> Dominique Petit (Traducteur)
> Françoise Toraille (Traducteur)

ISBN : 2877309428
Éditeur : Editions Philippe Picquier (2007)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Sous le ciel de cristal du Haut Altaï, quelques part dans les lointaines steppes d'Asie Centrale... La Fin du Chant déroule des images d'une beauté et d'une cruautie insensée : desplaines infinies et silencieuses; une jument prostrée devant son poulain mort-né; des peup... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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  • Par tojadi, le 21 février 2011

    tojadi
    Une petite merveille qui nous fait voyager très loin dans l'espace et dans le temps .
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Citations et extraits

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  • Par Shambalah, le 29 juin 2011

    "Plus le soleil s'élevait dans le ciel, plus ses contours devenaient flous. On eût dit qu'il se liquéfiait. Il répandait une lueur d'incendie qui gagnait peu à peu les cieux tout entiers. Telles des gouttes de soleil, tels de minuscules éclats de l'astre, les fleurs s'étaient tournées vers lui. Elles étaient à présent immobiles, comme engourdies, et l'on croyait entendre un soupir en prêtant l'oreille au murmure des montagnes, des forêts et du fleuve. N'était-ce pas le soupir des fleurs qui s'étaient redressées le matin même avec ardeur, s'offrant joyeusement au soleil, et qui attendaient maintenant leur déclin ? N'était-ce pas celui des herbes dont la vie consistait à croître en dépit du bétail, des fraîches nuits de gelée et des orages incessants ? Celui des forêts encore présentes ? Des pierres inertes, apparemment éparpillées au hasard, et pourtant animées en réalité d'une vie exigeante et haute en couleur ? Cette plainte n'émanait-elle pas de tout ce qui vivait ou semblait ne pas vivre, engagé cependant dans une âpre lutte pour l'existence ?
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  • Par Shambalah, le 29 juin 2011

    "De nouveau, sa voix était claire et pénétrante. Les aigus et les trilles qui jaillissaient l'un après l'autre semblaient traverser l'air lourd et chaud, telles des flèches se frayant un chemin vers le bleu tendre et frais. Car une brise semblait monter du chant. N'était-elle pas ce quelque chose qui avait sa place parmi les rayons du soleil, les zéphyrs du ciel et les eaux du fleuve, dans le balancement des forêts, la croissance des herbes et des fleurs sur les prairies, la cohésion des montagnes, des rochers, des rives et de la terre, dans l'essence de la nature qui fondait l'existence même de ce quelque chose ? C'était peut-être le souffle sain et rassurant de l'univers. Ou peut-être tout autre chose : la volonté qui sommeille en chaque être et parfois s'éveille, jaillit et se transforme, comme l'eau devient vapeur ou le bois flamme, puis atteint les autres. "
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