> Cécile Leclère (Traducteur)

ISBN : 2264033525
Éditeur : 10-18 (2004)


Note moyenne : 3.43/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
En l'an de grâce 664, tandis que les membres du haut clergé débattent en l'abbaye de Streoneshalh des mérites opposés des Eglises romaine et celtique, les esprits s'échauffent. C'est dans ce climat menaçant qu'une abbesse irlandaise est retrouvée assassinée. Amie de la ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par sandrine57, le 20 avril 2012

    sandrine57
    En cette année 664, Soeur Fidelma et sa suite cheminent sur les routes peu sûres de Northumbrie vers l'abbaye de Stroeneshalh. Religieuse et avocate irlandaise, Fidelma se rend au synode convoqué par le roi Oswy dont le but est de décider de l'avenir de la chrétienté dans la région. La question est: Faut-il se rallier aux préceptes de l'Eglise romaine (tonsure et célibat des prêtres, dates de Pâques, entre autres) ou faut-il continuer à suivre l'Eglise celtique, au risque de s'isoler du reste du pays?
    A l'abbaye, les esprits s'échauffent et la famille du roi lui-même est divisée. Mais avant même le début des débats, l'affaire se complique encore avec l'assassinat de l'abbesse irlandaise Etain de Kildare, celle qui devait défendre la cause du camp celtique.
    Le roi Oswy fait appel à Fidelma pour trouver le meurtrier. Et pour ne pas heurter les susceptibilités, il lui adjoint Frère Eadulf, jeune moine partisan du camp romain. Ensemble, ils vont mener une enquête d'autant plus difficile que les crimes continuent.

    Après un début un peu laborieux, perdue que j'étais dans le royaume de Northumbrie du VIIème siècle avec son histoire compliquée, les divers peuples de la région et les patronymes imprononçables, je me suis finalement acclimatée à ce milieu totalement inconnu. Grâce à Peter TREMAYNE, son sens du récit et son érudition, j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre les pas de Soeur Fidelma et de son compagnon. Même si l'enquête en elle-même est des plus classiques, là n'est pas l'intérêt principal. C'est plutôt de découvrir un pan d'histoire et d'apprendre en se divertissant. N'étant pas très versée dans les choses religieuses, j'avoue que je n'étais pas du tout au courant de la querelle qui opposait ces deux fractions chrétiennes.
    Fidelma, obstinée et volontaire, Eadulf, plus discret mais très avisé lui aussi, sont des personnages que j'aurai plaisir à retrouver dans la suite de leurs aventures. Tout cela me rappelle l'époque où je dévorais les enquêtes de Frère Cadfaël.
    A lire, pour tous les nostalgiques, comme moi, du moine d'Ellis PETERS.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Woland, le 29 août 2008

    Woland
    Absolution by murder
    Traduction : Cécile Leclère
    Ce roman ouvre en fait la série des aventures de soeur Fidelma l'Irlandaise. Et c'est là que nous la voyons rencontrer et s'associer pour la première fois à frère Eadulf, ce moine saxon partisan de l'église romaine qui finit pourtant par tomber amoureux d'elle.
    Tout commence de façon sinistre par une pendaison, celle d'un moine partisan de la doctrine de Columba qui avait eu le tort de déplaire à un soudard saxon, Wulfric de Frihop. Car, hélas pour le malheureux, nous sommes bel et bien en terre saxonne, très précisément au royaume de Northumbrie, où la loi rappelle celle du Talion et dont l'église romaine tente de prendre le contrôle.
    Soeur Fidelma, en route avec quelques compagnons pour l'abbaye de Streoneshalh afin d'y participer à un synode qui devra justement se prononcer sur l'adoption ou le rejet de la doctrine romaine pour l'ensemble de la Northumbrie, n'hésite pas à clamer bien haut son indignation devant des moeurs aussi barbares.
    En terre saxonne, à cette époque, l'idée qu'une lointaine descendante de ce peuple guerrier et méfiant puisse s'appeler un jour Maggie Thatcher et diriger d'une poigne de fer ce qui sera alors le Royaume-Uni, aurait fait hausser les épaules à n'importe quel représentant du sexe mâle, du plus arrogant des nobles au dernier des valets. Je vous laisse donc à imaginer dans quels abîmes de stupéfaction et de colère ces messieurs vont se retrouver plongés lorsque Fidelma sera chargée par le roi Oswy - un Saxon ayant étudié en Irlande - d'enquêter sur le meurtre de son amie, l'abbesse Etain de Kildare, dont le corps a été découvert avec la gorge tranchée.
    Pour ne pas froisser les susceptibilité saxonnes, Oswy exige simplement que le jeune frère Eadulf fasse équipe avec Fidelma. L'accord se conclut d'autant plus vite que, dans ce monastère où se trouvent rassemblées les deux factions rivales que représentent à cette époque les partisans de l'église de Rome et ceux de Columba, chacun est persuadé que c'est son adversaire qui a tramé la mort d'Etain.
    Ajoutez à cela les ambitions politiques d'Ailfrith, le fils d'Oswy, qui ne rêve que de renverser son père et vous aurez une idée exacte de la situation.
    Dans de telles conditions, soeur Fidelma et frère Eadulf n'auront guère la tâche aisée. Ils parviendront cependant à résoudre le mystère de la mort d'Etain mais aussi celle de deux autres moines qui surviennent peu après. Ils apprendront surtout à mieux se connaître et ce sera le départ d'une amitié solide que "Le Suaire de l'archevêque" viendra concrétiser un peu plus tard.
    Une fois de plus, Peter Tremayne fournit à son lecteur une foule de renseignements sur les moeurs celtiques et saxonnes ainsi que sur la grande querelle religieuse qui a toujours régné entre ces deux peuples. L'église romaine y est représentée telle qu'elle fut - et telle qu'on évite soigneusement d'habitude de la représenter : une secte parmi les sectes, mais une secte qui a réussi. le profane restera sans doute surpris devant le byzantinisme de nombre des désaccords qui sévissaient alors entre Rome et l'Irlande (au sujet de la désignation de Pâques et du jour de repos hebdomadaire). Quant aux Bretons présents sur ce site ou simplement de passage, je ne crois pas qu'ils seront surpris de rencontrer sous la plume de Tremayne une apologie de l'antique foi celte, celle qui a donné à ce peuple son surnom de "Peuple du Crépuscule", celle pour qui, bien avant le christianisme, la Mort n'était qu'une étape dans la réalisation de l'esprit humain. ;o)
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par bonogirl, le 25 juillet 2011

