> Richard Crevier (Traducteur)

ISBN : 2700716477
Éditeur : Aubier Montaigne (1992)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
C'est en se promenant autour de la cathédrale de Salisbury que Trollope conçut l'idée du roman qui devait prendre pour titre Le Directeur (The Warden, 1855).
Premier volet des Chroniques de Barchester, l'ouvrage met en scène le révérend Septimus Harding, homme d'... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(1)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 07 novembre 2008

    Woland
    The Warden
    Traduction : Richard Crevier
    Premier volume des "Chroniques du Barsetshire", "Le Directeur" surprend par le réalisme, il faut bien l'écrire, par la minceur de son intrigue.
    Le réalisme car l'histoire a en effet pour toile de fond la campagne contre les malversations auxquelles se livraient certains membres du clergé anglican. le feu avait été mis au poudre par les accusations portées contre un aumônier du chapitre de Winchester, le comte de Guildford, lequel avait effectué d'importants détournements de fonds en puisant évidemment dans la manne ecclésiastique. La presse s'en était mêlée, notamment le "Times" que Trollope désigne dans son roman sous le nom de "Jupiter."
    La minceur car les attaques qui se déchaînent contre Le Directeur de l'Hospice de Barchester, le doux Mr Harding, vont amener celui-ci à réfléchir au bien-fondé des émoluments qu'il perçoit et, se sentant blessé injustement, à y renoncer pour se retirer dans une cure plus modeste. Sorti de là, il n'y a plus rien dans "Le Directeur."
    De part et d'autre de Mr Harding, s'agitent les personnages secondaires - et parfois encombrants, tel son gendre, le Dr Grantly, un révérend plutôt pompeux qui fait beaucoup de bruit pour rien. Ou encore tel son futur gendre - Mr Harding a deux filles et la seconde, Eleanor, n'est pas encore mariée - John Bold, un propriétaire terrien réformateur et impulsif qui est le premier à émettre des doutes sur l'équité avec laquelle sont répartis les bénéfices de l'Hospice.
    Tout se termine relativement bien mais, je dois l'avouer, peut-être parce que le sujet n'était pas vraiment très passionnant (même s'il a dû passionner les foules de l'époque), j'ai éprouvé certaines difficultés à aller jusqu'au bout du "Directeur."
    J'ai tenu bon essentiellement parce que l'ironie de Trollope est perceptible sous sa prose assez lourde et que l'on discerne chez lui une sorte de réalisme à la Flaubert, le désir méticuleux et intègre de rendre un compte fidèle à son lecteur. Mais il n'y a ici ni légèreté, ni flamme. Plus précisément, c'est comme si toutes deux se percevaient à travers une épaisse couche de glace. Ce qui laisse une impression de frustration : elles sont là, pourquoi ne réussit-on pas à les atteindre ? ...
    Une relecture s'imposera, c'est sûr. Ainsi que la lecture d'un autre Trollope, probablement. ;o)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le Directeur par :

  • Mail
  • Blog

Vous aimez ce livre?
Babelio vous suggère

> voir plus

Lecteurs (4)

> voir plus

Quiz