> Elena Zayas (Traducteur)

ISBN : 2752903596
Éditeur : Phébus (2009)


Note moyenne : 3.31/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
Madrid, 1877. Victor Ros, petit délinquant arrêté pour vol à la tire, fascine le sergent Armando par son intelligence et sa perspicacité. Quelques mois plus tard, ce gamin du peuple se retrouve promu sous-inspecteur, chargé d’élucider une affaire qui passionne le tout M... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par vilvirt, le 10 juillet 2011

    vilvirt
    Victor Ros n'est qu'un jeune voleur de plus qui traîne sa misère dans les rues de Madrid lorsqu'un inspecteur de police zélé le remarque et voit en lui une intelligence hors norme et une grande perspicacité. Il le pousse à s'écarter de ses pratiques malhonnêtes et, grâce à l'amitié de cet homme et à son amour pour la littérature et l'érudition, Victor se transforme et devient, bien des années plus tard, sous-inspecteur de police à Madrid. En cette fin du XIXème siècle et au plus chaud de l'été madrilène, le jeune homme se retrouve confronté à deux enquêtes criminelles qui vont tour à tour le conduire à évoluer dans deux mondes diamétralement opposés : celui des maisons closes et des quartiers sordides où oeuvrent dans l'ombre les prostituées de la ville, victimes d'un tueur en série, et celui de l'aristocratie de l'époque qui cède peu à peu le terrain aux nouveaux riches et à une bourgeoisie dorée qui révolte notre jeune libéral. Doté d'un solide caractère et d'une rationalité à toute épreuve, fasciné par les techniques modernes tout juste découvertes en matière de déduction criminelle, il doit faire la lumière sur cette série de meurtres, mais aussi lever le voile sur un mystérieux cas de folie furieuse qui touche une jeune aristocrate.

    Meurtres abjects, mystères, drames familiaux, livre diabolique et maison hantée foisonnent dans ce récit qui m'a d'abord enchanté, grâce à l'ambiance, l'époque et le choix du lieu de l'intrigue. Malheureusement, ça n'a pas duré. Au fil de ma lecture, j'ai eu de plus en plus de mal à m'attacher à Victor - tout séduisant qu'il soit - et à adhérer au style de l'auteur qui tiens coûte que coûte à noircir les traits de certains de ses personnages au mépris du lecteur - qui, soit dit en passant, est parfaitement capable de se faire sa propre opinion.

    Les doutes de Victor le libéral rongé par sa fascination pour la noblesse et son aisance, et sa propre condition de fonctionnaire de police issu des quartiers pauvres, ne m'ont pas parut crédibles un seul instant. La psychologie de chacun des personnages du roman - qu'il soit bon ou mauvais - est loin d'être approfondie, Jeronimo Tristante tient absolument à nous mâcher tout le travail et parsème son récit de dialogues inutile, de descriptions simplistes, et de révélations fulgurantes issues du cerveau formidable de son enquêteur. L'enquête elle-même semble parfois s'embourber et bien des pages se tournent sur des longueurs qui auraient pu être évitées avant de commencer à entrevoir le fil de l'intrigue.

    Par contre, reconnaissons que le contexte historique est passionnant, et qu'il m'a permis de poursuivre ce récit parce que je souhaitais vraiment en apprendre plus sur cette partie de l'histoire et les nombreux conflits politiques qui se sont joués à cette époque.

    Lien : http://tranchesdelivres.blogspot.com/2011/07/le-mystere-de-la-maison..
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    • Livres 3.00/5
    Par GribouilleChat, le 09 janvier 2011

    GribouilleChat
    Victor Ros, un mauvais garçon pris sur le fait se voit proposer l'abandon des poursuites s'il accepte d'entre dans la police, ce qu'il fait. Nous sommes à Madrid au XIXe siècle.
    Des années plus tard, le voilà de retour dans la capitale après un passage en province où il s'est distingué par la prise d'un groupuscule d'opposants politiques, non sans remords d'ailleurs car ses opinions sont plutôt libérales.
    Dès son arrivée dans son nouveau service, il se lance dans deux enquêtes: l'une qui concerne un maison présumée hantée où des dames de la bonne société ont agressé leur époux possédées par un livre, l'autre à la poursuite d'une sorte de Jack l'éventreur madrilène qui occit des prostituées. Cette enquête ne plait guère à ses chefs que n'intéressent pas ces filles de peu!
    Victor Ros nous entraine sur ses pas dans les toutes les couches de la société espagnole, que ne réunit qu'une seule chose: la machisme ambiant.
    Ce roman est enlevé, rempli de péripéties nombreuses sans un moment creux et on y rencontre une foule de personnages divers: voyants, aventuriers, escrocs, mystérieux gentlemen, mauvais garçons... On en redemande!
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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 30 mars 2010

