> Jean-Luc Piningre (Traducteur)

ISBN : 9782714446459
Éditeur : Belfond (2011)


Note moyenne : 3.21/5 (sur 56 notes) Ajouter à mes livres
Dans une banlieue de Melbourne, de nos jours. Par une belle journée d’été, famille et amis ont organisé un barbecue. Alors que les enfants entament une partie de cricket, une dispute éclate qui dégénère en bagarre. C’est alors qu’Harry, un adulte, gifle un enfant de qua... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par meelly, le 16 mai 2012

    meelly
    De nos jours, un couple de la banlieue de Melbourne réunit famille et amis un jour d'été autour d'un barbecue. La fête bat son plein lorsqu'un adulte, excédé par le comportement d'un enfant de quatre ans, le gifle. C'est à partir de là que tout dérape. Les injures fusent et la jolie photo du bonheur de la middle-class australienne se cloque, comme trop chauffée par le soleil du bush australien.
    Cette gifle était-elle méritée ? Est-ce le résultat malheureux d'un emportement ou un crime qui doit être traité devant les tribunaux ? L'auteur s'empare de ce fait somme toute presque banal, pour décrire une société australienne contemporaine qui s'étiole.
    Au fil des chapitres, à travers le regard de huit des témoins -un couple mixte, une cougar ambitieuse, un macho pure sucre, deux ados qui découvrent l'amour et leur sexualité, un patriarche grec, une maman bobo- de cette scène, l'auteur Christos Tsiolkas décrit avec des mots crus, mais jamais vulgaires les conséquences de cet acte.
    Juste sous les cloques de la photo apparaissent les grandes plaies de la société australienne : le communautarisme, le racisme, les problèmes d'éducation, la jeunesse qui se noie dans l'alcool et la drogue.
    Tsiolkas de sa plume caustique n'épargne aucun de ces personnages, il nous raconte leurs vies, leurs failles et leurs secrets les plus inavouables. Tout n'est pas joli sous le vernis, mais c'est aussi ce qui rend ces personnages si attachants, si humains.
    MON AVIS :Ce livre est dure, corrosif et il ne peut pas laisser indifférent tant il est dérangeant, on aime ou on n'aime pas. Et moi, j'ai aimé. J'ai adoré ce style direct et sans fioriture. Un véritable coup de cœur. Fleurs bleues s'abstenir.


    Lien : http://meellylit.canalblog.com/
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par trust_me, le 07 mars 2011

    trust_me
    Melbourne, aujourd'hui. Un barbecue comme on en fait tous les week-end. Il y a là quelques collègues, les cousins, les parents, les amis. Des enfants aussi, qui s'amusent et se chamaillent. Parmi eux, Hugo, quatre ans, est du genre capricieux. Lors d'une partie de cricket improvisée, le gamin ne supporte pas de se faire éliminer et il entre dans une colère noire. Il s'apprête à frapper un des joueurs avec sa batte lorsqu'Harry l'empoigne et lui colle une gifle magistrale. Problème, Harry n'est pas le père d'Hugo. Il est intervenu parce qu'il a senti son propre fils en danger face à un mioche incontrôlable. Son geste va provoquer une secousse sismique chez tous les participants du barbecue...
    Les chapitres ont pour titre le prénom d'une personne ayant assisté à la scène. le narrateur s'attarde sur ces caractères très différents les uns des autres et est totalement omniscient. Il révèle l'intimité, les fêlures, les points de vue, les petits secrets...
    La gifle est un roman très cru, dérangeant. La personnalité des principaux acteurs de ce barbecue qui a mal tourné est grattée jusqu'à l'os. Et chacun, sous la surface lisse qu'il expose en société, cache en réalité une nature complexe et plus ou moins torturée. Les faux semblants tombent les uns après les autres et ce n'est pas beau à voir. le lecteur, quelque part, devient voyeur. Il s'immisce avec horreur ou délectation (selon les goûts) dans ses existences régies par l'argent, l'ambition, la religion, l'alcool, le sexe, le racisme ordinaire... Entre malaise et fascination, impossible de décrocher, même si je comprends sans problème que l'on puisse ne pas aller au bout d'un tel texte.
    L'écriture est simple et directe. Pas de chichi, pas d'envolées lyriques. C'est âpre, rugueux et sans langue de bois. Là encore, on aime ou pas mais difficile de rester indifférent.
    Ceux qui passent ici régulièrement savent que j'apprécie ce genre de littérature qui vous saute à la gorge. Quelque part, je peux comparer La gifle au Démon ou à Last Exit to Brooklyn de Selby. Des textes qui, à leur époque, ont choqués ou emballés les lecteurs.
    Trop facile de dire que La gifle est une claque alors je me contenterais de préciser que ce roman est mon premier gros coup de cœur de l'année. Pour autant, je ne le recommanderais à personne. Trouvez-le à la bibliothèque où faites-le vous prêter si vous n'êtes pas sûr que ça vous plaise parce que franchement, vous risquez d'être secoués, et pas forcément dans le bon sens du terme.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2011/03/la-gifle.html
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Elea291, le 16 avril 2011

