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> Nathalie Peronny (Traducteur)

ISBN : 2264045086
Éditeur : 10-18 (2007)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 311 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A première vue, Joe Goffman a tout pour lui : un magnifique appartement dans les quartiers chics de Manhattan, des aventures sentimentales en série, une décapotable dernier cri et des dollars comme s'il en pleuvait. Ce jeune auteur a très vite rencontré le succès avec s... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 30 août 2013

    lehane-fan
    Jeune , beau , riche et célèbre , Joe Goffman , heureux propriétaire dans les quartiers chicos de Manhattan , entre en scène .
    La raison d'une telle réussite ? Un best-seller taillant en long , en large et en travers des costards sur mesure à l'ensemble des administrés de Bush Falls , Connecticut , qu'il côtoya alors qu'il était adolescent et pensait évoluer , à l'époque , dans un bien triste monde où étroitesse d'esprit , hypocrisie et bêtise crasse se volaient régulièrement la vedette .
    Son objectif à long terme , poursuivre tranquillou sa petite vie d'aigri égoïste et vaniteux - pour ses défauts , on verra plus tard - sans jamais plus entendre parler de cette méprisable petite bourgade qu'il honnit encore et toujours . Appelé au chevet de son père malade et c'est un retour aux sources délicat qui s'annonce . Ambiance , ambiance...
    Tropper se balade dans les couloirs du temps avec une facilité et un talent avérés .
    Il est des auteurs qui vous alpaguent dès la première phrase . Tropper est de ceux-là . Une écriture qui vous titille le ciboulot instantanément . Des mots précis agencés de façon parfaite . le juste vocable à sa juste place telle une petite musique qui vous berce de l'intro au final . le mouvement est magistral .
    Et comme le gars possède l'élégance d'y associer des images format 16/9e , le bonheur est total .
    Le scénario est jubilatoire et touchant . Alternant savoureusement passé empreint , malgré tout , d'une certaine nostalgie , et présent épineux qu'il a créé de toute pièce et dans lequel Joe doit désormais se dépêtrer , Tropper convoque ainsi le temps qui passe , implacable , broyeur impitoyable des rêves les plus fous tout en suscitant , enfin , une réelle prise de conscience quant à ses véritables aspirations et une construction personnelle gage d'un équilibre enfin trouvé .
    Ajoutez-y en fonds sonore quelques vieux tubes du " Boss " , chanteur vénéré de l'un des deux potes adolescents de Joe qui estimait qu'à chaque situation , on pouvait y accoler l'un de ses titres , et ce récit doux-amer frôle la perfection .
    Le Livre De Joe : à dévorer partout , y compris dans un taxi...
    http://www.youtube.com/watch?v=lrpXArn3hII
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    • Livres 5.00/5
    Par Gwordia, le 30 avril 2012

    Gwordia
    Je me suis poilée, j'ai versé ma larmichette, j'ai été tenue en haleine par le suspens. Inutile de chercher telle sensation dans un bouquin, telle autre dans le suivant, toutes les émotions sont réunies dans celui-ci. Ce livre est tellement génial que je me suis précipitée pour acheter un autre livre de cet auteur que je découvre pour m'assurer que, digne d'un John Irving, il a le succès régulier.
    L'écriture alterne la narration du héros dans son présent et celle de son passé à travers les pages de son succès littéraire qui a déclenché la rancune de sa famille, de ses anciens amis, voisins, professeurs, etc., pour ne pas dire la haine. L'on découvre ainsi progressivement le pourquoi de ce livre qui est le pourquoi de cette rancoeur.
    Validation plus plus plus pour cet opus, consécration lors de la prochaine critique dédiée à cet écrivain.

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2010/07/18/charlotte-sapin-le-..
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    • Livres 5.00/5
    Par la_fleur_des_mots, le 28 mars 2015

    la_fleur_des_mots
    Auteur d'un best-seller, Joe vit aujourd'hui luxueusement à New-York, loin de la petite ville de province où il a grandi, scène du roman qui a fait son succès. Appelé au chevet de son père mourant, il va devoir revenir à la source et affronter tous ces personnages bien réels qu'il ne s'est pas privé de ridiculiser dans son roman.
    Tout au long du roman, Jonathan Tropper s'amuse à balader le lecteur de sourires en larmichettes. Comme à son habitude, il manie avec finesse humour et émotion pour plonger son personnage dans les abîmes de son passé, les regrets et les amours perdues. Entre son frère, sa petite amie, son ami d'enfance, Joe rouvre des blessures qu'il croyait depuis longtemps cicatrisées. Confronté à la mort, la maladie, la haine de ceux qu'il a croqués sans ménagement, il fera, sur le tard, ce difficile chemin vers l'âge adulte qui lui permettra de découvrir qui il est vraiment. Un roman aussi attendrissant que réjouissant à déguster sans modération !

