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Critiques sur Le détroit du Loup (65)
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gouelan
11 octobre 2015
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À Hammerfest, dans le grand Nord, c’est le printemps, les jours sont sans fin et la tension est à son comble.
La région est devenue une base d’accueil des activités d’exploration et de production du pétrole et du gaz en mer de Barents. Et que fait-on des habitudes ancestrales des éleveurs de rennes qui traversent ces territoires lors de la transhumance, à qui l’on supprime les terres de pâturages, les obligeant parfois à abandonner leur métier et leur mode de vie ?

Ce n’est donc pas une simple enquête, sur différents crimes apparemment liés à cette industrie pétrolière. Nina et Klemet, le binôme de la police des rennes, dont on fait la connaissance dans Le dernier Lapon, nous entraînent dans ce monde des hommes du vidda, fiers de leurs traditions et de leur métier.
Une minorité d’hommes qui ne peut plus se défendre face à ce nouveau monde qui envahit leur territoire. Le nomadisme a disparu avec l’arrivée des motoneiges, des quads et des hélicoptères, endettant les Samis, les obligeant à agrandir leurs troupeaux, alors qu’ils trouvent de moins en moins de pâturages. Certains résistent pourtant, car les solutions existent.

D’autres que ces éleveurs de rennes subissent les coups de ces multinationales pétrolières sans pitié : les plongeurs. L’argent a plus de valeur que les règles de sécurité préservant la santé de ces hommes.

Comme dans Le dernier Lapon, Olivier Truc nous fait voyager dans l’univers de ces hommes qui vivent en harmonie avec la nature. Ils sont façonnés par la nature, la comprennent, la respectent. Ils détiennent les secrets de la toundra. Contrairement à la majorité des hommes qui ne pensent qu’à la maîtriser, à lui pomper toutes ses réserves, ne pensant qu’au présent ; sans penser au lendemain.
Les Samis sont en minorité mais ne s’avouent pas vaincus :

« Les tambours ont été brûlés mais tu ne brûles pas un rocher sacré. »

Je remercie Babelio et les éditions Métailié pour ce livre reçu dans le cadre de la masse critique.
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bilodoh
08 janvier 2016
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★★★★★
Un détour par la Laponie, peut-être la ville la plus septentrionale du monde, mais polluée par l'extraction du pétrole. Un polar arctique foisonnant, un pavé aux thèmes nombreux où on visite un coin méconnu du monde.

Comme dans « Le Dernier Lapon », on y trouve les dilemmes de l'identité des Samis, coincés entre les espoirs d'un avenir meilleur et la vie rude des pratiques ancestrales des nomades qui accompagne les migrations des rennes. Sous la juridiction mixte de la Norvège, de la Suède et de la Finlande, ces gens possèdent une culture, des traditions et une spiritualité qui leur sont propres, mais ne dédaignent pas d'utiliser les motoneiges pour se déplacer dans la toundra.

On y découvrira aussi l'exploitation du pétrole et du gaz, une entreprise difficile dans ce climat extrême. Une manne pour l'économie du pays, mais une industrie où la rentabilité prime les risques encourus par les travailleurs et la population environnante.

C'est également un climat social difficile avec une rivalité entre les différentes populations. Les plongeurs qui sont bien payés, mais prennent des risques insensés lorsqu'ils descendent à de grandes profondeurs pour les besoins des plates-formes de forage. Les pêcheurs et les éleveurs de rennes, qui occupaient le territoire avant tout le monde et qui acceptent mal de sacrifier leur culture et leur liberté. Il y a aussi ceux de la ville, qui font du commerce, qui profitent de l'argent du pétrole, mais se plaint de la pollution et ne veut pas que les rennes défèquent dans leurs rues.

On apprendra toutes sortes de choses sur le pays, les longues heures d'ensoleillement, la faune et la flore, mais une question reste pour moi à éclaircir. J'aimerais bien savoir quelles sortes d'insectes peuvent être « virevoltants autour des hommes » (p.7), en avril, alors que « la température atteignait à peine 3-4 degrés » ?

Un polar du bout du monde, une intrigue aux fils peut-être un brin trop enchevêtrés à mon goût, mais un dépaysement assuré.
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Sachenka
06 mars 2016
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Avec « le détroit du Loup », le journaliste-auteur Olivier Truc nous ramène dans l'univers des Lapons, dans le cercle polaire scandinave. Klemet Nango et Nina Nansen font toujours équipe dans la police des rennes, cette unité chargée de régler les différents entre les éleveurs de rennes de la région. Mais nous quittons les montagnes enneigées pour retrouver la côte et Hammerfest, une ville du nord de la Norvège. Là-bas, des prospecteurs pétroliers espèrent faire de gros gains avec les nappes sous-marines importantes et font miroiter aux habitants une prospérité… si seulement on pouvait construire un aéroport tout près. Et l'endroit idéal est ce paturage où se retrouvent chaque saison des milliers de rennes.

Au même moment, pendant qu'Erik Steggo essayait de faire traverser ses rennes les eaux froides d'un détroit difficile, quelques bêtes s'agitent et rebroussent chemin. Il faut éviter cette débandade et, malheureusement, le jeune éleveur lappon meurt noyé. Il y a quelque chose de louche là-dessous. C'est qu'il embêtait, cet éleveur. C'était un bon type, prometteur, qui voulait continuer le mode de vie ancestral de l'élevage alors que beaucoup regardent vers l'avenir et la modernité. Puis le maire d'Hammerfest tombe aussi. le mystère s'agrandit.

Klemet et Nina doivent aider la police régulière à résoudre ces énigmes. Comme dans le tome précédent, le lecteur a droit à davantage qu'une enquête policière. Il (re)découvre un univers peu connu, celui des Lapons et du nord de la Scandinavie. Je suis content d'en apprendre davantage sur le mode de vie de ses habitants, le dernier peuple autochtone d'Europe. Et de voir plus de femmes laponnes : la veuve Anneli Steggo, entre autres, offre un visage humain à toute cette bande de rudes éleveurs.

Ce que j'ai moins aimé, c'est toute l'histoire à propos de la famille de Nina. C'est bien qu'on en découvre un peu plus sur elle (alors que le premier tome donnait davantage la place à son coéquipier) mais est-il possible d'avoir un roman policier sans que tous les enquêteurs aient à jongler avec un démon intérieur, un squelette dans leur placard ? Ça complexifie inutilement l'intrigue, nous éloigne du principal. Ceci dit, au final, j'ai beaucoup aimé cette aventure. Encore plus que la précédente. L'exploitation des ressources pétrolière devient un enjeu de plus en plus important dans bien des endroits et « le détroit du Loup » arrive à bien faire valoir tous les aspects. Un travail magnifique !
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sandrine57
09 novembre 2015
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Avril marque le début de la transhumance pour les éleveurs de rennes lapons. Affaiblies par les mois d'hiver, les bêtes rejoignent les pâturages d'été sous l'oeil attentif des éleveurs. À Hammerfest, l'opération est rendue périlleuse par le détroit du loup que les rennes doivent traverser à la nage. Sur une barque, Érik surveille son troupeau quand les bêtes s'affolent. Voulant rétablir la situation, il est irrémédiablement entraîné au fond de l'eau. C'est son ami d'enfance, Nils Sormi, plongeur pour les compagnies pétrolières, qui remonte le corps du jeune éleveur récemment marié. La colère gronde chez les samis, certains accusent même la police des rennes de ne pas avoir fait son travail. Mais Klemet et Nina n'auraient pu éviter le drame. Et ils sont tout aussi impuissants quand le maire d'Hammerfest fait une chute mortelle près du détroit du loup. Ces accidents, et ceux qui vont suivre, sèment le doute dans l'esprit des deux policiers. Et si il y avait crime ?

Après la nuit polaire du Dernier lapon, c'est le soleil qui reprend ses droits dans ce deuxième opus des aventures de Klemet et Nina, les deux enquêteurs de la police des rennes. Plus de vingt heures d'ensoleillement par jour, cela peut perturber, surtout si comme Nina, on vient du Sud du pays. La jeune femme peine à trouver le sommeil et ses nerfs sont à fleur de peau. Pour les sa mis les problèmes sont ailleurs. Hammerfest est en pleine expansion, rognant de plus en plus sur les pâturages et les voies de transhumance. La ville jouit d'une situation privilégiée au bord de la mer de Barents riche en gisements de gaz et de pétrole. Les compagnies norvégiennes, suédoises et même texanes ne pensent qu'au profit sans souci de considérations humaines ou écologiques. C'est dans cet univers où l'argent est roi que vont enquêter Klemet et Nina. Avec l'aide de Nils, ils vont découvrir le monde des plongeurs que l'on envoie explorer les profondeurs sous-marines au péril de leur vie...
Une enquête riche et profondément humaine où la vie pèse si peu face au capital. Les samis n'en finissent pas de lutter pour leur survie, harcelés par les compagnies pétrolières, par les autorités locales et par les touristes. Ceux qui ont abandonné les traditions sont tiraillés entre leur réussite et un sentiment de trahison prégnant. C'est le cas de Nils le plongeur et aussi de Klemet, le policier. Mais c'est surtout Nina qui est mise à l'honneur cette fois. On en apprend plus sur sa famille et son enfance auprès d'une mère aussi pieuse qu'intransigeante.
Après la réussite de son Dernier lapon, on attendait Olivier TRUC au tournant et il relève le défi haut la main. Son Détroit du loup explore un peu plus la difficile résistance des samis, leur attachement aux traditions et leur respect de la nature. On ne peut s'empêcher de ressentir une certaine tristesse devant la disparition programmée d'un mode de vie ancestral...Une belle lecture qui va bien au delà du polar, à lire dans hésitation.
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Marple
13 février 2016
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★★★★★
De même que le détroit du loup des premières pages était trop large pour que les rennes le franchissent sans encombre, ce livre était trop long et trop compliqué pour que je l'apprécie totalement...

C'est l'intrigue qui pèche à mon sens, avec tant de crimes qu'on ne sait plus sur lesquels porte l'enquête de Nina et Klemet, des digressions dans tous les sens, histoires de famille, de rennes ou de pétrole, et des rebondissement cousus de fil aussi blanc que la neige sur le vidda !

Heureusement, la Laponie et les samis ont sauvé ma lecture ! Lire les horaires de lever et de coucher du soleil qui rythment les chapitres suffisait à me donner le sourire. Pareil pour les descriptions des balades en scooter des neiges ou en hélicoptère dans la toundra. Ou encore les allusions à toutes les traditions samies, celles des rochers sacrés, des joïks ou de la vie en itinérance derrière les troupeaux de rennes...

Car ce livre, tout comme son prédécesseur le dernier lapon, a l'immense mérite d'attirer notre attention, au-delà du folklore, sur le drame qui se joue dans le grand froid, celui d'une modernisation forcenée qui met en danger le mode de vie du peuple sami, la faune, la flore, les paysages, et même les individus qui pourraient se mettre en travers de son chemin, qu'il s'agisse de plongeurs, de magnats du pétrole ou de vieillards déglingués.

Ca, c'est glaçant... et pas seulement à cause du froid !

Challenge PAL, challenge Multi-Défis 15/15 et challenge Pavés 15/25
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gruz
13 septembre 2014
★★★★★
★★★★★
Avec son premier roman, le dernier Lapon, Olivier Truc avait marqué les esprits, au point de rafler de nombreux prix littéraires.

Autant dire que cette deuxième aventure dans le Grand Nord était attendue avec impatience et curiosité.

Bien sûr (pour ceux qui ont lu le premier roman) la surprise est moins présente. Et pourtant, l'auteur nous happe à nouveau avec ce récit éblouissant au sens propre comme au figuré (les événements se situent durant les longues journées où le soleil ne se couche presque pas).

Ce que propose Olivier Truc est unique. Une vraie histoire en trois dimensions ; grands espaces et grandes profondeurs (puisque l'action se déroule également au fond de l'océan).

Une fois de plus avec le détroit du loup, on se demande si l'on doit réellement parler de polar. Oui assurément, et pourtant cette vision est tellement réductrice.

Car on est loin des stéréotypes du genre, tant dans la forme que dans le fond. L'auteur est journaliste, et (à l'image des qualités qui font un bon reporter) la rigueur et le sérieux de son histoire la rendent singulièrement crédible.

Les thèmes du premier récit sont à nouveau présents : tradition contre modernité, message environnemental, auxquels se rajoutent de véritables sujets économiques et sociétaux.

Mais Olivier Truc ne vient pas nous asséner des leçons, non. L'environnement de ce récit se prête magnifiquement à la réflexion tout en nous apportant son lot de plaisirs fictionnels.

Fait-il chaud durant votre lecture ? Vous sentirez cependant le froid s'insinuer dans vos entrailles. Lisez-vous ce roman au coeur d'une ville polluée et bruyante ? Vous succomberez pourtant à l'ivresse des profondeurs et de ces immenses contrées à perte de vue. Bref, une lecture parfois quasi-hypnotique.

Malgré un petit trou d'air en milieu de récit, ce roman cultive sa lenteur avec brio. Une belle et touchante lenteur qui imprime une véritable atmosphère au point qu'elle nous enveloppe telle une bulle. Ce livre est un véritable caisson sensoriel, qui nous plonge dans un monde si étonnant qu'on en perd vite nos repères.

