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Critiques sur Chroniques d'une croqueuse (2)


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    • Livres 0.00/5
    Par sophiebib le 08/08/2008


    Le pitch : chroniques d'une chroniqueuse sexe d'un journal anglais, pour écrire ces articles, elle profite de sa vie amoureuse dissolue pour tout essayer, on passe ainsi de l'art de la fellation, de la fessée, aux trios, en passant par le viagra, la pluie d'or et la sodomie. tout est testé, et fait ainsi l'objet des chapitres de ce livre de 381 pages.

    Mon avis : Tout de suite on pense à un mélange du journal de Bridget Jones et de Sex & the city, chouette !
    Hélas, la demoiselle n'arrive pas à la hauteur d'un demi-talon Manolo Blahnik porté par Carrie Bradshaw. Ce n'est qu'une énumération de situations, ou les personnages sont tellement mal décrits qu'on finit par les confondre, ceci dit ce n'est pas très grave puisque seul compte leurs caractéristiques sexuelles. D'ailleurs vous l'aurez compris, c'est le sujet du livre, mais là encore, c'est sans intérêt, l'héroïne passe d'une relation à une autre et malgré moult détails plus que croustillants, on s'ennuie, un comble !

    Tous les lieux communs y sont, autant lire un SAS, d'ailleurs l'héroïne a pris le pire du comportement masculin, c'était précisé dans la 4e de couverture : "Les hommes qui accumulent des conquêtes ? Des Don Juan ! Mais qu'en est-il des femmes qui s'autorisent à collectionner les aventures, en attendant de tomber sur le bon ?" vous remarquerez au passage le "en attendant le bon" on reste dans le politiquement correct et le livre finit d'ailleurs pas un mariage !

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    • Livres 1.00/5
    Par Angelwizzard le 14/07/2008


    Il y a une dizaine d'années, les succès coup sur coup du Journal de Bridget Jones de Helen Fielding et de Sex and the City de Candace Bushnell lançaient un nouveau sous-genre littéraire qui allait déferler sur les rayons : la chick lit'. Bon, certains pinailleurs iront jusqu'à dire qu'on peut remonter jusqu'à Jane Austen et même Madame de La Fayette pour comprendre l'impact de ce phénomène. Je veux bien, mais là n'est pas le sujet. Ce qui est sûr, c'est qu'une brêche énorme s'est ouverte, dans laquelle moultes écrivaines se sont engouffrées à coups de féminisme libéré et autre revanche sur la littérature machiste... pour le meilleur, mais bien souvent aussi pour le pire. Parmi elles, Carrie Bradshaw Catherine Townsend tient une chronique "sexe" dans un journal national, et a décidé d'en faire un livre. Si les deux journalistes souffrent de ressemblances évidentes, Townsend enfonce le clou jusqu'à plagier certains dialogues que l'on retrouve dans la série. Et tant qu'à copier éhonteusement les copines, autant faire de même avec Le Journal de Bridget Jones, auquel Chroniques d'une croqueuse emprunte quasiment mot à mot certaines scènes. Si ce n'était que ça, on pourrait parler, à la limite, d'un hommage maladroit. Malheureusement, le livre entier est une "douleur dans le cul", comme on dit outre-Manche. Là où Fielding utilisait la forme du journal intime avec malice pour nous raconter une histoire qui tient la route, Townsend ne fait qu'aligner des épisodes sans queue(s) ni tête (enfin, surtout sans tête!), telles des aventures de Martine. Ainsi peut-on lire "Catherine et la sodomie", "Catherine et son nouveau sex-toy", "Catherine se retrouve dans un plan à trois", et ainsi de suite. Ce n'est pourtant pas que la belle n'a pas essayé de nous raconter quelque chose, mais elle n'y parvient tout simplement pas. Les personnages sont dépeints à coups de rouleau et à la gouache, si bien qu'on en confond à peu près tous les mecs qu'elle croise dans le livre, mais également ses copines. Le style dépasse rarement mon propre langage parlé, et encore quand j'approche du coma éthylique. Les situations qui se veulent croustillantes ne sont qu'un amas de clichés et de lieux communs, qui ne provoquent pas grand-chose si ce n'est des soupirs d'exaspération. Enfin la personne/le personnage de Catherine lui-même, s'il cherche à être émouvant, n'est qu'un concentré d'arrogance et d'incohérence qui empêche le lecteur de s'attacher vraiment à cette fille qui se cherche à travers le sexe. Quand on prône son intelligence, la moindre des choses est d'avoir un minimum de recul sur les choses et sur soi, si ce n'est une énorme autodérision.
    Je conseillerai donc à First Editions d'éviter de perdre leur temps à éditer des inutilités pareilles et d'en passer un peu plus à corriger leurs coquilles, qui malgré tout reste le seul élément qui retienne vraiment notre attention.

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