    Lien : http://bloglavieestbelle.overblog.com/2015/03/le-livre-de-joe-de-jon..
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    • Livres 3.00/5
    Par Chouchane, le 14 octobre 2013

    Chouchane
    Voilà un livre qui se lit d'une traite, qu'on adore lire et pourtant... Jo est jeune, riche, célèbre, vit en plein cœur de Manhattan, a du succès auprès des femmes. Comme des millions d'américain, il mange des burgers qu'il accompagne de milk shake au chocolat, il est né dans un bled paumé,Bush Fall , où tout se mesure à l'aune des résultats de l'équipe locale de basket ball. Après 15 années, de silence, il se voit contraint de retourner dans sa ville natale car son père vient d'avoir une crise cardiaque. En retournant sur ses pas, il se trouve confronté à une ville qui lui voue une haine épaisse. Faut dire qu'il l'a bien cherché, son premier roman autobiographique était une charge en règle contre la plupart des habitants. Notre Jo remonte donc le temps et nous avec lui. On découvre son passé et ses drames dans un suspens qui tient en haleine . Il retrouve son ancien meilleur ami mais aussi des anciens ennemis qui, malgré le temps, n'ont pas déposé les armes.

    L'écriture est pleine d'humour et Tropper a un talent de conteur mais ce qui démarrait vraiment très bien, finit un peu à l'eau de rose .Tropper n'est -il pas le Marc Levy ou le Guillaume Musso des américains : Un héro faux-looser en manque d'inspiration, confronté à pas mal d'hostilité, beaucoup d'amitié virile, un peu de cul, un amour de jeunesse qui ressurgit, des drames, des rebondissements et pas mal de bons sentiments... La recette est bonne mais un peu sucrée ! cela dit une gourmandise cela ne se refuse pas.
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    • Livres 3.00/5
    Par valeriane, le 11 mars 2015

    valeriane
    Joe Goffman est devenu un écrivain célèbre. Bush Falls, son premier roman a fait un tabac et est en passe d'être adapté au cinéma. Joe mène d'ailleurs la "grande vie" à Manhattan. Bush Falls, c'est aussi la région où Joe a grandi et qu'il a quittée il y a 17 ans. Bush Falls ne semble pas lui manquer et il ne manque pas à Bush Falls. Son récit en a blessé plus d'un là-bas. Réalité sensiblement modifiée, fiction inspirée de faits réels, les lecteurs Bush fallsois sont tombés de haut.Mais cette nuit, la vie de Joe va tourner... sur un coup de téléphone de la part de sa belle soeur. Arthur, le père de Joe, est dans le coma. Il doit se rendre aux Falls, affronter les démons du passé et... ceux du présent.Ce que j'ai apprécié dans ce roman, c'est tout d'abord l'histoire d'un écrivain. Ensuite, il traite de sujets assez dramatiques, mais avec une jolie touche humoristique. On n'est pas dans le larmoyant. Joe le dit lui-même "ce qu'il fait de mieux, c'est l'auto-apitoiement". C'est déjà pas mal de le reconnaître et cela traduit une touche de second degré. le contenu est écrit de deux manières différentes. Tout d'abord, le récit de Joe à propos de son retour à Bush Falls. Ensuite, le roman de Joe. D'un chapitre à l'autre, on passe du récit au roman. Ce qui permet au lecteur de comprendre petit à petit l'agacement des habitants de Bush F., les sentiments qui reviennent à l'esprit de Joe, les souvenirs enfouis et oubliés, les bons et les mauvais côté de l'adolescence.Le style de Tropper est vraiment très agréable à lire. Simple, clair, pas besoin d'aller chercher des mots compliqués pour faire passer les émotions. Et il le fait plutôt assez bien... étant donné que certains passages m'ont serrés la gorge (même si on pouvait se douter de certaines choses). de jolies descriptions, une dynamique intéressante, un bon sens de l'humour, Jonathan Tropper m'a séduite. On aurait même envie de se plonger dans le roman du roman... Le livre de Joe.
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Citations et extraits

