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Nathalie Peronny (Traducteur)
ISBN : 2264045086
Éditeur : 10-18 (2007)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 377 notes)
Résumé :
A première vue, Joe Goffman a tout pour lui: un magnifique appartement dans les quartiers chics de Manhattan, des aventures sentimentales en série, une décapotable dernier cri et des dollars comme s'il en pleuvait. Ce jeune auteur a très vite rencontré le succès avec son premier roman, Bush Falls. Directement inspiré de son adolescence passée dans une petite bourgade du Connecticut, ce best-seller ridiculise les mœurs provinciales de ses ex-concitoyens, dénonce leur... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
lehane-fan
lehane-fan30 août 2013
  • Livres 4.00/5
Jeune , beau , riche et célèbre , Joe Goffman , heureux propriétaire dans les quartiers chicos de Manhattan , entre en scène .
La raison d'une telle réussite ? Un best-seller taillant en long , en large et en travers des costards sur mesure à l'ensemble des administrés de Bush Falls , Connecticut , qu'il côtoya alors qu'il était adolescent et pensait évoluer , à l'époque , dans un bien triste monde où étroitesse d'esprit , hypocrisie et bêtise crasse se volaient régulièrement la vedette .
Son objectif à long terme , poursuivre tranquillou sa petite vie d'aigri égoïste et vaniteux - pour ses défauts , on verra plus tard - sans jamais plus entendre parler de cette méprisable petite bourgade qu'il honnit encore et toujours . Appelé au chevet de son père malade et c'est un retour aux sources délicat qui s'annonce . Ambiance , ambiance...
Tropper se balade dans les couloirs du temps avec une facilité et un talent avérés .
Il est des auteurs qui vous alpaguent dès la première phrase . Tropper est de ceux-là . Une écriture qui vous titille le ciboulot instantanément . Des mots précis agencés de façon parfaite . le juste vocable à sa juste place telle une petite musique qui vous berce de l'intro au final . le mouvement est magistral .
Et comme le gars possède l'élégance d'y associer des images format 16/9e , le bonheur est total .
Le scénario est jubilatoire et touchant . Alternant savoureusement passé empreint , malgré tout , d'une certaine nostalgie , et présent épineux qu'il a créé de toute pièce et dans lequel Joe doit désormais se dépêtrer , Tropper convoque ainsi le temps qui passe , implacable , broyeur impitoyable des rêves les plus fous tout en suscitant , enfin , une réelle prise de conscience quant à ses véritables aspirations et une construction personnelle gage d'un équilibre enfin trouvé .
Ajoutez-y en fonds sonore quelques vieux tubes du " Boss " , chanteur vénéré de l'un des deux potes adolescents de Joe qui estimait qu'à chaque situation , on pouvait y accoler l'un de ses titres , et ce récit doux-amer frôle la perfection .
Le Livre de Joe : à dévorer partout , y compris dans un taxi...
http://www.youtube.com/watch?v=lrpXArn3hII
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iris29
iris2922 mars 2016
  • Livres 5.00/5
Pour paraphraser une célèbre réplique de président : entre Jonathan et moi, c'est du sérieux ! Il publie: je lis ! Peut importe le sujet pourvu que j'ai l'ivresse... ( J'adore son style d'écriture).
Alors ici, c'est quoi le pitch? Joe Goffman est un écrivain cèlébre qui n'a publié qu'un seul bouquin, mais un best-seller . Adapté au cinéma , il racontait ses souvenirs de jeunesse dans sa petite ville de Bush Falls . Un roman qui étalait au grand jour les névroses de ses anciens amis et voisins , les bassesses , et toutes ces choses que les gens préfèrent garder pour eux .
Il habite un somptueux appartement à Manhattan et n'a pas de petite amie fixe.
Cela fait 17 ans qu'il n'a pas remis les pieds dans sa ville natale ; aussi ,quand son père tombe dans le coma et qu'il doit se rendre à son chevet , autant vous dire qu'il y est attendu avec des plumes et du goudron ...
C'est peut-être pour Joe , l'occasion de faire une petite introspection, une petite révision des 10 000, une psychothérapie en accéléré...
Je vous l'ai dit , entre Jonathan "et moi, c'est du sérieux" , alors quand au détour de ce merveilleux roman , je découvre qu'en plus ,il aime le Boss, alors moi je dis : Eh , Jonathan :"qu'est ce que tu fais pour les vacances ?...."
Oui , parce que ce roman est émaillé de paroles de chansons de Springsteen en plus, d'être merveilleusement écrit, de faire rire, pleurer, et réfléchir sur le sens de la vie...
Un roman qui donne envie de retourner vivre dans les années 80/90 et d'être "Born in the USA"...


