> François Gaudry (Traducteur)

ISBN : 2864246864
Éditeur : Editions Métailié (2009)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Voyageurs qui n'aimez pas les longues attentes dans les aéroports, ce livre est pour vous.
dans un terminal, un balayeur affable et disert bavarde avec les passagers en attente, devine leurs destinations, leur donne des conseils, raconte des histoires passionnant... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par de, le 23 février 2012

    de
    L'imagination se confond parfois avec les souvenirs
    Un aéroport, un balayeur. Il parle aux passagères et aux passagers en attente de départ vers des destinations multiples qui offrent quelques fois des prétextes aux anecdotes, aux souvenirs aux inventions. le balayeur raconte des histoires. Il parle aussi à d'autres salarié-e-s, des confidences quelques fois.
    Dans cet espace restreint, synonyme pourtant d'autres lieux, se croisent des milliers d'inconnu-e-s, presque déjà en d'autres contrées. Elles et ils sont des personnages en devenir, en fonction de leur trajectoire, de leurs rêves ou de leurs destinations. Ou peut-être des oreilles ouvertes aux mots baladeurs de ce balayeur.
    Une ambiance tantôt réaliste, tantôt critique, tantôt fantasque. Un belle inventivité de thèmes et de personnages. Un balayeur conteur.
    Un moment plaisant, comme une attente ou un espoir de départ.
    « Eh bien l'autre jour, j'ai appris presque par hasard la fin de l'histoire. Une fin très triste. Mais elle ne pouvait pas être différente » Et si tout cela n'était qu'une autre histoire ?
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    • Livres 4.00/5
    Par akialam, le 25 décembre 2009

    akialam
    Le lieu, tout d'abord, est parlant: un aéroport, lieu "de transition", transformé en l'endroit de tous les possibles. le personnage principal, ensuite, balayeur loquace et conteur insatiable, aborde les voyageurs pour leur raconter des histoires plus abracadabrantesques les unes que les autres. Leurs protagonistes, hommes ou femmes lambda, découvrent que sous l'apparente banalité des choses se cache un monde bien plus complexe et cruel qu'ils veulent bien le croire. Certains s'en accomodent, d'autres le rejettent, mais tous, jusqu'aux plus extrêmes, touchent le lecteur par leur détresse. Au delà de la fantaisie du personnage de Salvador, toujours en quête d'un auditoire, on découvre des personnages qui s'interrogent sur eux-mêmes et sur ce qu'ils sont capables de faire pour satisfaire leurs désirs. Au delà des situations hors du commun auxquelles ils sont soumis, ils sont avant tout humains, capables du meilleur comme du pire, quelles que soit les raisons évoquées pour justifier leurs actes. Un ouvrage qui pourrait s'apparenter à un recueil de nouvelles ou de contes pour le découpage, et qui mêle habilement situations improbables et sentiments réels. Finalement, c'est bien cela qu'est Salvador: un conteur. Et comme tous les conteurs, on ne sait jamais à quel moment il quitte la réalité pour laisser place à la fiction...

    Lien : http://akialam.over-blog.com/categorie-10029163.html
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par chocobogirl, le 13 septembre 2009

    chocobogirl
    Salvator Fuensanta est balayeur de son état. Officiant dans un aéroport, il est à un mois de la retraite.
    Mais un des passe-temps de Salvator est surtout de raconter des histoires aux passagers en transit. Observateur, il sait déterminer la destination des passagers à des petits riens. Il connait bon nombre d'employés, dont Juana la vendeuse de journaux qui ne le laisse pas indifférent, et ces derniers se passionnent pour ses histoires.
    Vous découvrirez l'histoire d'Eduardo, fils d'une voisine qui tourne mal et part chercher la paix en Inde et au Népal. Vous vibrerez devant l'amour impossible de Roberto et Rosalia. Vous apprendrez l'existence d'un code secret lié au fait de s'éventer avec un livre et du mystérieux club des Désirs Impossibles. Vous découvrirez que Le Japon n'existe pas et n'est qu'une invention commerciale.
    Salvator est LE personnage que chacun aimerait rencontrer au cours de ses voyages ! Il pourrait ressembler à votre grand-père, veuf en mal de rencontres qui cherche à vous retenir par ses fables.
    Tout au long du roman, nous n'entendrons que sa voix. La reprise des mots de ses interlocuteurs permette au lecteur de suivre malgré tout la convesation sans difficultés.
    La succession d'anecdoctes est très légère et la fin innatendue vous surprendra.
    Un premier roman léger qui augure de futurs bons romans !


    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-35675598.html
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    • Livres 4.00/5
    Par julinou, le 07 mars 2011

    julinou
    Vous prenez l'avion bientôt ? Voyage d'affaires, vacances ou envie soudaine d'aventures ? Emportez-ce livre avec vous et dégustez-le dans l'aéroport, lieu d'interminables attentes. Peut-être aurez-vous l'occasion de croiser Salvator Fuensanta qui vous contera une des ses histoires.
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    • Livres 4.00/5
    Par yv1, le 26 mars 2011

    yv1
    Dans un terminal d'aéroport, un balayeur proche de la retraite, Salvador Fuensanta, aborde les voyageurs et leur raconte des histoires. Il les garantit réelles. On peut en douter à la tournure qu'elles prennent, mais les futurs ou ex-passagers en redemandent.
    Voilà une bonne idée de livre qui permet à l'auteur de nous raconter à nous aussi plein de petites histoires, entrecoupées par la description des voyageurs et des gens qui travaillent à l'aéroport. Ce Salvador est extra-ordinaire : il met de la bonne humeur dans ce grand hall impersonnel. Quel beau personnage, éminemment sympathique, qui attire les gens tel un aimant. Les histoires sont drôles, tendres, mélancoliques, macabres, mais toujours décrivent des personnages à la marge. Ce serait difficile de toutes les résumer ici. En voici le début d'une pour le plaisir, celle qui donne son titre au livre : "Le Japon n'est qu'une façade. Une opération marketing comme une autre. On l'a inventé pour vendre de la technologie et ça a marché. Made in Japan est aujourd'hui le meilleur label pour vendre une voiture ou un téléviseur." La suite, je vous laisse la découvrir dans ce formidable petit roman.

