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ISBN : 2800152729
Éditeur : Dupuis (2012)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 38 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Au Far West comme ailleurs, entre vengeance, fortune et amour, il faut parfois choisir… Harvey Drinkwater, un journaliste de Boston, est envoyé au Texas pour faire un reportage sur le "Hell's Half Acre", le coin le plus dangereux du pays. Il décide de profiter de l'occa... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par trust_me, le 26 décembre 2012

    trust_me
    Envoyé par son rédacteur en chef réaliser un reportage au cœur de l'Ouest sauvage, Harvey Drinkwater quitte Boston pour le Texas. La commande de son boss est on ne peut plus claire : « Je veux du sensationnel. Je veux des duels au colt entre cowboys, aventuriers de tout poil, chasseurs de bisons et escrocs à la petite semaine. Je veux des culs-terreux qui se flanquent des peignées pour une éclaboussure de jus de chique sur une botte. Je veux des couteaux plantés dans des mains tenant deux as de cœur. Je veux des cowboys à cheval qui cavalcadent dans des saloons bondés. Je veux tout ça en mille fois plus violent. »
    En débarquant à fort Worth, Drinkwater sait ce qui l'attend : « le pire de toute la racaille des ploucs de l'ouest rassemblé sur un espace grand comme le cul d'une mouche. »
    Mais le jeune homme n'est pas là pour jouer au journaliste. Il a accepté le deal pour trois raisons : se venger de l'ex-mari de sa mère, s'enrichir et trouver l'amour. le premier cowboy qu'il rencontre calme ses ardeurs : on ne peut pas venir dans l'ouest pour autant de choses à la fois, il faut en choisir une seul et unique pour rester concentré...
    Parce qu'il a avant tout été conçu comme un hommage aux grands classiques, ce western accumule tous les poncifs du genre. Les personnages pittoresques à souhait forment la colonne vertébrale du récit : le blanc-bec naïf, la prostituée joueuse de poker, le shérif corrompu, le bandit cruel, etc. Un univers codifié qui ne constitue que le cadre de départ et que les auteurs s'amusent à modeler à leur guise, en jouant notamment sur la façon dont les éléments s'enchaînent. L'originalité tient donc dans la chronologie aléatoire qui régit l'ensemble de l'album. Les nombreuses intrigues sans lien apparent finissent par se rejoindre, les mêmes scènes sont présentées à différents endroits sous plusieurs angles et selon des points de vue qui varient en fonction des personnages, bref la construction de l'ensemble de l'histoire suit un canevas aussi complexe qu'imparable.
    Le dessin de Mathieu Bonhomme, ultra précis et s'appuyant sur une abondante documentation, est volontairement vintage : utilisation récurrente du gaufrier (6 cases identiques par planches) et des effets de trame, mise en couleurs « à l'ancienne » avec un nombre de teintes limité (une quinzaine en tout), on a vraiment l'impression d'avoir sous les yeux une BD des années 60.
    Un album à la narration d'une redoutable efficacité qui ne brille certes pas par son scénario mais qui mérite que l'on s'attarde sur son cas, ne serait-ce que pour son incontestable qualité graphique.

    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2012/12/texas-cowboys-trondhei..
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    • Livres 4.00/5
    Par Thyuig, le 30 août 2012

    Thyuig
    Et si l'arrêt (ou plutôt la suspension) de la série Donjon n'avait finalement pas permis à Lewis Trondheim de renouveler positivement sa créativité ? Une nouvelle série déjà bien installée avec Ralph Azham contourne le Donjon pour n'en retenir que l'humour et l'extrême noirceur et ici le tout récent Texas Cowboys en tandem avec Matthieu Bonhomme.
    Trondheim s'était déjà frotté au western dans un Lapinot mémorable, Blacktown, qui jouait admirablement avec les codes du genre : la communauté fermée, l'arrivée d'un étranger, le racisme et la violence suscités par son arrivée, etc etc... Ici Trondheim prend ces mêmes codes en les associant avec pertinence aux feuilles de choux qui les premieres les exploitaient. En gros pour faire du bon western, il faut le faire de la bonne manière, sur les bonnes feuilles.
    Indéniablement Texas Cowboys est un réussite d'abord formelle : choix du papier, mise en page, format, tout est soigné et permet à l'univers du grand ouest américain de se mettre en place aisément. Ensuite le dessin de Bonhomme est simplement parfait, le choix d'épaissir son trait aère ses planches et souligne plus facilement les ruptures de rythmes qu'impose Trondheim dans son (ses) récit.
    Et alors ce western, qu'est-ce qu'il a dans le ventre au final ?
    Du bon, du très bon. Il n'y a pas de révolution, Trondheim ne fait pas son Dead Man et même si la scène d'ouverture singe un peu le chef d'oeuvre de Jarmusch, l'auteur s'amuse surtout à contrefaire le genre en associant à ses récits divisés en chapitres le plus de codes typés western possibles.
    En bref, du grand Trondheim donc une grande histoire.
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  • Par alouett, le 02 novembre 2012

    alouett
    « Au Far West comme ailleurs, entre vengeance, fortune et amour, il faut parfois choisir…
    Harvey Drinkwater, journaliste à Boston, est envoyé au Texas pour faire un reportage sur le « Hell's Half Acre », le coin le plus dangereux du pays, « le pire de toute la racaille des ploucs de l'Ouest rassemblé sur un espace grand comme le cul d'une mouche », dixit le directeur de son journal… Décidé à abandonner le journalisme, il choisit de saisir l'occasion pour se venger de l'ex-mari de sa mère, s'enrichir et trouver une femme. Mais il n'est pas le premier blanc-bec à débarquer dans la « ville des vaches » pour tenter sa chance. Cela fait déjà quatre ans que Betsy Marone plume les visiteurs au poker, et ce n'est pas avec un nom pareil qu'Harvey Drinkwater va impressionner grand monde à Fort Worth. Et de toute façon, comme le dit Ivy, l'homme du cru qu'il a embauché pour le guider dans cette nouvelle vie, on ne peut pas venir dans l'Ouest pour la vengeance, la fortune et l'amour. Ça fait trop. Il faut choisir » (présentation officielle).
    -
    Aout 2010 : Trondheim et Bonhomme faisaient parler d'eux au moment de la publication d'Omni-visibilis… l'album est nominé quelques mois plus tard pour les Fauves d'Angoulême mais il rentrera bredouille. En aout dernier, kbd se charge de réparer cette bévue en publiant sa synthèse :)
    Aout 2012 : Trondheim et Bonhomme publient Texas Cowboys, initialement pré-publié dans Spirou en 2011.
    Un bon moment de lecture, une ambiance dans laquelle on plonge vite mais dont on ressort facilement et dont il ne reste ensuite… pas grand-chose.
    Pourtant, on aura entendu vibrer le son de l'harmonica des vieux westerns sur certains passages, on aura apprécié les quelques références que l'on est en mesure de faire… c'est fonction de sa propre culture cinématographiques. Des angles de vue, des décors et/ou des personnages nous ferons tantôt penser à John Wayne, tantôt à Clint Eastwood ou à d'autres figures emblématiques comme Lucky Luke. On fait un tour d'horizon du meilleur du western. Quelques individus charismatiques se distinguent rapidement dans cette palette de personnage : la sulfureuse Betsy Marone (talentueuse au poker et tueuse hors pair), Sam Bass (hors-la-loi dont la tête est mise à prix pour 5000 $) et le personnage central qui les relient tous : Harvey Drinkwater, petit scribouillard pour un journal de Boston, il remplace au pied-levé un de ses confrères sur le reportage du Hell's Half Acre…
    " (…) Hell's Half Acre à Fort Worth. le pire de toute la racaille des ploucs de l'Ouest rassemblé sur un espace grand comme le cul d'une mouche "
    Nous sommes face à un récit choral dont les destinées convergent plus ou moins. le scénario de Lewis Trondheim est bien mené. Rien à redire, j'ai eu beaucoup de plaisir à lire cet album. Quant aux illustrations de Matthieu Bonhomme, elles campent parfaitement l'ambiance. Pas de fausse note ici, les auteurs connaissent leur sujet et prennent visiblement plaisir à l'explorer, à se l'approprier. L'évolution du personnage principal est intéressante pourtant, entre la mise en place de l'intrigue et son dénouement, le laps de temps qui s'écoule n'est – me semble-t-il – pas très important (quelques semaines tout au plus). Cependant, l'absence de marqueurs de temps dans le récit à tendance à tordre et étirer cette impression de durée, comme si on avait embarqué pour une épopée de plusieurs années.