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Roggy
Roggy20 février 2016
  • Livres 4.00/5
Lorsqu'on quitte son bled natal pour échapper à une réalité étouffante et à la recherche d'une vie un peu plus trépidante, le retour au bercail peut s'avérer un peu compliqué.
Et si on rajoute à cela le fait d'avoir réussi sa carrière en sortant un livre où on caricature des personnages bien réels et les anecdotes sur les bouseux locaux, ces bouseux risquent de s'en souvenir pendant longtemps et ne pas offrir un accueil des plus chaleureux.
Jonathan Trooper revient nous gratifier de ces tranches de vie dont il a la spécialité et que l'on consomme sans vraiment avoir faim.
Ici on suit Joe et son retour pour le moins chaotique.Les flashbacks de son adolescence nous aident à mieux comprendre l'adulte qu'il est devenu, souvenirs décousus, fantasmes, drames, sentiments enfouis…mais surtout son besoin d'exhumer son passé tourmenté.
L'auteur aborde la culpabilité, la solitude, l'abandon, et une quête de pénitence et d'une seconde chance !
Avec humour mais une justesse étonnante, on va jusqu'au fond des personnages dont l'humanité bien comprise évite la caricature.
Alors on rit, mais pas que ! On s'émeut et on trouve ça formidable.
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Gwordia
Gwordia30 avril 2012
  • Livres 5.00/5
Je me suis poilée, j'ai versé ma larmichette, j'ai été tenue en haleine par le suspens. Inutile de chercher telle sensation dans un bouquin, telle autre dans le suivant, toutes les émotions sont réunies dans celui-ci. Ce livre est tellement génial que je me suis précipitée pour acheter un autre livre de cet auteur que je découvre pour m'assurer que, digne d'un John Irving, il a le succès régulier.
L'écriture alterne la narration du héros dans son présent et celle de son passé à travers les pages de son succès littéraire qui a déclenché la rancune de sa famille, de ses anciens amis, voisins, professeurs, etc., pour ne pas dire la haine. L'on découvre ainsi progressivement le pourquoi de ce livre qui est le pourquoi de cette rancoeur.
Validation plus plus plus pour cet opus, consécration lors de la prochaine critique dédiée à cet écrivain.
Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2010/07/18..
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la_fleur_des_mots
la_fleur_des_mots28 mars 2015
  • Livres 5.00/5
Auteur d'un best-seller, Joe vit aujourd'hui luxueusement à New-York, loin de la petite ville de province où il a grandi, scène du roman qui a fait son succès. Appelé au chevet de son père mourant, il va devoir revenir à la source et affronter tous ces personnages bien réels qu'il ne s'est pas privé de ridiculiser dans son roman.
Tout au long du roman, Jonathan Tropper s'amuse à balader le lecteur de sourires en larmichettes. Comme à son habitude, il manie avec finesse humour et émotion pour plonger son personnage dans les abîmes de son passé, les regrets et les amours perdues. Entre son frère, sa petite amie, son ami d'enfance, Joe rouvre des blessures qu'il croyait depuis longtemps cicatrisées. Confronté à la mort, la maladie, la haine de ceux qu'il a croqués sans ménagement, il fera, sur le tard, ce difficile chemin vers l'âge adulte qui lui permettra de découvrir qui il est vraiment. Un roman aussi attendrissant que réjouissant à déguster sans modération !
Lien : http://bloglavieestbelle.overblog.com/2015/03/le..
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Citations & extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
RekaReka08 mai 2009
"Tu te souviens des vieux dessins animés du Coyote, dit-il, quand le coyote se précipitait d'une falaise et qu'il continuait à courir jusqu'au moment où il baissait les yeux et réalisait qu'il cavalait dans le vide?
- Ouais
- Eh bien, je me suis toujours demandé ce qui lui serait arrivé s'il n'avait pas regardé en bas. Est-ce que l'air serait resté solide sous ses pieds jusqu'à ce qu'il ait atteint l'autre bord du précipice? Je pense que oui, et je pense qu'on est tous comme ça. On s'élance pour traverser le canyon, le regard fixé droit devant soi vers les choses vraiment importantes, mais quelque chose, la peur ou un sentiment d'insécurité, nous fait regarder en bas. Alors, on s'aperçoit qu'on marche sur du vide, on panique, on fait demi-tour et on pédale à toute vitesse pour retrouver la terre ferme. Mais si on ne baissait pas les yeux, on arriverait sans problème de l'autre côté. Là où les choses sont vraiment importantes.

