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> Jean-Luc Piningre (Traducteur)

ISBN : 9782714446459
Éditeur : Belfond (2011)


Note moyenne : 3.15/5 (sur 135 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans une banlieue de Melbourne, de nos jours. Par une belle journée d’été, famille et amis ont organisé un barbecue. Alors que les enfants entament une partie de cricket, une dispute éclate qui dégénère en bagarre. C’est alors qu’Harry, un adulte, gifle un enfant de qua... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par trust_me, le 07 mars 2011

    trust_me
    Melbourne, aujourd'hui. Un barbecue comme on en fait tous les week-end. Il y a là quelques collègues, les cousins, les parents, les amis. Des enfants aussi, qui s'amusent et se chamaillent. Parmi eux, Hugo, quatre ans, est du genre capricieux. Lors d'une partie de cricket improvisée, le gamin ne supporte pas de se faire éliminer et il entre dans une colère noire. Il s'apprête à frapper un des joueurs avec sa batte lorsqu'Harry l'empoigne et lui colle une gifle magistrale. Problème, Harry n'est pas le père d'Hugo. Il est intervenu parce qu'il a senti son propre fils en danger face à un mioche incontrôlable. Son geste va provoquer une secousse sismique chez tous les participants du barbecue...
    Les chapitres ont pour titre le prénom d'une personne ayant assisté à la scène. le narrateur s'attarde sur ces caractères très différents les uns des autres et est totalement omniscient. Il révèle l'intimité, les fêlures, les points de vue, les petits secrets...
    La gifle est un roman très cru, dérangeant. La personnalité des principaux acteurs de ce barbecue qui a mal tourné est grattée jusqu'à l'os. Et chacun, sous la surface lisse qu'il expose en société, cache en réalité une nature complexe et plus ou moins torturée. Les faux semblants tombent les uns après les autres et ce n'est pas beau à voir. le lecteur, quelque part, devient voyeur. Il s'immisce avec horreur ou délectation (selon les goûts) dans ses existences régies par l'argent, l'ambition, la religion, l'alcool, le sexe, le racisme ordinaire... Entre malaise et fascination, impossible de décrocher, même si je comprends sans problème que l'on puisse ne pas aller au bout d'un tel texte.
    L'écriture est simple et directe. Pas de chichi, pas d'envolées lyriques. C'est âpre, rugueux et sans langue de bois. Là encore, on aime ou pas mais difficile de rester indifférent.
    Ceux qui passent ici régulièrement savent que j'apprécie ce genre de littérature qui vous saute à la gorge. Quelque part, je peux comparer La gifle au Démon ou à Last Exit to Brooklyn de Selby. Des textes qui, à leur époque, ont choqués ou emballés les lecteurs.
    Trop facile de dire que La gifle est une claque alors je me contenterais de préciser que ce roman est mon premier gros coup de cœur de l'année. Pour autant, je ne le recommanderais à personne. Trouvez-le à la bibliothèque où faites-le vous prêter si vous n'êtes pas sûr que ça vous plaise parce que franchement, vous risquez d'être secoués, et pas forcément dans le bon sens du terme.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2011/03/la-gifle.html
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    • Livres 4.00/5
    Par petitepom, le 30 août 2012

    petitepom
    La construction de cette histoire est interessante, tout demarre dans une première scène qui réunit tout les personnages autour d'un barbecue et où le drame va se réaliser.
    A partir de là, on suit chaque personne, un chapitre pour un personnage : on lit leur point de vue mais aussi leur mode de vie. Ils sont tout à tour décortiqués, analysés, certains m'ont plus interesser car ils étaient plus impliqués dans l'affaire qui nous interpelle : le gifle. Les chapitres sur les personnes secondaire m'ont paru un peu long.
    La fin explique l'intervention de ces personnes, mais je reste un peu déçue, car si La gifle a fait réagir, les conséquence sont un peu plates et et inatendues, j'attendais autre chose, peut être plus spectaculaires.
    En fait, je me suis demandée où l'auteur veut nous mener
    - l'éducation des enfants qui devient trop lasciste
    - le regard d'une population aisée en Australie,
    tout est relaté de façon superficielle.
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    • Livres 5.00/5
    Par Elea291, le 16 avril 2011