    Lien : http://chezmo.wordpress.com/2012/11/02/texas-cowboys-trondheim-bonho..
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    • Livres 4.00/5
    Par fannyvincent, le 08 septembre 2014

    fannyvincent
    Un jeune journaliste, Harvey Drinkwater, est envoyé par son patron à Fort Worth pour écrire des articles sur la vie dans l'Ouest sauvage.
    Cette BD au dessin soigné et précis, et au format agréable, offre au lecteur une vraie tranche de western : on y retrouve un saloon, des cow-boys, des bandits patibulaires, des armes à feu, et, donc bien entendu, plein de morts. Et il y aussi la superbe Betsy Marone, dont les hommes devraient cependant se méfier. Un petit bémol en revanche concernant la construction de l'histoire, rendue à mon sens un peu confuse par la multiplication des flash-back.
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    • Livres 3.00/5
    Par svecs, le 14 janvier 2015

    svecs
    j'ai un peu pensé au True Grit des frères Coen en lisant cette collaboration entre Trondheim et Bonhomme. On y retrouve une foule d'archétypes et de stéréotypes du western, mais ceux-ci sont pervertis par un traitement à la fois respectueux et irrévérencieux. Parce que Texas Cowboy est un vrai western avec une intrigue qui, à défaut de sortir des sentiers battus, fonctionne au premier degré, mais dont l'humour surgit dans l'imbecilité crasse de ses personnages. D'une certaine manière, c'est le même genre de téléscopage qu'ont réalisé les frères Coen, non seulement à travers des seconds rôles loufoques (the bear man), mais aussi un personnage aussi ridicule que LaBeouf, le texas ranger joué par Matt Damon dont la fierté texane ferait passer Chuck Norris pour un socialiste séditieux, ou encore la scène du tribunal ou Cogburn se fait malmener par l'avocat. du bon Trondheim, avec un bon Bonhomme aux pinceaux...
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Critiques presse (7)


  • LaPresse , le 26 décembre 2014
    Dans ce western digne des meilleurs films de Leone, on entend presque la musique de Morricone s'échapper des planches.
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  • BullesEtOnomatopees , le 11 décembre 2012
    Ces Wild west stories sont plus qu’un simple délire ou qu’un exercice de style ; ils retracent les destins aventureux que comptait l’ouest légendaire.
    Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
  • Culturebox , le 19 octobre 2012
    Lewis Trondheim a touché dans le mille. Sa maîtrise du genre laisse pantois. Quant au graphisme de Mathieu Bonhomme, il est du même niveau. Sa galerie de cowboys sort tout droit d'un Sergio Leone et sa mise en page en six ou huit cases ne manque pas de rythme. Du grand art. Simplement, un modèle du genre !
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • BDSelection , le 09 octobre 2012
    Composé de neuf chapitres de seize pages conçus comme des comics books, cet album est un vrai régal. […] Sur ce scénario astucieux et riche, Matthieu Bonhomme pose un dessin semi-réaliste au trait alerte également porteur d'une certaine ironie.
    Lire la critique sur le site : BDSelection
  • BoDoi , le 03 septembre 2012
    On dévore ce feuilleton léger et drôle à souhait avec avidité et un permanent sourire aux lèvres.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • Auracan , le 27 août 2012
    Le contenu est riche et refait vivre avec beaucoup d'acuité les souvenirs des meilleurs westerns. Avec son dessin élégant et juste et des couleurs en aplats dans une gamme chromatique réduite, Matthieu Bonhomme prouve une nouvelle fois son immense talent.
    Lire la critique sur le site : Auracan
  • Sceneario , le 22 août 2012
    C'est une complète réussite qui devrait charmer tout amateur de récits d'aventure, de bons Westerns et d'intrigues à plusieurs voix.
    Lire la critique sur le site : Sceneario

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