[...]

"Joe, lance-t-il. Rappelle-toi ce qui arrive au coyote quand il reste au bord de la falaise.
- Quoi donc?"
Wayne étire ses lèvres en un sourire retors, voire légèrement sadique.
"Il se prend un putain de piano sur la gueule" (p. 182-3)
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GwordiaGwordia30 avril 2012
"Il n'a rien à faire dehors à traîner comme ça, dit-elle en fronçant les sourcils.

- Il voulait juste prendre un peu l'air.

- Prendre l'air, répète-t-elle avec mépris. (Elle remarque le livre que je tiens à la main.) Alors comme ça, vous êtes un écrivain célèbre, maintenant, ajoute-t-elle sur le même ton que si elle avait déclaré : Alors comme ça, vous êtes un pédophile notoire.

- Il faut croire.

- En tout cas, crache-t-elle avec dédain, vous ne me ferez jamais lire un torchon pareil.

- Comment pouvez-vous savoir que c'est un torchon si vous ne l'avez pas lu ?

- J'en ai entendu parler, répond-elle d'un ton solennel. Et croyez-moi, c'est déjà bien assez.

- Bien, conclus-je en reposant le livre à sa place et en me dirigeant vers la porte. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps."

Je descends l'escalier, notant au passage le crucifix et autres bondieuseries assorties qui recouvrent la moindre parcelle de mur. La mère de Wayne m'emboîte le pas en marmonnant dans sa barbe. Arrivée à la porte d'entrée, je l'entends qui appelle mon nom à voix basse.

"Oui ? dis-je.

- Je prie pour votre père, me glisse-t-elle.

- Et pour votre fils ?"

Son visage s'assombrit, elle lève les yeux vers le ciel.

"Je prie pour le salut de son âme.

- Il n'est pas encore mort, répliqué-je. Il aurait peut-être besoin d'un peu moins de prières et d'un peu plus de compassion.

- Il a offensé le Seigneur. Il en paie le prix.

- Et je suis sûr que la Bible applaudit à deux mains la femme qui prive son enfant mourant de l'amour d'une mère."

Elle me foudroie du regard, avec cette lueur de défiance et de droiture des dévots à la piété dogmatique.

"Quand avez-vous lu la Bible pour la dernière fois, Joe ?

- Vous ne me ferez jamais lire un torchon pareil, dis-je. J'en ai entendu parler, et croyez-moi, c'est déjà bien assez."
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iris29iris2923 mars 2016
... je me souviens encore exactement comment on se sent plein à cet âge là .
- Plein de quoi ?
- Je ne sais pas . Plein d'espoirs , pleins de rêves , plein de conneries . On se remplit soi-même . On se sent si plein qu'on explose de tous les côtés . Et puis on se lance dans le vaste monde , et les gens vous vident , petit à petit , comme on dégonfle une baudruche . "
Je médite la comparaison .
" Bref , on traverse la vie en se vidant de sa vitalité au fur et à mesure , jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien , et après , on meurt. C'est ça ?
- Non, bien sûr . On se démène comme on peut pour se remplir d'air frais , le sien ou celui des autres. Mais à cette époque là (...], il nous suffisait de respirer .
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iris29iris2921 mars 2016
" J'ai trop chaud , dit-il . J'ai l'impression d'avoir pris feu .

- Exactement comme le Boss, commenta Sammy avant de se mettre à chantonner de sa voix haut perchée : " At night I wake up with the sheets soaking wet and a freight train running through the middle of my head , only you can cool my desire . I'm on fire ".

- Le voilà qui remet ça avec Springsteen , bougonna Wayne .[..]

- Quoi qu'on fasse , tu trouves toujours le moyen de caser une citation de Springsteen , dis-je .
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RoggyRoggy20 février 2016
Une ancienne petite amie, c'est un flingue planté dans votre estomac. Mais un flingue qui n'est plus chargé. Aussi ne ressent-on qu'un déclic vide et mécanique au fond du ventre, en la revoyant - éventuellement le spectre d'un écho, un reste de mémoire sensitive du temps où l'arme contenait de vraies munitions. Néanmoins, il arrive qu'on oublie une balle dan un barillet mal vérifié.Alors, quand le coup de feu retentit, le choc est assourdissant et cette balle inattendue vous déchire les tripes avant de jaillir à la lumière du jour.
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