ISBN : 2707319279
Éditeur : Editions de Minuit (2005)


Note moyenne : 3.16/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres

Pourquoi m'a-t-on offert un téléphone portable le jour même de mon arrivée en Chine ? Pour me localiser en permanence, surveiller mes déplacements et me garder à l'œil ? J'avais toujours su inconsciemment que ma peur du t&#... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par vincentf, le 27 juin 2010

    vincentf
    Au fil des livres, Toussaint devient plus sombre et plus tendre, presque romantique. Tout dans ce roman est mouvement, fuite perpétuelle, sentiment de la fragilité de l'instant, main de Li Qi tenue sur cette moto qui fuit absurdement dans Pékin, larmes de Marie à la fin du roman, où tout s'arrête, au milieu de la mer. L'attention aux détails les plus saugrenus ne fait qu'accroître cette densité de l'instant vécu, annonce de la mort du père de Marie dans le téléphone portable venant arrêter non pas le train qui file à grande vitesse mais le narrateur, qui se trouve immobilisé dans les bras de Li Qi, vivant par procuration le sentiment de Marie que pourtant il est sans doute en train de perdre.
    On a l'impression parfois, en lisant ce roman, de lire de la poésie, tant tout semble parfois s'arrêter en plein mouvement, tant les couleurs abondent, tant les sentiments se heurtent dans la poitrine d'un personnage qui ne s'épanche pas, mais qui décrit presque froidement ce qu'il vit, des détails les plus absurdes, toujours signifiants, aux sentiments les plus intimes. J'attends avec impatience le prochain Toussaint.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par ay_guadalquivir, le 17 septembre 2010

    ay_guadalquivir
    Dans ce roman, tout est fuite. Partir en Chine pour fuir son amour, quitter la Chine pour fuir une menace inconnue, et lorsque le personnage se pense arrivé au terme du périple, il faut encore s'enfuir devant un amour impossible. Il y a quelque chose du road-movie dans certaines scènes chinoises (la fuite à moto), des descriptions vertigineuses qui donnent du corps. Et dans cette échappée sans fin, la fuite ou la quête d'un amour qui s'en va. Pourtant, la structure du roman, deux lieux, deux temps, deux récits au lien ténu, m'a peu convaincu. J'aime finir un livre avec des questions, j'ai refermé Fuir un peu vide.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (1)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par mandarine43, le 23 février 2012

    Le restaurant dans lequel nous conduisit Zhang Xiangzhi, à quelques rues de l'hôtel, au coeur d'une avenue passante et embouteillée, n'avait rien de chinois (il l'était, et ne cherchait nullement à le paraître davantage). Les murs étaient blancs sans décoration ni breloques, laques ni palenquins, il y avait quelques tables rondes dans la vaste salle à manger qui s'étageait sur deux niveaux. Un jeune type en pantalon noir et chemise blanche, les manches retroussées, accueillit Zhang Xiangzhi à l'entrée, et nous guida vers une grande table ronde de la mezzanine, où il nous fit asseoir. J'avais pris place à côté de Li Qi et je laissais traîner le regard sur un grand aquarium vide, qui venait d'être vidangé. Les poissons, provisoirement transvasés dans une rangée de seaux en plastique qui reposaient sur une table voisine tournaient en rond dans les récipients jaunes en faisant des vaguellettes avec un faible bruit de clapotement. On pouvait suivre leurs trajectoires en transparence à travers les parois crème des seaux. L'aquarium, vide et asséché, dans lequel étaient enroulés des tuyaux d'arrosage, reposait sur une sorte d'amoire coffrée largement ouverte, dans laquelle apparaissaient une bombonne de gaz et un dédale de tuyaux rouillés entre les coudes desquels s'activait la silhouette singulièrement contorsionnée d'un homme accroupi, la tête dans les épaules, et les bras dans les tuyaux, qui s'escrimait à fixer, ou desceller, quelque chose avec un tournevis. Le type, sous l'aquarium, que je continuais d'observer distraitement pendant que Zhang Xiangzhi passait commande en consultant la carte, dévissa encore quelques boulons au-dessus de sa tête et, délivrant un ultime cran de sûreté, parvint finalement à soulever la trappe à deux mains, avec précaution, et sa tête apparut dans l'aquarium, soucieuse et contrariée (il inclina même les yeux à mon adresse pour me saluer quand nos regards se croisèrent).
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (29)

Videos de Jean-Philippe Toussaint

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Jean-Philippe Toussaint

Jean-Philippe Toussaint au Louvre: connexions 2.0 .
Jean-Philippe Toussaint investit les salles Sully 20 à 23 du Musée du Louvre pour « évoquer le livre sans passer par l?écrit ». L'exposition mêle néons et enluminures, éditions classiques et tablettes électroniques, photographies et scanners, films et tableaux. L'écrivain, également cinéaste et plasticien, a pour projet de rendre un « hommage visuel au livre » qui tient du cabinet de curiosités comme de la bibliothèque, écrite, visuelle, sonore, numérique. Visite, en video, avec son créateur, au c?ur du Louvre désert.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Fuir par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (66)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz