> Gabriel Iaculli (Traducteur)

ISBN : 2922868931
Éditeur : Les Allusifs (2009)


Note moyenne : 2.7/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Tout est très sale, sur la frontière, la peau d'un Mexicain si bon marché, surtout s'il a deux gouttes de sang indien ; et dans le pays voisin, celui du rêve onéreux, on a parfois des besoins urgents : un rein, un pancréas... Il suffit de savoir à qui s'adresser, et le ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 12 mai 2011

    Onclepaul
    Roman court-métrage, ce texte dégraissé au maximum s'inscrit plus dans la veine de la longue nouvelle que des pavés qui actuellement tiennent une place prépondérant sur les rayonnages des libraires et assimilés, avec leurs doses de cholestérol pas toujours faciles à digérer.
    Mexicali, ville de Basse Californie située non loin de la frontière des Etats-Unis.
    Miguel Angel Morgado, un avocat mexicain se consacrant aux droits de l'homme, est contacté par un avoué, Ismael Contreras, représentant de l'état de Basse-Californie, afin d'enquêter sur le meurtre de Fidel Chacón, le président honoraire de la commission des droits de l'enfant. Or selon Guadaloupe Estarza, la secrétaire de la commission présidée par le défunt, celui-ci enquêtait sur la disparition d'un enfant, Andresito, enlevé en plein jour sur une place, au milieu d'une foule nombreuse dans laquelle circulait une vingtaine de policiers. Guadaloupe est affirmative, Chacón était sur la piste des ravisseurs avant d'être tué. Un caméscope a été retrouvé non loin du corps et c'est le film qu'il contenait que Contreras incite Morgado de visionner. Grâce à un spécialiste qui découpe ce film en séquences et offre la possibilité de zoomer certains détails, notre avocat enquêteur va pouvoir situer l'endroit où le film a été tourné. Selon les policiers, le docteur Chacón était sur la piste de trafiquants d'enfants. le pire est à venir pour Morgado.
    Le lecteur lui sait que deux personnes sont à l'origine de cette disparition. Un infirmier et une femme à l'accent cubain et aux cheveux roses prélèvent des organes sur des gamins afin de les revendre.
    Ce roman minimaliste ne s'embarrasse pas de détails superflus. En à peine cent pages tout est dit, écrit, sans pathos, mettant toutefois l'accent sur d'autres problèmes que les rapts d'enfants à des fins médicales et mercantiles. le racisme y est aussi dénoncé, celui des Mexicains issus des envahisseurs espagnols envers les Indiens dont l'origine remonte à des millénaires, et une scène en fin de volume se montre particulièrement illustrative de la haine qui peut conduire les deux communautés à l'extrême.


    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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    • Livres 1.00/5
    Par chocobogirl, le 12 novembre 2009

    chocobogirl
    Les allusifs lancent une nouvelle collection consacré aux polars : 3/4 polar, orné d'une belle couverture tachée de sang.
    Débutant avec l'auteur Gabriel Trujillo Munoz, elle nous plonge pour ces 3 premiers opus dans son pays d'origine : le mexique.
    Loverboy est le tome 2 mais il n'est pas nécessaire d'avoir lu le premier.
    Nous y retrouvons l'inspecteur Morgado, appelé pour résoudre rapidemment une affaire qui gêne quelque peu l'état craignant des réactions et des manifestations. En effet, une vague d'enlèvement d'enfants sévit depuis peu et amène la psychose dans la population des mères. le docteur Fidel Chacon, président de la commission pour les droits de l'enfant, avait semble-t'il trouvé une piste... mais ce dernier a été assassiné. Seul indice, une vidéo tournée par Chacon, qui parait montrer le repère des criminels. Morgado va se lancer dans cette enquête et plonger dans l'horreur du monde des traficants d'organes entre Mexique et Etats-Unis.
    Il s'agit d'un roman court, très court (83 pages), qu'on pourrait presque apparenter à une nouvelle.
    Et c'est LE défaut de ce récit... L'intrigue parait vite "torchée", la mise en place est rapide, l'inspecteur trouve une piste en 2 coups de cuillère à pot et la résolution de l'enquête tombe avant même que le lecteur réagisse. Les personnages sont intéressants mais la présentation trop rapide empêche de s'y attacher vraiment. Bref, pour moi, c'est une déception... L'intrigue avait tout pour me plaire mais la brièveté du roman brise toutes les attentes. On reste en surface et le lecteur devine dès le début comment le récit va tourner.
    Dommage car l'idée était plutôt bonne. L'auteur n'hésite pas au passage à égratigner quelque peu l'image des Etats-Unis et la richesse de ses habitants qui préfèrent se voiler la face pour mieux soigner les leurs, indifférents à ce qui se passe au delà de leur frontière. Il alterne avec brio les voix de l'enquêteur et des criminels, dont on découvre peu à peu toute la folie et l'apreté aux gains.
    Un petit roman dur mais hélas, trois fois hélas, trop court pour en garder un quelconque souvenir, à peine refermé...
    Je ne sais si toute la collection sera de la même épaisseur mais le prix pourra en rebuter certains pour un temps de lecture aussi réduit.


    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-loverboy-38947814.html
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    • Livres 3.00/5
    Par encoredunoir, le 06 septembre 2011

    encoredunoir
    Hasard du stock de la librairie dans laquelle j'ai fait l'achat de ce livre, j'ai commencé la série des enquêtes de l'avocat mexicain Miguel Ángel Morgado par le deuxième opus de la série. A priori, cela ne devrait toutefois pas poser de problème puisqu'il semble que ces enquêtes soient totalement indépendantes les unes des autres.
    Dans ce court volume (moins de cent pages), donc, Morgado est contacté par la commission des droits de l'enfant de Basse-Californie qui cherche à résoudre le mystère de disparitions d'enfants près de la frontière avec les États-Unis. le président de ladite commission semblait être sur une piste sérieuse quand il a été assassiné, ne laissant derrière lui qu'une vidéo de mauvaise qualité. Peu à peu l'avocat enquêteur va découvrir l'existence d'un trafic d'organes auquel participe un tueur particulièrement retors.
    À travers le sujet particulièrement glauque du trafic d'organes et des disparitions d'enfants, Gabriel Trujillo Muñoz aborde la question plus large de l'inféodation du Mexique à son voisin du Nord. le Mexique n'est plus là un simple réservoir de drogues, de sexe ou de main-d'œuvre bon marché, mais carrément un réservoir d'organes. C'est un récit d'autant plus troublant et percutant qu'il est cruellement crédible.
    En ce qui concerne la forme, on ne peut qu'être admiratif de la manière avec laquelle l'auteur arrive à dresser en quelques lignes les portraits de personnages particulièrement bien campés. L'écriture, quasi chirurgicale, est d'autant plus efficace dans la mise en place de cette intrigue propre à nous heurter qu'elle est dépourvue de pathos. Bien entendu, le livre a les défauts de ses qualités. La sécheresse de ton et l'urgence de l'enquête concentrée en quelques dizaines de pages sont prenants, mais la recherche des indices est très elliptique et, du coup, la découverte d'éléments essentiels lors de l'analyse de la vidéo, trop rapide, trop facile, n'est pas forcément très crédible. Mais ça n'est là que pinaillage.

    En fin de compte, Gabriel Trujillo Muñoz réussit à dresser, l'espace d'une longue nouvelle, un portrait rageur de son État, la Baja California, en prise à la fois à la corruption de son administration et au mépris et à l'exploitation de son puissant voisin – mépris pointé avec brio en l'espace de seulement quelques lignes de dialogues en anglais dans une scène particulièrement glaçante. Une lecture qui vaut détour.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-court-et-percutant-loverbo..
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    • Livres 4.00/5
    Par Tamara, le 13 novembre 2009

    Tamara
    J'avais lu il y a quelques mois le tome 3 de ces petits polars mexicains très concentrés (83 p. pour celui-ci) et il m'avait plu. Grâce à l'opération Masse critique, j'ai reçu le tome 2, intitulé Loverboy. Titre qui me paraissait léger et intrigant.
    Pour l'intrigue, je n'ai pas été déçue, mais alors pour le côté léger, il faudra repasser… On retrouve le détective privé mexicain Morgado qui commence par décliner la mission qu'on veut lui confier : retrouver l'assassin du directeur de la Commission du Droit de l'Enfant. Et puis une grande blonde s'en mêle et le voilà sur l'enquête, qui tourne autour d'un sordide trafic d'organes d'enfants.
    Ca va très vite, forcément, mais tous les éléments s'enchaînent parfaitement, et on a le temps de s'horrifier devant les activités des trafiquants (ils sont vraiment effrayants).
    Et puis on trouve au détour d'une page un concept fort sympathique : le cafébrairie. Un café-librairie où le privé séducteur emmène ses conquêtes féminines prendre un petit-déjeuner… Pas mal, non ?
    Encore une fois, GTM (l'auteur !) a su m'impressionner avec cette nouvelle policière percutante, plutôt noire et qui révèle les sujets tabous d'une société mexicaine en plein mal-être.
    NB : les trois tomes sont des enquêtes totalement indépendantes.

    Lien : http://www.tamaculture.com/index.php/2009/11/10/loverboy-gabriel-tru..
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    • Livres 1.00/5
    Par mercure, le 15 décembre 2009

    mercure
    Très déçu par ce roman de G T Munoz, je n'y reviendrai pas. Intrigue très lache, écriture un peu bâclée, rythme pas soutenu : une bonne intention de départ sur un sujet grave ( le trafic d'organes d'enfants) mal défendue.
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Citations et extraits

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  • Par chocobogirl, le 12 novembre 2009

    « L’homme pensa alors aux conséquences de ses actes. Il pouvait avoir des ennuis avec la justice si quelqu’un apprenait comment ce rein sain, de la dimension de celui de son fils malade, était apparu en moins d’une semaine dans la banque d’organes de cet hôpital privé. Puis il réfléchit encore un peu et se vit en train de remplir sa déclaration d’impôts de l’année. Il allait falloir trouver moyen d’expliquer comment cinquante mille dollars s’étaient évanouis en fumée. Quand il en fut arrivé là, il chassa ces pensées. "

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  • Par cbougeau, le 16 octobre 2009

    « Assez haut au-dessus d’eux, une mouette tournoyait dans le ciel, en profitant peut-être du spectacle que lui donnaient ces bêtes suantes, ces mammifères haletants, devant la mer immaculée de San Felipe, sur la péninsule toujours vierge de Basse Californie »
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