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  • Par lesmiscellaneesdepapier, le 19 avril 2015

    Tu te souviens des vieux dessins animés du Coyote, dit-il, quand le Coyote se précipitait d’une falaise et qu’il continuait à courir jusqu'au moment où il baissait les yeux et réalisait qu’il cavalait dans le vide ? (…) Eh bien, je me suis toujours demandé ce qui lui serait arrivé s’il n’avait pas regardé en bas. Est-ce que l’air serait resté solide sous ses pieds jusqu’à ce qu’il ait atteint l’autre bord du précipice ? Je pense que oui, et je pense qu’on est tous comme ça. On s’élance pour traverser le canyon, le regard fixé droit devant soi vers les choses vraiment importantes, mais quelque chose, la peur ou un sentiment d’insécurité, nous fait regarder en bas. Alors on s’aperçoit qu’on marche sur du vide, on panique, on fait demi-tour et on pédale à toute vitesse pour retrouver la terre ferme. Mais si on ne baissait pas les yeux, on arriverait sans problème de l’autre côté. Là où sont les choses vraiment importantes(…) Rappelle-toi ce qui arrive au coyote quand il reste au bord de la falaise. (…) Il se prend un putain de piano sur la gueule.
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  • Par Reka, le 08 mai 2009

    "Tu te souviens des vieux dessins animés du Coyote, dit-il, quand le coyote se précipitait d'une falaise et qu'il continuait à courir jusqu'au moment où il baissait les yeux et réalisait qu'il cavalait dans le vide?
    - Ouais
    - Eh bien, je me suis toujours demandé ce qui lui serait arrivé s'il n'avait pas regardé en bas. Est-ce que l'air serait resté solide sous ses pieds jusqu'à ce qu'il ait atteint l'autre bord du précipice? Je pense que oui, et je pense qu'on est tous comme ça. On s'élance pour traverser le canyon, le regard fixé droit devant soi vers les choses vraiment importantes, mais quelque chose, la peur ou un sentiment d'insécurité, nous fait regarder en bas. Alors, on s'aperçoit qu'on marche sur du vide, on panique, on fait demi-tour et on pédale à toute vitesse pour retrouver la terre ferme. Mais si on ne baissait pas les yeux, on arriverait sans problème de l'autre côté. Là où les choses sont vraiment importantes.

    [...]

    "Joe, lance-t-il. Rappelle-toi ce qui arrive au coyote quand il reste au bord de la falaise.
    - Quoi donc?"
    Wayne étire ses lèvres en un sourire retors, voire légèrement sadique.
    "Il se prend un putain de piano sur la gueule" (p. 182-3)
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  • Par Gwordia, le 30 avril 2012

    "Il n'a rien à faire dehors à traîner comme ça, dit-elle en fronçant les sourcils.

    - Il voulait juste prendre un peu l'air.

    - Prendre l'air, répète-t-elle avec mépris. (Elle remarque le livre que je tiens à la main.) Alors comme ça, vous êtes un écrivain célèbre, maintenant, ajoute-t-elle sur le même ton que si elle avait déclaré : Alors comme ça, vous êtes un pédophile notoire.

    - Il faut croire.

    - En tout cas, crache-t-elle avec dédain, vous ne me ferez jamais lire un torchon pareil.

    - Comment pouvez-vous savoir que c'est un torchon si vous ne l'avez pas lu ?

    - J'en ai entendu parler, répond-elle d'un ton solennel. Et croyez-moi, c'est déjà bien assez.

    - Bien, conclus-je en reposant le livre à sa place et en me dirigeant vers la porte. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps."

    Je descends l'escalier, notant au passage le crucifix et autres bondieuseries assorties qui recouvrent la moindre parcelle de mur. La mère de Wayne m'emboîte le pas en marmonnant dans sa barbe. Arrivée à la porte d'entrée, je l'entends qui appelle mon nom à voix basse.

    "Oui ? dis-je.

    - Je prie pour votre père, me glisse-t-elle.

    - Et pour votre fils ?"

    Son visage s'assombrit, elle lève les yeux vers le ciel.

    "Je prie pour le salut de son âme.

    - Il n'est pas encore mort, répliqué-je. Il aurait peut-être besoin d'un peu moins de prières et d'un peu plus de compassion.

