ISBN : 9782742799206
Éditeur : Actes Sud (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.81/5 (sur 43 notes) Ajouter à mes livres
A bord de la voiture de Thomas, son guide, une jeune occidentale, Anaïse, se dirige vers un petit village côtier d’Haïti où elle espère retrouver les traces d’un père qu’elle a à peine connu et éclaircir l’énigme aux allures de règlement de comptes qui fonde son roman f... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par oops, le 14 janvier 2012

    oops
    Thomas est chauffeur de taxi et guide touristique à Haïti, un pays qu'il aime et dont il évoque avec une certaine philosophie la beauté des âmes. Dans son taxi, il emmène Anaïse, une jeune occidentale qui va au village d'Anse-à-Fôleur à la recherche des traces de son père qui a fuit son propre père l'homme d'affaires Robert Montes et contrebandier notoire grand ami d'une brute épaisse, le colonel Pierre André Pierre. Ces deux derniers ont péri dans l'incendie de leurs maisons jumelles, c'est le lendemain que le père d'Anaïse s'est enfui ! Sous forme de monologue Thomas nous fait découvrir le village d'Anse-à-Fôleur et les habitants qui en font son histoire dont Justin son oncle aveugle et peintre qu'Anaïse va rencontrer en fin d'ouvrage. Quel usage faire de sa présence au monde ?, tel est le thème essentiel de cette fable fort réaliste. L'auteur a le sens du verbe, il parle de sa terre natale avec passion nous en révélant les mystères. Sans complexes il décrit le comportement des nantis et des touristes qui méprisent si ouvertement la pauvreté. Une belle leçon d'humilité que nous donne cet auteur clairvoyant. le bonheur tient à peu de choses qu'on se le dise !

    Lien : http://ma-bouquinerie.blogspot.com
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    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 23 octobre 2011

    LiliGalipette
    Dans un taxi qui la conduit de l'aéroport à un village de la côte haïtienne, Anaïse se laisse guider par Thomas, son chauffeur. La jeune femme est pleine d'une absence de mémoire, pleine d'incompréhensions. Elle part sur les terres de son grand-père, Robert Montès, un puissant homme d'affaires, et de son acolyte, le colonel Pierre André Pierre. Il y a déjà bien longtemps, les deux hommes ont disparu la même nuit dans l'incendie de leurs maisons, les Belles Jumelles. Anaïse veut aussi comprendre ce qui a poussé son père, mort depuis des années, à quitter ce village de pêcheurs. Elle espère que le vieux peintre Frantz Jacob pourra lui donner des réponses. Mais Thomas la met en garde : « Ce n'est pas sûr qu'il puisse te faire écouter la voix qui manque à ton enfance. » (p. 31)
    Thomas est plus qu'un simple chauffeur de taxi, plus qu'un simple guide. Dans un long monologue, il ouvre le chemin vers la réalité simple d'Anse-à-Fôleur : là-bas, les gens donneront plus qu'ils n'ont, mais ils ne remuent pas le passé. Sur un trajet qui semble ne jamais finir, Thomas fait les questions et les réponses, il encourage et il imagine. Il attend d'Anaïse qu'elle se confie, mais il lui laisse le loisir de s'ouvrir à son heure. Thomas donne les réponses qu'Anaïse attendait du village, simplement parce que ces réponses n'ont pas d'importance, ce ne sont pas elles qui combleront le vide qu'Anaïse porte en elle. le mystère de son grand-père est rapidement résolu : il lui suffit de savoir que l'homme d'affaires et son ami colonel étaient des hommes mauvais, « rien, mis à part la cruauté, ne pouvait justifier l'amitié qui lia jusque dans la mort le colonel Pierre André Pierre et l'homme d'affaires Robert Montès. » (p. 86) Ce qu'Anaïse trouve à Anse-à-Fôleur, c'est davantage qu'un roman familial, c'est un vadémécum, presqu'une panacée.
    Dans le village d'Anse-à-Fôleur, les gens vivent de bonheur et de simplicité, selon la loi de Justin, un législateur bénévole qui n'impose pas ses règles. « Là-bas, à vivre de mer et d'arc-en-ciel, les couleurs souvent leur suffisent. » (p. 16) Les habitants s'appliquent à être heureux là où ils sont et avec ce qu'ils ont. « le bonheur n'est-il pas le seul mérite naturel auquel tout humain a le droit d'aspirer ? » (p. 147) Et surtout, ils s'appliquent à mener une vie juste et utile. À la question « Ai-je fait un bel usage de ma présence au monde ? » (p. 24), les habitants d'Anse-à-Fôleur sont fiers de répondre par l'affirmative. Cet usage n'est pas celui du pouvoir ou de la richesse, ni celui de l'orgueil ou des gloires. le bon usage d'une présence au monde permet de se présenter devant la mort sans regret ni culpabilité. La mort-même n'est pas à craindre : « la mort ne nous appartient pas, puisqu'elle nous précède. Mais la vie… » (p. 24) le bon usage d'une présence au monde, selon l'oncle de Thomas, c'est enfin « La belle amour humaine » : « Mon oncle a une thèse. […] Il l'appelle : La belle amour humaine. Selon lui, chacun y tient sa place. Et il ne faut pas demander à quelqu'un d'y occuper la place d'un autre. » (p. 42)
    D'ordinaire réservé au pluriel du mot « amour », l'usage du féminin dans le titre du roman a quelque chose de barbare pour tout inconditionnel de la grammaire. Mais ce féminin, en dehors de toute considération de genre, introduit une dissonance sublimement poétique. Comment ne pas comprendre que l'amour ne peut être qu'humaine, qu'il ne peut pas être humain ? Cela ne s'explique pas et c'est tout le talent de Lyonel Trouillot d'en faire une évidence. L'exotique Haïti se profile sans s'imposer, elle est le cadre d'une prise de conscience, d'une connaissance de soi. Si voyage initiatique il y a, il est modeste : Anaïse ne se révolutionne pas, elle s'équilibre. Tout le roman, au fil du monologue de Thomas et de la brève réponse d'Anaïse, déploie une langue riche et chantante et se fait porteur d'une voix caribéenne légendaire et mystique.


    Lien : http://www.desgalipettesentreleslignes.fr/archives/2011/10/23/219986..
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    • Livres 3.00/5
    Par litolff, le 28 novembre 2011

    litolff
    En Haïti, il n'y a pas que les tremblements de terre, la violence des villes et la misère des bidonvilles, il y a aussi des villages en bord de mer où règnent paix, douceur de vivre et fraternité... C'est le cas d'Anse-à-Fôleur, où les deux empêcheurs de tourner en rond, l'homme d'affaire Robert Montès et le colonel Pierre André Pierre, deux monstres de violence et de cruauté, ont été mystérieusement mis hors d'état de nuire voilà 20 ans, par une belle nuit de pêche miraculeuse... Anaïse, la petite-fille de Robert Montès ne vient pas enquêter mais elle vient voir d'où elle vient, d'où vient son père. Et durant les 7h de voyage en voiture de Port-au-Prince à Anse-à-Fôleur, son guide, Thomas, lui raconte le village. Et dénonce les profiteurs locaux, les despotes haïtiens, la condescendance des pays riches, le goût des femmes occidentales pour les corps noirs et les causes humanitaires à la petite semaine qui permettent de revenir en occident les larmes plein les yeux et la conscience tranquille, il dénonce avec douceur et montre à Anaïse que Haïti, ce n'est pas seulement ça, c'est aussi la fraternité qui unit les habitants d'un même village qui partagent tout et arrivent à oublier qu'ils sont pauvres. Un beau texte poétique et imagé mais je n'ai pas aimé la construction du livre qui m'a légèrement ennuyée...
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    • Livres 5.00/5
    Par ChezLo, le 26 octobre 2011