    annie
    Polar assez classique, l'ombre de Sherlock Homes, rode... c'est plaisant a lire, touffus a souhait...
    .
    on y retrouve des aristocrates et des bourgeois arrogants, plus fin de race que brillants chevaliers... des prostituées au grand coeur... des femmes fatales, des héroïnes pales et languides, et des femmes modernes, des suffragettes... et des monstres, des pervers...
    .
    Victor Ros Menéndez est un ex petit délinquant, fils d'une couturière, venue a la capitale en esprérant trouver une vie plus facile que dans la pauvre Estremadure... Elevé dans la rue, arrêté plusieurs fois, il a la chance de rencontrer le sergent don Armando, qui devient son mentor et lui tiendra lieu de père spirituel.
    .
    Il intégre donc les rangs de la police d'abord comme coursier, puis grace a son intelligence et sa perspicacité devient sous-inspecteur. Humaniste, rationel, libéral, il incarne la nouveauté au sein de la police madrilène.
    .
    En cette fin de XIXe siècle, des bas-fonds madrilènes aux hautes sphères de l'aristocratie, Victor Ros va devoir résoudre deux enigmes, dans ces deux milieux différents... peut sensible au surnaturel il croit à la science au service de la police... Il se liera d'amitié avec un certain comte Razès qui lui enseignera l'art de la médecine légale qui fera de Ros le meilleur enquêteur de son temps.
    .
    Ros se trouve donc confronté a une maison maudite, une femme du monde a tenté d'y tuer son mari après avoir lu un passage d'un livre maudit qui aparaît et disparaît et semble faire parti de l'envoutement (La Divine Comédie)... une histoire qui se répète par 3 fois... la maison serait-elle hantée ? C'est à cette occasion que le jeune détective fait la rencontre de Clara, soeur de la meurtrière... qui lui apportera une aide imprévue. Cette jeune bourgeoise dont Ros tombe amoureux va l'aidé à franchir les obstacles...
    .
    Parallèlement, plusieurs prostituées sont assassinées de la même manière... Ros est tiraillé entre ces deux enquètes... bien que sa hiérarchie privilégie celle concernant l'élite de la société... Qui pourraît s'inquiéter de la disparition de pauvres filles des rues ... la lie de la société... mais Ros est un sentimental, et aidé de Lola, fille de la maison close de Madame Rosa... sa préférée, dont il est le client attitré et favori vont tendrent un piège...

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 4.00/5
    Par joedi, le 23 janvier 2011

    joedi
    Madrid, printemps 1877, Victor Ros Menéndez intègre le commissariat de la Puerta del Sol.
    Pour débuter sa carrière de sous-lieutenant , il est chargé d'élucider trois meurtres perpétrés dans une maison que l'on dit « maudite ».
    Notre héros va être initié à ce qui sera qualifié plus tard de police scientifique. En effet, son mentor pour cette partie technique, lui enseignera les rudiments de ce qui deviendra une science.
    Ce roman de la collection « grands détectives » est le premier d'une série consacrée au détective hors pair, Victor Ros Menéndez.
    C'est avec un réel plaisir que je lirai le second.
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    • Livres 2.00/5
    Par soukee, le 14 janvier 2011

    soukee
    Très enthousiaste à l'idée de commencer cette lecture, mon entrain s'est affaibli au fur et à mesure de celle-ci... le rythme de l'intrigue est très lent (une centaine de pages pour que l'histoire se mette en place), les personnages sont peu consistants et une abondance de dialogues parfois stériles et redondants parsèment le texte. Bref, un enthousiasme de plus en plus mou de mon côté, mais j'ai néanmoins poursuivi ma lecture.
    Sauf que... Sauf que l'évocation des meurtres des prostituées , qui survient très tôt dans le roman, m'a bien évidemment fait penser à Jack l'Éventreur, transposant le drame à Madrid. Cet aspect de l'intrigue m'a fortement déplu, me faisant suspecter l'auteur de manquer d'imagination...
    Et l'allusion à l'œuvre de Dante m'a complètement refroidie. Toute l'intrigue repose sur la question de la prétendue malédiction de la maison où la jeune femme agresse son mari, et le lien avec le livre démoniaque qu'elle lisait : La Divine Comédie. Depuis quelques années, une malédiction semble frapper les habitants de la maison Aranda et pousser les épouses à poignarder leurs maris. Et à chaque fois, l'œuvre de Dante se trouve à leurs côtés, sur la scène du crime. J'ai vraiment eu beaucoup de mal à adhérer au raisonnement de l'auteur et n'ai jamais été entraînée dans le côté fantastique dont il a teinté son roman.
    L'intrigue est simple, trop simple pour un lecteur averti de romans policiers, les révélations sont courues d'avance et les personnages ont une psychologie développée a minima. le duo que forme Victor Ros avec son collègue ressemble à une pâle copie de Sherlock et Watson, appliquant avec soin la méthode développée par Doyle : observation et déduction.
    Bref, après un dénouement ô combien prévisible, j'ai refermé ce roman en me disant qu'outre le voyage dans le Madrid de la fin du XIXe, il ne m'avait pas beaucoup apporté... Dommage ! C'est vraiment rare que je ne n'accroche pas avec un "Grand détective" de 10/18...

    Lien : http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2010/04/20/17630551.html
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Citations et extraits

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  • Par joedi, le 21 janvier 2011

    Alors, le corrégidor remarqua un mouvement derrière un rideau et dit : "Que cachez-vous là ?" La dame répondit : "Un portrait du roi, mais vous ne devez pas le regarder, car il est si parfait qu'il trouble l'entendement de qui le contemple, - Sornettes !" rétorqua l'autre en ouvrant le rideau. Et sais-tu ce qu'il vit ?
    - Quoi ? demanda don Alfredo, intrigué.
    - Le roi en personne, nu comme un ver et raide comme une statue. Le corrégidor en fut saisi. Il y eut un silence. Le roi tremblait de froid en cet appareil. "Je n'ai jamais vu un portrait aussi fidèle de mon roi, pas même ceux que peint Velazquez", dit alors Vozmediano pour se sortir du mauvais pas où il s'était fourré.
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  • Par joedi, le 23 janvier 2011

    Il comprenait dans toute sa dimension tragique que, sur cette terre, l'homme était le pire des fléaux.
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  • Par joedi, le 20 janvier 2011

    La simplicité dans les raisonnements, c'est la clé. N'oublie pas, mon cher Alfredo, que la distance la plus courte entre deux points est ...
    La ligne droite !
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  • Par joedi, le 20 janvier 2011

    Aimer sa mère est le propre des gens bien.
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