Car se retrouver ainsi en pleine Laponie, avec ses rennes et son peuple sami, est comme de se voir projeté dans un autre espace-temps. On perd nos propres traces dans cette immensité (jusqu'à malheureusement les retrouver au travers des mêmes dérives industrielles et environnementales que l'on connaît ici aussi).

Concernant la construction de son intrigue, Olivier Truc fait fi de ce que l'on pourrait « enseigner » dans les cours d'écriture de polar et il a bien raison ! Pas de démarrage fracassant, pas de retournement de situation venu de nulle part. Il mène sa barque tranquillement et procède par étapes dans son périple, ce qui rend le voyage d'autant plus réaliste et immersif.

Et ce n'est pas son écriture qui va gâcher le périple. Elle est fouillée mais jamais m'as-tu-vu, détaillée mais jamais barbante. Il faut dire que les personnages prennent corps devant nos yeux et qu'il est difficile de ne pas se sentir pénétré par leurs auras si réalistes.

Au final, c'est une nouvelle exploration passionnante de ce Grand Nord, de ses coutumes et de l'évolution (inéluctable ?) de notre monde à travers une histoire forte, originale et bien menée.

Olivier Truc a su parfaitement se jouer de l'écueil du second roman. il est vraiment une plume singulière dans ce milieu du roman noir.
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Bazart
16 octobre 2014
★★★★★
★★★★★
L'année dernière, je faisais connaissance avec Olivier Truc , que je présentais à cette occasion comme un nouvel auteur de polar français avec qui il faudrait désormais compter.

Car ce journaliste français vivant à Stockholm et correspondant pour divers journaux des pays scandinaves, nous emmènait avec le Dernier Lapon, son premier polar publié, sur les traces des ski-doo de deux flics de la Police des rennes, là haut, tout en haut, à Kaütokeino, là où Norvège, Suède et Finlande s'enchevêtrent par dessus ce qui était la Laponie.

Nina et Klemet font partie de la police des Rennes. Ils sont chargés de veiller à ce qu'aucun incident ne vienne troubler l'ordre public. Les rennes ont en effet la fâcheuse manie de se balader où bon leur semble. Les policiers sont également amenés à gérer les conflits entre les éleveurs et la population urbaine.

Après ce Dernier Lapon qui mettait pour la première fois en scène avec une vraie réussite cette police des rennes dont j'ignorais l'existence , le Détroit du Loup, son second roman d'Olivier Truc, toujours paru chez Metaillié , confirme son aura de raconteur d'histoires et sa capacité à nous emmener sur des terrains peu usité par la littérature, policière ou traditionnelle.

Ce roman est donc avant tout extrêmement instructif puisqu'il nous amène dans une région que l'on connait que très peu. Les thèmes du premier récit sont à nouveau présents, notamment celui de l'éternel conflit entre la tradition contre et la modernité, sans oublier évidemment une lutte contre les menaces environnementales, qu'elles soient économiques, technologiques ou financières. Bref, même sil m'est arrivé de me perdre parfois parmi la mutltide de personnages différents, on peut dire qu'encore une fois, Olivier Truc sait nous faire réfléchir sur une population peu connue des occidentaux, tout en maitrisant parfaitement son intrigue policière.. L'apanage des grands auteurs de polars, n'est ce pas?
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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tynn
27 février 2015
★★★★★
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Les éleveurs de rennes en Laponie, c'est comme le village gaulois d'Asterix!
Ils résistent, ils résistent mais pour combien de temps?

Devant l'intérêt stratégique industriel que représentent leurs pâturages de transhumance, la bataille est féroce face aux municipalités, aux compagnies offshore d'exploitation pétrolière et gazière et à la manne financière de la vente de terrains à bâtir.

J'ai retrouvé avec plaisir les deux enquêteurs de la police des rennes, Klemet et Nina, engagés à résoudre un imbroglio de confits entre éleveurs traditionnels et intérêts pétroliers dans la petite ville de Hammerfest, sur la mer de Barents.

Le dépaysement est assuré, avec un souci du détail dans le contexte géographique et culturel, dans cette lumière sans fin qui lamine et épuise les individus dans les nuits blanches du printemps polaire.
Plus qu'un roman policier, c'est la transformation inéluctable de la région qui est décrite ici, un conflit des anciens et des modernes, où l'industrialisation réduit peu à peu les traditions identitaires d'un peuple. Un livre qui assume son aspect militant en matière d'environnement, dénonçant une mondialisation faisant peu de cas des minorités et des employés, menu fretin remplaçable.

L'aspect documentaire est donc toujours passionnant et visuel, les personnages d'une belle densité, les images de troupeaux de rennes traversant des détroits magnifiques...et l'envie du voyage s'intensifie au détour des pages pour découvrir paysages et mode de vie.

J'ai pourtant été un peu déçue par une intrigue laborieuse, et qui tourne en boucle à force d'avoir peu à dire sur 400 pages. En dépit d'une belle aisance narrative, l'histoire peu crédible de vengeance, sur fond de chasse au trésor compliquée et de traumatismes des pionniers de la plongée sous-marine, m'a un peu perdue en route. Je ne suis restée accrochée que par le contexte dépaysant de la culture Sami et l'ambiance lymphatique que la nature, le gigantisme du pays et le climat imposent à la région.

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Didili
25 janvier 2017
★★★★★
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Lors du dernier Quais du polar à Lyon en 2016, je suis retournée voir Olivier Truc pour me procurer son livre le détroit du Loup.

En 2014 j'avais lu le dernier Lapon dédicacé au QDP 2013.

J'avais hâte de retrouver la police des rennes et son duo : Nina et Klemet.

L'enquête qu'ils mènent va encore une fois les obliger à louvoyer entre deux mondes celui des Samis et celui du monde du pétrole et de ces plongeurs en eaux profondes qui vont permettre à cette industries de se développer de façon exponentielle !

Cette fois, l'accent est davantage mis sur Nina, en effet son père est un ancien plongeur en eaux profondes pour les industries pétrolières. Olivier Truc creuse un peu plus sur son histoire avec ce père qui avait disparu de sa vie et dont le parcours est désolant.

Entre traditions et mondialisation, entre respect de la nature et des hommes et exploitation à tout va, le grand Nord est écartelé et les hommes trinquent. Les Samis mais aussi les plongeurs à qui on sacrifie leur santé pour de l'argent... Toujours plus d'argent...

Comme dans le précédent ouvrage l'auteur nous parle de cette dichotomie importante entre ces deux mondes et sur les conséquences humaines de cette exploitation procurant des richesses importantes au détriment d'une société de traditions qui vivaient de la terre et de ce qu'elle offrait.

J'ai été moins captivée que dans le dernier Lapon, j'ai trouvé que l'auteur peinait un peu dans son intrigue et que celle-ci était un peu tirée par les cheveux à certains moments. Je me suis demandée comment il allait faire pour boucler l'enquête...

Et d'ailleurs la fin ne m'a pas vraiment convaincue...Beaucoup trop de flou dans cette intrigue...

Certains personnages ont su néanmoins capter mon attention :

Nils Sormi entre autre, un plongeur Sami au fort caractère qui se mettra vite en conflit avec Klemet. Son partenaire de plongée également Tom.

J'ai aimé aussi l'oncle de Klemet, Nils Anta gardien des traditions musicales qui fût encore une fois une aide précieuse pour cette enquête.

Juva Sikku le Sami voulant essayer de s'en sortir et se trouvant acculé au pire...

Anneli la jeune femme ayant perdu son mari Sami noyé dans les détroit du Loup.

Et dans les personnages tordus Tikkanen l'homme tirant les ficelles de la situation des uns et des autres et son carton de fiches digne des renseignements généraux.

La mère de Nina aussi une femme dure et méchante....

J'ai moins aimé cette histoire là, Olivier Truc mets moins la nature au coeur de celle-ci et l'intrigue est pour moi beaucoup moins réussie que dans son premier livre sur la police des Rennes.

Une plongée en eaux profondes et glaciales vous attends au coeur de ce livre.
A vous de voir si vous osez vous y plonger !

Lien : http://imagimots.blogspot.fr..
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Didier_Tr
21 octobre 2014
★★★★★
★★★★★
Deuxième livre, deuxième réussite ! Cette fois, notre équipe favorite de la police des rennes va se trouver mêler dans une histoire de meurtres, disparition, pétrole, gaz, plongeurs, etc.

C'est très réussi, une grande fraicheur dans l'écriture, agréable, fluide. On ne s'ennuie pas, on prend du plaisir.

Les personnages sont bien décrits, attachants, avec leurs qualités et leurs défauts, leur passé et leur avenir.

Bref, j'ai beaucoup aimé !
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