    Elea291
    J'ai vraiment a-do-ré ce livre !
    J'avais pourtant quelques appréhensions en l'ouvrant, la narration à plusieurs voix notamment. J'avais peur de revivre la même journée (le fameux barbecue qui a donné lieu à La gifle) avec la vision différente de chacun des personnages. Mais non, cette journée n'est que le point de départ, la vie continue en s'attardant sur tel ou tel participant. La gifle reste le fil rouge mais chaque chapitre représente presque un roman à lui tout seul. C'est un peu difficile au début de cerner tous les personnages qui apparaissent en même temps lors du barbecue, il est préférable de les noter pour ne pas s'y perdre.
    Christos Tsiolkas parvient à nous faire entrer à chaque fois dans l'intimité de ces gens, pourtant très différents les uns des autres : de l'adolescente amoureuse au grand père nostalgique, en passant par la quadragénaire libérée ou l'alcoolique mal dans sa peau. On s'attache à eux, on les déteste, on les comprend puis on les juge. Les thèmes que l'auteur aborde sont très intéressants, qu'il s'agisse de l'enfant-roi, des femmes sans enfant, de l'exil, de l'amitié qui se délite avec le temps... J'ai beaucoup aimé le chapitre très touchant sur Manolis.
    Le portrait que dresse l'auteur de l'Australie et plus particulièrement de la communauté grecque est saisissant et parfois horrifiant. Les personnages sont souvent antipathiques (la grand-mère Koula en particulier !) et tour à tour racistes, homophobes, mesquins, individualistes, égoistes, haineux... On est si immergé dans cette atmosphère que l'on se sent souvent mal à l'aise face à leurs paroles.
    En bref, ce roman est vraiment impressionnant, il tient en haleine du début à la fin et donne envie de s'y replonger encore et encore. Une magnifique découverte !
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par claracambry, le 05 mars 2011

    claracambry
    Extrait de la quatrième de couverture :
    Provocant, urgent, impitoyable, un roman coup de poing, une révélation dans la lignée d'un Don DeLillo ou d'un Jonathan Franzen. Lors d'un barbecue entre amis, un adulte gifle un enfant qui n'est pas le sien. Un incident qui va créer une onde de choc parmi les invités et provoquer une série d'événements explosifs. Mais aussi révéler, derrière les belles apparences, le racisme ordinaire, la drogue, l'alcool, la honte et une extrême solitude. Tour à tour violent et bouleversant de tendresse, un très grand roman qui dresse, avec une formidable lucidité, le tableau d'un Occident en pleine confusion.
    Non, ça ne sera pas un billet habituel mais l'autopsie courte d'une lecture abandonnée à la moitié. L'auteur a choisi de bousculer le lecteur par une utilisation massive de mots crus. Et la lectrice que je suis en a fait une overdose… J'ai tenté de poursuivre cette lecture, de m'intéresser aux personnages mais le vulgaire l'a emporté.
    Dès la première page, les amis de la confrérie de la poésie comprendront que celle-ci ne sera pas au rendez-vous. Avant même l'incident de La gifle, Hector chez qui le barbecue est organisé m'est apparu comme quelqu'un qui se soucie beaucoup de ses besoins sexuels. du sexe à l'état brut que j'ai retrouvé dans les 246 pages lues (pour la sensualité, il faudra repasser). A partir de l'incident, on découvre l'intimité des personnages. Derrière les masques, on trouve de la drogue, des questions sans réponses, des désillusions, des enfants surprotégés ou élevés devant la télé.
    J'aime les lectures qui me font réfléchir sur notre société et ses dérives. Mais là, j'ai abandonné. L'écriture ou plutôt le vulgaire m'a coupée l'envie d'en savoir plus sur ces personnages.
    Faut-il user à outrance du trash pour émouvoir le lecteur ou le faire réagir sur certains sujets ? Je n'en suis pas certaine.


