ISBN : 2070369056
Éditeur : Gallimard (1977)


Note moyenne : 4.14/5 (sur 35 notes) Ajouter à mes livres
Deux jumeaux, Jean et Paul, forment un couple fraternel si uni qu'on l'appelle Jean-Paul. Mais Jean veut briser cette chaîne et essaie de se marier. Paul fait échouer ce projet. Désespéré, Jean part seul en voyage de noces à Venise. Paul se lance à sa poursuite et accom... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 26 janvier 2012

    lecassin
    Après un Robinson dans « Vendredi ou les limbes du Pacifique », un ogre dans « Le roi des aulnes », Michel Tournier nous présente, dans « Les météores », Jean-Paul. du moins les appelle-t-on ainsi, alors qu'il s'agit en vérité de deux frères jumeaux, Jean et Paul. Un couple indissociable tels que peuvent l'être parfois des jumeaux…
    Et puis il y a l'oncle, homosexuel flamboyant, grand pourfendeur d'hétérosexuels et de lesbiennes, qui règne sur les tas d'immondices en Prince des Gadoues autoproclamé… En fait, le gérant de la SEDOMU : la Société de Ramassage des Ordures Ménagères.
    Paul, qui entretient avec son frère des relations complexes, voire incestueuses, défend , lui, la suprématie d'une autre minorité : les jumeaux, fustigeant les « sans-pareil » qu'il accuse d'avoir dévoré leur jumeau dans le ventre de leur mère. Jean, perdu dans cette relation étouffante, et après que Paul aura fait capoter son mariage, décide de faire le tour du monde dont la longue traversée du Canada n'est pas sans rappeler un autre traversée… du désert, celle là …
    Finalement, ce troisième roman de Michel Tournier est, comme les deux premiers, un foisonnement de symboles traversé par des fulgurances parfois dérangeantes, mais toujours flamboyantes au sens ou le gothique peu l'être. Il faut être Tournier pour dépeindre sans choquer (un peu quand même, parfois) des sexualités avérées ou supposées, hors normes, telles que celle de Jean-Paul scellée par le rite de la communion séminale. « Les météores » reste malgré tout un texte difficile à recommander aux inconditionnels, comme moi, de l'auteur.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 02 juin 2011

    canel
    Entre roman et essai, un ouvrage brillant sur la gémellité, l'identité, l'homosexualité.
    A relire, comme tout Tournier (ou presque).
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (10)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par lecassin, le 26 janvier 2012

    Tous les couples ont entre eux cette sorte de réserve tacite et sacrée. Si l'un des deux brise le silence, il rompt quelque chose, irrémédiablement.
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par zazimuth, le 29 septembre 2010

    Comme toujours lorsqu'elle était gênée ou importunée, maman s'absorba dans son travail, n'accordant à l'intrus qu'une attention marginale et des réponses évasives. Chère Maria-Barbara ! C'était sa façon de dire non, laissez-moi tranquille, allez-vous-en ! Je ne l'ai jamais vue aller plus loin dans le renvoi, le rejet, que cette soudaine absorption dans une occupation quelconque, voire dans la simple contemplation d'une fleur ou d'un nuage. Le refus n'était pas son fort. (p.166)

    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par zazimuth, le 29 septembre 2010

    L'enfer n'est pas le lieu dont rêvent les chenapans, mais celui où les gens-de-bien rêvent de les jeter. (p.120)
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par zazimuth, le 29 septembre 2010

    S'identifier à une demeure, mettre toute sa vie dans une maison conçue ex nihilo, puis bâtie pierre par pierre, enrichie chaque jour, personnalisée à outrance, tout de même que la coquille que l'escargot sécrète autour de son corps, mou et nu, perfectionnée, jusqu'au dernier souffle, parce que demeurant chose vivante et mouvante, en étroite symbiose avec le corps qui l'habite. (p.465)
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par lecassin, le 26 janvier 2012

    Parce qu'il «fait la roue», le paon a une réputation de vanité. C'est doublement faux. Le paon ne fait pas la roue. Il n'est pas vaniteux, il est exhibitionniste. Car en fait de roue, le paon se déculotte et montre son cul.
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les météores par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (100)

> voir plus

Quiz