    Elea291
    J'ai vraiment a-do-ré ce livre !
    J'avais pourtant quelques appréhensions en l'ouvrant, la narration à plusieurs voix notamment. J'avais peur de revivre la même journée (le fameux barbecue qui a donné lieu à La gifle) avec la vision différente de chacun des personnages. Mais non, cette journée n'est que le point de départ, la vie continue en s'attardant sur tel ou tel participant. La gifle reste le fil rouge mais chaque chapitre représente presque un roman à lui tout seul. C'est un peu difficile au début de cerner tous les personnages qui apparaissent en même temps lors du barbecue, il est préférable de les noter pour ne pas s'y perdre.
    Christos Tsiolkas parvient à nous faire entrer à chaque fois dans l'intimité de ces gens, pourtant très différents les uns des autres : de l'adolescente amoureuse au grand père nostalgique, en passant par la quadragénaire libérée ou l'alcoolique mal dans sa peau. On s'attache à eux, on les déteste, on les comprend puis on les juge. Les thèmes que l'auteur aborde sont très intéressants, qu'il s'agisse de l'enfant-roi, des femmes sans enfant, de l'exil, de l'amitié qui se délite avec le temps... J'ai beaucoup aimé le chapitre très touchant sur Manolis.
    Le portrait que dresse l'auteur de l'Australie et plus particulièrement de la communauté grecque est saisissant et parfois horrifiant. Les personnages sont souvent antipathiques (la grand-mère Koula en particulier !) et tour à tour racistes, homophobes, mesquins, individualistes, égoistes, haineux... On est si immergé dans cette atmosphère que l'on se sent souvent mal à l'aise face à leurs paroles.
    En bref, ce roman est vraiment impressionnant, il tient en haleine du début à la fin et donne envie de s'y replonger encore et encore. Une magnifique découverte !
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    • Livres 1.00/5
    Par claracambry, le 05 mars 2011

    claracambry
    Extrait de la quatrième de couverture :
    Provocant, urgent, impitoyable, un roman coup de poing, une révélation dans la lignée d'un Don DeLillo ou d'un Jonathan Franzen. Lors d'un barbecue entre amis, un adulte gifle un enfant qui n'est pas le sien. Un incident qui va créer une onde de choc parmi les invités et provoquer une série d'événements explosifs. Mais aussi révéler, derrière les belles apparences, le racisme ordinaire, la drogue, l'alcool, la honte et une extrême solitude. Tour à tour violent et bouleversant de tendresse, un très grand roman qui dresse, avec une formidable lucidité, le tableau d'un Occident en pleine confusion.
    Non, ça ne sera pas un billet habituel mais l'autopsie courte d'une lecture abandonnée à la moitié. L'auteur a choisi de bousculer le lecteur par une utilisation massive de mots crus. Et la lectrice que je suis en a fait une overdose… J'ai tenté de poursuivre cette lecture, de m'intéresser aux personnages mais le vulgaire l'a emporté.
    Dès la première page, les amis de la confrérie de la poésie comprendront que celle-ci ne sera pas au rendez-vous. Avant même l'incident de La gifle, Hector chez qui le barbecue est organisé m'est apparu comme quelqu'un qui se soucie beaucoup de ses besoins sexuels. du sexe à l'état brut que j'ai retrouvé dans les 246 pages lues (pour la sensualité, il faudra repasser). A partir de l'incident, on découvre l'intimité des personnages. Derrière les masques, on trouve de la drogue, des questions sans réponses, des désillusions, des enfants surprotégés ou élevés devant la télé.
    J'aime les lectures qui me font réfléchir sur notre société et ses dérives. Mais là, j'ai abandonné. L'écriture ou plutôt le vulgaire m'a coupée l'envie d'en savoir plus sur ces personnages.
    Faut-il user à outrance du trash pour émouvoir le lecteur ou le faire réagir sur certains sujets ? Je n'en suis pas certaine.