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2011/03/christian-tsiolkas-la-gifle.h..
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Chrys, le 17 mai 2012

    Chrys
    Un barbecue est organisé par Aicha et Hector. Les invités sont nombreux et les enfants sont présents. Hugo, le fils de Rosie et Gary, bientôt quatre ans, toujours allaité, est franchement insupportable. L'un des invités, Harry, ne se contient plus et lui met une gifle.
    Le roman est construit en 8 parties. A chaque changement de partie, on change de narrateur. Ainsi nous progressons dans l'histoire au travers de la vie de chaque personnage, nous ne restons pas focalisés sur un seul point de vue. Nous découvrons les faux-semblants, les mensonges, les violences dissimulées, etc.. de plus, d'un personnage à l'autre, on avance dans le temps et quelques flashs permettent de mieux connaître le personnage et son sentiment, sa position personnelle quant à La gifle (et ses conséquences).
    Les narrateurs:
    - Hector (marié à Aicha)
    - Anouk (amie d'Aicha et Rosie)
    - Harry (marié à Sandy)
    - Connie (ado)
    - Rosie (mariée à Gary)
    - Manolis (père d'Hector)
    - Aicha
    - Richie (ami de Connie)
    Dans ce roman, tous les personnages (ou presque) consomment soit de l'alcool, soit de la drogue. C'est quelque chose de très présent au fil des pages qu'il s'agisse des adolescents ou des adultes. D'ailleurs, parfois, ce sont les adultes qui incitent les ados à la consommation. Cela fait partie de la vie ordinaire. Même Aicha se laissera tenter! de même, le sexe est très présent, que ce soit au travers des relations conjugales ou extra-conjugales des personnages ou de l'entrée dans la sexualité des adolescents. Nous ne sommes pas ici dans le romantisme! Que ce soit dit.
    Je me suis laissée prendre par cette histoire et l'ai lue rapidement. Passer d'un personnage à l'autre (malgré la confusion des premières pages) est judicieux de la part de l'auteur.

    Lien : http://lejournaldechrys.blogspot.fr/2012/05/la-gifle.html
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Augustin Trapenard pour le Magazine Littéraire

    À l'origine du somptueux roman de Christos Tsiolkas, il y a cette Australie de carte postale où posent le parfait couple mixte, la famille grecque et indienne, les collègues de souche anglo-saxonne, et même l... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par meelly, le 16 mai 2012

    L’âge était un ennemi invincible et cruel, comme les femmes, comme les mères.
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  • Par meelly, le 16 mai 2012

    Elle se rappela une conversation pendant un dîner, dix ans plus tôt », pendant laquelle Hector avait expliqué que boire en Australie n’était pas la même chose que dans les autres pays : cela n’avait rien de convivial on dépassait toutes les limites on faisait ça au pub, plutôt que chez soi à table.
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  • Par sandpic, le 15 avril 2012

    Voilà ce qu'étaient finalement l'amour, son allure, son essence, une fois disparus la luxure, l'extase, le danger, l'aventure. Il reposait avant tout sur la négociation, sur deux individus qui acceptent les réalités sales, banales, et domestiques d'une vie partagée. Cet amour-là assurait une forme de bonheur familier. Toute alternative était probablement impossible, inaccessible, et il valait mieux renoncer à l'inconnu.
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  • Par lapublivore, le 19 février 2011

    N'envie jamais les riches parce que, si tu commences un jour, tu ne pourras plus jamais t'arrêter. Et tu gâcheras ta vie.
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  • Par missmolko1, le 30 mars 2011

    -Tu ne devrais pas fumer, papa. ça donne le cancer.
    Elle répétait bêtement les mises en garde qu'on lui enseignait à l'école. Ses enfants retenaient à peine leurs tables de multiplication , mais ils savait que fumer causait le cancer du poumon, et qu'à faire l'amour sans préservatif on attrapait des MST.
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