    bonogirl
    Première enquête de Fidelma, une jeune Religieuse et avocate Irlandaise au tempérament bien trempé.
    J'ai aimé ce personnage dynamique, courageux, qui loin de son Irlande natale sait s'imposer dans un royaume Saxon où les femmes sont si peu considérées.
    Au début du récit, le nombre de personnages, leurs origines, fonctions, religions diverses m'a pas mal embrouillé l'esprit et ennuyé. Mais une fois les personnages, le décor planté et le premier meurtre commis l'histoire est plus fluide et intéressante.
    Fidelma mène une enquête « policière » à la Agatha Christie avec une enquête et un dénouement final similaire : interrogations successives des différents suspects puis scène final où les principaux suspects sont tous regroupés, le coupable et le mobile du crime dévoilé.
    Pour moi, La seule originalité et le seul intérêt de cette enquête policière réside dans l'époque à laquelle se situe ce roman. En effet on connaît très peu le 7éme siècle, les us et coutumes de cette époque, notamment celle des irlandais et des saxes.
    Les seules raisons pour lesquelles je lirais les autres livres de Peter Tremayne, est que j'aimerai en savoir plus sur ce personnage atypique de sœur Fidelma et sur la vie au 7éme siècle. Sinon pour moi c'est vraiment des enquêtes trop prévisibles et du « déjà vu » (prononcé à l'américaine ;-) )
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par purplevelvet, le 16 avril 2012

    purplevelvet
    Le roi Oswy a convoqué un important concile religieux qui doit décider quel courant chrétien son royaume va adopter. En effet le royaume, christianisé de fraîche date par des missionnaires venus d'Irlande, suit la règle de Colum-Cille ( Saint Colomba). Tandis que les royaumes voisins suivent celle de Rome.
    continuer à suivre la règle de Colum - et risquer de se mettre à dos les royaumes voisins, ou adopter celle de Rome, et se couper des pratiques de ses sujets.. et d'une partie de sa famille, sa soeur étant abbesse d'une abbaye mixte de la règle de Colum.
    On en est donc là, dans un climat plus que tendu politiquement et religieusement, lorsque commence l'action. Tout ce que les royaumes bretons et Irlandais comptent se dirigent vers la petite ville de Witebia ( Whitby), pour assister au grand synode qui va s'y tenir.
    Et l'on rencontre pour la première fois la pétulante Soeur Fidelma qui va devenir l'héroïne de toute la série, inaugurée par ce tome. soeur Fidelma, venue en tant que spécialiste du droit irlandais - car en Irlande, les femmes peuvent exercer des professions juridiques autant que les hommes à cette époque- afin de conseiller lors des débats l'abbesse Etain qui va animer le débat pour la faction irlandaise.
    Et lorsque l'abbesse est assassinée avant même l'ouverture du synode, c'est à elle, la légiste, et, par souci de ménager la chèvre et le chou, au moine saxon Eadulf, versé en médecine.
    Comme toujours, je le dis à chaque fois, ce n'est pas l'enquête policière qui compte le plus, même si celle-ci est assez tarabiscotée pour tenir en haleine, mais l'ambiance et le cadre dans lequel elle prend place
    Car le synode de Whitby ( dont la date exacte est sujette à caution, 663 ou 664), s'il a conduit au recul et à l'isolement du christianisme celte, et à la disparition progressive des monastères doubles, a surtout été le théâtre de pinaillages sur des points de détails tellement dérisoire que même les religieux ont très peu d'archives à son sujet.
    Toutes choses qui, vues du XX° siècle sont assez drôles. Imaginer les dignes moines en venir aux mains pour une question de forme de tonsure est plutôt croquignolet.
    Mais Soeur Fidelma est assez intrépide et casse-cou pour donner envie de la suivre dans sa mission suivante: partir à Rome pour faire bénir par le pape la règle de son monastère, modifiée suite aux décisions du synode.

    Lien : http://chezpurple.blogspot.fr/2012/04/absolution-par-le-meurtre-pete..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Trottinette, le 05 mars 2011

    Trottinette
    Très bon roman sur une époque que je ne connais pas très bien. J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans, le temps de me faire aux particularité de cette époque. L'atmosphère est bien rendue et on apprend bien des choses sans que cela ne semble artificiel. L'intrigue est bien menée et nous garde en haleine jusqu'à la fin.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)






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