    ChezLo
    Thomas est guide touristique à Haïti. Dans sa voiture, il sillonne Port au Prince et se dirige vers Anse-à-Fôleur, un village côtier, avec à l'arrière Anaïse, une métisse à moitié endormie qui n'écoute pas tout de son discours sur son île, ses habitants, ce qui les éloigne et ce qui les rapproche des métropolitains, sur la vie, sur le passé, cette nuit où les deux maisons jumelles du colonel et de l'homme d'affaires, le grand-père d'Anaïse, ont brûlé dans un mystérieux incendie. Bercée par ses paroles inspirées, Anaïse roule vers l'inconnu, vers la vie de son père disparu, vers des découvertes qu'elle laisse venir à elle, consciente qu'elle est étrangère et que tout ne lui sera pas dû...
    Lire les premières pages, d'une somptueuse écriture, c'est risquer de se laisser happer par une langue envoûtante, poétique, qui décrit avec rythme la cacophonie de Port-au-Prince et puis qui nous emporte dans des récits et des réflexions captivants.
    Enumération, répétition, évocations très sensitives, tout porte à faire du texte un ensemble vivant, mouvant, fascinant. En tout cas pour moi.
    Après l'émerveillement littéral des descriptions initiales, s'ouvre le roman, le récit qui se dessine au travers du quasi-monologue de Thomas le guide. Une histoire vieille de dizaines d'années. Une histoire d'incendie, de mort, de disparition, d'amour aussi. Une histoire avec deux personnages qui ont vécu à Anse-à-Fôleur, deux hommes que tout opposait et qui se sont lié d'amitié. Deux hommes hautains, supérieurs, inhumains.
    Que vient faire Anaïse au coeur de ce pays si pauvre, si différent de sa ville lumière à elle, de son confort, de ses préoccupations matérielles de jeune femme occidentale ? C'est elle enfin, dans les derniers chapitres du roman, qui nous le livre. Retrouver un père qu'elle n'a pas connu. Mais finalement, il y a d'autres choses qu'elle n'a pas connu qu'elle peut trouver. Surtout ne pas exiger des gens la précision du souvenir.
    Une sensibilité pleine d'humilité. Une renaissance.
    Difficile de raconter ce livre qui se vit, qui s'absorbe, qui nous absorbe le temps de belles pages poétiques.
    Que dire sinon que ce roman est à savourer d'urgence ?

    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2011/10/la-belle-amour-humaine.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 17 novembre 2011

    Sharon
    Ce qui m'a frappé tout d'abord est le style. Nous sommes proches du poème en prose, tant chaque phrase possède un phrasé musical, un rythme mélodique unique. Lyonel Trouillot est un poète des mots. Surtout, sa petite musique nous donne à entendre une histoire à la fois simple et unique. Thomas, le premier narrateur, est venue chercher Anaïse pour l'emmencer à Anse-à-Fôleur, petit village côtier où sont morts, bien des années auparavant, son grand-père et le parrain de son père. Je vous rassure, Anaïse ne vient pas chercher vengeance (la mort des deux hommes dont les villas jumelles ont été incendiées, n'a rien d'un accident), elle cherche qui était son père qu'elle n'a pas connu. Pendant le trajet, Thomas lui conte son village, son île, lui raconte son grand-père et son meilleur ami, deux êtres cruels et ambitieux, devenus amis tant ils étaient semblables. Peu à peu, Thomas se livre à son tour. Il sait être caustique, quand il décrit les touristes qui envahissent l'île, il analyse avec acuité le but de leur venue et leur comportement. Surtout et de manière bien plus apaisée, il lui conte son amour pour son paisible village, pour les siens, pour ceux qui savent profiter de ce qu'ils ont, même si c'est extrêmement peu. Ils sont, lui, Solène, Justin (au prénom si bien trouvé) les opposés du colonel Pierre André Pierre et de l'homme d'affaires Robert Montès, deux êtres qui sont inséparables de leur titre pompeux parce qu'il est leur essence même, deux êtres dont le seul but est de se contenter d'obtenir tout ce qu'ils ne possèdent pas - et gare à ceux qui auraient la mauvaise idée de se mettre sur leur passage. Deux êtres qui ne sont plus, deux êtres qui sont partis en fumée sans que l'enquête n'aboutisse, sans que le meilleur enquêteur dépêché pour l'occasion, n'attrape un coupable - l'enquêteur a vite été conquis par les habitants et par la sérénité du lieu.
    C'est presque avec regret que j'ai quitté ce livre tant j'ai été conquise par le style de Lyonel Trouillot, sa richesse et sa limpidité. J'espère sincèrement que ce roman sera couronné par un prix littéraire prestigieux.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-la-belle-amour-humain..
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Critiques presse (6)


