ISBN : 2742708510
Éditeur : Actes Sud (1999)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 42 notes) Ajouter à mes livres
Dans le Montréal populaire des années cinquante, Michel Tremblay, par la magie des mots et le jeu des signes, découvrait qu'au fond des livres bat le coeur du monde. Dans la compagnie de SaintExupéry, Eschyle, Jules Verne, Victor Hugo, Gabrielle Roy, il entrait en litté... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Ellcrys, le 16 mai 2010

    Ellcrys
    Avant d'ouvrir ce livre, j'avais une petite appréhension. En effet, l'auteur étant Québécois, j'avais un peu peur de ne pas tout comprendre à la lecture de cet ouvrage. Mais il n'en fut rien.
    Dès les premières lignes, Michel Tremblay m'a conquise. Son écriture magnifique, troublante et passionnante m'a tout de suite charmée.
    Dans ce merveilleux livre, Michel Tremblay nous raconte son amour pour les livres, en nous parlant des ouvrages qui l'ont le plus marqué dans son enfance et son adolescence. le petit Michel m'a parlé, tour à tour, de sa découverte de la Contesse de Ségur, de Jules Verne, de Gabrielle Roy, de Victor Hugo, des bandes dessinées de Tintin et de bien d'autres livres. L'auteur nous conte aussi sa vie à Montréal, sa famille éblouïssante, dont la grand-mère et la mère aiment lire et sont, pour partie, à l'origine de la curiosité de Michel pour les livres. Comme j'aurai aimé être à sa place et avoir une famille aimant lire et qui me transmet cette passion.
    En compagnie du petit Michel, j'ai de nouveau vécu mes amours littéraires de jeunesse. Des souvenirs ont afflués dans mon coeur, me faisant de nouveau frémir. Comme j'ai aimé partager les souvenirs de Michel Tremblay. Comme j'ai aimé lire son écriture qui à jamais s'est gravé dans mon âme ; son écriture si douce, mélodieuse et enchanteresse. J'ai tellement apprécié quand l'auteur nous livre les conversations avec sa grand-mère, sa mère dans ce québécois si fascinant pour moi. Jamais une autobiographie ne m'avait autant passionnée. Je suis tombée amoureuse de l'écriture de Michel Tremblay, et il est pour moi inconcevable de continuer de vivre sans lire les autres oeuvres de cet auteur incroyable.
    Un ange cornu avec des ailes de tôle est un de ces livres qui vous font comprendre que sans la lecture on n'est rien, ou peu de chose. Michel Tremblay est pour moi une merveilleuse découverte qu m'entraîne encore plus profondément dans mon amour passionnel pour les livres.
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    • Livres 5.00/5
    Par Deuzenn, le 15 mars 2011

    Deuzenn
    Dans le Montréal des années 50, le petit Michel découvre les livres et le bonheur de la lecture.
    Chaque chapitre est consacrée à une œuvre l'ayant particulièrement touché, depuis L'Auberge de L'Ange Gardien, de la Comtesse de Ségur, jusqu'aux Contes pour buveurs attardés, son premier livre publié. Il rend hommage avec beaucoup de finesse au plaisir des mots et des pages que l'on tourne avec avidité et à l'amour qu'ont les grands lecteurs pour leurs livres.
    Surtout, c'est une plongée dans le quotidien d'une famille québécoise, la sienne, que propose Michel Tremblay dans ce récit largement autobiographique. de sa famille, il dresse de beaux portraits plein d'humour et de tendresse dont celui de sa mère, omniprésente dans cet ouvrage.
    A savourer, à voix haute pour le plaisir de la langue québécoise et de ses expressions savoureuses, et parce que Michel Tremblay a vraiment tout compris aux livres et aux lecteurs.
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    • Livres 4.00/5
    Par Gargouil62, le 28 décembre 2011

    Gargouil62
    Ce livre m'a été offert et il faut avouer que le titre ne m'inspirait pas particulièrement et que j'ai mis du temps avant de me décider à l'ouvrir... Et pourtant, la lecture commencée, il m'a été difficile de m'en détacher. L'auteur nous raconte son enfance et le ressenti d'un jeune lecteur qui découvre le monde des livres. Michel Tremblay partage avec nous ses grands "moments" de jeune lecteur et nous fait ainsi (re)découvrir des romans plus ou moins célèbres, nous donnant parfois même envie de s'y (re)plonger. La transcription de l'accent canadien, un peu déstabilisante au début (... et après aussi parfois!!!), donne au récit une touche d'humour très appréciable.
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Citations et extraits

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  • Par Persepolis, le 14 juin 2011

    Eveil de la princesse, pâmoison devant le damoiseau, ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants, fin de l'histoire.
    Et les pauvres nains, eux?
    Quand je sortais une autre version de Blanche-neige de la salle pour enfants de la Bibliothèque municipale, la bibliothécaire, que j'avais fini par adorer parce qu'elle me laissait sortir plus de livres que le nombre auquel j'avais droit, fronçait les sourcils.
    "Encore ça! T'es pas tanné de toujours lire la même histoire?
    - J'ai pas lu cette version-là...
    - Coudonc, rêves-tu que le prince arrive pas pis que Blanche-neige sèche dans son cercueil de verre comme une vieille pomme pourrie?"
    Je n'allais tout de même pas lui avouer que je rêvais plutôt que la rescapée et le grand insignifiant emmènent les nains avec eux en voyage de noces, alors je me taisais.
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  • Par Gargouil62, le 28 décembre 2011

    On dit que désirer est plus jouissant que posséder. C'est faux pour les livres. Quiconque a senti cette chaleur au creux de l'estomac, cette bouffée d'excitation dans la région du cœur, ce mouvement du visage [...] au moment où on tient enfin le livre convoité, où on l'ouvre en le faisant c raquer mais juste un peu pour l'entendre, quiconque a vécu ce moment de bonheur incomparable comprendra ce que je veux dire. Ouvrir un livre demeure l'un des gestes les plus jouissifs, les plus irremplaçables de la vie.
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  • Par Deuzenn, le 14 mars 2011

    On dit que désirer est plus jouissant que posséder.
    C'est faux pour les livres. Quiconque a senti cette chaleur au creux de l'estomac, cette bouffée d'excitation dans la région du cœur, ce mouvement du visage - un petit tic de la bouche, peut-être, un pli nouveau au front, les yeux qui fouillent, qui dévorent- au moment où on tient enfin le livre convoité, où on l'ouvre en le faisant craquer mais juste un peu pour "l'entendre", quiconque a vécu ce moment de bonheur incomparable comprendra ce que je veux dire. Ouvrir un livre demeure l'un des gestes les plus jouissifs, les plus irremplaçables de la vie.
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