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ISBN : 2742705929
Éditeur : Actes Sud (1995)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 44 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Entre les colombes et les vautours, Thérèse, Pierrette et Simone, les trois fillettes inséparables de l'école des Saints-Anges, ouvrent soudain les portes de la connaissance.
En quatre journées menées, au rythme d'une symphonie de Brahms, ces personnages rencontr... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 4.00/5
    Par kesalul, le 13 novembre 2008

    kesalul
    Après avoir découvert l'oeuvre de Michel Tremblay avec le premier tome des Chroniques du Plateau Mont-Royal, à savoir La grosse femme d'à côté est enceinte, me revoilà partie dans le Montréal des années 40 avec Thérèse et Pierrette à l'Ecole des Saints-Anges.
    Thérèse, jolie petite fille de 11 ans, fille d'Albertine et nièce de la grosse femme, est inséparable de son amie Pierrette aux “dents croches”. Pour tout le monde, elles sont “Thérèse pis Pierrette”. Mais malgré les apparences, “Thérèse pis Pierrette” n'est pas un duo mais bien un trio. Car derrière le “pis” se cache la timide et insignifiante Simone, affublée d'un terrible bec de lièvre qui lui cause bien du chagrin… Et comme l'indique le titre, ce trio indissociable arpente chaque jour les couloirs de l'école des Saints-Anges, théâtre où vont se jouer quatre journées décisives dans la vie de chaques protagonistes.
    Tout commence un mois après la fin de La grosse femme d'à côté est enceinte. Simone, après une intervention chirurgicale visant à atténuer la malformation de sa lèvre “fendue”, reviens à l'école entourée de ses deux amies. Si elle s'inquiète du regard de ses camarades d'école, le pire viendra de la mère supérieure et directrice de l'école, j'ai cité : Mère Benoîte-des-Anges, aussi surnommé “Mère Dragon du yable” par nos petites élèves. Suite à une terrible humiliation infligée par cette dernière au sujet de son opération, Simone s'en retourne chez elle, anéantie, après seulement une matinée à l'école. S'ensuit alors tout un enchaînement : soeur Sainte-Catherine, enseignante de la classe de Simone, s'insurge et proteste contre l'attitude de la mère supérieure, et cette dernière, vexée d'un tel affront, la congédie rudement. C'est alors toute une école qui décide de faire front contre cette religieuse autoritaire et sans pitié pendant l'évènement le plus important de l'école : la préparation de la Fête-Dieu.
    Les élèments mis en place dans le tome précédent commencent à prendre forme ici et nous retrouvons avec plaisir quelques-uns de ses protagonistes : Victoire la grand-mère, Albertine sa fille, Thérèse et Marcel les petits-enfants. La grosse femme est à l'hôpital où elle attend avec impatience d'arriver au terme de sa grossesse ; Marcel retrouve son chat, officiellement mort dans le tome précédent, visiblement (ou invisiblement) remis sur pattes grâce à nos quatre tricoteuses, toujours aussi mystèrieuses ; Albertine fait de son mieux pour être plus agréable à vivre ; Victoire tente de déjouer la folie et la mort qui semblent la tourmenter et Thérèse quant à elle se voit suivie par Albert, le gardien de parc, rencontré lui aussi dans le premier tome. Et c'est avec un aussi grand plaisir que nous retrouvons le parlé typiquement québécois qui, dans la bouche de Thérèse, devient une vraie merveille d'écriture. Car cette petite élève a bien du caractère et se laisse rarement marcher sur les pieds. Elle sait ce qu'elle veut, ne doute de rien et use de la langue de chez elle pour remettre en place quiconque viendrait se mêler de ce qui ne le regarde pas.
    Un deuxième volet qui fait autant de bien que le premier, qui fait chavirer le coeur autant qu'il fait sourire, qui déroute le lecteur par le surnaturel autant qu'il l'ancre dans la réalité…. Bref un second tome qui laisse présager une suite tout aussi réussie!!
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    • Livres 4.00/5
    Par Cielvariable, le 20 avril 2013

    Cielvariable
    Suite de La grosse femme d'à côté est enceinte, ce roman est aussi bon que le premier tome et les personnages sont tout aussi attachants. C'est un portrait touchant de la société québécoise de l'époque.