  • Liberation , le 25 novembre 2011
    La Belle Amour humaine vise la condescendance du monde riche, autant que la cupidité des profiteurs locaux. Au terme du voyage de la jeune fille, il y a une crapule. Est-ce une pierre dans le jardin du roman contemporain, amateur de quêtes familiales ? «Tu viens te construire une famille. Méfie-toi. Les familles, ça ne suit pas toujours les rêves.»
    Lire la critique sur le site : Liberation
  • LaLibreBelgique , le 22 novembre 2011
    Comme souvent chez les écrivains antillais, ce qui fascine d’abord est la volupté de langue, belle, poétique, surprenante et juste. Lire ce roman est déjà voyager et se trouver loin d’ici, près des mers chaudes.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • LePoint , le 24 octobre 2011
    Ce livre profond est un hymne à "l'art de la route et de la rencontre", où naissent les vraies questions. Le titre est emprunté au romancier Jacques Stephen Alexis, maître de l'auteur, et si son décor est haïtien, ce roman s'ouvre vraiment à l'universel. Car la belle amour humaine, comme son contraire, la cruauté prédatrice, est également partagée, partout.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • LeMonde , le 14 octobre 2011
    De l'adversité à l'altérité, de la confrontation au partage, ainsi se déploie cette fable porteuse de vie et d'utopie où revient une interrogation lancinante, entêtante : "Quel usage faut-il faire de sa présence au monde ?" Lyonel Trouillot y répond, à sa manière, sensible, élégante et quelque peu inquiétante .
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Bibliobs , le 21 septembre 2011
    En réfutant l’humanisme béat qui prétend gommer les différences entre les êtres, Trouillot utilise la parole pour les rapprocher autant qu’il est possible. Et rend ainsi le lecteur complice de ses personnages en envisageant, à la fois, la cruauté et la bonté des hommes.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • Lexpress , le 02 septembre 2011
    En compagnie de l'écrivain haïtien Lyonel Trouillot, un voyage aux confins du bien et du mal. Envoûtant.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par ChezLo, le 26 octobre 2011

    Alors, si c'est pour ça que tu y vas, autant changer d'avis, nous épargner six heures de route, et faire comme une vraie touriste, chercher ici le nirvana et tomber en extase devant la première pacotille qui attire le regard dans une boutique d'artisanat. Si tu préfères la pauvreté comme source d'émerveillement, prépare ta caméra et je te conduirai dans les anciens beaux quartiers aujourd'hui en ruine, ou, mieux encore, les bidonvilles. Tu pourras t'attrister en regardant le linge accroché aux fils et aux murs délabrés, pleurer sur les fillettes enceintes et les vieilles femmes courbées devant les réchauds allumés et préparant la nourriture du jour tout près des monticules d'immondices. Emue par le spectacle, tu pourras verser toutes les larmes de la charité. Après, pour changer, tu pourras passer quelques jours dans un hôtel de plage à manger des fruits frais et à boire du lait de coco.Là, tu mettras la main sur un étalon noir et tu te payeras pas cher une "expérience sexuelle". Ne prends pas offence de ma proposition. On n'a pas à juger les gens de chercher un plaisir à leur convenance, selon leurs attentes. C'est seulement quand ils en font une loi que cela pose problème. C'est l'un des principes fondateurs du code de Justin, le législateur bénévole de ce lieudit d'Anse-à-Fôleur : toute personne devrait pouvoir être l'aide-bonheur d'une autre personne.
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  • Par oops, le 07 janvier 2012

    Il est des villes qui aboient et d'autres qui chuchotent. Il est des villes qui sourient et d'autres qui font la gueule. Des qui se peinturlurent comme une fille condamnée à faire le trottoir se déguise chaque soir pour partir au combat. Et d'autres qui ne montrent rien, qui ne vendent rien, ne font pas dans le show off ni dans la devanture, mais sourient sans forcer quand passe un visiteur.
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  • Par ChezLo, le 26 octobre 2011

    Au centre-ville, le bruit c'est comme la pauvreté, on n'en a jamais fait le tour. La pauvreté, chaque fois qu'on croit la circonscrire dans des quartiers créés pour elle, elle déborde et se lève ailleurs. Le bruit, ici, c'est pareil. Pas moyen de dresser une liste. Les camions-citernes qui râlent et dégoulinent en grimpant les collines. Les grands enfants. Les petits enfants. Les encore enfants qui font des enfants. Les balles perdues
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  • Par asphodele85, le 22 janvier 2012

    Non je ne peux pas te dire que j’ai trouvé ce que j’étais venue chercher, mais dans la question relative à l’usage de sa présence au monde se pose aussi celle de la place de l’absent. Les absents, on les reconstitue toujours : ceux qu’on laisse partir et ceux que l’on ramène. Ce sera ça mon père : je ramène avec moi au pays d’où je viens des bouts d’enfance triste et une belle nuit d’amour.
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  • Par Chouchane, le 17 avril 2012

    Moi, je veux choisir. Non pas un lieu. Mais, comme dit ton oncle, dans ces mondes qui font le monde, quel usage faire de ma présence ? A quoi vais-je donner l'adhésion de mon rire ? A quoi adresserai-je mon refus, ma colère ?
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Interlignes - Lyonel Trouillot - extrait .
Un extrait de l'entretien de Lyonel Trouillot pour l'émission Interlignes au sujet de son roman "La belle amour humaine".Découvrez l'intégralité de l'entretien sur www.interlignes.tv








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