend la sincérité dans la voix de Sofia Tolstoï, elle brosse le portrait d'un homme de génie mais humainement en proie aux tourments, perpétuellement exigeant, prônant l'abstinence mais d'une sexualité débridée, jamais satisfait, en proie à des tocades passagères (l'apiculture, les cures de lait de jument, les échecs, la cordonnerie, la chasse) dont tout son entourage fait les frais.
    « Lorsque ses entreprises se soldaient par un échec, ce qui arrivait assez souvent, Lev Nikolaïevitch sombrait dans le désespoire et affichait une humeur maussade. »
    Lorsqu'il veut, au nom de ses convictions, abandonner ses droits d'auteur, c'est sans se soucier des besoins de sa famille.
    Une fois ce livre fermé, mon admiration pour l'écrivain Tolstoï n'a pas changé mais l'homme ne sort pas grandi de ces pages.
    Pourtant en écho tout au long L'Amour et l'admiration de Sofia Tolstoï s'y répand, envers et contre tout.

    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2011/07/30/la-femme-..
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    • Livres 5.00/5
    Par mara, le 10 juillet 2011

    mara
    Ce livre est un régal à lire, mais il se mérite. Avec pas loin de 1000 pages, il ne se lit pas en 2 jours. Mais les pages défilent sans problème. Sous nos yeux, Sofia Tolstoï raconte sa vie et celle de son mari, Lev Tolstoï.
    Cette autobiographie s'étend de la naissance de Sofia jusqu'en 1901. Et c'est une mine de renseignement sur plusieurs sujets.
    Tout d'abord sur Sofia Tolstoï elle-même. On découvre une jeune femme instruite, vive, intelligente qui s'épanouit dans l'art en général. A 18 ans, elle épouse le comte Tolstoï plus âgé qu'elle et déjà célèbre. Dès le mariage, elle se met au service de son époux (et plus tard de sa famille), mettant de côté sa vie. Comme elle le dit elle-même, elle se consume auprès de Tolstoï. D'une vie citadine à Moscou elle passe à une vie campagnarde à Iasnaïa Poliana où, il faut le dire, il ne se passe pas grand chose. Très vite, les enfants se succèdent et la vie de Sofia est rythmée par les enfants, la gestion du domaine et le travail du recopiage du travail de Tolstoï.
    Je me suis prise d'affection pour Sofia. Sa vie n'est pas dès plus facile. La vie auprès de Tolstoï n'est pas évidente d'après ce qu'elle nous raconte. Il n'est pas facile à vivre, se passionne pour un sujet un temps avant de l'oublier pour un autre sujet. Et puis il faut le dire, la vie des femmes n'est pas facile à cette époque.
    C'est un autre des thèmes abordés dans cette autobiographie: la vie des femmes russes au XIXème siècle. On découvre la vie maritale, la maternité, l'éducation des enfants, la gestion de la maison. le tout avec le spectre de la mort et de la maladie qui rode. Par moment, Sofia parle de choses de la vie quotidienne et c'est tout le mode vie de l'époque qui passe sous nos yeux. C'est un régal de découvrir la vie en Russie à cette époque (avant la Révolution).
    D'ailleurs, la petite et la grande histoire se mélangent pour mon plus grand plaisir. Sofia a grandi au Palais Impérial et j'ai pris beaucoup de plaisir à lire les passages consacrés au Tsar. Tout comme j'ai adoré lire les passages consacrés à l'écriture des romans de Tolstoï. On assiste entre autres à la création d'Anna karenine. Mais le plus intéressant, c'est de découvrir que de nombreux personnages sont issus de personnes réelles comme des membres de la famille Bers.
    On découvre ainsi l'homme derrière l'auteur. J'avoue que je ne savais pas grand chose sur Tolstoï avant cette lecture. Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il était torturé. J'ai néanmoins découvert que Tolstoï ne se résume pas à ses romans très connus. Son oeuvre est beaucoup plus importante que cela.

    Outre son nombre de pages, cette autobiographie présente deux "défauts" pour moi. le premier, Sofia n'y peut rien: il s'agit des noms russes des personnages. Les prénoms russes sont tous basés sur le modèle: prénom - fils de (par exemple pour Sofia: Sofia Andreïevna pour Sofia fille de Andreï Bers.) Et ils ont tous plus ou moins le même prénom puisqu'on donnait souvent le nom des parents aux enfants. de plus par moment, Sofia utilise les diminutifs des prénoms qui sont en fait aussi longs que les prénoms eux-même. Et cela m'a posé des problèmes au début de ma lecture, j'avais du mal à savoir qui était qui.
    Le deuxième "défaut" que j'ai trouvé à cette autobiographie, c'est la fait que Sofia se répète souvent. Elle parle de quelque chose dans un paragraphe, puis elle le reprend plus loin. Par moment, c'est un peu redondant.

    Mais ces deux "défauts" ne m'ont pas empêché d'apprécier cette lecture. Sofia Tolstoï n'a rien à envier à son mari. Elle dépeint sa vie avec beaucoup de talent et de style. C'est une fresque de sa vie qu'elle nous propose.
    Je recommande chaleureusement cette autobiographie à tous les amoureux de Tolstoï, de la Russie et des biographies.

    Lien : http://mondedemara.canalblog.com/archives/2011/07/10/21537104.html
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 15 mars 2011

    J'avais un caractère spécial pour ce qui concernait l'amour : si j'aimais quelqu'un, les hommes n'existaient plus pour moi en tant que sexe masculin. Le monde entier m'était indifférent. Il ne pouvait alors y avoir ni coquetterie, ni émotion, ni désir d'intimité. En revanche, celui que j'aimais devenait pour moi le centre du monde. La passion qui eut le plus d'ascendant pour moi, la passion pour l'homme aimé, me causa beaucoup de souffrances dans la vie, mais elle y apporta également un contenu immense. Ni les cartes, ni le jeu, ni l'ivresse du vin ou du tabac, ni les toilettes et les sorties, ni la coquetterie, rien de tout cela ne me captivait vraiment. Mais, n'était la sévérité de mes mœurs, c'est sur cette voie, celle de l'amour, que j'aurais pu trébucher.
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  • Par ivredelivres, le 01 août 2011

    Comme je l'aimais, toute ma vie je fus mue par ce désir ardent de lui être utile, de lui plaire en tout. Oui, toute ma vie fut subordonnée à ce désir. Comment y répondait-il ? Eh bien, il devenait de plus en plus exigeant sans jamais m'encourager par son affection ni sa gratitude pour ce que je lui donnais. Je sentis toujours sa sévérité
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  • Par Nanne, le 15 mars 2011

    Je tenterai d'être sincère et authentique jusqu'au bout. Toute vie est intéressante et la mienne attirera peut-être un jour l'attention de ceux qui voudront en savoir plus sur la femme que Dieu et le destin avaient placée à côté de l'existence du génial et complexe comte Léon Nikolaïevitch Tolstoï.
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  • Par ivredelivres, le 01 août 2011

    Parfois, l'idée d'être irrémédiablement enfermée dans cette vie campagnarde dont je n'avais pas l'habitude m'oppressait terriblement. J'avais envie de bouger, de m'amuser, de trouver à quoi employer mes jeunes forces.
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  • Par ivredelivres, le 01 août 2011

    Lorsque ses entreprises se soldaient par un échec, ce qui arrivait assez souvent, Lev Nikolaïevitch sombrait dans le désespoire et affichait une humeur maussade.
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