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    • Livres 2.00/5
    Par wendling.f, le 01 février 2013

    wendling.f

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Citations et extraits

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  • Par Cielvariable, le 22 mai 2012

    Les deux fillettes se jetèrent littéralement sur leur amie en poussant des hurlements de joie, clouant Simone dans son escalier, la chatouillant, l'embrassant, lui ébouriffant les cheveux et lui transmettant cette part de joie qui lui revenait de droit : le bonheur de se retrouver, Thérèse, Pierrette et Simone, les trois inséparables, le noyau amputé enfin reconstitué, et de retourner à l'école en se tenant par la taille et en chantant Mes jeunes années ou J'irai la voir un jour, se moquant des jarretières éventées et des lèvres fendues et, surtout, savourant la présence des autres, pleine, totale, enveloppante, à la fois promesse et certitude d'une vie d'où la solitude est à jamais bannie. « Mais c'est ben beau, Simone!» «Ça paraît quasiment pas! » «T'es quasiment pas reconnaissable!» « Mais t'es ben belle!» «T'es ben belle, Simone ! » Oui, c'était la première fois. Et Simone sanglotait de bonheur.
    Elles laissèrent la rue Fabre derrière elles et tournèrent à gauche dans la rue Gilford. Elles n'avaient que deux coins de rue à marcher pour se rendre à l'école des Saints-Anges: elles tourneraient à droite dans la rue Garnier et monteraient jusqu'au boulevard Saint-Joseph qu'elles traverseraient sérieusement, en regardant à droite et à gauche, lissant leurs cheveux avec la main ou époussetant leurs jupes de peur de voir une religieuse les montrer du doigt à l'entrée de la cour d'école si elles n'étaient pas absolument impeccables. Simone avait repris sa place entre Thérèse et Pierrette, son énorme sac d'école serré contre elle, les bras de ses amies autour de son cou et de sa taille. C'est toujours ainsi qu'on les voyait déambuler dans la rue Gilford depuis quelques années, les deux grandes encadrant la petite, la protégeant, la guidant comme si elle avait été aveugle ou très fragile.
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  • Par yva63, le 03 février 2014

    Soeur Sainte-Philomène prit à bras-le-corps la statue grandeur nature du Sacré-Coeur de Jésus ( une chose vraiment hideuse dont les enfants avaient peur tant le regard du Christ était fixe et ses lèvres mal peintes, mais qu'ils se voyaient dans l'obligation de trouver belle parce qu'elle représentait le Sauveur dans la fleur de l'âge et au top de sa carrière)

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  • Par sweetie, le 04 mars 2014

    Pour que c'est faire que tes pisseuses demandent pas au monde de remplir des kécanes de binnes vides pour acheter, faire baptiser pis stuffer de ragoût de pattes de cochons des petits Canadiens français, tabarnac! On est pauvre comme la gale pis y faudrait donner c'qu'on a à du monde qu'on verra jamais! Du monde qu'on va engraisser comme des cochons pis qui risquent de venir nous chier dans face dans vingt-cinq ou trente ans? Jamais! Tu diras à tes pisseuses que ton pére a pas une cenne à donner à du monde qui sont venus au monde jaunes comme des citrons pis noirs comme le yable! J'vas-tu quêter chez-eux, moé?
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  • Par sweetie, le 04 mars 2014

    Les maladies des pauvres, c'est des maladies de la pauvreté; les maladies des pauvres, c'est des maladies laides qui s'attaquent honteusement à du monde faible, ignorant, sans défense; les maladies de pauvres, ça donne envie d'aller se cacher parce que la négligence, pis l'ignorance, pis la maladresse, ça se guérit malheureusement pas avec des remèdes.

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  • Par Cielvariable, le 05 janvier 2012

    « La musique. C'est un cadeau de la vie. Ça existe pour consoler. Pour récompenser. Ça aide à vivre. »

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Bande annonce "Belles-Soeurs - Théâtre musical"
"Belles-Soeurs - Théâtre musical" d'après le texte "Les Belles-Soeurs" de Michel Tremblay, publié aux éditions Actes Sud-Papiers et joué à partir du 8 mars au théâtre du Rond-Point. www.actes-sud.fr








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