    Lien : http://lyvres.over-blog.com/article-32053608.html
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Citations et extraits

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  • Par chocobogirl, le 13 septembre 2009

    Mademoiselle ! Vous avez oublié votre livre sur le siège !
    De rien. J'ai vu que vous partiez et je me suis rendu compte que vous alliez oublier quelque chose. Tenez, le voilà : Baudelaire, Les Fleurs du mal. Je vois que vous le lisez en français... Vous êtes française ? Non, bien sûr, je trouvais que vous n'aviez pas tellement une tête de Française...
    Eh bien, je ne sais trop comment décrire une « tête de Française ». Après tant d'années ici, je pourrais vous dire qui est de Paris et qui d'une autre ville, mais ne me demandez pas de vous expliquer, je ne saurais pas. Ça tient à de petits détails...
    Moi ? Non, je ne l'ai pas lu. Je ne connais presque rien en poésie. Enfin, je connais un poète... mais ce n'est pas un poète important...
    Je ne crois pas que vous le connaissiez. Il est finlandais...
    Exact ! C'est Jussi Latval. Vous l'avez lu ? Incroyable ! Il n'y a pas longtemps j'ai fait la connaissance d'un couple qui était tombé amoureux grâce à un de ses poèmes... Oui, c'est ce que je leur ai dit, que c'était un peu bizarre de tomber amoureux avec ces poèmes, si existentiels...
    Comment dites-vous ? Derrière la routine des lèvres / Maintenant dans mon demi-sommeil / Enfin je t'embrasse... Non, je ne le connaissais pas. C'est peut-être celui-là. Il a dû l'écrire dernièrement...
    Oui, oui, je sais qu'il est mort et que les morts n'écrivent pas... Mais ce mort est un peu spécial... Il a rendu l'âme dans cet aéroport. Vous le saviez ? Non ? Eh bien, maintenant vous le savez.
    Que savez-vous de plus sur Jussi ? ... Ce que vous avez lu sur Internet. Il y a beaucoup de sites sur lui ? C'est vrai ? Je vais vous raconter quelque chose. Vous avez cinq minutes ? Bon, venez avec moi, on va s'asseoir là, parce que rester debout toute la journée..
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  • Par vdum, le 23 août 2009

    Finalement, cette histoire de grandir, c'est du pipeau. Enfant, je croyais que les adultes savaient quelque chose que je ne savais pas, que grandir c'étais franchir des niveaux, monter en quelque sorte l'escalier de la vie, une marche après l'autre. Mais ce n'ai pas vrai. Je n'ai pas vu de niveaux, ni de marche, ni rien. Je continue à être le même.Les années passent et seule la taille du pantalon et le nombre de cheveux change réellement. Là, à l'intérieur, je suis toujours le même jeune paumé, bavard et un peu dingue...
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  • Par julinou, le 03 mars 2011

    Je vais bientôt prendre ma retraite et, pour être sincère, je n'en ai aucune envie. Je sais que je vais regretter mon balai quand je serai en train de m'ennuyer à la maison. Ici, je me distrais .. et je me sens utile. Le travail nous grandit, grâce à lui on fait partie du monde, on est un rouage actif de la société. [...] Tant qu'on travaille, on peut se coucher tous les soirs avec fierté. Fierté d'avoir apporté sa pierre à l'édifice. Peu importe qu'on soit pilote, le vieux qui fait le nettoyage ou la très jolie serveuse. [...] Nous faisons partie d'un tout et, si discrète que soit notre fonction, sans elle rien ne serait pareil.
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  • Par vdum, le 23 août 2009

    Eh bien l'autre jour, j'ai appris presque par hasard la fin de l'histoire. Une fin très triste. Mais elle ne pouvait pas être différente.S'il avait fini ses jours sur un canapé avec la télécommande à la main, aucun de ses actes n'aurait eu de sens. Imaginez que Roméo et Juliette ne meurent pas. Ils s'enfuient et vivent ensemble dans un appartement de 50 m2 à peine avec leur trois enfants: Roméo enlève les pieds de la table que je puisse la nettoyer
    ! je passe toute la journée à bosser et je ne peux même pas me mettre à l'aise chez moi!.............
    Vous voyez ou je veux en venir. Qui se rappellerait alors toutes les souffrances qu'ils ont du supporter? Les pénuries, les disputes familiales.... Personne, absolument personne.
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  • Par julinou, le 03 mars 2011

    Dans la vie, c'est important d'avoir des temps morts pour réfléchir, lire, parler de la pluie et du beau temps avec un inconnu. Avec le stress, on oublie de consacrer quelques minutes à ne rien faire. Ce serait bizarre d'écrire dans notre agenda : mardi, de quinze à seize heures, ne rien faire.
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Alberto Torres-Blandina - Carte du labyrinthe .
Alberto Torres-Blandina vous présente son ouvrage "Carte du labyrinthe" aux éditions Métailié.http://www.mollat.com/livres/alberto-torres-blandina-carte-labyrinthe-9782864247708.htmlNotes de musique : Shelly Manne & his men, 3 sorta Blue.








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