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Vivre dans le feu : Confessions3Ajouter à mes livres
Marina Tsvetaeva (1892-1941) est un des plus grands écrivains du XXe siècle ; son destin fut un des plus tragiques. La révolution d'Octobre... Le long exil, d'abord à Prague puis en France... Une fille morte de faim, une autre déportée vers le Goulag... L'hostilité de l... > voir plus
J'ai plus qu'aimé j'ai été emportée par le journal de cette femme qui a traversé ces années dramatiques des 2 guerres et du communisme sans jamais perdre courage et avec comme objectifs à la fois être le poète reconnu qu'elle savait être et rester fidèle coûte que coûte à sa famille. Une écriture incisive ; Une vérité de vie, de tourments et toujours de générosité. Pour tous ceux qui aiment les journaux intimes, les mises à nu de l'âme avec style
Elle disait que personne ne voulait de son feu intérieur, bon qu'à chauffer les bouilloires, elle voulait écrire un roman sur un philosophe et une sorcière, elle aimait les livres, les grosses bagues en argent, les robes … et surtout être amoureuse (de son mari mais d'autres aussi : souvent de façon platonique et à sens unique). Femme passionnée et prompte à s'enthousiasmer pour les œuvres et les gens rencontrés, elle a souffert de l'incompréhension de ses contemporains, de l'exil, de la faim, de la mort des ses proches, de la solitude. La suite : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2010/11/vivre-dans-le-feu-confessions-de-marina.html
Je suis exclue de naissance, du cercle des humains, de la société (...) Je suis sans âge et sans visage. Peut-être suis-je la Vie même.
... Je sais qui je suis : Une danseuse de l'âme.
La littérature ? - Non ! - Quel "littérateur" suis-je, si je suis prête à donner tous les livres du monde - ceux des autres et les miens - pour une seule petite flammèche du feu de Jeanne ! Pas de littérature, - l'auto-dévoration par le feu.
Pour vivre - j'ai besoin d'aimer, c'est-à-dire d'être ensemble. J'ai besoin de chacun car je suis insatiable. Mais la plupart du temps, les autres n'ont même pas faim, d'où cette attention éternellement tendue : a-t-on besoin de moi ?