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2011/03/christian-tsiolkas-la-gifle.h..
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    • Livres 3.00/5
    Par Tempuslegendae, le 09 décembre 2012

    Tempuslegendae
    Un simple geste d'agacement et c'est toute une société qui montre son vrai visage et se met en vrille par rapport aux usages. L'auteur australien s'empare d'une anecdote, une simple gifle donnée à un gamin mal élevé, et la situation dégénère. Les amis se brouillent, la famille s'en mêle, un procès aura lieu, rien que ça. Bref, Christos TSIOLKAS s'amuse à brocarder une bourgeoisie qui se croit tolérante et pacifiste mais qui à besoin de Valium et d'alcool pour mieux vivre. Drôle et désespérant, parfois violent, ce roman connaît un vif succès. On comprend bien pourquoi.
    L'impitoyable diatribe livrée par l'auteur est bien perçue par le lecteur; sarcasmes et dérision suffisent à eux seuls pour produire l'effet escompté. Histoire au thème pour le moins corrosif, on aime ou pas, ce qui importe le plus est le fond de vérité qui s'y dégage. La gifle marque de façon indélébile la personne qui la reçoit car sa peau est épargnée.
    La moralité d'un sujet fébrile où lorsqu'on ne peut se taire, l'obligation de chacun réside dans la maitrise des actes et dans le choix d'une attitude convenue.
    «La gifle», un roman moderne à lire et à savourer sans en contourner les conclusions.
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Augustin Trapenard pour le Magazine Littéraire

    À l'origine du somptueux roman de Christos Tsiolkas, il y a cette Australie de carte postale où posent le parfait couple mixte, la famille grecque et indienne, les collègues de souche anglo-saxonne, et même l... > lire la suite

    Critique de qualité ? (4 l'ont appréciée)

Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 05 juillet 2012
    On plonge dans l'intimité de familles passablement xénophobes, torpillées par l'alcool et la drogue, et totalement déboussolées face aux brassages raciaux dont l'Australie est aujourd'hui le théâtre. Impitoyable.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par leeho54, le 19 mai 2013

    Ya pas plus rouxque nick, dit richie
    Lui jetant un regard noir, nick retorqua
    - ta gueulle toi aussi t'es rouquin
    - que dalle. Moi, c'est blond vénitien

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  • Par missmolko1, le 30 mars 2011

    -Tu ne devrais pas fumer, papa. ça donne le cancer.
    Elle répétait bêtement les mises en garde qu'on lui enseignait à l'école. Ses enfants retenaient à peine leurs tables de multiplication , mais ils savait que fumer causait le cancer du poumon, et qu'à faire l'amour sans préservatif on attrapait des MST.

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  • Par sandpic, le 15 avril 2012

    Voilà ce qu'étaient finalement l'amour, son allure, son essence, une fois disparus la luxure, l'extase, le danger, l'aventure. Il reposait avant tout sur la négociation, sur deux individus qui acceptent les réalités sales, banales, et domestiques d'une vie partagée. Cet amour-là assurait une forme de bonheur familier. Toute alternative était probablement impossible, inaccessible, et il valait mieux renoncer à l'inconnu.
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  • Par lapublivore, le 19 février 2011

    N'envie jamais les riches parce que, si tu commences un jour, tu ne pourras plus jamais t'arrêter. Et tu gâcheras ta vie.

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  • Par aturnins, le 05 mai 2011

    Il pétait et pissait sous la douche,rotait seul en voiture,s'abstenait de se laver ou de se brosser les dents lorsque Aisha partait le wek end donner des conférences,elle ne supportait pas les exhalaisons du corps masculin .

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