    - Il a offensé le Seigneur. Il en paie le prix.

    - Et je suis sûr que la Bible applaudit à deux mains la femme qui prive son enfant mourant de l'amour d'une mère."

    Elle me foudroie du regard, avec cette lueur de défiance et de droiture des dévots à la piété dogmatique.

    "Quand avez-vous lu la Bible pour la dernière fois, Joe ?

    - Vous ne me ferez jamais lire un torchon pareil, dis-je. J'en ai entendu parler, et croyez-moi, c'est déjà bien assez."
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  • Par lyli27, le 19 octobre 2011

    Je suis venu ramener Wayne. Il avait besoin d'un coup de main. (...)
    Il n'a rien à faire dehors à traîner comme ça, dit-elle en fronçant les sourcils.
    Il voulait juste prendre un peu l'air.
    Prendre l'air, répète-t-elle avec mépris.(...) Alors comme ça, vous êtes un écrivain célèbre, maintenant, ajoute-t-elle sur le même ton que si elle avait déclaré : Alors comme ça vous êtes un pédophile notoire.
    Il faut croire.
    En tous cas, crache-t-elle avec dédain, vous ne me ferez jamais lire un torchon pareil.
    Comment pouvez-vous savoir que c'est un torchon si vous ne l'avez pas lu ?
    J'en ai entendu parler, répond-elle d'un ton solennel. Et croyez-moi, c'est déjà bien assez.
    Bien, (...) je ne vais pas vous déranger plus longtemps. (...)
    Je prie pour votre père, me glisse-t-elle.
    Et pour votre fils ? (...)
    Je prie pour le salut de son âme.
    Il n'est pas encore mort, répliqué-je.Il aurait peut-être besoin d'un peu moins de prières et d'un peu plus de compassion.
    Il a offensé le Seigneur. Il en paie le prix.
    Et je suis sûr que la Bible applaudit à deux mains la femme qui prive son enfant mourant de l'amour d"une mère.(...)
    Quand avez-vous lu la Bible pour la dernière fois, Joe ?
    Vous ne ferez jamais lire un torchon pareil, dis-je. J'en ai entendu parler, et croyez-moi, c'est déjà bien assez.
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  • Par Gwordia, le 16 mars 2011

    "Il n'a rien à faire dehors à traîner comme ça, dit-elle en fronçant les sourcils.

    - Il voulait juste prendre un peu l'air.

    - Prendre l'air, répète-t-elle avec mépris. (Elle remarque le livre que je tiens à la main.) Alors comme ça, vous êtes un écrivain célèbre, maintenant, ajoute-t-elle sur le même ton que si elle avait déclaré : Alors comme ça, vous êtes un pédophile notoire.

    - Il faut croire.

    - En tout cas, crache-t-elle avec dédain, vous ne me ferez jamais lire un torchon pareil.

    - Comment pouvez-vous savoir que c'est un torchon si vous ne l'avez pas lu ?

    - J'en ai entendu parler, répond-elle d'un ton solennel. Et croyez-moi, c'est déjà bien assez.

    - Bien, conclus-je en reposant le livre à sa place et en me dirigeant vers la porte. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps."

    Je descends l'escalier, notant au passage le crucifix et autres bondieuseries assorties qui recouvrent la moindre parcelle de mur. La mère de Wayne m'emboîte le pas en marmonnant dans sa barbe. Arrivée à la porte d'entrée, je l'entends qui appelle mon nom à voix basse.

    "Oui ? dis-je.

    - Je prie pour votre père, me glisse-t-elle.

    - Et pour votre fils ?"

    Son visage s'assombrit, elle lève les yeux vers le ciel.

    "Je prie pour le salut de son âme.

    - Il n'est pas encore mort, répliqué-je. Il aurait peut-être besoin d'un peu moins de prières et d'un peu plus de compassion.

    - Il a offensé le Seigneur. Il en paie le prix.

    - Et je suis sûr que la Bible applaudit à deux mains la femme qui prive son enfant mourant de l'amour d'une mère."

    Elle me foudroie du regard, avec cette lueur de défiance et de droiture des dévots à la piété dogmatique.

    "Quand avez-vous lu la Bible pour la dernière fois, Joe ?

    - Vous ne me ferez jamais lire un torchon pareil, dis-je. J'en ai entendu parler, et croyez-moi, c'est déjà bien assez."
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